Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-social, Éducation,
Communication, culture et spectacles)


David RAPPE


Les Bourses du travail,
des structures ouvrières entre services sociaux et révolution sociale

Derrière ce titre de Bourse du travail, correspondant au service essentiel qu’elles devaient assurer, derrière la façade de ces bâtiments abritant le siège de nombreux syndicats, on peut se demander quelles motivations les organisations ouvrières trouvaient à se regrouper au niveau local, sur une base interprofessionnelle, quelle organisation et quels objectifs en termes de services et d’actions étaient donnés à ces structures qui avaient vocation à répondre aux besoins immédiats tout en préparant la société future.

Dans une période où il n’existait ni système étatique de placement, ni formation professionnelle réglementée, ni système d’assurance sociale, les Bourses du travail ont alors joué un rôle fondamental en mettant en place des services à caractères « sociaux » et en répondant de cette manière à des besoins essentiels de la population ouvrière en terme d’emploi, de formation professionnelle, de santé mais aussi d’éducation et de culture. Les Bourses du travail sont aussi un centre de résistance, de revendications et d’actions ouvrières qui, particulièrement sous la période où le syndicalisme révolutionnaire était influent, avait vocation à être un foyer d’agitation révolutionnaire notamment par la préparation de la grève générale.

De leur origine, au début des années 1890, à la première Guerre mondiale en 1914, les Bourses connaissent un grand succès et contribuent grandement à enraciner le mouvement ouvrier dans l’espace quotidien des travailleurs.


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