Archive pour la catégorie ‘CNT PTT 49’

Pour la fermeture du bar identitaire l’Alvarium !

dimanche 11 février 2018

Contre l’université start-up !

mardi 6 février 2018

L’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants le 19 décembre 2017. La plate-forme Admission Post Bac (APB) est remplacée dans l’urgence par « parcoursup », censée être fonctionnelle courant janvier. Le gouvernement a profité du caractère arbitraire du tirage au sort mis en place par APB pour prétendre que la sélection à l’université était la seule solution. Si le tirage au sort n’était évidemment pas une solution, la sélection à l’université l’est encore moins. Mais face à l’échec du tirage au sort, l’État peut imposer sa nouvelle réponse en affirmant que celle-ci est bien plus légitime en permettant aux élèves les plus « méritant·e·s » d’obtenir la formation de leur choix.

Les élèves candidatant à une formation pourront désormais se voir répondre « oui si » par les enseignant·e·s de la fac chargés de classer l’ensemble des candidats, ce qui les obligera à suivre un ou des modules complémentaires pouvant durer jusqu’à un an, sans assurance d’être pris·e·s après, et avec les conséquences financières que cela représente pour certain·e·s de passer une année sans revenus (qui en plus ne comptera pas au niveau académique). Il s’agit là d’une sorte de redoublement d’office avant même d’avoir mis les pieds dans sa formation. Cette mise à niveau, sera obligatoire pour tout·e élève ayant obtenu un « oui si », mais les contours en sont encore flous. En 2016, 7 élèves sur 10 étaient obligé·e·s de travailler (que ce soit de manière régulière ou non) pour financer leurs études. Leur demander de financer une année nulle ne peut donc qu’être un motif de découragement.

Les capacités d’accueil de certaines filières où il y a plus de demande que d’offre seront parfois augmentées, mais sans augmenter les effectifs d’enseignant·e·s, déjà à bout de souffle, et pas suffisamment pour satisfaire entièrement la demande. On voit donc difficilement comment les candidat·e·s obtenant un « oui-si » pourraient tou·te·s être admis·e·s après avoir suivi leurs modules complémentaires: cela servira donc plutôt à décourager les élèves dans l’espoir qu’ils et elles se réorientent d’elles même. Un calcul cynique qui risque de fonctionner.

Les élèves qui n’auraient été accepté·e·s dans aucune filière se verraient indiquer une proposition de formation en fonction de leur projet d’étude et de leurs notes: on leur enlève donc maintenant le droit de faire les études de leur choix. L’État considère que dorénavant l’objectif est de faire des études quelles qu’elles soient et non plus de faire les études que l’on souhaite. Or quand un·e élève se retrouve dans une filière qui ne lui correspond pas, l’échec est généralement au rendez-vous.

Si l’objectif de cette réforme est de réduire les taux d’échec en licence cela risque d’être compliqué avec de telles mesures. En 2016, seuls 29% des étudiant·e·s inscrit·e·s en licence obtenaient leur diplôme au bout de 3 ans. Favoriser la réussite implique non pas d’instaurer une sélection, mais de permettre aux étudiant·e·s de suivre les études qui leur correspondent dans de bonnes conditions et, pour cela, il faut augmenter le nombre de places dans les différentes filières. Les réformes prévoient une licence à plusieurs vitesses en fonction du niveau de l’étudiant·e: celle-ci pourra désormais se passer en 2, 3 ou 4 ans. Là encore ce sont les élèves les plus démuni·e·s qui vont être touché.e.s par cette réforme qui demandera à certain.e.s de financer leurs études pendant 4 ans et non plus pendant 3 ans.

Ces réformes ne font qu’accroître la compétition entre les établissements, mais seront aussi un véritable frein pour les élèves venant d’établissements situés en zone d’éducation prioritaire, car il ne fait nul doute qu’à niveau égal un·e élève venant d’un grand lycée parisien passera toujours avant un.e élève issu d’un lycée de banlieue.

