Manifestations du jeudi 29 janvier : deux millions cinq cent mille grévistes dans les rues !

Communiqué de la Fédération de l’Education

Dimanche 1er février 2009, par raf // Actualité SSE

Pas besoin de jouer sur les chiffres, la mobilisation interprofessionnelle de ce jeudi 29 janvier a atteint une ampleur remarquable, par la grève, et dans la rue. Lille : « Quand le cortège arrive place de la République, plus de deux heures après son départ, la queue du peloton démarre à peine... » Même scénario dans de nombreuses villes, seuls les noms des places changent ! Au Havre, 25 000 manifestants, Montpellier (35 000), Lyon (50 000), Toulouse (100 000), Paris (300 000)...

Dans l’éducation, près de 70% des enseignants du primaire étaient en grève, 50% dans le secondaire... En Seine St Denis, les taux de grévistes dans le primaire ont atteint des records : 80% à Montreuil, plus de 90% aux Lilas, à Bagnolet, à La Courneuve... Les cortèges CNT étaient au rendez-vous. Lyon a donné le ton : « Nous ne paierons pas leur crise, grève générale ». A Paris, le cortège CNT s’est glissé dans celui de la CGT, au beau milieu des parents d’élèves de la FCPE, des travailleurs sociaux et des instits parisiens...

Des Assemblées générales se sont réunies avant et après les manifestations. La CNT-FTE se félicite de ces dynamiques, à la base, et appelle à soutenir les initiatives de reconduction de la grève pour la généraliser. Elle relaiera et soutiendra les initiatives d’AG qui iront dans ce sens. Dans les Universités, les enseignants-chercheurs seront en grève dès lundi 2 février. A Paris, à l’occasion de la réunion d’un Comité technique paritaire, mardi 3 février, des enseignants seront aussi en grève. Un rassemblement est fixé l’après-midi devant le rectorat... La suite est à construire. L’ « assemblée générale nationale des collectifs de parents et enseignants en lutte », qui s’est réunie le 24 Janvier, à Villeurbanne (69), s’est fixée un nouveau rendez-vous, le 7 février, à Paris.

Ce n’est pas à Matignon ou à l’Elysée qu’il faut aller négocier début février. Nous gagnerons en construisant un véritable rapport de force qui impose les revendications des travailleurs-ses et en élargissant les luttes à tous les secteurs, pour refuser les attaques gouvernementales et réactionnaires, pour défendre les acquis historiques des travailleurs et pour en conquérir de nouveaux fondés sur l’égalité, la socialisation, l’autogestion par la base, le partage (des richesses et du temps de travail), les services publics...

Dans l’éducation, nous sommes en grève pour :

- le retrait des réformes Darcos (suppressions de postes, suppression des RASED, mise en place des EPEP, suppression du BEP, fichages, contre-réforme du Lycée, LRU, masterisation des concours...)

- la fin des licenciements et du recours à l’emploi précaire, par la titularisation sans condition de concours ni de nationalité, des contractuels, vacataires, AED, AP, CAE, CAV, EVS, AVS...

- un véritable service public d’éducation, sans un centime pour le privé

- l’augmentation du budget de l’école publique, des salaires et l’amélioration des conditions de travail

- la liberté syndicale et le maintien des droits syndicaux des travailleurs-ses, à la base.

P.-S.

Contre la loi du profit et des patrons, le temps approche d’une révolution sociale, éducative et pédagogique. Grève générale interprofessionnelle.

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