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Dans le Saumurois, Le conseil départemental continue ses tentatives de casse de l’éducation

lundi 19 novembre 2018

Il y a quelques années, le conseil départemental a confié à un cabinet d’audit privé le soin d’analyser la situation des collèges du département du Maine et Loire afin de faire des économies. Le cabinet considère dans ses analyses que plusieurs collèges devaient être fermés. Le conseil départemental, l’un des plus endettés de France (435 millions d’€ en 2017), s’est donc empressé d’essayer d’appliquer cette saignée sans jamais prendre en compte l’intérêt des territoires et surtout des enfants.

Une première tentative a eu lieu d’abord à Angers en 2016-2017. Il fallait fermer le collège de Jean Vilar (REP+) et fusionner une école primaire de Monplaisir avec le collège Jean Lurçat (REP+). Cette tentative a échoué en partie grâce à la mobilisation de nombreux acteurs dont les personnels des différents établissements scolaires. La situation des collèges restent en l’état mais la mairie d’Angers a du sérieusement mettre la main au pot pour en arriver là, le conseil départemental a obtenu de copieuses compensations.

Deuxième tentative, toujours en 2017 mais cette fois ci à Cholet. Une fois de plus c’est un échec partiel. Et comme jamais deux sans trois, le conseil départemental recommence cette fois ci à Saumur où il envisage de faire fermer le collège Yolande d’Anjou et de fusionner le collège Pierre-Mendès France avec l’école Charles Perrault. Un collectif s’est mis en place, il regroupe des personnels, des parents, des associations et des syndicats. Les syndicats de la CNT 49 soutiennent ce collectif dans cette lutte pour l’accès à tous à l’éducation dans les conditions nécessaires à l’épanouissement et l’émancipation de chaque enfant quelques soit son milieu social.

La CNT 49 exige le retrait de ce projet par le conseil départemental et se tient auprès du collectif afin de les aider au mieux dans cette lutte.

Pour une école émancipatrice et démocratique

Avant le carburant et notre porte-monnaie pensons d’abord à l’éducation de nos enfants

dimanche 4 novembre 2018

Suite à l’incident ayant eu lieu au lycée Edouard-Branly de Créteil et les réactions médiatiques qui ont suivi, Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner, respectivement ministres de la Justice, de l’Education nationale et de l’Intérieur, ont annoncé une série de mesures le vendredi 26 octobre.

Sans surprise, il n’était pas question de revenir sur les suppressions de poste, sur les dotations insuffisantes en personnel médico-social, sur la suppression des aides aux associations de quartier ou, pourquoi pas, sur les inégalités et les violences induites par le capitalisme.

Au lieu de cela, de la répression, de la répression et encore de la répression : ouverture de centres éducatifs fermés, des « centres d’accueil de jour » potentiellement encadrés par des militaires ou des policier·e·s, le renforcement des Equipes mobiles de sécurité (EMS), cow-boys des rectorats… Autant de mesures parfaitement inefficaces lorsqu’il s’agit de construire un climat serein permettant de travailler à l’émancipation individuelle et collective de nos élèves.

Cerise sur le gâteau, le gouvernement nous promet l’augmentation de la présence policière dans nos établissements. Cela n’est pas nouveau, depuis 1982, les conventions se multiplient entre l’Education nationale, l’armée et la police. La circulaire du 16 août 2006 instaurait des références « police / gendarmerie » pour chaque école. Depuis cette année, à Nice, ville du très droitier Christian Estrosi, une permanence policière peut être assurée dans les écoles primaires…

La CNT Education réaffirme son opposition à toute présence policière sur nos lieux de travail, que nous partageons avec une jeunesse déjà trop souvent confrontée aux abus des forces de police. Nous n’acceptons pas d’abandonner notre mission d’éducation pour satisfaire, à peu de frais, les besoins électoraux d’un gouvernement multipliant les coups aux classes populaires.

La réponse aux problèmes rencontrés dans nos établissements sera éducative, pas répressive.