Les enseignant·e·s se retrouvent elles et eux aussi affecté·e·s par ces réformes. Les profs principaux devront désormais déterminer dans quelle filière doit s’orienter l’élève (avis qui sera transmis aux universités). Or cela ne fait absolument pas partie de leur attribution.

En bref, tout le monde est perdant: les élèves découragé·e·s qui ne tenteront même pas le coup, celles et ceux qui perdront un semestre ou un an sans même qu’on leur ait laissé une chance d’essayer, les enseignant·e·s qui auront plus d’élèves et devront aussi assurer les modules complémentaires sans augmentations d’effectifs.

Il existait pourtant une façon de satisfaire tout le monde: il faut augmenter les effectifs et accepter tou·te·s les candidat·e·s ! Mais pour ça bien sûr, il faut plus de moyens. Où trouver l’argent ? Par exemple dans les milliards du crédit impôt recherche qui sert d’évasion fiscale aux grandes entreprises, ou dans ceux de le recherche militaire qui sert à inventer l’impérialisme français de demain ?

Contre l’université start-up, la CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un enseignement supérieur au service de tout·e·s :

Expérimenter des pédagogies alternatives, développer les universités populaires et les UFR autogérées, permettre à tout·e·s la formation tout au long de la vie et l’accès à plusieurs domaines de connaissance plutôt qu’une spécialisation unique et étriquée, s’organiser en équipes et laboratoires non-hiérarchiques, développer et utiliser les logiciels libres, donner libre accès aux résultats de la recherche, publier dans les revues gratuites plutôt que dans celles à haut « impact factor », avoir une indépendance dans les choix des sujets de recherche… Mais cela ne suffit pas, car le système capitaliste et les états centralisés et bureaucrates font tout pour entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :

  • Une Université et une Recherche autogérées où les buts et les orientations se décident ensemble, étudiant·e·s, personnel enseignant et non-enseignant.
  • L’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au sein des universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela commence par des emplois stables pour l’ensemble du personnel.
  • Rééquilibrer les financements entre universités et grandes écoles, et à terme, redonner à l’université la mission de former les futur·e·s ingénieur·e·s.
  • Une abolition des hiérarchies salariales; et cela commence par une augmentation des plus bas salaires.
  • Que l’encadrement d’un·e doctorant·e soit assuré par une équipe ou un laboratoire auquel il/elle serait intégré·e comme tout autre personnel du laboratoire et non plus par un·e unique chercheur·euse ayant tout pouvoir sur l’avenir de l’étudiant·e.
  • L’abandon du projet de loi introduisant une sélection à l’entrée en licence.
  • Le transfert des milliards du Crédit Impôt Recherche vers la recherche publique et de ceux de la recherche militaire vers les autres domaines.
  • La régularisation de tou·te·s les étudiant·e·s sans papiers.

Ce dernier point est particulièrement d’actualité. En effet, depuis septembre, partout en Île de France, les préfectures se refusent à recevoir les dossiers de demande de régularisation, tout dépôt est jusqu’à ce jour impossible. Cela est l’aboutissement d’une dégradation terrible des conditions d’accueil des étudiant·e·s étranger·e·s depuis 10 ans. Alors que des dépôts collectifs (qui offrent le plus de chance aux étudiant·e·s notamment isolé·e·s) étaient encore acceptés, les étudiant·e·s de L1, L2 et L3 étaient également autorisé·e·s à déposer des dossiers. Ce n’est plus le cas depuis novembre 2015.

Nous appelons ainsi à se rendre au rassemblement organisé par des étudiant·e·s sans papiers avec le soutien de RUSF. (Mercredi 31/01 à 10h au 21 rue de la montagne Sainte-Geneviève 75005)

CNT FTE

Éducation populaire: La Revanche d’Ataï en soutien à l’USTKE

mercredi 31 janvier 2018

EHPAD et ADMR: Une urgence sociale à se mobiliser pour nos services publics

mercredi 31 janvier 2018

Depuis plusieurs années, les agent.es des EHPAD, comme celles et ceux issu.es d’autres établissements relevant de la fonction publique hospitalière et des services à la personne, subissent une grave détérioration de leurs conditions de travail.

