Union des Syndicats CNT de la Loire

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Frédéric Joliot-Curie. Rectificatif
[Posté le 24/08/2010]

source de l’article :

http://www.humanite.fr/16_08_2010-f...

Suite à la parution de l’article de Michel Pinault, jeudi dernier, dans la série portrait de résistants, consacré à Frédéric Joliot-Curie, l’auteur précise  : « J’avais écrit que “Joliot était connu, avant la guerre, pour son engagement en faveur du Front populaire”, ce que vous avez remplacé par “pour son engagement pacifiste”. Ce qui introduit un contresens. En effet et quoi qu’il en soit des sentiments pacifistes de Joliot nés au moment de la Première Guerre mondiale, dès le début de la guerre d’Espagne il a été convaincu de refuser la politique d’apaisement vis-à-vis des agressions des régimes fascistes. Les “pacifistes”, dans le contexte des années 1937-1939, ce sont ceux qui ont nié la gravité du péril, préférant s’en tenir au pacifisme le plus intransigeant. D’où la scission intervenue au Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, qui conduisit la tendance dirigée par Paul Langevin, à laquelle appartenait Joliot, à créer, avec Jacques Solomon, l’Union des intellectuels français (Udif). Elle regroupait ceux qu’on appelait les antimunichois parce qu’en 1938, ils se sont opposés vivement à la politique de trahison que menaient les gouvernements français et anglais, sous prétexte de sauver la paix. C’est ainsi que les dirigeants de cette même Udif, dont Joliot, fidèles à leur antifascisme résolu, comme ils avaient dénoncé les accords de Munich en 1938, dénoncèrent, par voie de presse, la nouvelle de la signature du pacte germano-soviétique, en août 1939. »

Michel Pinault est l’auteur de la biographie Frédéric Joliot-Curie parue aux éditions Odile Jacob .

Michel Pinault

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