Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-Social, Éducation,
Communication, Culture et Spectacles)

à voir, à lire, à donner, à signer, à cliquer...pour les "sans papiers"
[Posté le 4/03/2010]

*1/ Le collectif des cinéastes pour les « sans-papiers » présente « On vit ici ! On bosse ici ! On reste ici ! » : *Le film, le manifeste, la pétition* 2/ Don en ligne pour soutenir les sans-papiers en grève depuis bientôt 4 mois : *http://www.solidarites.soutiens.org... NB : il faut auparavant s ?inscrire : http://www.solidarites.soutiens.org... *2/ Article de Carine Fouteau et Sophie Dufau *[Mediapart]*

*

LE FILM - PHOTOS DE PRESSE
- LA PÉTITION


*LE COLLECTIF DES CINÉASTES ** *POUR LES "SANS-PAPIERS" ** /présente// *« On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! »*/

collectif des

Appel à la régularisation de tous les travailleurs sans papiers !

Signez la pétition ici : http://travailleurssanspapiers.org/...

*PHOTOS DE PRESSE *


LE FILM

TELECHARGEZ LE FILM AU FORMAT MP4 : ICI

*/Le Collectif des cinéastes pour les "sans-papiers"/* a commencé par signer massivement l’appel *"Nous les prenons sous notre protection"* pour soutenir les travailleurs sans papiers en grève de la rue du Regard  : cet appel qui ne concernait pas que les cinéastes, répondait à l’urgence de ne pas laisser les grévistes sans papiers menacés d’expulsion dans leur isolement.

Dans le même temps, face à l’indifférence des médias et des politiques, rendant invisible cette *grève qui dure déjà depuis plus de quatre mois et touche plus de 6000 travailleurs sans papiers*, nous avons décidé, comme certains d’entre nous l’avions déjà fait avec /"Nous, sans-papiers de France"/ en 1997 et */"Laissez-les grandir ici !"/* *en 2007,* de réaliser un nouveau film, dont le titre reprendra le slogan des travailleurs sans papiers en grève : /*"On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !". */

Ce film, et le manifeste qui l’accompagne appelant à la *régularisation de tous les travailleurs sans papiers*, ont déjà été signés par plus de *350 cinéastes*.

* *Première du film et lancement de la campagne : **

*/« On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! »/*

*à la Cinémathèque française, le lundi 22 février 2010 à 18h.*

http://www.collectifdescineastespou...

*Manifeste du collectif des cinéastes ** *pour les "sans-papiers" :**

*/« On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! »/*

Un travailleur sans papiers et un travailleur avec carte de séjour, c ?est quoi la différence ? Pas visible à l ??il nu, pas visible même avec une caméra. Et pourtant, ils sont là. Ils travaillent, ils construisent nos immeubles, réparent nos rues, posent les rails de nos tramways. Ils nettoient nos bureaux, font le ménage dans nos appartements, s ?occupent de nos malades et des plus vieux d ?entre nous. Ils lavent la vaisselle et les cuisines de nos restaurants, s ?occupent de la sécurité de nos grands magasins, sont la main d ??uvre secrète de nos agences d ?intérim ? Avec ou sans papiers, leurs tâches sont les mêmes. Avec ou sans papiers, les obligations des uns et des autres sont aussi les mêmes : ils payent les cotisations sociales, l ?assurance-chômage, la sécurité sociale, les impôts... Comme tout le monde. Alors, quelle est la différence ? La différence, c ?est qu ?un « sans-papiers » au chômage ne touchera pas d ?allocation. La différence, c ?est qu ?un « sans-papiers » cotisera pour la retraite mais n ?en touchera jamais un centime... Les mêmes devoirs, mais pas les mêmes droits. Et cela parce qu ?il lui manque un papier, un seul : la carte de séjour. On peut fabriquer une voiture en Roumanie pour la vendre en France, on ne peut pas délocaliser les métiers du bâtiment ou les services à la personne. Alors on délocalise sur place, on emploie des « sans-papiers  ». Un « sans-papiers », c ?est d ?abord un travailleur sans droits ! Un travailleur qui vit dans la peur d ?être expulsé, et qui s ?il est licencié, n ?a aucun recours mais une seule perspective : la reconduite à la frontière. Cette injustice est insupportable pour qui attache de la valeur à la devise de la République inscrite sur les frontons de nos écoles. C ?est pour cela que nous avons décidé de nous mobiliser aux côtés de ces travailleurs, comme nous l ?avions fait pour les enfants de «  sans-papiers » avec le film « Laissez-les grandir ici ! ». C ?est avec nos regards de cinéastes que nous voulons à nouveau marquer notre solidarité. « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! » proclament les travailleurs sans papiers en grève. L ?égalité des droits est l ?exigence de tous. Régularisation de tous les travailleurs sans papiers, c ?est ce que nous exigeons avec eux.