Les différentes réformes au sein des établissements publics n’ont fait que dégrader profondément les conditions de travail de l’ensemble des personnels. A coup de coupe budgétaire, de mesures d’austérité, l’ensemble des salarié.es est confronté à :

-Un rythme de travail insupportable :le personnel soignant est soumis à un temps défini par résident.e (soins, toilettes etc), avec un effectif à la baisse et une charge de travail revue à la hausse ;

– Des horaires particulièrement contraignants : 10/12 heures, horaires en coupé ;

– Une flexibilité et une mobilité qui s’accentuent : Difficulté à prendre des congés, personnel réquisitionné pendant les repos pour pallier le sous-effectif ;

– Recours à des contrats de plus en plus précaires, à coup de CDD renouvelés tous les mois, sans réelles perspectives d’embauches, et des temps partiels imposés.

– Des bas salaires, ouvrier.e comme personnel soignant avec aucune valorisation des métiers.

LA COUPE EST PLEINE ! DEVONS-NOUS ACCEPTER CE QUOTIDIEN ET INFLIGER A NOS RÉSIDENT.ES UNE FORME DE MALTRAITANCE « AUTORISÉE » SOUS COUVERT DE PRODUCTIVITÉ ET DE RENTABILITÉ ? QUEL SERVICE PUBLIC SOUHAITONS-NOUS ?

Car la réalité du quotidien est là :

Faute de personnel, faute de moyens mis en œuvre, les résident.es sont les premier.es victimes des politiques économiques mises en place par les différents gouvernements. Juste bon.nes à payer leur chambre, au prix de leur survie finalement :

-Douché.es une fois par semaine (quand c’est possible) ;

-10 min de toilette par jour ;

-Hygiène douteuse dans les chambres faute de temps et de personnel ;

-Repas servis à la va-vite etc… ;

-Infantilisation des personnes agées ;

-Animations rares et sans attraits ;

La réforme sur la tarification accentuera ces graves dégradations !

Pour désamorcer la situation, la ministre de la santé vient d’informer que 50 millions d’euros seront débloqués. Une aumône, un écran de fumée face à l’asphyxie des EHPAD et des associations d’aide à domicile. Car cela ne représente guère plus de 2500 postes sur les 7000 EHPAD existants….

Élever la voix, ou partir…

Voilà à quoi l’ensemble des agent.es sont confronté.es depuis quelques années au sein des différents établissements. L’impression de ne pas être entendu.es alors qu’ils et elles sont au cœur des métiers. Des directions qui imposent encore toujours plus de nouvelles formes d’organisation du travail pour satisfaire les exigences budgétaires. Cela a de de graves répercussions morales et physiques sur l’ensemble du personnel (augmentation de la charge de travail, culpabilisation permanente etc.). Pire, les cadres de santé poussent vers la sortie celles et ceux qui ne sont pas d’accord.

Ça ne peut plus durer, libérons la parole !

Combien d’agent.es sont résigné.es, en plein craquage ? Il est temps de porter nos revendications collectivement. Pour instaurer un semblant de démocratie dans les établissements, des directions procèdent à la consultation des salarié.es à travers un questionnaire soi-disant anonyme, sur les conditions de travail. Il s’agit en réalité d’une escroquerie, permettant de calmer la colère des agent.es.

Pour la CNT, il y a une urgence sociale à se mobiliser, à faire entendre nos voix..

Une lutte exemplaire…

Le personnel de l’EHPAD des « opalines » dans le jura, a montré avec force et détermination (117 jours de grève !), que collectivement, par un rapport de classe, nous pouvons obtenir des victoires sociales. Les camarades ont obtenu une prime de 450 euros par an, 3 semaines de congés supplémentaires et la création de deux postes d’aides soignantes.

La fédération des travailleuses et travailleurs de la santé et du social de la CNT appelle donc l’ensemble du personnel, l’ensemble des familles et plus largement l’ensemble de la population à se mobiliser face à la marchandisation des services publics hospitaliers.