 

C’est pourquoi la CNT Education appelle l’ensemble de nos collègues à :

 signifier leur refus de la présence de policier·e·s et de militaires au sein de nos écoles ;

  • à arrêter de travailler en cas de présence de policier·e·s et de militaires ;
  • à favoriser les discussions entre collègues pour trouver, ensemble, des initiatives pédagogiques et éducatives afin de permettre à chacun·e de construire les conditions de son émancipation.
  • De la maternelle à l’université… en grève lundi 12 novembre

    Évaluations délirantes, réformes à la hussarde, suppressions de postes,
    surenchère sécuritaire… le ministre de l’éducation remodèle à grande
    vitesse l’école publique. Son objectif : une école… privée, contre le peuple
    au service des patrons. Stoppons-le ! Toutes et tous en grève le 12…

Le sécuritaire ne sera jamais la solution

 

Depuis quelques jours, l’émotion est vive dans la sphère médiatique suite à la diffusion d’une vidéo montrant un élève du lycée Edouard-Branly à Créteil (Val-de-Marne) pointer une arme factice sur sa professeure afin qu’elle le note « présent ». Suite à cela, de nombreux et légitimes messages de soutien à notre collègue ont été publiés ainsi que plusieurs témoignages d’autres situations de violence ayant eu lieu dans des établissements scolaires où insultes, bousculades, dégradations, incidents se multiplient, entre élèves mais aussi contre les adultes.

Pour la Fédération des Travailleuses et Travailleurs de l’Education de la Confédération Nationale du Travail, la réponse ne pourra jamais être sécuritaire. Ces actes sont à relier à la dégradation des conditions de vie de millions de travailleuses et travailleurs dont les enfants ont pour seul horizon le chômage ou de nouvelles formes d’exploitation comme l’auto-entreprenariat, les Uber et autres emplois mal rémunérés et avilissants.

Ces violences sont le produit d’un système violent, le capitalisme, dont l’Etat est l’un des instruments de mise en œuvre. Chaque jour, des personnes sont licenciées de leur travail ou contraintes à exercer plusieurs emplois précaires pour survivre ; chaque jour, des travailleuses et travailleurs subissent des conditions de travail dégradées entraînant blessures, dépressions et, parfois, la mort ; chaque jour, des personnes sont obligées de renoncer à des soins essentiels faute de couverture médicale suffisante ; chaque jour, des personnes sont l’objet de l’acharnement de la police, des services sociaux, désignées comme des délinquantes potentielles.

Surtout, chaque jour, des jeunes des quartiers populaires et des régions rurales délaissées, sont soumis·e·s à un système scolaire dont les classements internationaux et les évaluations permanentes qui en découlent sont l’unique boussole. Les appels à « rétablir l’autorité », à renforcer les sanctions sont une impasse. Nos élèves subissent déjà la présence de la police, des contrôleuses et contrôleurs et des militaires dans leurs quartiers pour ne pas avoir à les subir de nouveau dans leurs établissements scolaires, même lorsqu’elle est estampillée « Éducation Nationale » comme les EMS.

Dans ce contexte, l’école ne peut pas tout car l’école n’est pas tout. Certain·e·s agissent pour favoriser l’émancipation autant que possible. Pourtant, les moyens alloués sont dramatiquement insuffisants : classes surchargées, personnel de vie scolaire en sous-effectif et peu formé, manque d’assistants sociaux, d’assistantes sociales et de personnel médical, dispositifs inadaptés pour les nombreuses et nombreux élèves en difficulté, non-francophones, en situation de handicap…

Si nous réclamons plus d’adultes dans nos établissements, conscient·e·s que nos élèves ont besoin de présence humaine avant tout, nous voulons plus d’enseignant·e·s, d’assistant·e·s d’éducation, de CPE, d’infirmier·e·s, d’assistantes sociales et assistants sociaux.

