Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-Social, Éducation,
Communication, Culture et Spectacles)

constitution de collectifs contre la xénophobie d¹État
[Posté le 26/08/2010]

Appel pour la constitution de

collectifs Contre la xénophobie d¹État

partout en France

en vue de la manifestation du 4 septembre

­ et au-delà

Réunions tous les dimanches après-midi (de 15h à 18h),

dans toutes les villes et villages où l¹initiative en sera prise.

La campagne anti-Rroms, élargie à l¹ensemble des « gens du voyage », a dépassé le seuil de l¹admissible. On parle maintenant d’instituer la possibilité de « dénaturaliser » des personnes d¹origine étrangère. Même pour un simple renouvellement de documents d¹identité, les personnes nées à l¹étranger ou de parents nés à l¹étranger se voient opposer le mauvais vouloir de l’administration. Quant aux étrangers qui attendent leur régularisation souvent depuis de très nombreuses années, « ils doivent être reconduits à la frontière », martèle le Président de la République. Cette politique constitue un programme cohérent de xénophobie d¹État.

Afin de réfléchir à cette situation inacceptable, et envisager les modalités d¹expressions collectives ou l¹organisation de solidarités actives, appelons à des réunions Contre la xénophobie d¹État, partout en France ­ et même à l¹étranger, pour manifester devant les ambassades.

À Paris, une réunion se tiendra à la librairie Lady Long Solo, 38, rue Keller, 75011 Paris, métro Voltaire ou Bastille.

Le principe pourrait être arrêté de réunions hebdomadaires, tous les dimanches après-midi, dans toutes les villes ou villages où des groupes de gens souhaiteraient s¹assembler pour s¹informer, réfléchir, débattre. S¹informer sur l¹actualité de l¹action raciste entreprise par l¹État. Réfléchir sur ce qu¹il y a à faire dans une telle situation, quand on voit le pays où l¹on vit s¹instituer en nation xénophobe et mettre en pratique son discours de violence. Mais aussi débattre des problèmes que pose cette xénophobie d¹État et de la xénophobie populaire à laquelle elle prétend s¹adresser ou qu¹elle tente de susciter.

Il s¹agit de se réunir pour échanger des informations, faire un tract, préparer une manifestation, ou entreprendre quelqu¹action que ce soit, en défense des Rroms, des sans-papiers, des demandeurs d¹asile, ou de quiconque se trouve confronté à l¹horrible entreprise raciste de l¹État.

Un appel a été lancé par cinquante organisations (voir : http://nonalapolitiquedupilori.org) pour une manifestation, le 4 septembre 2010, destinée à se tenir dans le plus de villes possibles. À Paris, la manifestation devrait partir à 14 heures de la place de la République. Mais il reste à organiser d¹autres manifestations dans d¹autres villes. Tout collectif Contre la xénophobie d¹État, se réunissant dans quelque ville ou village que ce soit, pourrait prendre l¹initiative d¹organiser ou de participer à des manifestations locales. Il y a trois dimanches, d¹ici le 4 septembre, pour préparer cette journée de manifestation. Les collectifs contre la xénophobie pourraient travailler, en trois semaines, à inviter le plus largement possible, les amis, les collègues, les voisins à se joindre aux réunions contre la xénophobie d’État et à se mobiliser le 4 septembre. Mais au-delà du 4 septembre, c¹est une campagne permanente qu¹il faut soutenir, tant que durera cette guerre déclarée aux étrangers.

Pour élargir l¹audience de ces réunions le collectif Contre la xénophobie d¹État prévoit que celles-ci puissent être retransmises en direct par internet. Ceci afin de permettre à ceux qui n¹ont pu se déplacer d’y assister et même d¹intervenir (par écrit) dans les débats. (Un mode d¹emploi pour la diffusion est en cours de préparation.) Nous diffusons en tout cas la réunion qui s’est tenue ce dimanche 15 août à 15 heures dans le onzième arrondissement de Paris, à la librairie Lady Long Solo, 38, rue Keller. On tâche à cette occasion d¹expliciter les buts et l¹état d¹esprit d¹un tel mouvement. Cette réunion est diffusée sur le site du Quotidien des Sans-Papiers (http://sanspapiers.info/). Un blog est en cours de réalisation : http://contrelaxenophobie.wordpress.com/

CONTRE LA XÉNOPHOBIE D¹ÉTAT

Cet été 2010 aura été l¹occasion d¹un déferlement sans précédent de discours racistes de la part de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

La campagne anti-Rroms, élargie à l¹ensemble des « gens du voyage », a dépassé le seuil de l¹admissible dans une démocratie.

Les discours populistes ont été aussitôt relayés par la police sur l¹ensemble du territoire : la chasse aux gitans est ouverte.

Simultanément, le même gouvernement engageait au nom de la sécurité une deuxième campagne raciste, annonçant la remise en cause de la nationalité française pour des personnes « naturalisées » ou pour des personnes nées en France de parents d¹origine étrangère.

On ne saurait être français et délinquant, affirment tranquillement des ministres ­ alors même qu¹il est question de délinquance gouvernementale, et qu¹on attend la démission de ministres, car on ne saurait être délinquant et ministre, ou président de la République.

Délinquant ou pas, on demande aujourd¹hui aux français nés à l¹étranger, ou de parents nés à l¹étranger, de faire la « preuve » de leur nationalité pour un simple renouvellement de document d¹identité. Les administration d¹état civil sont chargées de pourchasser y compris les nationaux, dès lors qu¹il y a suspicion de l¹éventualité d¹une origine étrangère.

Quant aux sans-papiers qui attendent leur régularisation depuis cinq, dix, quinze, vingt ans et même plus, le président répond : « La règle générale est claire : les clandestins doivent être reconduits dans leur pays. »

Avec la même énergie est annoncé, « d¹ici fin septembre », le « démantèlement de l¹ensemble des camps qui font l¹objet d¹une décision de justice ». « Là où cette décision de justice n¹a pas encore été prise, nous engagerons des démarches pour qu¹elle intervienne le plus rapidement possible. » Et, préjugeant par avance de ces procédures, il ose annoncer : « Dans les trois mois, la moitié de ces implantations sauvages auront disparu du territoire français. »

Quant aux véritables Roms, de Roumanie, des milliers chaque année sont incités à repartir « volontairement » avec une modeste aide de l¹État. Ils reviennent parfois, en toute légalité, mais pour Sarkozy cela s¹appellerait « un abus du droit à la libre circulation » ­ alors qu¹il n¹y a là qu¹un effet de l¹abus des procédures d¹expulsion, à seule fin de « faire du chiffre ».

L¹ensemble de cette politique constitue un programme cohérent de xénophobie d¹État.

Afin de réfléchir à cette situation inacceptable, et envisager les modalités d¹expressions collectives ou l¹organisation de solidarités actives :

Réunion Contre la xénophobie d¹État

chaque dimanche à 15 heures

notamment à la librairie Lady Long Solo

38, rue Keller, 75011 Paris

métro Voltaire ou Bastille

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