Thyde Rosell et Jean-Marc Raynaud, nos camarades, doivent être libérés immédiatement.

Jeudi 2 décembre 2004 // Communiqués confédéraux

Thyde Rosell et Jean-Marc Raynaud, nos camarades, toujours en garde à vue, doivent être libérés immédiatement.

Paris, le 1er décembre 2004

Thyde Rosell et Jean-Marc Raynaud, nos camarades, doivent être libérés immédiatement.

Tyde Rosell et Jean-Marc Raynaud, militants et enseignants de l’Education Nationale comme de l’école libertaire "Bonaventure", ont été placés en garde à vue hier , mardi 30 novembre 2004.

La police les accuse d’avoir accueilli et hébergé entre 1998 et 2001, au sein de l’école Bonaventure puis à leur domicile, un enfant, 8 ans à ce jour, enfant dont les parents ont été arrêtés le 3 octobre dernier. Comme tous les enfants du monde, cet enfant ne peut pas, fort heureusement, répondre des activités de ses parents, militants très actifs au sein de l’organisation séparatiste basque ETA. Pourtant, c’est au regard de cette irresponsabilité juridique de l’enfant, jamais tenu pour responsable de ses parents, que le couple Rosell et Raynaud vient d’être interpellé et gardé à vue.

A l’heure où nous écrivons, nous savons que Tyde Rosell ne sera pas libérée avant vendredi prochain. Quant à Jean-Marc Raynaud, victime d’un malaise cardiaque, il est sorti de l’hôpital, le médecin ayant jugé que son état de santé était de nouveau compatible avec la garde à vue. Cependant, la police refuse de communiquer des informations à son sujet.

La CNT tient à apporter tout son soutien à Tyde Rosell et Jean-Marc Raynaud, victimes des lois liberticides de Sécurité Intérieure (LSI), précédées de celles pour la Sécurité Quotidienne (LSQ). Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, ces lois ont réduit de manière inquiétante les libertés individuelles. Elles attaquent tout aussi gravement les droits fondamentaux des enfants, inscrits jusque-là dans la loi française, mais pour combien de temps encore ? En effet, Jean-Marc Raynaud et Tyde Rosell n’ont fait que leur devoir d’enseignants ; scolariser un enfant, indépendamment de la situation administrative et des activités de ses parents.

Enfin, la CNT s’inquiète des dérives sécuritaires qui poussent les personnels de l’Education Nationale à collaborer avec la police, pour dévoiler l’identité des enfants qu’elle scolarise. Ces pratiques, qu’on pensait à jamais révolues, ne sont pas sans nous rappeler les périodes les plus sombres de l’ Etat français, officiellement désavoué par les plus hautes autorités de la République.

La CNT appelle les enseignants à résister à ce genre de pratiques, qui portent gravement atteinte au droit des enfants. Thyde Rosell et Jean-Marc Raynaud, nos camarades, doivent être libérés immédiatement.

Confédération Nationale de Travail Bureau Confédéral Secrétariat médias medias@cnt-f.org

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