Pour la dignité et pour réel accompagnement des personnes âgées

nous contacter :

Mail : fede.sante-social@cnt-f.org

SOUTIEN INTERNATIONAL AUX KURDES D’AFRIN

mercredi 31 janvier 2018

Depuis quelques jours, l’armée turque bombarde l’enclave kurde d’Afrin, en Syrie, ajoutant ainsi une agression de plus envers ce peuple que la Turquie persécute depuis des décennies : interdiction de parler la langue, répression culturelle, répression physique et exactions diverses, les gouvernements turcs successifs ont toujours nié l’existence des kurdes, avec la volonté d’effacer toute expression et toute résistance, de forcer une assimilation violente et illégitime.

Depuis le début du soulèvement populaire en Syrie, les kurdes ont peu à peu investi la région du Rojava, au Nord de la Syrie, dont Afrin est une extension isolée. La Turquie a évidemment depuis le début regardé avec inquiétude ce qui pourrait devenir à terme un Kurdistan autonome et révolutionnaire. Les puissances impérialistes ont une attitude cynique et ambiguë, dans le sens où elles ne peuvent que soutenir la courageuse et opiniâtre lutte des kurdes contre Daesh, mais elles craignent aussi les expérimentations sociétales révolutionnaires qui émergent au Rojava : fédéralisme, décisions prises par des assemblées, à la base, lutte féministe, égalité de la représentation homme/femme dans toutes les strates de la société, réflexion sur une éducation populaire et alternative pour une société plus juste et émancipatrice.

Personne ne peut savoir sur quelle société ces réflexions peuvent aboutir, mais il est certain que si la Turquie parvient à briser la résistance au Rojava, les grandes puissances internationales ne se plaindront pas de voir disparaître un courant sociétal anticapitaliste…à commencer par la Russie qui a donné son accord pour l’intervention militaire sur Afrin, qui est dans sa zone de contrôle. Le silence des grandes « démocraties » occidentales est assourdissant, alors que c’est ici une population civile qui est visée, pour des raisons politiques (et certainement économiques), en toute impunité.

La Turquie justifie son geste en accusant les kurdes de « terrorisme » (c’est aussi leur argument premier pour justifier la répression des kurdes en Turquie, le traditionnel ressort de « l’ennemi de l’intérieur » cher à tout régime autoritaire pour réprimer ses opposant.es).

Mais elle n’a par contre aucun scrupule à travailler avec des milices islamistes fondamentalistes pour les attaques au sol sur la région d’Afrin…Au même titre que certains groupes industriels occidentaux qui n’hésitent pas à fournir armes, infrastructures ou à passer des accords marchands avec d’autres groupes fondamentalistes, sous la complaisance de nos gouvernements. Le capitalisme n’a pas de frontière !

Il n’y a que la mobilisation des populations, des travailleuses et travailleurs, qui puisse permettre que cette attaque inique ne reste pas dans le silence !

Nos camarades kurdes ont besoin d’entendre qu’elles et ils ne sont pas seul.es dans leur lutte ! Pour le droit des peuples à l’autodétermination, pour la solidarité internationale.

TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS FRANÇAIS.ES, KURDES, TURC.QUES, SYRIEN.NES : Unité contre le capitalisme et l’impérialisme !

LA CNT

Assurance chômage, ni négociations, ni marchandages, gréve générale et autogestion !

samedi 20 janvier 2018

Les offensives contre les droits des travailleurs et des précaires se poursuivent. Après « El-Khomri », la baisse des APL, la suppression de l’ISF, l’augmentation de la CSG, et les ordonnances, Macron ouvre un nouveau chantier : l’assurance-chômage !

Dès le jeudi 11 janvier, le gouvernement, le MEDEF et les syndicats se réunissaient pour une première réunion de « négociations » ou plutôt de chantage. Pour les « soi-disant syndicats responsables », Macron a prévu des petits cadeaux pour faire passer toutes les horreurs d’avant, « ouverture des droits aux travailleurs indépendants et aux démissionnaires », une miette que les syndicats dit « représentatifs » se presseront d’ériger en victoire !