http://www.collectifdescineastespou...

on bosse ici on travaille ici on reste ici Source TERRA : http://www.collectifdescineastespou...

Faire un don en ligne pour les travailleurs sans papiers en grève

Voir à ce sujet le Communiqué Resf "Solidarité, financière aussi, avec les travailleurs sans papiers en grèva"

*Faire un don en ligne (CB)* : http://www.solidarites.soutiens.org...

NB : _il faut auparavant s ?inscrire_ : http://www.solidarites.soutiens.org...

Le quatrième mois de grève déjà entamé veut dire aussi quatre mois sans salaires. *RESF a choisi de soutenir financièrement les grévistes.* Chacun(e) peut aussi participer à la collecte de fonds. Pour aider les grévistes mais aussi pour condamner l ?acharnement du gouvernement.

*Faire un don en ligne (CB)* : http://www.solidarites.soutiens.org...

NB : _il faut auparavant s’inscrire_ : http://www.solidarites.soutiens.org...

mercredi 3 février 2010.

Source TERRA : http://www.educationsansfrontieres....

Un film-manifeste pour la régularisation des travailleurs sans papiers

Partager

22 Février 2010 Par Carine Fouteau Sophie Dufau

http://www.mediapart.fr/files/image... Appelant à la régularisation des travailleurs en situation irrégulière, le film /On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici !/ , présenté lundi 22 février à la Cinémathèque à Paris avant d’être diffusé partout en France dans les salles de cinéma, est un manifeste politique court (3min30) mais puissant.

Près de deux ans après le début d’une grève inédite, au cours de laquelle des milliers de salariés sans papiers sont sortis de l’invisibilité, 350 cinéastes ont décidé d’apporter leur soutien à ces hommes et ces femmes qui contribuent à la richesse économique de la France sans en recevoir les contreparties, voire en risquant à chaque instant d’être interpellés et expulsés dans leur pays d’origine. Parmi eux, Chantal Akerman, Robin Campillo, Laurent Cantet, Costa Gavras, Claire Denis, Sylvain George, Nicolas Klotz, Jean-Henri Roger, Abderrahmane Sissako...

© Collectif des cinéastes pour les « sans-papiers », 2010.

Début février, la menace d’évacuation des grévistes occupant les locaux du Fonds d’assurance formation des salariés de l’artisanat du BTP (FAF-SAB), situés rue du Regard dans le VI^e arrondissement de Paris, a constitué le déclencheur de ce projet collectif libre de droit. Réalisé dans l’urgence (trois semaines de tournage sur une vingtaine de piquets de grève, cinq jours de montage, un jour de mixage), le film est arrivé à la cinémathèque quelques heures avant la projection organisée lundi dans la soirée. Laurent Cantet, en attendant la copie : /« Dans le film, il y en a un qui dit : ?On est passés de sans-papiers à travailleurs sans papiers ?, ça devient un conflit du travail. »/ /« Le film/, insiste-t-il, /cite les boîtes comme Bouygues qui les font travailler, c’est important. Dans le métro par exemple, ces types font un boulot de forçat. »/ Son téléphone l’interrompt : il rit, car il vient de recevoir un appel de TF1 qui /« demande un DVD pour le diffuser mardi ! »/.

