CNT 66
Départs de toutes les places de la République ! A Paris, rendez-vous à 14h30

Contre l’état d’urgence, la réécriture de la Constitution. Contre "leurs guerres"...

Manifestations en régions et à Paris samedi 30 janvier
vendredi 22 janvier 2016
Perpignan : samedi 30 janvier à 10h30 au Castillet.

Une nouvelle Constitution sécuritaire et raciste

L’extrême droite le revendique, le gouvernement socialiste veut l’écrire dans la Constitution : état d’urgence permanent et déchéance de la nationalité.

La CNT ne s’est jamais trop leurrée sur l’État de droit et la Constitution de la Vè République. L’État reste celui des dominants. Mais banaliser l’état d’urgence, c’est pérenniser une situation d’exception. Inscrire dans la constitution « la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français », c’est rompre avec le principe d’égalité, celui-là même qui inspirait les révolutionnaires de 1789 :

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits »

Ce n’est pas la première fois que l’État français rompt avec ce grand principe, le gouvernement dirigé par Manuel Valls imite le régime de Vichy qui retira notamment la nationalité française à 15 000 juifs. En effet, le 16 juillet 1940, l’État français promulguait une loi relative à la « procédure de déchéance de la qualité de français. »

Nos malheurs viendraient de l’Étranger…

Ce refrain est ancien. Même si nous pouvons nous rappeler que la Commune de Paris et sa République Universelle boutaient déjà ce vieil adage, lorsque les étrangers et les parisiens votaient et luttaient ensemble sur les barricades. Même si Paris fût libérée par des Républicains espagnols en 1944, même si Marseille fût libéré par des tirailleurs algériens et tunisiens, même si la Corse fût libérée par des goumiers marocains, l’État français ne veut pas considérer ces faits historiques bien établis. Mais ne faut-il pas aussi nous souvenir de ces tirailleurs sénégalais, trop noirs au goût de De Gaulle, pour défiler dans Paris après avoir libéré les Vosges ? Nos malheurs viennent des bourgeois, de l’État et du patronat, toujours prêts à raviver la figure de l’Étranger pour mieux nous diviser. Notre ennemi, c’est notre maître, voilà le mot d’ordre éternel.

L’état d’urgence, ce sont « des mesures placées sous le plein contrôle du juge administratif », autrement dit les pleins pouvoirs aux préfets et à la police. Depuis le 14 novembre 2015, ce sont 500 assignations à résidence et 4000 perquisitions qui visent essentiellement les communautés musulmanes, défendues dans les paroles démagogiques des gouvernants, réprimées dans les actes. L’état d’urgence, c’est aussi : des grèves autocensurées, des manifestations interdites, des couvre-feux et des convocations dans les commissariats de dizaines de militants du mouvement social, des gardes-à-vue « préventives ». L’état d’urgence, c’est la répression tous azimuts sans lien avec la « guerre contre le terrorisme ». L’islamophobie sert de moteur à la répression contre le mouvement social.

Après le changement de constitution, des lois encore plus réactionnaires seront adoptées pour réduire nos libertés de réunion, de manifestation, d’organisation et d’expression. Elles servent déjà de cadre à la réactivation d’un racisme d’État dans lequel tout un ensemble de communautés se trouvent menacées, et avec elles des dizaines de milliers de migrants fuyants les guerres impérialistes. Ne nous laissons pas faire ! C’est nous le droit, c’est nous le nombre.

CNT-FTE, le 30 décembre 2015

http://www.cnt-f.org/fte/?Contre-l-etat-d-urgence-la


El dissabte 30 de gener hi haurà manifestacions arreu de l’hexàgon francès contra l’estat d’excepció, reelaboració regressiva la Constitució de la República francesa i les “seves guerres”

A Perpinyà, la convocatòria és a les 10:30h al Castellet.

TRAMUNTANA VERMELLA MAIL 22/01/2016
Perpinyà (Rosselló).-

Hi ha una convocatòria de manifestació a moltes places de ciutats de l’Estat francès, com ara a la plaça de la República a París o al Castellet a Perpinyà, el dissabte 30 de gener contra l’estat d’excepció, la reelaboració regressiva de la Constitució de la República francesa, les “seves guerres” i tota mena de nocivitats. A Perpinyà, la convocatòria és a les 10:30h al Castellet.

Posició de la CNT francesa
La CNT francesa denúncia : “L’extrema dreta ho demana una nova constitució que sigui seguritària i racista mentre el Govern del Partit Socialista vol inscriure en la Constitució de la República francesa l’estat d’excepció permanent i amb prescripció de la nacionalitat francesa. La CNT no s’ha deixat mai enredar per l’Estat de dret i la Constitució de la Cinquena República. L’Estat queda en mans dels poderosos dominants. Però banalitzar l’estat d’urgència seria mantenir una situació d’excepció. Inscriure en la Constitució « la prescripció de la nacionalitat per persones amb doble ciutadania i nascudes a França » és rompre amb el principi d’igualtat, el qui va inspirar els revolucionaris.

http://nordestllibertari.blogspot.fr/2016/01/el-dissabte-30-de-gener-hi-haura.html


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