Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-Social, Éducation,
Communication, Culture et Spectacles)

Une lutte finie, une autre commence...
[Posté le 6/04/2010]

À la Sorbonne, 
de l’amphi au poste

Six étudiants ont été placés en garde à vue après l’occupation d’un bureau de la direction.

Ils ont été "surpris", jeudi (1er avril…), en arrivant au commissariat du 14e arrondissement de Paris où ils avaient été convoqués, d’être "directement placés en garde à vue". Surpris peut-être plus encore d’apprendre le motif de la plainte déposée contre eux par la directrice du centre Tolbiac de l’université Paris-I : "Séquestration". C’est de cette accusation qu’ont dû répondre devant la police judiciaire six étudiants, représentants de SUD, de la CNT et de la Fédération syndicale étudiante (FSE).

En cause : "Une occupation du bureau de la directrice", raconte Benoît, un des gardés à vue, responsable pour Paris-I de la FSE. "Mais pendant une heure, sans violence, sans dégradations, sans menaces : la porte est restée ouverte, la directrice pouvait entrer et sortir, téléphoner…" Une occupation qui, surtout, faisait suite "à plusieurs demandes, restées sans réponse, de rendez-vous avec le président de l’université". C’est d’ailleurs pour négocier un rendez-vous avec ce dernier que les syndicats avaient décidé de ce "rassemblement d’une vingtaine de personnes". Ensemble, ils voulaient demander des explications sur diverses "restrictions des libertés syndicales" constatées depuis le début de l’année (interdiction de réunions politiques, mise à l’écart des associations). Faux, répond le président de l’université Jean-Claude Colliard, qui clame "son attachement aux libertés syndicales". "Occuper à trente un bureau pendant trois heures, ajoute-t-il, c’est une violence psychologique contre le personnel administratif que je ne peux pas tolérer."

A. Roy
http://www.humanite.fr/article27640...

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