Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-Social, Éducation,
Communication, Culture et Spectacles)

Mort de Rémi - Barrage de Sivens : Lundi 10 novembre 2014 : Rassemblement/prise de parole/lecture de texte (18h)
[Posté le 4/11/2014]

Dimanche 26 octobre, un homme de 21 ans est mort, tué par une grenade de la police lors de la lutte contre le barrage de Sivens dans le Tarn

Ce barrage, présenté bien sûr comme d’intérêt général, est en fait destiné à une poignée de grands producteurs de maïs, culture grande consommatrice d’eau. Les millions d’euros d’argent public sont en quelque sorte détournés au profit d’un projet privé . Qu’importe une étude d’impact bâclée et un rapport d’experts plus que sceptique ; qu’importe la destruction d’une zone humide reconnue pour sa biodiversité sur plus d’une dizaine d’hectares ; et qu’importe encore le refus du projet par des milliers de personnes depuis maintenant trois ans : les décideurs veulent que le projet se réalise et ce le plus vite possible.

Pour atteindre ce but, le pouvoir "socialiste" a préféré, encore une fois, la répression plutôt que la discussion. Depuis plusieurs mois, la brutalité policière contre les opposants n’a cessé de s’intensifier ; de nombreux témoignages l’attestent. Cette violence a atteint son paroxysme le 26 octobre dernier, jour où Rémi Fraisse a été tué sur le coup par l’explosion d’une grenade offensive lancée par les gendarmes mobiles . C’est un crime d’Etat.

Cela fait des années que des collectifs alertent sur la dangerosité des armes dites « non létales » utilisées par la police. Aujourd’hui personne n’est dupe : elles blessent, elles mutilent et elles tuent. Elles sont les instruments de la répression des contestations sociales, politiques et environnementales. Ce qui est arrivé à Remi Fraisse pourrait arriver à chacun-e d’entre nous. Il ne faut pas simplement suspendre leur utilisation, il faut l’interdire.

Nous ne les laisserons pas tuer avec leurs armes dites « non létales ». Réagissons avec force pour qu’il y ait un avant et un après cette mort. Affirmons plus que jamais notre solidarité avec toutes celles et ceux qui luttent contre le barrage de Sivens et ailleurs contre ces projets guidés par des logiques de contrôle et de profit, mais aussi avec toutes celles et ceux qui tombent partout ailleurs, silencieusement, sous les coups de la répression.

C’est pourquoi, à Saint-Etienne, nous appelons à un rassemblement lundi 10 novembre à 18h devant l’Hôtel de Ville.

Au cours de celui-ci, il y aura notamment des prises de parole et des lectures de texte. Chacun-e pourra y prendre part.

Faites circuler l’info !

Le collectif stéphanois de soutien à la lutte contre les grands projets inutiles et imposés .

Plus d’infos :

Contact local :


La CNT42 s’associe à cet appel et vous y attend. L’UD-CNT42

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