TROIS FAMILLES ARRÊTEES DANS LEUR CHAMBRE D’HÔTEL AVEC LEURS ENFANTS A TOULOUSE

RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES 31

Mercredi 30 mai 2007 // Syndicat SSE

Parmi elles, la famille de Neli, scolarisée à l’école Elémentaire Ferdinand de
Lesseps, pour laquelle une importante mobilisation avait conduit le cabinet du
Préfet de la Haute-Garonne à recevoir une délégation et s’engager à réexaminer
la situation de la famille. M. ZABOURAEF, délégué par Monsieur le Préfet pour
recevoir cette délégation, devait, sur la base de l’entier dossier qui lui a été
remis le 19 avril (le lendemain du rendez-vous) apporter une réponse. Il semble
qu’elle vient d’être prise, sans sommation.

Membres du Réseau Education Sans Frontière 31 et parrainées, ces trois familles
résident à Toulouse depuis plusieurs années. Déboutées du droit d’asile (elles
ont toutes trois quitté leur pays en raison des risques et des persécutions) et
de la circulaire de Sarkozy censée régulariser certaines familles dont les
enfants étaient scolarisés, elles avaient toutes entrepris des démarches pour se
voir reconnaître un droit au séjour et au travail en France afin de pouvoir
élever leurs enfants dans la dignité. Elles devaient d’ailleurs bénéficier d’un
relogement temporaire en appartement et quitter aujourd’hui les hôtels.

Neli et sa famille ont été transférés vers le centre de rétention de Marseille :
comme pour la famille Raba, de triste mémoire, l’administration a décidé
d’éloigner géographiquement cette famille des soutiens, espérant probablement
éviter ainsi une trop forte mobilisation. Il n’y a aucune autre raison objective
à ce transfert puisque le secteur famille du centre de Cornebarrieu est vide.

C’est sans compter avec la détermination des très nombreux citoyens et
citoyennes engagés dans le réseau, de la mobilisation des écoles, du personnel
éducatif et des parents d’élèves, c’est ignorer l’attention particulière et le
soutien actif manifesté par de très nombreux élus pour rappeler que la place des
ces quatre petites filles n’est pas en rétention (Neli, 9 ans, Séphora, 3 ans,
Kenge Clémence, 1 an, Delphine, 3 ans) mais dans leurs écoles toulousaines
auprès de leurs parrains et marraines en sécurité et en toute légalité.

Resf31@abri.org

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4 Messages

  • IMMIGRATION. SANS PAPIERS, DEUX D’ENTRE ELLES ONT ÉTÉ PLACÉES HIER EN RÉTENTION À CORNEBARRIEU ET MARSEILLE.

    Trois familles étrangères raflées au petit matin

    L’indignation était grande, hier à 17 heures, devant l’école Ferdinand de Lesseps. A l’aube, et avant même la fin de l’année scolaire, la préfecture a donné l’ordre d’interpeller la petite Nelli, élève de CE1 à Lesseps, et ses parents azéris. Ils ont été immédiatement emmenés au centre de rétention de Marseille. Deux autres familles, congolaises - un couple avec un enfant de trois ans et un deuxième avec deux gamins de deux et trois ans - ont également été raflées et enfermées au centre de Cornebarrieu.

    « Ce qu’on pouvait craindre après les élections est en train de se produire. Ça se durcit. Nous voyons avec quelle humanité le nouveau gouvernement traite les familles étrangères sans papiers », commentait Jean-François Mignard, président de la Ligue des Droits de l’homme de Haute-Garonne et membre du Réseau éducation sans frontières (RESF). « Nous allons nous organiser pour réagir en conséquence. Dès demain, le RESF va aller à Marseille », ajoute-t-il.

    NO COMMENT À LA PRÉFECTURE

    « Indignés par un tel acte qui rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire », les élus du groupe communiste de Toulouse ont écrit au préfet de Haute-Garonne, André Viau. « Nous sommes d’autant plus choqués que les services sociaux qui dépendent de votre responsabilité avaient promis des relogements en appartement » à ces familles, s’émeuvent-ils. « Au lieu de cela, ils ont eu droit à vos policiers venant les rafler au petit matin. »

    Joint par téléphone dans l’après-midi, le préfet nous a compendieusement fait savoir qu’il ne pouvait « pas communiquer en période électorale ». Pratique.

    À noter par ailleurs que Hassan, ce jeune homme originaire de Palestine - pays vers lequel on ne peut le reconduire - dont nous vous relations les multiples périodes d’incarcération et de rétention à Cornebarrieu dans notre édition d’hier, s’y trouve toujours. « Totalement anéanti », selon Lionel Claus, le coordinateur de la Cimade. Samedi, le juge des libertés et de la détention l’a maintenu en rétention pour quinze jours de plus.

