Archive pour la catégorie ‘CNT-STPCIST 49’

Un toit est un droit, pas une marchandise

jeudi 20 juin 2019

Les familles du campement de la rue du Maine ont été expulsées « manu-militari » par les chiens de garde du capital. Très prochainement, ce sera au tour des habitant.es de La Grande Ourse – Ex-CPAM réquisitionnée de subir cette agression.

Projection et débat : Rockers

mercredi 19 juin 2019

Appel de l’AG des personnels grévistes de l’éducation nationale du Maine et Loire

mardi 18 juin 2019

La lutte a fait reculer le gouvernement :

Malgré les intimidations, les menaces, la répression, la forte mobilisation des personnels a contraint le ministre J.M. Blanquer à céder sur certaines de ses orientations :

Le 13 juin, la commission mixte paritaire rassemblant membres du Sénat et de l’Assemblée nationale est revenue sur certaines des dispositions les plus réactionnaires et les plus autoritaires :

— l’interdiction de sorties scolaires aux parents qui portent des signes religieux ostensibles,

— la suspension du versement des allocations familiales aux familles d’enfants en décrochage scolaire,

— la tentative d’imposer la formation professionnelle des enseignant-e-s du second degré durant les congés scolaires ,

— la généralisation du recrutement par le chef d’établissement .

Le statut hiérarchique donné à la direction d’école, tout comme les regroupements d’écoles autour du collège de secteur avait été abandonné un peu plus tôt sous la pression des personnels.

Il faut continuer la lutte :

En effet le combat n’est pas terminé avec par exemple l’’Article 1 sur le devoir d’exemplarité, les drapeaux dans les salles de classe, les cadeaux au privé (financement des maternelles privées) et aux classes supérieures (écoles internationales sélectives), les attaques sur les statuts (tentatives d’annualisation du service, embauche d’AED pour assurer les cours…)

L’AG dénonce la surdité du ministère face à une mobilisation massive des personnels de l’éducation contre la casse du service public d’éducation.

L’Assemblée Générale dénonce la répression administrative, policière et judiciaire, visant nos collègues, nos élèves, leurs parents et les mouvements sociaux en général.

Retrait du projet de la Loi Blanquer !

Retrait de tous les projets de destruction de l’Education Nationale !

Retrait du projet de la réforme de la Fonction Publique !

Les actions à venir :

L’Assemblée Générale appelle tous les collègues du département opposé-e-s à la loi Blanquer et à la destruction du service public à :

– participer massivement à un rassemblement le Mercredi 19 juin à 12h45 au Jardin du Mail pour une action festive et informative.

– participer à l’AG en plein air le Mercredi 19 juin à 15h au Jardin du Mail, qui décidera des actions de la journée et des suites du mouvement.

– organiser des heures d’informations syndicales dans tous les établissements du secondaire afin de désorganiser les épreuves du baccalauréat à venir ainsi que celle du DNB (27et 28 juin et 1er et 2 juillet)

L’AG des grévistes avec le soutien des syndicats

Blanquer, c’est toujours non !

vendredi 7 juin 2019

Depuis plusieurs mois, les personnels de l’éducation se mobilisent dans de nombreux établissements et se sont rassemblés dans des actions nationales d’ampleur.

Que ce soit du côté des parents d’élèves ou des enseignants, l’inquiétude et la colère sont grandes devant les réformes du lycée et du baccalauréat, de la voie professionnelle, la loi dite de la « confiance » et l’ensemble des transformations du système éducatif imposées par le Ministre.

Devant le mal-être croissant des personnels, paupérisés et toujours en proie à l’austérité salariale, mis devant de graves difficultés professionnelles, le Ministre n’a jusque-là répondu que par le refus de toute discussion. Pire, des collègues faisant part de leurs critiques ont été victimes de rappels à l’ordre et de mesures d’intimidation ; les pressions et les méthodes de gestion autoritaires se développent.

