3 militants de la CNT sauvagement et lâchement agressé par le SO CGT

Lundi 3 mai 2004 // Communiqués confédéraux

Confédération Nationale du Travail
Bureau confédéral
Secrétariat médias
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Paris, le 1er mai 2004
communiqué :

manifestation parisienne du 1er mai :

Trois militants de la CNT sauvagement et lâchement agresséspar le service d’ordre de la CGT

Aujourd’hui 1er mai, trois jeunes militants de la CNT ont été
violemment agressés par un groupe de huit individus lors de la
manifestation parisienne.

Alors que le carré de tête quittait la place de la Bastille en
direction de la Nation par le boulevard Daumesnil, ces trois
jeunes militants stationnaient sur le trottoir de gauche en
attendant que le cortège passe. Alors que le carré de tête venait
juste de les dépasser, huit individus badgés CGT ont surgi du bord
opposé, ont contourné le carré de tête et ont fondu sur les trois
jeunes cénétistes. Ils ont brisé la hampe du drapeau qu’ils
tenaient, les ont frappé de plusieurs coups de poing et jeté à
terre très violemment. Un coup de pied d’une violence inouïe a
alors été porté à la tête de l’un deux, alors qu’il gisait à
terre, le blessant grièvement à l’oeil. Les pompiers l’ont évacué
vers l’hôpital le où les médecins ont qualifié l’agression de très
grave, entraînant plusieurs jours d’hospitalisation et d’arrêt de
travail. Notre camarade aurait, entre autres, une fracture de la
face. Il se trouve, à l’heure où nous écrivons, au bloc opératoire.

Immédiatement après les faits, les militants du G10 ont quitté le
service d’ordre commun du carré de tête en signe de protestation
et de solidarité.

Ces huit cégistes, d’une lâcheté sans nom, et d’une violence
intolérable, ne peuvent se revendiquer d’aucun syndicalisme et
sont indignes du mouvement ouvrier.

La CNT étudie d’ores et déjà toutes les possibilités de recours
afin que ce genre d’actes ne se reproduise plus. Elle prendra
officiellement contact dès la semaine prochaine avec la CGT qui
doit clairement se positionner contre ces agissements, sous peine
de cautionner l’irresponsabilité de certains de ses militants.

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