    La dépéche du midi.

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  • Vous avez peut-être reçu le communiqué concernant l’interpellation et le placement
    en rétention hier de trois familles à Toulouse.
    Deux familles ont été placées au centre de rétention de Cornebarrieu. La famille de
    Nelli a été transférée au centre de rétention de Marseille et "inaugure" depuis hier
    soir le nouveau secteur "familles".
    L’Assemblée Générale hier soir, du RESF31 a décidé :
    - de diffuser et faire signer massivement la pétition ci-jointe, laquelle sera
    remise au Préfet mercredi prochain,
    - de la faire diffuser sur le site national du RESF où elle pourra être signée en
    ligne,
    - de tenir informer les membres du réseau et l’ensemble des citoyennes et citoyens
    de Toulouse et Marseille, des prochaines échéances pour ces familles (présentation
    devant le Juge des Libertés et de la Détention, présentation devant le Tribunal
    Administratif) afin d’être présents, aux côté des familles, à ces audiences
    publiques.

    Vous trouverez ci-joint la pétition à imprimer, photocopier, diffuser largement et
    faire signer massivement en prévision du rassemblement de mercredi prochain.
    Nous n’avons pas encore les informations pour les audiences qui vont se dérouler à
    Marseille pour la famille de Nelli et à Toulouse pour les familles de Séphora, Kenge
    et Delphine. D’autres initiatives pourront être organisées d’ici là... Restez à
    l’affût de vos mails car les rendez-vous peuvent tomber à tout moment. N’hésitez pas
    à consulter le site http://www.truc.abri.org.

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  • RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES des Bouches du Rhône

    jeudi 31 mai 2007 13h

    Le cauchemar se termine pour Neli, 8 ans, et ses parents

    La famille AL KHALILI devrait être libérée dans l’après midi du centre de rétention de Marseille après deux nuits passées enfermée.

    Trimballée en voiture depuis Toulouse dans la journée du mardi 29 mai, cette famille sans papiers d’origine russe avait été raflée dans son hôtel à 6h du matin. Depuis, aussi bien à Toulouse qu’à Marseille, une vigilance extrême et une mobilisation spontanée se sont développées. Ce matin, tout comme la veille, une cinquantaine de personne se rassemblait devant le centre de rétention de Marseille à l’occasion de l’audience devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD)

    Finalement la Juge a décidé de rendre la liberté à Neli et ses parents pour diverses irrégularités dans la procédure d’arrestation et de mise en rétention :

    - absence de signature de la préfecture de Haute Garonne saisissant le JLD

    - arrestation déloyale et douteuse le 29 mai à Toulouse car la PAF de Marseille était prévenue dès le 25 mai de l’arrivée de cette famille !

    - non justification du transfert vers Marseille alors que le centre de rétention de Toulouse pouvait (malheureusement) enfermer cette famille (attestation de la Cimade de places libres), ce qui a porté atteinte pendant plus de 7h aux droits de la défense

    En toute logique, puisque la famille est désormais libre, les avocats de la famille Al Khalili vont demander l’annulation de l’audience au TA de Marseille vendredi 1er Juin (appel contre l’OQTF pris en urgence suite à l’arrestation de cette famille qui n’a plus lieu d’être car la procédure vient d’être cassée).

    La famille Al Khalili doit passer devant le TA de Toulouse le 26 juin pour contester l’OQTF pris antérieurement contre elle. Elle doit donc retourner à Toulouse au plus vite et Neli retrouver ses camarades de classe dès demain.

    RESF reste extrêmement vigilant notamment en cas d’appel du parquet de la décision du JLD.

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    • Le JLD (juge des libertés et de la détention) de Marseille a remis en liberté Nelli et ses parents dans une décision intervenue ce matin au regard de la procédure d’interpellation, du transfert de cette famille à Marseille notamment. C’est un grand soulagement mais la situation n’est pas réglée pour autant puisque demain, le Tribunal Administratif de Marseille maintient son audience. Sa décision est déterminante pour l’avenir de cette famille en France car si la mesure d’éloignement est confirmée elle pourrait faire l’objet d’une nouvelle tentative d’expulsion. Une délégation de RESF31 se rend à Marseille demain.

      Par contre, le JLD de Toulouse a décidé cet après-midi du maintien en rétention des deux familles pour 15 jours supplémentaires.

      Une audience du Tribunal Administratif de Toulouse se tiendra demain matin à 9h (68, rue Raymond IV) pour une des deux familles. Comme d’habitude soyons nombreuses et nombreux à leurs côtés.

      Continuons à signer et faire signer les pétitions sur papier ou en ligne

      Voir en ligne : pétition en ligne

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