Quand le cassoulet s’invite dans la bataille du rail
[Posté le 19/04/2010]
vendredi 16 avril 2010
Mardi 1avril, une délégation de la CNT 30 se rend au dépôt SNCF de Nîmes rencontrer les cheminots en grève depuis une semaine. Ambiance bon enfant, drapeaux rouges CGT au vent à l’entrée, les grévistes palabrent en attendant que la bouffe du midi soit prête. D’autres camarades s’en chargent.
Les cheminots de Nîmes sortent d’une action où ils ont un peu bousculé le responsable local de la SNCF, qui refusait de dialoguer, au point de manquer de l’emplâtrer dans les murs de la gare. Comme ce sera le cas deux jours plus tard quand ils descendront sur Montpellier demander audience au responsable SNCF du Languedoc Roussillon, le même réponse leur sera faite : pas de négociation tant que la grève se poursuit. Pas le don de refroidir les ardeurs : demain, jeudi 15, c’est devant la préfecture du Gard que les cheminots en lutte et leurs fumigènes rappelleront qu’ils existent et en veulent.
Entre le cassoulet du midi et le fromage du dessert, petite pause dehors, verre de rouge en main, pour profiter du soleil radieux, et faire un premier bilan de la lutte. Au micro de Radio CNT, à ma droite Eddy, aiguilleur et délégué CGT, à ma gauche Jean Loup cheminot du fret et militant de la CNT 30. Quand cet article sera publié, la lutte continuera ou aura été stoppée. Cet entretien a donc valeur de témoignage sur un état d’esprit. Celui du rail et de ses Hommes. Pour commencer, à ce jour du mardi 13 avril, elle en est où la mobilisation au niveau local comme au niveau national ?
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