Luttons avec les sans-papierEs contre les expulsions !

Samedi 15 mars 2008, par ludo // Actualité

Samedi 5 avril
Appel à manifestation
à 10 h 30 Place du Capitole

Le 15 décembre 2007, au centre de rétention du Mesnil-Amelot, les détenuEs sans-papierEs ont amorcé un mouvement de révolte pour dénoncer les politiques d’expulsion et leurs conditions d’arrestation et de rétention. Refusant le traitement inhumain qu’on leur fait subir  : refus de séjour, traque, rafle, privation de liberté, détention, expulsion, de nombreux sans-papierEs ont entamé une grève de la faim afin de faire entendre leurs revendications :

« Fermeture immédiate des centres de rétention » « Des papiers pour tous » « Libre circulation, libre installation » « Arrêt immédiat de toutes les expulsions »

Cette révolte a été relayée par les sans-papierEs au centre de rétention de Vincennes. Le fait que des sans-papierEs entrent en résistance à l’intérieur même de leur lieu de détention est d’autant plus fort que la répression y est féroce. Pour preuve, les CRS ont chargé les sans-papiers en lutte de Vincennes comme du Mesnil-Amelot, faisant de nombreux-ses blesséEs graves qui ont été laisséEs sans soins.

Les sans-papierEs s’opposent à l’existence même des centres de rétention, qui ne sont que les outils de la politique d’immigration sélective et raciste qui sévit depuis plus de trente ans en France et en Europe. L’État français a mis en place tout un arsenal législatif pour restreindre les possibilités de résidence et de circulation des individuEs (notamment la loi CESEDA*). Il légalise la traque aux sans-papierEs et prétend justifier la mise en place d’une véritable industrie de l’expulsion. Ce dispositif, régi par la politique de quotas et la logique de rentabilité, permet :

* un fichage de plus en plus précis et liberticide des sans-papierEs et de celles et ceux qui les soutiennent (fichier Éloi) ;

* L’État, jouant sur la situation particulièrement précaire des sans-papierEs, exerce une pression constante sur les travailleurs et travailleuses des services sociaux (associations d’aide aux sans-papierEs, Urssaf, CAF, OPAC, établissements scolaires) pour qu’ils et elles lui fournissent des renseignements lui permettant de les localiser et de faciliter leur expulsion. Ceux-ci sont donc contraints de renoncer aux quelques droits dont ils disposent ou de s’exposer au risque d’être dénoncés ;

* La pratique des rafles et des contrôles systématiques au faciès ;

* un appareil juridique expéditif (OQTF**) ;

* une gestion concentrationnaire de la détention des sans-papierEs (par exemple, augmentation du temps de rétention).

Il est nécessaire de se saisir des revendications des sans-papierEs et de construire un mouvement qui agisse sur le long terme pour mettre fin à ces politiques racistes.

Exigeons :

- la liberté de circulation et d’installation

- des papiers pour toutes et tous ou pour personne

- Ni quota, ni cas par cas : la régularisation de toutes et tous les sans-papierEs

- la fermeture des centres de rétention


Samedi 5 avril
Appel à manifestation
à 10 h 30 Place du Capitole)

Contact : antiexpulsion@ouvaton.org

P.-S.

Signataires : Act up Toulouse, AGET-FSE, AL, CGA, CNT interpro 31,
Comité Empalot solidaire des sans-papiers, RUSF Toulouse, Sud étudiant 31, JCR31 des individuEs

*CESEDA : code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
**OQTF : obligation de quitter le territoire français

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