Derrière cette « avancée », se cache la forêt de la précarisation, d’une plus grande soumission au patronat et du flicage généralisé des intermittents du travail. Le patronat et son ministère du travail vont « multiplier par cinq les équipes de contrôles » et « renforcer les sanctions » tout en supprimant 250 postes à Pôle Emploi!

Pour les précaires et ceux qui viennent de perdre leurs emplois la double peine, déjà tu n’as plus de « job », tu vas devoir justifier tous les jours de pourquoi tu n’en trouves pas un autre et si par malheur tu as le culot de refusé de déménager à 200 km de chez-toi pour un CDD de 6 mois, tu perdras tes droits!… Tout cela sous couvert de faire la chasse aux « fraudeurs », les pauvres volent tellement d’argent à l’Etat que nous sommes au bord de la faillite. A côté de ça, l’optimisation et l’évasion fiscale pas de problème! Le patron d’Amazon vient d’empocher 35 MILLIARDS de dollars en une année!

Les syndicats dits « représentatifs » sont tous d’accord pour négocier « serrer » avec le patronat, pour eux « ces mesures sont la ligne rouge ». Combien de « syndicats soi disant responsables » sous couvert d’avoir obtenu la « miette » citée plus haut finiront par signer en déclarant avoir « négociés »  et qu’il y a des « avancées » ? Les « buros » des grandes centrales emmèneront-ils une fois encore les travailleurs/euses et précaires en balades dans les rues pour rien ? D’autres se saisiront-ils de la justice en espérant avoir un résultat avant dix ans ?

Les syndicats du Maine-et-Loire de la Confédération National du Travail refusent toutes négociations avec le patronat et ses sbires du gouvernement, appelle à la grève général reconductible et à l’auto-organisation des travailleurs/euses.

La C.N.T. revendique :

  • Le retrait de la loi travail et autres lois/ordonnances patronales ;
  • L’autogestion des caisses de la sécurité sociale, par des salarié-es élu-es (élections sociales) ;
  • L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales et l’augmentation des budgets ;
  • La titularisation de tous les emplois précaires des services publics et un CDi pour tous et toutes dans le privé
  • Le renforcement du droit syndical
  • L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant-es syndicalistes condamné-es ;
  • Une augmentation significative des salaires et une diminution du temps de travail sans flexibilité ;
  • La fin du flicage des chômeurs et précaires.

Notre-dame-des-Landes : une grande victoire des opposant·es au projet

samedi 20 janvier 2018

Après des décennies de lutte et une dizaine d’années d’occupation, quelques années après l’échec d’une opération militaire visant à expulser la Zad, la décision d’abandon du grand projet inutile et imposé de délocalisation de l’aéroport de Nantes à Notre-dame-des-Landes a enfin été annoncée ce 17 janvier.

La CNT se réjouit de cette décision, qui est le fruit du rapport de force imposé par les occupant·es et paysan·es de la zone, la solidarité hexagonale et internationale, l’unité des différentes composantes du mouvement. Cette victoire nous montre qu’il est encore possible de gagner face aux intérêts du capitalisme, et que nos luttes ne sont pas vaines !

Nous espérons à présent que l’abandon de ce projet aura pour conséquence une réelle amélioration de l’aéroport de Nantes-Atlantique, permettant des conditions de travail dignes pour les travailleurs·euses de la zone aéroportuaire, actuellement maltraîté·es par la multitude de boîtes sous-traitantes qui les exploitent. Nous serons au côté de nos camarades de la CGT AGO dans leur luttes futures dans ce sens.

Par ailleurs nous réaffirmons notre soutien à tou·tes les occupant·es de la ZAD, car nous sommes convaincu·es que ce formidable laboratoire de l’autogestion et d’expérimentation sociale peut nous servir à trouver une voie pour enfin sortir du capitalisme.

Nous rappelons également l’appel à se rassembler sur la zone le 10 février prochain, rassemblement qui sera une fête de victoire, et à rester vigilant·es en cas d’intervention poicière visant à expulser la Zad ou une partie de ses occupant·es.

