Union des Syndicats CNT de la Loire

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Explosions dans 2 réacteurs nucléaires au Japon, le coeur d’un 3è réacteur est totalement dénoyé, un nuage radioactif se promène sur le Japon : sortons du nucléaire au plus vite !
[Posté le 14/03/2011]

14 mars 2011 Source : Réseau "Sortir du nucléaire"

Après l’explosion d’un premier réacteur à la centrale de Fukushima Daiichi, un deuxième réacteur nucléaire, renfermant un combustible au plutonium hautement instable et toxique, a explosé au Japon aujourd’hui à 7h45 (heure locale) (1). Tepco, l’exploitant de la centrale en détresse de Fukushima Daiichi a confirmé le dénoyage complet pour la deuxième fois en 24 h du coeur du réacteur n°2 de la centrale de Fukushima Daiichi à 23h00 (heure locale) (2), alors que simultanément on essayait de percer le toit du réacteur pour prévenir l’explosion d’hydrogène qui a déjà frappé les réacteurs n°1 et 3 de la centrale (3). TEPCO a confirmé que la radioactivité mesurée à 11 km de la centrale est 260 fois plus élevée que la normale à 22h07 (heure locale) (4). Trois coeurs nucléaires auraient subi une fusion partielle à la centrale de Fukushima Daiichi.

Plus de 185 000 personnes ont été évacuées du périmètre de 20 km autour des centrales de Fukushima Daiichi et Fukushima Daini et 160 personnes auraient été exposées à la radioactivité émise par les réacteurs en détresse (5).

La présence d’un nuage radioactif a été confirmée par la marine américaine qui a mesuré des taux anormaux de radioactivité dans l’air à 160 km à l’est de la centrale nucléaire de Fukishima Daiichi dans l’océan Pacifique, ce qui l’a obligé à déplacer ses bateaux et ses avions présents sur la zone (6).

L’agence de sûreté nucléaire japonaise a déclaré aujourd’hui après l’explosion du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima Daiichi que la direction des vents était "ouest sud-ouest" à la centrale accidentée, c’est-à-dire vers les terres japonaises (7).

Tepco annonce avoir restauré le système de refroidissement de secours des réacteurs n°1, 2 de la centrale nucléaire de Fukishima Daini. Le réacteur n°4 de cette centrale n’a toujours pas de système de refroidissement de secours disponible (8).

Alors que la catastrophe nucléaire japonaise démontre que la technologie nucléaire est extrêmement périlleuse, l’Elysée encense la sécurité de l’EPR, dans une tentative désespérée de sauver la filière nucléaire française (9). Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle combien il est insensé et absurde de vanter la sécurité d’un réacteur qui n’a jamais fonctionné et dont les défauts de construction sont légions. L’EPR est surtout connu pour ses retards à la livraison, des surcoûts qui se chiffrent en milliards d’euros et l’utilisation prévue d’une quantité record de combustible au plutonium qui en ferait le réacteur le plus dangereux au monde, s’il devait jamais voir le jour. La nationalité d’un réacteur ne change rien à sa dangerosité structurelle.

(1) Il s’agit du réacteur n°3 http://www.tepco.co.jp/en/press/cor...

(2) http://english.kyodonews.jp/news/20...

(3) http://www.guardian.co.uk/world/201...

(4) une mesure de 9,4mSv/h à Fukushima Daini, à 11 km au sud de la centrale de Fukushima Daiichi. Source Asahi

(5) http://iaea.org/newscenter/news/tsu...

(6) http://edition.cnn.com/2011/WORLD/a...

(7) http://www.nisa.meti.go.jp/english/...

(8) http://www.tepco.co.jp/en/press/cor...

(9) http://elysee.blog.lemonde.fr/2011/...

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