À cela s’ajoute le contexte de suppressions de postes à un moment où les effectifs augmentent dans le second degré et les attaques contre le service public d’orientation.

Les inégalités d’implantation des enseignements de spécialité et des options de la réforme du lycée, les difficultés d’emploi du temps, tant pour les enseignants que pour les élèves, le rythme effréné des évaluations et un baccalauréat à valeur locale ; les familles de métiers et la promotion du tout apprentissage en voie professionnelle ; jusqu’aux incidents récents qui ont marqué Parcoursup ; les sureffectifs des classes et les suppressions de postes en collège : tout concourt à accroître les inégalités.

Devant la gravité de la situation, les organisations syndicales représentatives du public et du privé, de l’enseignement agricole et les Stylos rouges, après de nombreuses alertes au Ministre, déposent un préavis de grève sur le mois de juin. Elles appellent tous les personnels à poursuivre les actions locales, à se réunir en assemblées générales pour organiser la grève le 17 juin, premier jour des épreuves du baccalauréat, et décider des suites, pour :

•une revalorisation des rémunérations ;
•le retrait des réformes des lycées et du baccalauréat ;
•le retrait des projets de loi « école de la confiance » et «Fonction publique».

Si le Ministre persistait dans son refus d’ouverture de discussions rapides, il porterait la responsabilité d’une perturbation dans le déroulement des examens.

Les organisations se rencontreront de nouveau dès après le 17 juin.

Communiqué de presse avec le soutien des organisations suivantes :

Appel de l’AG des grévistes du Maine et Loire

vendredi 17 mai 2019

Blanquer c’est encore non…

jeudi 9 mai 2019

On en veut pas ! Grève générale le 9 mai

lundi 6 mai 2019

Les attaques patronales soutenues par le « président des riches » se multiplient :

Casse des services publics (éducation, hospitaliers, ferroviaire etc.), casse de l’assurance chômage, plan) de licenciements dans le privé, dérèglementation du temps de travail en imposant toujours plus de flexibilité, temps partiel imposé précarisant encore un peu plus les travailleuses et les travailleurs, fusion des instances représentatives du personnel avec le CSE, référendum d’entreprise permettant d’isoler les salarié.es, la coupe est pleine ! Nous sommes conscient.es que les journées d’appel à mobilisation, sans perspective de reconduction, ne permettront pas de faire reculer le gouvernement, mais nous considérons toujours plus que nécessaire de fédérer les différentes revendications (sociales et économiques) du monde du travail, pour la construction d’un réel mouvement unitaire à la base, pour s’opposer et imposer collectivement nos revendications contre les politiques libérales du gouvernement.

Manifestation à l’appel de la CNT 49, 14 h place du Ralliement à Angers.

Loi Blanquer, réforme de la fonction publique : une même politique, une même riposte nécessaire.

jeudi 2 mai 2019

Tous en grève le 9 mai  !

AG Education à 10 h (Bourse du travail d’Angers)

La loi Blanquer remet profondément en cause le fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires. Elle suscite à juste titre l’opposition massive des enseignants des écoles et des parents d’élèves. Mais elle n’est que la déclinaison pour les écoles d’une politique globale. On retrouve la même logique dans les « réformes » du collège et du lycée. La nouvelle « réforme » de la fonction publique, actuellement en discussion au parlement, reprend tous les objectifs fondamentaux qui sous-tendent dans le secteur de l’éducation la politique de Blanquer et de ses prédécesseurs : autonomie des établissements, recrutement de contractuels, renforcement des pouvoirs de la hiérarchie.

Pour les initiateurs de ces politiques, il y a urgence à remettre en cause le fonctionnement de la fonction publique : elle coûte trop cher dans la mesure où l’État consacre une part croissante de son budget à « soutenir » les entreprises privées à coups de subventions, d’exonérations de cotisations sociales et de crédits d’impôts. Tout compris, ces aides diverses coûtent près de 70 milliards d’€ par an. Si l’État est en déficit chronique, c’est pour financer toutes ces aides, en particulier celles qui ont permis d’éponger les pertes des banques après la crise de 2008 : les intérêts annuels de la dette de l’État sont de l’ordre de 40 milliards d’€. Ce sont donc 110 milliards d’€ que l’État redistribue globalement au Capital sur un budget total de 350 milliards.

