Hommage au GPS et au CREA !

Mercredi 26 octobre 2011 // Actu régionale

Depuis le 24 avril 2011, le Groupement Pour la défense du travail Social (GPS, composé de travailleurs sociaux et de sympathisants) et le Collectif pour la Réquisition l’Entraide l’Autogestion (CREA, composé de militants autonomes) ont réquisitionné des anciens bâtiments mitoyens de l’AFPA sur Toulouse, inoccupés depuis 2 ans.
Le GPS a mené cette action afin de permettre l’ouverture d’un accueil 7 j/7, 24h/24 et 365j/an pour les personnes dites « Grands Précaires ». Quant au CREA, leur but était d’ouvrir un hébergement pour les familles qui vivaient à la rue et un centre social autogéré.
Actuellement sur Toulouse, les personnes les plus vulnérables, cassées par la société n’ont aucun hébergement où elles peuvent se reposer la journée et se projeter dans l’avenir. Tous les jours elles doivent partir tôt le matin, revenir le soir, renouveler leur demande d’hébergement, aller à un bout de la ville pour manger et un autre pour se soigner… !
Les centres d’hébergement d’urgence ne sont pas adaptés à leurs problématiques et il est clair qu’elles sont les 1ères personnes exclues de ces services !
Pour les familles, la situation n’est pas mieux. On aurait pu croire que l’Etat totalitaire, qu’est la France, aurait pu avoir pitié de voir des enfants et même des nouveaux nés dans la rue mais NON il est trop préoccupé par la maîtrise du pouvoir et l’enrichissement de portefeuille. Faut-il qu’ils meurent, pour réagir ?
Il y a aujourd’hui six familles accueillies. Elles peuvent à présent, grâce à ces militants, se reposer, ne plus avoir peur des dangers de la rue, penser à leur santé et leurs enfants et se concentrer sur leurs démarches.
La préfecture a trouvé comme seule réponse de porter l’affaire au tribunal administratif pour ordonner l’expulsion de tout ce petit monde. Heureusement, la voix de l’oppression n’a pas pris le dessus et s’est vu débouté de sa demande !
A l’heure actuelle, le GPS est en bonne voie pour des négociations avec la préfecture et la mairie afin de trouver une solution pérenne.
Le CREA voudrait continuer à ouvrir le lieu sans craindre une expulsion. Il ne recherche pas à être légitimé par l’Etat qu’il ne reconnaît pas mais juste à trouver un accord pour que ses habitants ne soient pas délogés.

La réquisition n’est pas une solution mais une obligation !

Que la lutte continue !!

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