CNT 66

Contre la Ley Mordaza. Rassemblement mercredi 25 février à 12h devant le consulat d’Espagne

samedi 14 février 2015

Mercredi 25 février à 12h. Tous ensemble devant le consulat d’Espagne, 12 rue Franklin à Perpignan.

Contre la criminalisation du mouvement social espagnol, contre les lois liberticides

En Espagne, où 23% de la population est au chômage et où 3 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, le mouvement social et syndical est frappé par une grave répression étatique rappelant les heures sombres du franquisme.

Plus de mille personnes sont poursuivies dont des centaines avec des menaces de prison ferme et de lourdes amendes à payer pour participation à des faits de grève mais aussi à des actions anti-expulsions de logements, dans le cadre du mouvement "Stop desahucios" pour loyers ou hypothèques impayés. Le simple fait de participer en tant que soutien à un piquet de grève devient aussi un délit.

Le gouvernement espagnol multiplie les attaques anti ouvrières et antisociales. La réalité de cette vague répressive est telle que les syndicats espagnols parlent de "fascisation du régime". Une réalité qui ne manquerait pas de s’aggraver dans le cas où serait votée (en mars 2015) au Parlement espagnol la « Loi organique de sécurité publique » appelée par les défenseurs des droits syndicaux et politiques « la loi du bâillon » (Ley Mordaza).

Cette loi a pour but de bâillonner toute résistance sociale : des amendes de 30 000 € pour ceux qui refuseraient de présenter les documents d’identité à la police,
 des amendes du même ordre pour les citoyens qui s’opposeraient aux expulsions de logements. Photographier un policier ou critiquer le pouvoir en place sur une banderole sera aussi interdit ! 
Manifester devant un bâtiment public sera passible de 9 mois de prison. 
La participation à une manifestation non autorisée pourra entraîner jusqu’à 600 000 € d’amende. 
Dans les villes espagnoles, des rassemblements et manifestations dans le cadre de cette campagne unitaire anti-répression ont eu lieu en 2014 et d’autres journées d’action sont prévues en 2015.

En France ces règles liberticides n’existent pas … pour le moment. Mais attention à la contagion ! Sous prétexte de lutte contre les terroristes, on s’attaque aux immigrés sans papiers, puis à ceux qui les soutiennent, de même que l’on criminalise les grèvistes et les contestataires des grands projets inutiles !

En France comme en Espagne, nous nous opposons à toute forme de criminalisation du mouvement social syndical et politique. La résistance sociale ne sera pas bâillonnée. 
Un coup contre un peuple est un coup contre tous ! Solidarité internationale !

Des rassemblements devant l’ambassade d’Espagne à Paris et devant les consulats de Bayonne, Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Pau, Strasbourg et Toulouse sont prévus dans le courant du mois de février.

Les signataires relaient l’appel lancé par les syndicats de lutte de classes en Espagne. Soyons nombreux devant le consulat d’Espagne, 12 rue Franklin à Perpignan, mercredi 25 février à midi pour nous opposer à cette loi et manifester notre soutien au peuple espagnol.

CNT66, CNT-Solidarité Ouvrière, Solidaires, NPA 66.


Réseau syndical international de solidarité et de luttes

Contre la criminalisation du mouvement social espagnol

Dans ce pays où la misère est endémique (selon une enquête récente de l’UNICEF : 30% des enfants, environ 3 millions de personnes, vivraient sous le seuil de pauvreté), le mouvement social et syndical est frappé par une répression étatique sans précédent, rappelant les heures sombres du franquisme.

Pour faire face à cette réalité : Un réseau solidaire anti-répression a été mis en place à l’initiative de plusieurs syndicats de lutte de classe de la péninsule (CGT, LAB, CUT, Solidaridad Obrera, Confédéracion Intersindical, ASSI). Une tournée de meetings et réunions publiques a déjà eu lieu avec une conclusion de cette tournée à Saragosse le 27 octobre 2014.

Dans le guide anti-répression présentant cette tournée, on peut lire des chiffres qui donnent le vertige : « il y a des dizaines de milliers de personnes avec des amendes à payer, plus de mille personnes encore poursuivies et des centaines avec des menaces de prison ferme ».

L’essentiel des personnes inquiété-es par la Justice le sont pour participation à des faits de grève datant de l’année 2012 (grève des mineurs asturiens lors de l’été 2012 ou des différentes journées de grève générale en 2012 mais aussi actions anti-expulsions de logements, dans le cadre du mouvement Stop desahucios, pour loyers ou hypothèques non payées). Le simple fait de participer en tant que soutien à un piquet de grève devient aussi un délit et des personnes sont poursuivies pour ce motif.

La réalité de cette vague répressive est telle qu’Irène de la Cuerda (secrétaire à l’Action sociale de la CGT espagnole) parle de « fascisation du régime ». Une réalité qui ne manquera de s’aggraver au cas où passerait au Parlement espagnol, les Cortès, la « Loi de sécurité publique » appelée par ses détracteurs et détractrices, Loi du bâillon (Ley Mordaza).

Le samedi 24 novembre 2014 ont eu lieu dans des dizaines de villes espagnoles des rassemblements et manifestations dans le cadre de cette campagne unitaire anti-répression. D’autres journées d’action sont déjà prévues courant 2015. Nos organisations, membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes appellent de ce fait à multiplier les actions de soutien au mouvement social ibérique, d’autant que la majorité des militant-e-s inquiété-e-s par la Justice, sont membres de syndicats qui participent à nos côtés à la construction de ce réseau syndical internationaliste. En France comme en Espagne, nous nous opposons à toute forme de criminalisation du mouvement social et syndical.