Or, en raison de la réforme des retraites, la masse salariale de la fonction publique augmente : en reculant le départ à la retraite des fonctionnaires, le salaire de ceux qui devaient partir a mécaniquement augmenté du fait de l’avancement, et le recrutement de nouveaux fonctionnaires en début de carrière, donc moins payés, a été retardé d’autant, d’où l’augmentation de la masse salariale des fonctionnaires. Pour s’en sortir, le gouvernement actionne donc plusieurs leviers :

1) Il essaie de supprimer des postes de fonctionnaires.

2) Il voudrait ne plus avoir à gérer directement le salaire des fonctionnaires.

3) Il veut recruter des contractuels à la place des fonctionnaires.

Supprimer des postes :

Sarkozy avait décidé de ne plus remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Macron veut supprimer 120000 postes dans la fonction publique. Mais les suppressions de postes passent mal dans l’opinion, surtout quand elles touchent l’éducation. C’est pourquoi le gouvernement veut aussi agir sur d’autres leviers.

Cela n’empêchera évidemment pas Macron de supprimer un maximum de postes de fonctionnaires. Il s’efforcera, comme ses prédécesseurs, de faire en sorte que ce soit le moins visible possible. La quasi-disparition programmée, et déjà fortement avancée des Centres d’Information et d’Orientation (CIO) en est un exemple.

Transférer la gestion des personnels :

L’État voudrait transférer la gestion du maximum de fonctionnaires d’État, soit aux collectivités territoriales, soit à des établissements publics autonomes sur le plan financier, comme il a réussi à le faire avec les hôpitaux ou les universités.

Aujourd’hui, chaque université, chaque hôpital est doté d’un budget global sur lequel il doit tout payer, y compris les frais de personnel. C’est une véritable catastrophe du point de vue du service public et de l’emploi public. Les universités, comme les hôpitaux sont contraints de supprimer des emplois ou de ne pas créer les emplois nécessaires afin d’avoir un budget en équilibre. Le gouvernement voudrait pouvoir faire la même chose avec l’ensemble du personnel enseignant. C’est la raison pour laquelle il veut regrouper les écoles autour de leur collège de secteur. C’est une première étape pour créer des établissements autonomes sur le plan financier sur le modèle des universités. De même l’idée de la mise en place de « Jardins d’enfants », où une délégation de service s’opérerait au détriment des écoles maternelles.

Recourir massivement aux contractuels :

Dans tous les cas, le gouvernement voudrait remplacer les personnels sous statut de fonctionnaires par des personnels contractuels, beaucoup moins bien payés, sans garantie de l’emploi et sans avancement de carrière.

À France Télécom ou à la Poste, la possibilité de recruter des contractuels ne date pas d’hier. Et aujourd’hui, les fonctionnaires y sont devenus archi-minoritaires. Cela a entraîné une dégradation massive des conditions de travail dans ces deux anciennes entreprises publiques, aussi bien pour les contractuels que pour les fonctionnaires. C’est l’objectif que poursuit le gouvernement avec sa « réforme » de la fonction publique : pouvoir recruter des contractuels sur des CDD « de projet », autoriser le recrutement par voie de contrat sur les emplois permanents de catégorie A, B et C au sein de la Fonction Publique d’État.

La réforme Blanquer ne prévoit rien d’autre avec la possibilité de confier la classe, non seulement à des contractuels non formés, mais même à des étudiants ou à des Assistants d’Éducation.

