Grève en Grèce et réciproquement
[Posté le 5/03/2010]
salut,
concernant la situation en grèce, voici quelques mesures significatives
que le gouvernement a annoncées :
diminution à 30% des 13+14 salaires (cadeau Noël+Pacques ) et des
congés payés
diminution 12% des allocations aux fonctionnaires et de celles - ceux
qui travaillent aux institutions publiques (même sous contrats précaires)
augmentation de tout type de TVA
gèle des retraites pour tous-tes
réduction de revenu à 7% pour tous-tes qui travaillent à des organismes
dépendant de l’Etat (collectivités territoriales, entreprises, etc)
augmentation du prix de l’essence, du pétrole, des cigarettes, de l’alcool
augmentation des prix -EDF
suppression de postes de fonctionnaires ou des personnes travaillant
dans des organismes d’Etat.
réduction du budget de l’éducation à 200 millions d’€
réduction du budget pour les mutuelles des entreprises contrôlées par
l’Etat (EDF, Téléphonie etc)
Face à tout ça, une énorme vague de grèves, qui touche aussi le privé car comme l’a annoncé le représentant du MEDEF et Bruxelles le réclame, quelques unes de ces mesures vont aussi s’appliquer dans le privé.
Giorgosk correspondant grec et cénétiste santé social
Ci dessous, traduit, le tract de la "Action commune de Solidarité" :
et quelques clarifications : GSEE = centrale syndicale, contrôlée par les syndicalistes des parties du pouvoir ADEDY = centrale syndicale des fonctionnaires PAME = Confédération Syndicale contrôlée par le PC grec (stalinien-socio démocrate)
A bas le gouvernement et l’état de l’attaque globale du Capital et de l’Etat
Grèves combatives, manifestations, occupations, affrontements,
Empirons Leur crise avec des luttes de renversement
Avec les nouvelles mesures de pillage du monde du travail qui ont été annoncées par le gouvernement, il est plus que évident que la stratégie de l’Etat et du Capital pour le dépassement de la crise est : eux ils veulent tout !
Cette stratégie n’est pas imposée par des forces « de l’extérieur » (Bruxelles, allemands, spéculateurs internationaux, etc.) comme la gauche essaye de nous convaincre, en levant les bannière… de la lutte contre l’Occupation (l’occupation pendant le 2° guerre Mondial) et en offrant ainsi un alibi au gouvernement ; mais (cette stratégie) elle constitue un besoin vital du capital et de la classe bourgeoise de notre pays. D’ailleurs, c’est pourquoi, la plupart des parties et des syndicats de ce régime, soutenus par les Organismes Internationaux de pouvoir et de domination du Capital (U.E., FMI), se dépêche pour contribuer à « l’effort national »
Face à cette attaque globale, le monde du travail ne peut que mettre en avant le « nous voulons tout ! ». C’est pourquoi nous ne revendiquons pas le « nous ne payerons pas la crise », mais nous revendiquons toute la richesse que produit le travailleur aujourd’hui et le besoin d’un changement de cette richesse. Nous ne revendiquons pas simplement « la défense, ou la diminution réaliste du temps de travail » ou le « travail pour tous », mais la diminution radical de temps de travail pour toute la société et le changement du contenu de travail pour tout le monde ; parce que nous voulons que le temps libre fasse partie de cette richesse, parce que nous voulons renverser le concept du travail « compétitif », du travail « rentable » qui isole et individualise, et le remplacer par la libre action coopérative, créative et sociale. Nous ne revendiquons pas simplement « l’interdiction des licenciements », « les nationalisations » et « les programmes de salut », mais nous revendiquons toute la procédure productive, la reconquête de la richesse sociale avec la création parallèle des anti-institutions de démocratie directe.
Nous ne dénonçons pas simplement les pactes de stabilité ou les décisions de Bruxelles, mais nous agissons pour le désengagement et la dissolution internationaliste et révolutionnaire de tous les mécanismes et d’organismes internationaux de pouvoir inter-étatique et de domination économique (UE, FMI, OMC, OTAN etc.) ; avec des actions qui uniront les travailleurs face à l’ennemi commun, au-delà des frontières nationales et des « économies nationales ».
Face à ces besoins du monde du travail se tiennent avec hostilité les organisations syndicales GSEE-ADEDY, parce qu’en tant que maisons de garde avancées de l’Etat dans le mouvement ouvrier, elles constituent les dépositaires de la croissance patronale, de la compétitivité, de la productivité. En même temps, le syndicalisme de PAME, en maintenant les mêmes caractéristiques de bureaucratie et de hiérarchie et en voulant devenir une autre GSEE à la place de la GSEE, est hostile à chaque action ouvrière indépendante qui échappe à son contrôle, et mène la « lutte » de la protestation politique, de l’avènement du Parti et des solutions parlementaires. Ils ne nous représentent pas !
Toutes les propositions de « soulagement », d’« interception », de « sortie » de la crise, optent en réalité pour … le retour à la « normalité » ; la normalité d’une croissance capitaliste encore plus barbare et catastrophique pour l’humain et la nature. En réalité, il n’existe pas de soulagement réel, d’interception ou de sortie de la situation dépressive que vivent aujourd’hui les travailleurs-euses, les chômeurs, les jeunes, les immigré-e-s. Aujourd’hui, seule la transformation de la crise en une crise révolutionnaire et politique de contestation globale et de renversement du système qui engendre le malheur moderne, peut conduire à l’amélioration réelle de la place du monde du travail.
Face à l’attaque absolue du Capital et de l’État, la seule vrai réponse est celle d’un mouvement ouvrier combatif de base et d’émancipation ; de revendications non négociées de nos besoins et de nos désirs ; de développement de formes collectives de communauté anti- étatiques, anti-commerciales, anti- parlementaires, de lutte, de solidarité, de culture ouvrière et de démocratie directe.
ACTION COMMUNE DE SOLIDARITÉ