 

Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé un « plan d’actions ambitieux » pour que les violences ne se reproduisent pas, quelques semaines après l’annonce de la suppression de 2600 postes à la prochaine rentrée. La CNT-FTE a, elle aussi, des propositions claires pour faire des écoles des lieux où l’émancipation culturelle, sociale, intellectuelle a sa place, dans le respect de chacune et chacun, adulte comme élève :

  • la diminution du nombre d’élèves par classe ;
  • la mise en place de réels temps de concertation afin de mettre en place des dispositifs et projets permettant aux élèves de trouver un sens à leur scolarité mais aussi de temps « d’analyses des pratiques » pour se former entre pairs ;
  • le recrutement massif d’assistant·e·s d’éducation formé·e·s et bénéficiant d’une réelle titularisation ;
  • un plan de recrutement conséquent pour doter tous les établissements d’assistants sociaux et assistantes sociales, d’infirmier·e·s et d’assistant·e·s pour les élèves en situation de handicap.

Il n’y a pas de recette miracle mais le sécuritaire ne sera jamais la solution. Nous, enseignant·e·s, animateurs et animatrices, personnels administratif, de vie scolaire, médico-social, technique continuerons de lutter, là où nous sommes présent·e·s pour construire, avec nos élèves et étudiant·e·s, un autre futur.

Éducation en lutte, communiqué unitaire

samedi 8 septembre 2018

La machine de guerre antisociale est en marche

mercredi 19 juillet 2017

Emmanuel Macron nous l’a annoncé : il ne veut pas perdre de temps pour sa nouvelle réforme du droit du travail. L’orientation est déjà fixée : donner au patronat le pouvoir de faire le droit en s’affranchissant une bonne fois pour toutes du « principe de faveur » qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France.

Contre les travailleurs, une loi au service des patrons

La logique de cette loi, qui modifie le référendum d’entreprise, met fin au compte pénibilité et permet de licencier à moindre coût, est de poursuivre la dérégulation en renvoyant à la négociation d’entreprise le soin de fixer la norme en matière de droit du travail. Il s’agit ainsi d’achever l’inversion de la hiérarchie des normes : c’est-à-dire donner la primauté aux accords d’entreprise sur les conventions de branche et sur la loi. Autrement dit, faire prévaloir les accords là où les salariés sont le plus en position de faiblesse par rapport au patron.

Public – privé : nous sommes tous concernés

Ce projet de loi n’est qu’une première étape avant celle de la casse de la fonction publique.

La logique ? Attaquer le droit du travail privé pour ensuite s’en prendre aux fonctionnaires et leur appliquer les mêmes mesures en les présentant comme des privilégiés. Cette stratégie de division public/privé avait été mise en œuvre pour les retraites, par exemple.

Que nous promet Macron ? Le non-remplacement de 120 000 territoriaux, le rétablissement du jour de carence, le gel du point d’indice, l’éclatement de ce dernier selon les trois fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière).

Diviser pour mieux régner : la politique de Macron est vieille comme le monde !

Que faire face à cette nouvelle régression sociale ?

Ce scénario n’est pas une fatalité, il ne tient qu’à nous de le faire échouer.

  • Puisque l’employeur nous met dans les cordes, qu’il a le rapport de force tant que nous sommes divisés, il faut retrouver l’unité des salariés.
  • Pour cela, le syndicat CNT est une arme. Pourquoi ? Parce que le syndicat CNT, c’est vous ! Pas de permanents pour vous dire quoi faire et comment le faire, mais d’autres travailleurs comme vous avec lesquels coopérer, mutualiser et se solidariser afin d’avancer nos revendications et faire reculer le patron. Contactez-nous !

Soutien à la protection de l’enfance !

mardi 4 juillet 2017

Le Conseil Départemental du Maine-et-Loire continu, sa politique ultra-libérale dans la protection de l’enfance. Les enfants ne sont pas des marchandises !

Signer la pétition de l’intersyndicale !

Soutien à la protection de l’enfance 49, on ne brade pas des enfants M le Président du CD49 !

mardi 9 mai 2017

Les Syndicats CNT 49 dénoncent le traitement ultra-libéral que fait subir le Conseil Départemental du Maine-et-Loire à la protection de l’enfance, au nom de la rentabilité financière.

