Communiqué & pétition des paysan(ne)s de la FTTE-CNT

Lundi 26 février 2007 // Refusons le flicage ADN

Confédération Nationale du Travail - Fédération des Travailleurs(ses) de
la Terre et de l’Environnement

- CNT-FTTE B.P. 04 34390 OLARGUES
- 06 66 89 51 46
- ftte@cnt-f.org

Communiqué de presse

Les 26 et 27 février prochains, l’Etat français jugera à Orléans, 32 “
faucheurs volontaires ”, pour une action anti OGM (fauchage de maïs
transgénique) accomplie le 14 août à Villereau (45).

Parmi ces camarades, seize (dont deux de la CNT) seront en plus jugé(e)s
pour avoir refusé, lors de leur garde à vue, de donner leur ADN.

Comme précédemment à Alès, à Douais, à Macon, à Ajaccio… des hommes et des
femmes, syndicalistes, militantes et militant associatifs, ou simples
citoyens et citoyennes disent non au fichage ADN instaurait par la loi de
Sécurité Intérieure de Nicolas Sarkosy (2003).

Notre fédération les soutient totalement dans ce refus et, comme eux, nous
considérons que ce fichage est inacceptable.

Il est une atteinte grave à la liberté individuelle et conduit au nom
d’une soit-disante sécurité, au fichage généralisé de la population.

Prévues pour être conservées 40 ans ces empreintes ADN sont pour tout
gouvernement, y compris “démocratique ”, une arme de dissuasion de toute
contestation sociale et un outil d’une incomparable efficacité pour le
contrôle des populations.

De plus ce fichage vient opportunément compléter l’arsenal liberticide mis
en place au fils des ans par les différents gouvernements :
vidéo-surveillance, cartes d’identités et passeports biométriques, puces
électroniques lisibles à distance…

Toutes ces techniques, rendues particulièrement performantes par les
nouvelles technologies (informatique et nanotechnologies notamment), nous
conduisent inexorablement, malgré le masque démocratique, vers un nouveau
système totalitaire.

En conséquence, la Fédération des Travailleurs(ses) de la Terre et de
l’Environnement de la CNT appelle toutes les femmes et tous les hommes
épris de liberté à manifester leur soutien aux seize camarades
insoumi(e)s, en signant et faisant signer la pétition rédigée par leur
comité de soutien, en se rassemblant massivement les 26 et 27 février
devant le tribunal d’Orléans, et en prenant toutes initiatives
susceptibles d’aboutir à l’abrogation de la loi de Sécurité Intérieure.

Le 30 janvier 2007
La FTTE-CNT

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