Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-Social, Éducation,
Communication, Culture et Spectacles)

Hautes-Alpes Gap - Bersac/Ferme de vie menacée de mort...
[Posté le 2/08/2010]

En voyant débarquer quelques fourgons remplis de jeunes passagers, Dominique Drouillard, maire du Bersac, a d’abord redouté une rave-party. Il ne pensait pas avoir affaire à des contestataires, mobilisés au sein du collectif contre la fermeture de la “Ferme de vie” des Vignes, et qui ont envahi le toit et les locaux de l’établissement pour handicapés mentaux, jeudi après-midi.

« Nous ne quitterons pas le lieu avant d’avoir eu l’assurance que toutes les personnes actrices du lieu, habitants et éducateurs, aient la possibilité de continuer ce projet commun », expliquent-ils dans un long communiqué dont il faudra se contenter. Ils refusent en effet de répondre à nos questions orales, car « nos réponses sont collectives, et ne doivent pas être personnifiées »... Le mouvement est soutenu par la Confédération nationale du travail (CNT), qui se revendique « anarchosyndicaliste ».

Une plainte de l’ADSEA et un référé pour obtenir une expulsion Tout en martelant qu’il ne s’agit « pas d’une fermeture mais d’une réhabilitation » (lire en repères), l’ADSEA (Association pour la défense et la sauvegarde des enfants et adultes handicapés) a annoncé, hier, avoir porté plainte pour “occupation illicite des locaux”, “entrave à l’accès des salariés” et “dégradations”. L’association indique par ailleurs qu’elle va déposer un référé pour demander au tribunal l’expulsion des contestataires. « L’envahissement de nos locaux par des personnes étrangères à l’association est incompréhensible », indique l’ADSEA dans un communiqué. Le directeur de l’association, Philippe Boutin, précise d’ailleurs que la CNT n’est pas représentée au sein du personnel.

Le maire du Bersac déplore pour sa part cette situation. « Ils ne rendent pas service à la Ferme, ni aux résidants, avec cette drôle de méthode », estime Dominique Drouillard, qui se dit « inquiet » d’avoir vu « des personnes encagoulées sur le toit ».

Pour le reste, « on nous a proposé un projet porteur pour le village, on ne pouvait pas ne pas l’accepter », avance le maire. « On est attaché à la présence de travailleurs handicapés et les deux équipes de huit prévues pour la cuisine centrale en intégreront. »

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