Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-Social, Éducation,
Communication, Culture et Spectacles)

LES TRAVAILLEURS DE LA PRESSE FACE A LA RESTRUCTURATION
[Posté le 23/06/2010]

*LES TRAVAILLEURS DE LA PRESSE : FACE A LA RESTRUCTURATION CAPITALISTE DU SECTEUR, QUELLE QUALITÉ DE TRAVAIL ? QUELLES CONDITIONS D’EXERCICE ? COMMENT REGAGNER DES DROITS ET DES LIBERTÉS ?*

Réunion-débat *samedi 26 juin 2010* de 14 à 17h à la Maison du Peuple, salle Timbaud, rue Saint Paul *à Poitiers*.

Animée par des de salariés du secteur de la presse (presse locale et nationale, généraliste ou professionnelle), cette réunion-débat est ouverte aux travailleurs de la presse quel que soit leur statut (indépendants, techniciens, pigistes, correspondants locaux, journalistes, maquettistes...) ainsi qu’aux usagers et lecteurs. Elle est organisée par le syndicat CNT des travailleurs de la culture, de la communication et du spectacle de la Vienne, 20 rue Blaise Pascal, 86000 Poitiers. Tél : 05 49 88 34 08. Mail : ccs86 cnt-f.org Site web : http://cnt-ccs86.over-blog.org


*Le secteur de la presse : un champion en matière de précarité ?*

Effectivement, malgré une concurrence acharnée, la presse, avec un tiers de travailleurs précaires, se maintient gaillardement dans le peloton de tête des activités les plus précarisées. Encore ce tiers ne concerne-t-il que le "coeur de métier", c’est-à-dire les journalistes au sens des conventions collectives, et ne prend-il pas en compte les activités dites "annexes" (informatique, secrétariat, documentation, etc.) d’une boîte.

Mais un taux de précarité élevé n’est pas le seul titre de gloire du secteur presse. Vieux briscard du contournement du CDI, la presse se distingue aussi par le nombre et la variété de ses statuts précaires, témoignant encore une fois de l’imagination dont savent faire preuve les patrons quand il s’agit de gros sous.

Car le travail précaire, c’est d’abord un enjeu financier : exigence de productivité, durée de contrat adaptée aux besoins de l’entreprise, indemnités de fin de contrat minimales voire inexistantes, rémunérations inférieures au CDI et constamment revues à la baisse, baisse ou exonération des cotisations sociales...

C’est aussi un enjeu social, notamment pour ce qui concerne le droit du travail : difficile en effet pour un précaire, le plus souvent isolé, déconnecté de la vie de l’entreprise, soumis à un chantage à l’emploi permanent, de le faire respecter - une situation d’autant plus prégnante dans le secteur presse que s’y développe le télétravail, avec ses risques d’atomisation accrue des travailleurs. Quant à la défense collective des travailleurs, si les précaires peuvent (sous certaines conditions tout de même) être délégués syndicaux ou représentants du personnel, l’exercice relève du parcours du combattant, version kamikaze.

Il est aussi un enjeu social par les divisions qu’il génère entre les travailleurs : entre CDI et non-CDI, mais aussi entre les différents statuts précaires.

C’est enfin, pour le secteur presse, un enjeu idéologique : difficile, là encore, pour un précaire, de s’opposer au contrôle de l’info, et donc de l’opinion, exercé par gouvernement et patronat, et de contester et/ou dénoncer censure et gros mensonges imposés par sa direction. Ou de s’opposer au contrôle exercé par les annonceurs et l’idéologie qu’ils véhiculent.

Vu sa redoutable efficacité comme machine à fric et comme outil de déconstruction sociale, on comprend l’engouement patronal pour le contrat précaire, quelle que soit sa forme. Un engouement tel, d’ailleurs, que pour Mme Parisot et le Medef, la priorité des priorités, c’est le fameux contrat de travail unique, en lieu et place de tous les contrats existants, un contrat précaire bien entendu.

Peut-être, alors, les travailleurs verront-ils mieux la nécessité de ne pas dissocier leurs luttes en fonction de leur statut ?

La précarité t’isole, le syndicat te renforce !

Syndicat CNT des travailleurs de la culture, de la communication et du spectacle de la Vienne CNT-CCS, 20 rue Blaise Pascal, 86000 Poitiers Tél : 05 49 88 34 08 Mail : ccs86 cnt-f.org Site web : http://cnt-ccs86.over-blog.org

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