La résistance sociale ne sera pas bâillonnée. No Pasaran !

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre nous tous et toutes !
Solidarité internationale !

L’Union syndicale Solidaires, la CNT, la CNT Solidarité Ouvrière, Emancipation, les CSR, membres du réseau syndical international de solidarité et de luttes, organisent des rassemblements devant l’ambassade d’Espagne à Paris et les consulats de Bayonne, Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Perpignan, Pau, Strasbourg et Toulouse.

La loi Mordaza, loi dite « de sécurité publique » ou l’art de bâillonner la résistance sociale …

- Des amendes de 30 000 euros pour celles et ceux qui refuseraient de présenter les documents d’identité à la police.

- Des amendes du même ordre sont prévues pour les citoyen-ne-s qui s’opposent aux expulsions (des centaines de milliers de personnes depuis 2008, en faveur des banques qui s’approprient ensuite les logements de celles et ceux qu’elles jettent à la rue !).

- Photographier un policier ou « critiquer le pouvoir en place avec un calicot » sera aussi interdit !

- Manifester devant le siège du Congrès des Députés, le Sénat ou les assemblées législatives des communautés autonomes sera passible de 9 mois de prison.

- La participation à une manifestation non autorisée (non autorisée ... par ceux qui mettent en place ce dispositif liberticide) pourra entraîner jusqu’à 600 000 euros d’amende

- Les dessins politiques satiriques seront interdits.


Mobilització solidària contra les lleis lliberticides espanyoles

Protestes davant les delegacions diplomàtiques espanyoles a la República francesa

El 25 de febrer al migdia hi haurà una significativa concentració davant la porta del consolat espanyol a Perpinyà per protestar contra la llei Mordassa i l’onada lliberticida de l’Estat

TRAMUNTANA VERMELLA MAIL 08/02/2015 Perpinyà (Rosselló).- Tothom davant el consolat del Regne d’Espanya contra la criminalització del moviment social en aquest estat veí i les seves lleis lliberticides.

Al veí Regne d’Espanya, amb el 23% de la població es trona desocupada laboralment i 3 milions de persones viuen sota el llindar de la pobresa, el moviment social i sindical és víctima d’una greu repressió de l’Estat, cosa que recorda els temps foscos del franquisme, dons més de mil persones es troben processades i centenars corren el perill d’haver de complir penes de presó en ferm, a més d’haver de pagar enormes multes per haver participat a en les mobilitzacions durant les vagues igualment que en la resistència enfront desallotjaments d’habitatges -en el marc del moviment ‘Stop desallotjaments’ sigui en règim de lloguer o hipoteques impagables-. Pel simple fet de participar en tant que suport a un piquet de vaga també es considerat un delicte.

El Govern espanyol multiplica els atacs anti-obrers i antisocials. La pràctica d’aquesta onada repressiva arriba a tal punt que els sindicats espanyols parlen de "feixistació del règim". Una pràctica que augmentarà descaradament en el cas probable que sigui aprovada durant el mes de març al Congrés de Diputats d’Espanya la « Lloi orgànica de seguretat pública », anomenada popularment en defensa dels drets sindicals i polítiques « la llei Mordassa ».

Aquesta nova llei es fa per impedir tota mena de resistència social : multes de 30.000 euros per no mostrar el document nacional d’identitat a un policia. Multes del mateix tipus per ciutadans(es) que s’oposin a desallotjaments d’habitatges. També es prohibirà fotografiar un policia o criticar en una pancarta el govern ! 
Manifestar-se davant un edifici públic serà passible de 9 mesos de presó. La participació en una manifestació no comunicada o no autoritzada podrà comportar fins a 600.000 euros de multa governativa.

En les ciutats del Regne d’Espanya hi s’ha fet concentracions i manifestacions en una campanya unitària contra la repressió durant l’any 2014 i ara hi ha previstes noves jornades de mobilització i protestes contra la llei Mordassa. A l’Estat francès aquestes regles lliberticides no existent… de moment. Però, fem atenció al contagi ! Sota el pretext de lluitar contra els terroristes a França es persegueix als immigrants sense papers, seguidament aquelles persones que els hi donin suport, després criminalitzaran els vaguistes i la gent contestatària enfront els grans projectes inútils ?

A l’Estat francès igual que en el Regne d’Espanya, ens oposem a tota forma de criminalització del moviment social, sindical i polític. La resistència social no serà silenciada. Un cop contra un poble representa un cop contra totes i tots ! Solidaritat internacional !

Durant aquest mes de febrer hi haurà concentracions davant l’ambaixada d’Espanya a París així com davant els consolats de Baïona, Bordeus, Lió, Marsella, Montpeller, Pau, Estrasburg i Tolosa de Llenguadoc.

Contra la repressió sindical i política, cal acudir en gran nombre davant el consolat d’Espanya, carrer Franklin núm. 12, a Perpinyà, el dimecres 25 de febrer al migdia per oposar-nos a la llei Mordassa i afirmar el nostre suport als pobles del Regne d’Espanya !

Per signar aquesta crida solidària, que s’ha enviat a totes les organitzacions a l’esquerra de les esquerres, cal fer-ho abans del 19 de febrer.

En el dia d’avui, les organitzacions que han signat són CNT 66, CNT-Solidarité Ouvrière i Solidaires, NPA 66.


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