Le mouvement anarchiste en Espagne. Pouvoir et révolution sociale

Lundi 26 juin 2006 // Nouveautés dispo au CHATNOIR

Auteur  : César M Lorenzo
Paru le : 16/06/2006
Editeur : LIBERTAIRES (EDITIONS)
Isbn  : 2-914980-27-2 / Ean 13 : 9782914980272
Prix éditeur  : 35,00 €
559 pages

L’Espagne est le seul et unique pays d’Europe Occidentale qui ait connu une révolution populaire au XXe siècle. Une révolution sociale, économique, culturelle. D’inspiration libertaire. La plus radicale, peut-être, de tous les temps ! César M. Lorenzo nous en explique le pourquoi et le comment. Il montre, en analysant les luttes de classes qui la précédèrent, que ses origines comme ses contradictions dataient des années 1870 au moins. Que cette révolution à nulle autre pareille ait été vaincue en moins de trois ans n’enlève rien à l’importance de l’événement, mais explique la " conspiration du silence " dont elle fut victime. C’est connu, l’histoire " officielle " est toujours celle des vainqueurs. Et les libéraux comme la gauche jacobine ne se sont pas privé de réduire la dénommée " guerre civile " à un simple affrontement entre le fascisme et la démocratie. A un simple prélude à la deuxième guerre mondiale. Les anarchistes, quant à eux, n’en ont retenu que ce qui les arrangeaient et, forts des réalisations autogestionnaires des paysans et des travailleurs de l’industrie, ont largement occulté ce qui les dérangeait : les exactions de bandes armées " d’incontrôlés ", le chaos initial des comités locaux ou de gestion, la contre révolution montante des classes moyennes, le nécessaire partage du pouvoir dans un Etat républicain que les militants ouvriers ne pouvaient ni abolir ni conquérir, les raisons profondes de la mainmise stalinienne, la vaine contre-offensive finale d’une CNT " désanarchisée "... La révolution et la guerre d’Espagne eurent des prolongements encore méconnus. Telle la résistance à la barbarie franquiste -menée par les exilés au niveau international et par la guérilla à l’intérieur du pays- dont César Lorenzo relate également l’histoire. Le mouvement libertaire, miné par les dissensions, incurablement nostalgique d’une époque mythifiée, ne parviendra plus à reprendre vraiment racine après la mort du tyran en 1975, quand la démocratie bourgeoise sera de retour. Alors, une question se pose : les anarchistes espagnols n’ont-ils donc fait que combattre des moulins à vent ? N’ont-ils été que des " fous " et des utopistes ? Ou, malgré leur défaite, reste-t-il quelque chose de leur œuvre et de leur message révolutionnaire qui soit porteur d’espérance ? C’est à la découverte d’horizons inexplorés, hors des sentiers battus, que nous convie cet ouvrage remarquablement documenté où la volonté d’objectivité ne rime jamais avec froideur et désengagement.

Sommaire :

- L’ESSOR DU MOUVEMENT OUVRIER LIBERTAIRE ; LES FONDEMENTS IDEOLOGIQUES
- Espoirs et vicissitudes de l’anarchosyndicalisme primitif (1868-1881)
- Les années d’errance (1881-1910)
- Refondation anarchosyndicaliste ; Trajectoire de la CNT jusqu’en 1923
- Echec au roi et à la dictature (1924-1931)
- L’affrontement violent avec la seconde république
- Le difficile rapprochement des forces de gauche
- PANORANIA DE LA REVOLUTION DE JUILLET 1936 : REMARQUES PRELIMINAIRES (AGRESSION MILITARO-FASCISTE, FURIE POPULAIRE, TERREUR PLANIFIEE)
- L’atomisation du pouvoir en Catalogne
- La CNT au gouvernement de la Généralité
- L’Aragon dans la tourmente
- La CNT et le gouvernement basque ; Les organismes révolutionnaires dans les contrées cantabriques
- La comitécratie dans les régions du Sud
- Au cœur de la forteresse rouge
- LA GUERRE CIVILE DANS LA GUERRE CIVILE ; L’AUTOGESTION ESPAGNOLE ET SES LIMITES
- Comment la CNT entra au gouvernement central de la République
- Pourquoi la CNT fit partie de ce gouvernement
- Novembre noir
- Brève collaboration avec le pouvoir d’Etat
- Les grandes étapes de l’évolution idéologique du mouvement libertaire après les événement de mai
- Vers la CNT et le gouvernement Negrin
- LE TEMPS DE LA DECADENCE ET DU REPLI ; NATURE DE LA BARBARIE FRANQUISTE
- Les premières années de l’exil et de la lutte clandestine ; le grand schisme confédéral
- La crise du gouvernement Giral ; le chaos et la nuit
- Les soubresauts de l’agonie (1975-1981)

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