Pour nos retraites, pour les services publics, pour l’emploi

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE LE 23...

14h00 - Place Arnaud Bernard A TOULOUSE

Dimanche 21 mars 2010 // Syndicat SSE

On ne peut pas dire que Sarkozy et ses ministres ne soient pas méthodiques dans leur entreprise de déconstruction de tout le système de solidarité qu’avait obtenu le Conseil National de la Résistance au sortir de la seconde guerre mondiale. Ainsi Denis Kessler (ancien vice-président du MEDEF) déclarait dès 2007 qu’il fallait « défaire méthodiquement le programme du CNR » en précisant : « le gouvernement s’y emploie ». Et c’est ce que le gouvernement a déjà fait en privatisant EDF, en déremboursant des prestations de santé, ou dans l’éducation en préparant une école à deux vitesses au profit du privé.

Et c’est donc maintenant aux retraites qu’il s’attaque avec un nouveau prolongement des durées de cotisations et un âge de départ toujours repoussé. Alors que de nombreuses études montrent une augmentation de la pénibilité du travail et surtout du stress des travailleurs, alors que les chômeurs et autres exclus sont de plus en plus nombreux (surtout après 50 ans !), l’UMP décide de prolonger l’âge de départ à la retraite.

Si le gouvernement essaie de justifier ces mesures par le déficit des caisses de retraite par répartition, il est intéressant de voir que ce déficit est en fait créé par l’énormité des exonérations patronales (30,7 milliards – oui milliards – d’euros pour la simple année 2008 !). Ce chiffre est donc à mettre en parallèle avec le déficit du système de retraite par répartition (5 milliards pour 2008) et celui de la sécurité sociale (21 milliards en 2009). On voit ainsi que ces fameux « trous » sont délibérément créés par la politique gouvernementale.

C’est contre cette politique qui vise à détruire les retraites et le service public en général que la CNT appelle les travailleurs du public et du privé à faire grève le 23 mars prochain et à se joindre aux défilés.

Si le gouvernement a un vrai plan de bataille pour briser le service public et les systèmes de solidarité,force est de constater que ce n’est pas notre cas. Les journées d’action espacées ne nous permettent pas de construire le rapport de force nécessaire à renverser la vapeur. Il est important que nous puissions tous nous retrouver afin de faire converger nos forces et de construire un vrai mouvement social

Seul un mouvement de grève reconductible
et déterminé nous fera gagner

... ET LE 24 ON CONTINUE !

Répondre à cet article