Répression sanglante de l’Etat mexicain à San Salvador Atenco

Jeudi 11 mai 2006 // Amérique du sud

Confédération Nationale du Travail
/Bureau Confédéral
/Secrétariat International
/international@cnt-f.org
_Paris, le 10 mai 2006 :

Répression sanglante de l’Etat mexicain à San Salvador Atenco

Le mercredi 3 mai et le jeudi 4 mai une violente répression s’est abattue sur la population de la ville de San Salvador Atenco , dans l’Etat de Mexico au Mexique. Le mercredi 3 mai, la police a expulsé violemment 8 vendeurs de fleurs ambulants du marché. Ceux-ci ont reçu le soutien spontané de nombreux habitants. Dans les affrontements qui s’en sont suivi un jeune homme de 14 ans, Javier Cortes Santiago, a été tué. De nombreuses autres personnes ont été blessées. Certaines gravement. Le lendemain, jeudi 4 mai, 3000 policiers des différents corps de police ont envahi San Salvador Atenco, procédant à de nombreuses perquisitions sans mandat, arrêtant plus de deux cents personnes, souvent avec une grande violence, particulièrement pour les femmes qui ont été victimes d’agressions sexuelles par les forces de l’ordre. En plus de ces deux cents personnes, de nombreuses sont portées disparues depuis ces deux journées.

La Confédération Nationale du Travail tient à témoigner sa totale solidarité avec la population de San Salvador Atenco luttant pour des conditions de vie dignes et justes. Nous protestons de la manière la plus forte contre l’escalade répressive à laquelle se livre le gouvernement mexicain. Après les intimidations, arrestations, agressions dont ont été victimes dans de nombreux Etats du pays des participants à "l’Autre Campagne" lancée par les zapatistes, les évènements de San Salvador Atenco montrent que le gouvernement mexicain est prêt à la logique du pire, à utiliser la répression la plus féroce contre ceux qui luttent contre le capitalisme.

Avec la population de San Salvador Atenco, nous exigeons :
- La libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes arrêtées
- Le retrait des forces policières des villes de San Salvador Atenco et Texcoco.
Nous appelons à protester auprès des autorités mexicaines contre cet inacceptable déchaînement de violence et de répression et à exiger l’application des revendications des habitants de San Salvador Atenco.

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