COMMENT ORGANISER UNE ASSEMBLEE GENERALE ?

Lundi 27 février 2006 // Vos droits !

Les fonctions de l’Assemblée Générale :

L’A.G. sert à avoir se rencontrer et à avoir des discutions collectives sur les problèmes qui traversent votre vie. Elle sert à élaborer des stratégies, des expressions et des décisions collectives pour construire et affirmer un mouvement d’appropriation des problèmes et des soucis que l’on pense individuels mais bien souvent collectifs. L’A.G. n’est pas le mouvement, c’est le lieu de décisions collectives du mouvement. Ce dernier est constitué de l’A.G., mais aussi des commissions et de toutes initiatives individuelles et collectives. Rechercher à tout prix un discours unique n’est pas forcément pertinent puisqu’un mouvement est toujours multiple. La force d’un mouvement est dans l’expression de toutes ses différences plutôt que dans une unité factice et superficielle.

Les différents éléments d’une A.G. :

* La tribune :
La tribune sert à éviter que les A.G. soient trop bordéliques. Elle est un outil technique important pour le bon déroulement de l’A.G. Sa fonction est d’organiser les débats en prenant en compte les différentes positions des gens. Elle peut être composée de 3 personnes aux tâches différentes :

o Le coordonnateur :

Il lance le débat en introduisant les différents points à l’ordre du jour et distribue la parole. Il doit être à l’écoute des attentes de l’A.G. (énervement, confusion, enthousiasme, longueur...) et rythmer le déroulement de celle-ci. Sa fonction la plus difficile est d’essayer tout au long de l’A.G. de récapituler les différents points de vue et de formuler des propositions qui prennent en compte les paroles dites en A.G. Quand cela est nécessaire, il doit aussi formuler des propositions de vote claires sur certains problèmes soulevés en A.G. Pour éviter que ce soit ceux qui ont une grande gueule qui parlent tout le temps et imposent leur point de vue, on peut organiser un tour de parole : le coordinateur inscrit sur une feuille les gens qui désirent intervenir. Il distribue ensuite la parole dans l’ordre des inscrits.

o Les 2 preneurs de notes :

Ils prennent en note les différentes propositions, questions, et débats qui parcourent l’A.G. et qui seront ensuite proposés par le coordinateur.

* L’ordre du jour :
Afin que l’Assemblée Générale soit bien organisée, il est utile de proposer un ordre du jour qui soit discuté et qui convienne à tous (demander par exemple s’il y a des oppositions motivées à cet ordre du jour...). Il peut être aussi utile d’inscrire l’ordre du jour sur un tableau et de rayer progressivement les sujets qui ont été réglés.

* L’assemblée en elle-même :
Une assemblée est toujours longue et prendre des décisions collectives suppose une attention et une participation de chacun. C’est une chose que l’on ne pratique pas couramment car on nous appren surtout à penser individuellement et pas collectivement. Les débuts sont souvent chaotiques. Faire des A.G., c’est apprendre à penser et agir collectivement sans que d’autres personnes décident à votre place de ce que vous devez faire. C’est apprendre à faire les choses soi-même et ne pas les déléguer.

De même, intervenir oralement en AG n’est pas une chose facile à faire. On peut alors écrire ses interventions sur un papier qui sera lu par les gens de la tribune. On peut également noter les quelques idées que l’on veut développer sur un papier pour ne rien oublier quand on parle. Il est aussi important de s’adresser avant tout à l’assemblée et non pas à la seule tribune : c’est l’assemblée qui décide et pas la tribune.

* Les commissions :
Tout ne peut pas être discuter en assemblée : il est parfois utile de créer des commissions où les conditions sont plus propices aux discussions qui seront évidemment soumises à l’AG suivantes. Pour que les A.G. ne soient pas trop lourdes dans leur fonctionnement, il semble nécessaire de laisser une autonomie à ces commissions. Elles peuvent donc sortir leur propres textes, mais en leur nom et pas en celui de l’A.G.

* Les votes :
La tentation de voter à tour de bras est souvent forte. La démocratie ne réside pas dans le vote, mais dans la participation de chacun à l’élaboration des problèmes que l’on juge importants. Alors voter, oui, mais pas sur n’importe quoi. La façon dont on pose les problèmes détermine généralement l’issue d’un vote. Soyez donc attentifs aux questions soumises au vote.

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