 

Nous relayons la pétition de l’intersyndicale !

toutes et tous en grève le 18 mars !

lundi 10 mars 2014

GREVE NATIONALE UNITAIRE LE 18 MARS 2014
CONTRE LE PACTE DE RESPONSABILITE POUR LA SECURITE SOCIALE ET LES SERVICES PUBLICS, POUR L’EMPLOI ET L’AUGMENTATION DES SALAIRES

Notre responsabilité c’est la riposte sociale : toutes et tous en grève le 18 mars !
RDV
À Angers : 10h30 Place Leclerc
À Cholet : 10h30 place Travot
À Saumur, 10h30, place Bilange
À Segré, 11h30, place de la république.

Depuis mai 2012 et l’accession au pouvoir de François Hollande, les mauvaises nouvelles pour les classes populaires ne cessent de s’accumuler : allongement de la durée de cotisation à 43 ans pour les retraites, hausses des impôts et de la TVA, destruction des services publics, trahisons tout azimut et amplification des plans sociaux. Le chômage et la précarité explosent, les salaires sont au plus bas.

Dans le même temps, les profits du CAC 40 ont progressé de près de 35% sur la même période. Mais cela ne suffit pas à la voracité d’un patronat en pleine lune de miel avec cette majorité de « gauche de droite » : Crédit Impôt Compétitivité Emploi, Pacte de Responsabilité, réforme Unédic stigmatisant les chômeurs du régime général comme des annexes 4 (intérimaires), 8 et 10 (intermittents du spectacle et de l’audiovisuel).
Les sacros saints dogmes de la compétitivité, de la baisse du « coût du travail » et de la compétitivité amènent à toujours plus de misère d’exploitation. Le capitalisme se gave, les pauvres souffrent !

Mais dans le pays, des millions d’hommes et de femmes ne baissent pas pour autant la tête, se battant pieds à pieds dans les entreprises et les quartiers afin de défendre nos intérêts de classes, nos emplois, nos conditions de vie et nos droits. Ils et elles essaient au quotidien de faire reculer un patronat tout répressif, qui multiplie les mises à pieds, les entretiens préalables, les licenciements… Bref, la pression et la tension montent dans tous le pays. Il est temps pour les classes populaires de réagir.
Le 18 mars, l’intersyndicale regroupant la CGT, FO, FSU et Solidaires appelle à une journée de grève et de manifestation. Si chaque centrale a un intérêt distinct pour cette journée, dans une période où les échéances électorales tant professionnelles que politiques vont aller s’accentuant, il importe pour nous CNT de faire de cette journée un point d’appui afin de faire converger les différentes luttes sectorielles, permettant ainsi l’émergence d’un mouvement interprofessionnel, seul à même de construire une riposte coordonnée du monde du travail dans le cadre d’Assemblées générales souveraines, de grèves et de toutes formes d’actions directes permettant l’amplification du combat social.

Pour exiger des hausses de salaires, l’amélioration de nos conditions de travail et de vie, la fin de la répression sociale, le retrait du Pacte de Compétitivité et du CICE (qui représentent près de 60 milliards d’euros de cadeaux au patronat sous forme de baisse des cotisations sociales, et donc autant de manque à gagner dans les caisses de la sécurité sociale et de l’assurance chômage), la CNT appelle toutes et tous à se mettre massivement en grève le mardi 18 mars, à participer aux manifestations qui se dérouleront à travers tout le pays, et à initier toute dynamique permettant la convergence interprofessionnelle et la reconduction du mouvement là où les conditions le permettront.

Contre le capital, le gouvernement et ses politiques libérale construisons la grève générale
Toutes et tous dans la rue le 18 mars !

Retrait du Pacte de Responsabilité et du Crédit Impôt Compétitivité Emplois ;
Smic à 1500 € nets avec échelle mobile des salaires ;
Amnistie sociale, civile et pénale ;

Un accès aux indemnités de chômage sans condition et sans durée limite avec un taux de remplacement à 100% du meilleur salaire ;
Rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
Arrêt des exonérations des cotisations sociales patronales ;
Autogestion des caisses de solidarités (sécurité sociale, Unédic etc.)par les salariés eux-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).