[Vidéo/Débat/Rencontre] avec Hazem. Témoignage de guerre au Liban

Mercredi 27 décembre 2006 // Agenda

Début Juillet 2006, une nouvelle guerre éclate au Liban. Dans le monde entier, beaucoup de manifestations s’organisent condamnant les bombardements massifs et l’intervention terrestre israéliennes. Un communiqué commun (signé par la CNT) appel d’ailleurs à soutenir “le développement d’un troisième camp, le camp des travailleurs, au Moyen-Orient à la fois contre la domination impérialiste et l’oppression islamiste”. Mais concrétement - sur le terrain - comment... lorsque l’on est militant communiste libertaire au Liban...est-il possible d’agir ? de s’organiser et de résister ? C’est ce qu’ HAZEM, militant du RASH Liban (Voir l’interview de NO PASARAN publiée sur notre site) viendra expliquer en nous livrant son témoignage. Il répondra aussi à nos questions, pour rétablir certaines vérités ou éviter toute visions simplistes de la situation du liban et du Moyen-Orient dans son ensemble. Le débat sera précédé d’un petit documentaire à 17h00.

Ci joint l’interview du RASH liban parue dans NO PASARAN n°51. Elle vous permettra d’avoir un premier aperçue de l’expérience d’Hazem et des idées qu’il défends.

RENCONTRE AVEC LE RASH LIBANAIS

Le RASH Liban a été créé en europe en 2004, Il regroupe une dizaine de personnes. C’est un réseau antifa de lutte contre l’extrême droite chrétienne et islamismiste, le confessionalisme et le sectarisme, ainsi que certaines formes de racisme antisyrien ou anti-immigrés (Palestiniens, Sri Lankais, Philipins, etc.). Le but est de promouvoir la culture skin, l’échange multiculturel, de participer au développement de la solidarité internationale et de tenter de mettre en place une résistance alternative. Dans les manifs, quelques ciblages d’enseignes capitalistes (en pleine expension au Liban en ce qui concerne les magasins type Fnac ou Zara), avec à la clée une forte répression (tabassage, prison...). À ce propos, pour donner une idée, certains membres du « Mouvememt du peuple » ont pris 4 ans de prison pour distribution de tract...

(PETIT) HISTORIQUE DES GROUPES ALTERNATIFS LIBANAIS

Au début des années 1990, des militants d’extrême gauche se regroupent sur l’antimilitarisme, avec une tendance pour certains à la lutte armée. En 1999/2000, Tripoli subit elle aussi la crise des banlieues, les anarchistes comme beaucoup d’autres prennent les armes. II s’en suivra une forte
répression. À la suite de ces évènements certains immigrent en Europe, d’autres en Irak pour lutter contre l’attaque américaine.’ En 2000, un groupe d’autonome écologiste et antihomophobe se crée à Beyrouth.

PENDANT LA GUERRE

Début juillet, la guerre éclate, le RASH Liban prend la direction du sud Liban alors sous les bombardememts israéliens. Objectif : aller là où ne vont pas l’ONU ou les multiples ONG présentent sur place. Le groupe est constitué de sept personnes (dont un médecin ) et est autofinancé à hauteur de 3000 dollars’. Les trajets se réalisent en grande partit à pied, pour rejoindre les villages coupés du monde et répondre aux premiers besoins. Bilan : 7 villages atteints en 34 jours de guerre, 800 kilos d’aide distribuée.

II a fallu également prendre contact avec le Hezbollah et les résistants de gauche présent sur place pour faciliter l’accès aux villages et éviter de ce faire prendre pour cible. L’arrivée dans les villages se fait à pied. Sur place le collectif réalise une distribution alimemtaire, effectue autant d’aide médical que possible et repart le soir même ou le lendemain.

Des villages en ruines, des cadavres décomposés sous les gravas, une odeur... (odeur qui un mois après la fin de la guerre n’avait que peu disparut dans les zones sinistrées)... Le groupe rencontre principalememt des enfants personnes âgées, incapable de faire la route à pied.

Vis-à-vis du gouvernememt libanais, le RASH a une position très claire : le refus de la structure hiérarchique. Ainsi, le gouvernement actuel est considéré comme impérialiste, avec pour but principal le développememt du libéralisme (programme du FMI, alignement sur la politique de l’UE). Il faut rappler que la coalition gouvernementale actuelle est composée pour les 3/4 d’anciens chefs de la guerre civile, et que l’assemblée fonctionne sur le mode éthnique.

Concernant le Hezbollah, le RASH refuse autant l’idéologie islamiste que son organisation poiltique. En même temps, le parti joue le rôle de la gauche, et le RASH le soutient dans son action de résistance.

À Mohamed’...

1. Le PC et d’autres groupes de gauche ont eux aussi pris les armes, contre Israël mais sans être au côté du Hezbollah. Les résistances gauchistes populaire perdront I O personnes.

2. Avec une aide des chemineaux d’Istres et des réseau libertaire du sud de la France. Avec un remercimemt spécial au groupe Davai pour leur 400 euros.

3. La maison dans laquelle le groupe avait trouvé refuge s’écroule sous les bombardememts israeliens, Mohamed blessé décédera 8 jours plus tard à l’hôpital.

les attentes de l’idéologie gauche-MAIS L’institution a écrasé la critique radicale de l’éducation en encourageant des rebelles qui ne font que remanier une soupe déjà croupie.

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