Pour le retour de Modeste !

Non aux expulsions arbitraires !

Vendredi 22 juin 2007 // Actualité SSE

Modeste est entré régulièrement en France depuis 1999 où il poursuit des études en Master de Télécommunications.

De 1999 à 2006, il a toujours eu régulièrement ses titres de séjours et disposait bien pour l’année 2006/2007 d’une convocation de la préfecture pour récupérer son récépissé de demande de titre séjour, ce qu’il n’a pu faire, ayant perdu tous ses documents administratifs (il avait d’ailleurs déposé une plainte à la Police Nationale).

Pour l’année 2007/2008, Modeste, étudiant consciencieux, avait déjà une préinscription pour suivre un Master en Management informatique dans une grande école.

Le 6 juin, il circule à Clichy. Contrôle de police. Les policiers décident que le permis de conduire de Modeste est faux. Deux heures après avoir été conduit au poste, Nicolas est libéré et récupère sa « fausse » carte d’identité mais Modeste a lui, changé de nom : il est devenu Alain N, camerounais sans papiers depuis novembre 2004 !

Un Arrêté préfectoral de reconduite à la frontière est délivré par le Préfet des Hauts de Seine au nom de « Modeste Kameni alias Alain N. », c’est sous cette même identité que le Juge le place en rétention et encore sous ce nom qu’est enregistré son recours contre l’APRF du préfet du 92. Par contre, dans l’arrêt du Tribunal administratif qui valide l’APRF, « alias Alain N. » a disparu et c’est sous sa véritable identité que Modeste Kameni doit être expulsé !

A l’évidence l’administration s’est aperçue de sa bourde, elle s’efforce d’en faire disparaître les traces en revenant mine de rien à la bonne identité et en accélérant le départ du témoin gênant : Modeste a été expulsé le Jeudi 21 Juin 2007 vers Douala au Cameroun.

Parce qu’il nous apparaît clairement que Modeste, étudiant régulier au séjour, est victime de l’injustice et de l’arbitraire qui prévalent maintenant en matière d’immigration ; parce que Modeste a le droit d’étudier en France et la République le devoir de le laisser aller au bout de sa formation, nous invitons toutes les âmes de bonne volonté, friandes de droit et de justice, à manifester et à crier leur indignation !

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