La précarité, c’est pas du cinéma !

Abrogation immédiate des protocoles 2003 et 2006

Mercredi 25 avril 2007 // SYNDICAT CCS

Depuis plus de 4 ans les intermittents réclament l’abrogation des protocoles 2003 et 2006 qui plongent dans une précarité encore plus forte les travailleurs du spectacle.
Les études l’ont montré : le nouveau protocole n’a rien résolu au problème du déficit de l’UNEDIC et surtout à la lutte contre les « abus » des employeurs prétexte pour lesquels les protocoles 2003 et 2006 ont été mis en place.
Ce n’est pas en excluant du système d’indemnisation des dizaines de milliers de travailleurs qu’on sauve l’UNEDIC. Les Assedic sont là pour nous indemniser quand nous sommes sans emploi. Ce principe ne doit pas changer !
Or le nombre de chômeurs non indemnisés va en augmentant. De plus en plus de travailleurs sont réduits au RMI.
La pression de la précarité grandissante, nous oblige pour un grand nombre à quitter une profession à laquelle nous sommes formés. Cette précarité grandissante se présente comme une véritable aubaine pour les employeurs qui trouve là un moyen de faire pression sur nos conditions de travail et notamment sur nos salaires. Effectivement, le nouveau protocole oblige à partir à la course aux cachets et à en accepter certains aux conditions dégradées.

Pour lutter contre la précarité, nous réclamons dans un premier temps le retour à une ouverture de droit en justifiant de 507 heures de travail en douze mois ouvrant une période d’indemnisation sur douze mois avec date anniversaire.
Le fonctionnement actuel de l’UNEDIC doit être modifié ! L’UNEDIC gère les cotisations faites à partir de notre travail. Or ceux qui dirigent l’UNEDIC la gère contre nous. Cette contradiction nous est insoutenable. Nous réclamons que les principes de la gestion paritaire changent pour que nous soyons réellement représentés. Le MEDEF doit se retirer de la gestion de nos caisses !

La CNT soutient les 200 intermittents et précaires qui occupent l’UNEDIC. La lutte doit s’étendre partout jusqu’à la victoire !

CNT Culture Spectacle, 33 rue des Vignoles 75020 Paris

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2 Messages

  • 36ème heure d’occupation de l’Unedic

    Aux questions posées, l’Unedic répond, pas de liquide pour les chômeurs.

    Au matin du troisième jour d’occupation, nous attendons toujours des
    réponses des responsables de l’Unedic et du ministère de l’emploi aux
    questions posées hier par l’entremise de son directeur général.

    Depuis près de 24 heures, la direction de l’Unedic nous a coupé
    l’approvisionnement en eau. Pour nous faire quitter les lieux sans les
    réponses que nous sommes venus chercher ici, l’Unedic emploie une
    méthode qui illustre parfaitement son fonctionnement usuel : couper les
    vivres, priver des moyens d’existence. Doit-on s’en étonner lorsque
    l’on sait que la notification la plus massivement délivrée par cet
    organisme indique « vous ne remplissez pas les conditions requises pour
    ouvrir des droits à une indemnisation » ?

    Au péril de notre santé, nous voici en grève de la soif involontaire.
    Croit-on entamer ainsi notre détermination ? Dormir dehors, sans
    manger, ni même boire, pouvoir éventuellement poser des questions
    auxquelles il n’est pas répondu, voilà en tout cas un bon entraînement
    aux conditions de vie de la société sarkoziste.

    Tous les jours de cette triste campagne, ils disent vouloir réhabiliter
    le travail. Tous les jours, nous dirons : « chaque jour chômé doit être
    indemnisé ».
    Nous voulons de nouveaux droits collectifs.

    Une conférence de presse a lieu ce matin à 11h devant le siège de
    l’Unedic, 80 rue de reuilly, M° Montgallet

    La France assistée de l’UNEDIC occupée

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    • *
      JEUDI, APRÈS 46 HEURES D’OCCUPATION PAR DES INTERMITTENTS, PRÉCAIRES ET CHÔMEURS, L’UNEDIC EST À NOUVEAU FERMÉE AU PUBLIC

      *

      Nous avons occupé l’UNEDIC
      - pour l’abrogation immédiate des protocoles de 2003 et 2006 régissant les annexes 8 et 10 de la convention unedic
      - pour la remise à plat du système d’assurance-chômage, et des négociations avec l’ensemble des concernés

      18h : Les occupants de l’Unedic ont été délogés avec force et virulence par les CRS. Après un contrôle d’identité, ils ont tous été libérés.

      L’UNEDIC a annoncé son intention de porter plainte contre les occupants du toits au prétexte que nous aurions entravé le versement d’indemnités à ses "clients" ! La désinformation continue !

      Voir en ligne : http://www.cip-idf.org/

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