Parce que seule la lutte paie,
Contre Vinci et son monde, et tous les grands projets inutiles,
Contre le productivisme et la course aux profits,
Contre la destruction de biens naturels pour une chimérique attractivité des territoires qui ne cherche qu’à séduire le capital,
Pour l’autogestion concrète,

Zad partout !

UL CNT Nantes

Rupture conventionnelle collective : Masquer des licenciements économiques en toute légalité

samedi 20 janvier 2018

Entrée en vigueur depuis le 4 janvier dernier, dans le cadre des actuelles « loi Macron », la rupture conventionnelle collective, applicable par accord collectif, est une nouvelle disposition de l’ordonnance 3 « relative à la sécurisation des relations de travail ». Elle permet au patronnant de déguiser les licenciements économiques.

Avec cette mesure patronale et gouvernementale, plus besoin de procéder à un PSE (plan de sauvegarde à l’emploi) quand une entreprise envisage la suppression massive d’emplois. Elle pourra donc, quelle que soit sa situation budgétaire, procéder par un accord de branche ou d’entreprise, à la mise en place d’une rupture conventionnelle collective. En effet, l’article 10 prévoit « Un accord collectif peut déterminer le contenu d’une rupture conventionnelle collective excluant tout licenciement pour atteindre les objectifs qui lui sont assignés en termes de suppression d’emplois. ».

La rupture conventionnelle dite collective, doit se faire avec « le consentement » des salarié.es concerné.es. Mais quel consentement peut-on avoir avec le patronat ? La réalité est et sera bien autre. Les employeurs feront pression sur les représentant.es syndicaux et syndicales pour qu’un accord soit signé, mais aussi sur l’ensemble des salarié.es. Ça sera le règne du chantage à l’emploi !

D’ailleurs, le groupe PSA vient d’annoncer son souhait de supprimer plus de 2300 emplois cette année, dont 1000 à travers la rupture conventionnelle collective. La violence sociale du patronat et des gouvernements successifs n’est plus à démontrer. En quelques années, PSA a déjà supprimé plus de 25.000 CDI, tout en recevant des milliards d’euros d’aides pour engraisser les actionnaires.

Cette nouvelle disposition permet de licencier plus facilement et à moindre coût, tout en précarisant encore un peu plus les travailleuses et les travailleurs.

QUI SÈME LA MISÈRE, RÉCOLTE LA COLÈRE !

Communiqué Confédérale

La Poste : Gros malaise à la PIC Angers

vendredi 15 décembre 2017

Depuis de longs mois, les agents de la PIC Angers assistent au démantèlement de leur outil de travail, à la disparition massive des emplois et à l’organisation de la précarité par le recours massif à l’emploi temporaire de longue durée, à la multiplication et concurrence malsaine des statuts (fonction publique, CDD CDI, intérim) dans un dialogue social sauce « La Poste » !

Les organisations syndicales et le personnel sont malmenés et utilisés comme cautions et otage du bulldozer de la rentabilité à tout prix !  Au prix de l’insécurité, de l’intimidation, de la menace !

Les agents de la PIC ont débrayé, puis observé 2 jours de grève en solidarité avec un agent licencié brutalement, dans des conditions qui ont scandalisé une majorité de ses collègues.

 

Le système de management postal montre encore une fois sa violence, qui conduit du mépris au cynisme !

La devise éculée « diviser pour mieux régner » est toujours de rigueur chez nos managers !

La CNT soutient sans réserve notre collègue privé de ses moyens de subsistance.

 

Notre solidarité est la seule attitude digne face à un monde du travail déshumanisé, où nous ne sommes qu’une ressource consommée, maltraitée, jetée !

 

Angers le 14/12/2017

 

CNT-PTT 49
c/o L’Étincelle
56, boulevard du Doyenné, 49100 ANGERS

– Contact : ptt49@cnt-f.org

Bonne route Camarade

dimanche 12 novembre 2017

Pierre-Jean Bourdon, militant angevin nous a quitté dans la nuit du 5 novembre dernier. Toutes nos pensées vont évidemment à sa famille et à ses ami·e·s, ses camarades.