/« Un travailleur sans papiers et un travailleur avec carte de séjour/, écrivent les cinéastes dans un texte commun , /c’est quoi la différence ? Pas visible à l’ ?il nu, pas visible même avec une caméra. Et pourtant, ils sont là. Ils travaillent, ils construisent nos immeubles, réparent nos rues, posent les rails de nos tramways (...). Ils payent les cotisations sociales, l’assurance-chômage, la sécurité sociale, les impôts... Comme tout le monde. Alors, quelle est la différence ? La différence, c’est qu’un ?sans-papiers ? au chômage ne touchera pas d’allocation. La différence, c’est qu’un ?sans-papiers ? cotisera pour la retraite mais n’en touchera jamais un centime... Les mêmes devoirs, mais pas les mêmes droits. » /

· Contacts avec les organisations patronales

À deux reprises, déjà, la profession s’est mobilisée en faveur des sans-papiers. En 2007, dans /Laissez-les grandir ici !/, des cinéastes avaient sensibilisé l’opinion publique au cas des enfants dont les parents sont en situation irrégulière, dans le sillage des actions menées par RESF (Réseau éducation sans frontière). Dix ans plus tôt, /Nous, sans-papiers de France/ donnait la parole à Madjiguène Cissé , l’une des /« sans-papières »/, selon son expression, de Saint-Bernard.

Laissez-les grandir ici !, 2007. http://www.youtube.com/watch?v=XKTB...

Nous, sans-papiers de France, 1997. http://www.dailymotion.com/video/x5...

La mobilisation des travailleurs sans papiers a connu différentes étapes. Lancée par la CGT et Droits devants en avril 2008, elle a d’abord concerné les employés des entreprises du bâtiment, du nettoyage, de la sécurité et de la restauration, susceptibles d’arrêter le travail en usant de leur droit de grève. Les intérimaires et les travailleurs isolés, notamment les femmes des secteurs de l’aide à la personne, se sont ensuite manifestés en se regroupant par branches professionnelles et en occupant, par exemple, les sièges patronaux correspondant à leur activité.

Selon la CGT, qui a aidé à constituer des centaines de dossiers de régularisation, 2.500 titres de séjour ont ainsi pu être obtenus. À partir d’octobre 2009 , d’autres organisations syndicales (CFDT, FSU, Solidaires et Unsa) et associations (Cimade, Ligue des droits de l’Homme, RESF, Femmes égalité, Autremonde) ont apporté leur soutien, pour protester contre les inégalités de traitement d’une préfecture à l’autre. La circulaire Besson du 24 novembre 2009 , supposée clarifier les critères de régularisation, n’a pas changé la donne.

Au contraire, selon la CGT , qui évalue à 6.000 le nombre actuel de grévistes (dont 1.300 intérimaires), /« elle a empiré la situation en posant des exigences inacceptables »/. /« Par exemple/, souligne Francine Blanche, chargée du dossier à la confédération, /les intérimaires doivent présenter, entre autres choses, un contrat de travail de trois mois, alors qu’on sait que la durée moyenne d’un contrat d’intérim est de neuf jours. Quant aux autres, ils doivent avoir travaillé douze mois d’affilée dans la même entreprise, alors qu’on sait que 5 millions de travailleurs changent d’emploi au moins une fois par an. »/ La circulaire, par ailleurs, laisse totalement de côté les salariés travaillant « au noir », c’est-à-dire sans contrat de travail ni fiche de paie.

Pour sortir de l’impasse, les organisations syndicales impliquées tentent, depuis plusieurs mois, de convaincre les représentants des employeurs de se mobiliser à leur tour. S’agissant d’un enjeu social, elles considèrent le ministre du travail comme leur interlocuteur privilégié. /« Nous avons quelques contacts avec le ministère de Xavier Darcos, aucun avec celui d’Éric Besson »/, confirme Francine Blanche. Pourtant, il semble que le premier ministre ait tranché, en confiant le dossier au ministre de l’immigration.

Lire Aussi

o Travailleurs sans papiers : Besson est sommé de revoir sa politique de régularisation

o Des régularisations à pile ou face pour les travailleurs sans papiers

o Extension de la grève des sans-papiers

Source TERRA : http://www.mediapart.fr/journal/fra...

—  resf42 yahoo.fr - 06.16 36 73 41- 04.77.41.33.21 - 06.75.81.77.07 RESF 42 Bourse du Travail 4 crs V.Hugo 42000 SAINT-ETIENNE

Permanences tous les vendredis de 18h à 20h à la Bourse du Travail.

Réunion générale du réseau un jeudi sur trois voir sur le site ou nous appeler pour les dates précises

Vous pouvez retrouver nos infos sur la page Loire du Site Réseau Education Sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org/

Répondre à cet article


dans cette rubrique