Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-Social, Éducation,
Communication, Culture et Spectacles)

mobilisation "contre les réformes Chatel" en Seine-Saint-Denis
[Posté le 9/02/2010]

Amorce de mobilisation "contre les réformes Chatel" en Seine-Saint-Denis LE MONDE | 06.02.10 | 14h10 • Mis à jour le 06.02.10 | 14h14

e lycée Jean-Jaurès à Montreuil (Seine-Saint-Denis) fait partie des "établissements en lutte contre les réformes Chatel". C’est ainsi que le site du SNES-FSU, le plus puissant syndicat d’enseignants du secondaire, présente ce lycée en grève quatre jours fin janvier. Et le secrétaire du SNES pour l’académie de Créteil, Pierre Claustre, qui y enseigne l’histoire-géographie, se félicite qu’"il y ait encore des gens prêts à prendre ce risque !"

Le mouvement pourrait reprendre à partir du lundi 8 février et la journée de mardi être un pic dans cette amorce de mobilisation essentiellement circonscrite à la Seine-Saint-Denis et - outre le SNES - aux syndicats FO, CGT, et à la CNT (anarcho-syndicaliste). Depuis la fin janvier, d’autres établissements sont "en lutte".

Le lycée professionnel Jean-Pierre-Timbaud à Aubervilliers n’a pas accueilli d’élèves depuis le 29 janvier. Les enseignants y invoquent leur "droit de retrait" en raison d’une "suite d’événements graves". Le lundi 1er février, ce sont des professeurs du collège-lycée Henri-Wallon, à Aubervilliers, qui se sont mis en grève, rejoints mercredi par des collègues du lycée Le Corbusier, puis jeudi par ceux de deux collèges.

SUPPRESSIONS DE POSTES

Au total une centaine d’enseignants accompagnés de quelques lycéens, se sont réunis jeudi après-midi devant la mairie d’Aubervilliers, puis à la Bourse du travail, où ils ont voté la poursuite de leur mouvement. Selon l’inspection d’académie, ces actions ne toucheraient que cinq ou six établissements sur les 184 que compte la Seine-Saint-Denis, ce que contestent les grévistes.

Cette petite vague de protestations que connaît un des départements les plus défavorisés de l’Hexagone résulte de la cristallisation de mécontentements et problèmes locaux se greffant sur une opposition plus large, visant les suppressions de postes - 16 000 sont prévues à la rentrée 2010 - et la réforme en cours des lycées, contre laquelle le SNES entend livrer bataille. Quitte d’ailleurs à s’allier pour cela à certains lycéens, comme l’indique la publication dans Le Monde du 2 février d’une tribune cosignée par le syndicat et la Fédération indépendante et démocratique des lycéens.

L. Cé Article paru dans l’édition du 07.02.10

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