Renforcer le poids de la hiérarchie :

Pour appliquer une telle politique, qui va à l’encontre des intérêts du personnel, mais aussi à l’encontre de ceux des usagers, il faut renforcer le poids de la hiérarchie. C’est là aussi l’un des objectifs de la loi Blanquer avec la quasi-disparition des directeurs d’écoles par leur mise sous tutelle des principaux de collèges, mais aussi avec la restriction de la liberté d’expression pour les enseignants qui devront s’abstenir de critiquer la politique menée en matière d’éducation, toutes mesures prévues par la loi Blanquer.

Comme on le voit, la loi Blanquer s’inscrit dans une logique globale. C’est pourquoi il est indispensable de lier notre combat contre cette loi au combat contre la réforme de la fonction publique. Car c’est une seule et même politique dont la loi Blanquer n’est que la déclinaison pour les écoles.

Le comité de grève des enseignants du Maine et Loire

1er mai 2019

Pour un 1er mai révolté !

lundi 29 avril 2019

Le 1er mai 1886 débute à Chicago une grève de plusieurs jours organisée par les syndicats de salariés afin d’obtenir la réduction du temps de travail journalier de 12 à 8 heures. Le mouvement s’inscrit dans la longue lutte autour de la journée des huit heures, revendication du mouvement ouvrier dans tous les pays depuis ses origines.

Le patronat américain réagit face au mouvement de grève initial par des lock-outs (fermetures provisoires d’usines) massifs et le recours à la main-d’œuvre immigrée fraîchement arrivée aux États-Unis. Les syndicats répondent en développant la stratégie de la grève générale et des mouvements de solidarité tout en y incluant des tractages bilingues au sein de l’immigration.

Le 4 mai 1886 a lieu « le massacre de Haymarket », d’après une place de Chicago où eurent lieu des affrontements armés et mortels entre les forces de police et les manifestants ouvriers.

À la suite des événements dits de Haymarket, sept travailleurs, choisis dans les milieux militants de l’immigration allemande, sont condamnés à mort par pendaison, alors qu’aucun lien n’a jamais pu être établi avec une attaque terroriste par la justice bourgeoise, qui statua néanmoins que les sept de Chicago en étaient les auteurs intellectuels.

Le jugement et son exécution suscitèrent une vague de protestation à l’échelle mondiale.

Ce massacre et la répression qui s’en suivent sont à l’origine de la tradition des syndicats et du mouvement ouvrier en général d’appeler le 1er mai une « journée de lutte de la classe ouvrière ». C’est la naissance du 1er Mai comme journée de lutte et d’action internationaliste.

Tout comme les syndicalistes américains en 1886, la CNT se bat pour la pleine libération des travailleurs, soumis toujours à des intérêts économiques qui ne sont pas les leurs.

Aujourd’hui, la CNT se rappelle de la lutte qui est à l’origine du 1er Mai. Mais pour nous, il ne faut pas se limiter à la commémoration ou rester dans la nostalgie de ce jour-là.

Ce 1er Mai est une journée internationale qui doit fédérer tous les travailleurs quels qu’ils soient : avec ou sans emploi, retraités ou étudiants, agents des fonctions publiques comme salariés du privé. Ensemble nous poursuivons sans cesse le combat pour l’égalité sociale et l’autogestion, pour le développement du syndicalisme révolutionnaire et de l’anarcho-syndicalisme qui sont à l’origine de cette journée.

Mercredi 1er Mai, rendez 10H30 : à Angers place Imbach, place Travot à Cholet, place Bilange à Saumur, et place du Port à Segré pour construire la riposte sociale au capitalisme !

  • Le retrait de la loi travail et autres lois/ordonnances patronales à venir;
  • L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant.es condamné.es;
  • Le renforcement des droits syndicaux en entreprise;
  • Un accès aux indemnités chômage avec un taux de remplacement à 100% du meilleur salaire;
  • l’autogestion des caisses de la sécurité sociale, par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de et son financement par le salaire socialisé;
  • L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales;
  • Une augmentation significative des salaires;
  • Titularisation/CDIsation de tous les emplois précaires (du public comme du privé);

Contre la loi Blanquer

lundi 29 avril 2019