Agone

critique politique, histoire sociale, philosophie,

Lundi 16 janvier 2006 // Vous pouvez les trouver au CHAT NOIR :

http://atheles.org/agone/

Les éditions Agone ont pris leur essor en 1998 à partir d’une revue du même nom, née à Marseille en 1990. Leur singularité réside dans la construction conjointe d’une ligne éditoriale soucieuse des luttes de notre présent, soumise aux exigences du savoir et appuyée sur un mode d’organisation auto-gestionnaire.

Dès ses premiers titres, Agone s’est démarqué de la logique du marketing, qui prétend financer la création sur la base des prétendues nécessités du compromis : notre pari fut de ne jamais publier un livre pour le seul motif de sa rentabilité, de ne pas choisir un auteur sur le seul critère de sa notoriété et de ne pas traiter un sujet en vertu de sa seule « actualité ».

Au moment où le marché du livre se caractérise par un emballement productiviste qui pousse les éditeurs, pour imposer leurs marques, à publier toujours davantage d’ouvrages de moins en moins maîtrisés et dont la durée de vie est toujours plus courte, nous avons opté pour la lenteur d’une politique de fonds. Ce projet éditorial répond aussi et surtout à un projet politique : proposer des oeuvres qui fournissent au plus grand nombre des outils pour comprendre le monde dans lequel nous vivons.

A l’écart de toute allégeance académique, nous avons la prétention de donner à lire ce que l’université, des sciences à la philosophie, peut contenir de subversion - collections Banc d’essais et Contre-feux. En faisant connaître la littérature prolétarienne, nous voulons revaloriser la culture populaire, à l’opposé de la version populiste inventée pour mieux la mépriser - collection Marginales. Appuyés sur la mémoire écrite des luttes, nous voulons renouveler les armes intellectuelles d’engagements qui sauront tirer les leçons de l’histoire - collection Mémoires sociales.

Cette production à fort rendement politique est aussi une production à faible rendement économique. Jusque dans la répartition des tâches, l’égalité des salaires au sein de l’équipe et le temps consacré à la réalisation des ouvrages, nous avons fait le parti de l’auto-gestion <http://www.agone.org/apreslecapitalisme>

Associés à d’autres éditeurs, nous avons mis en place une structure de diffusion, Athélès, appuyé sur une structure associative en contrat de distribution avec les Belles lettres, qui nous donne les moyens de faire de nos projets d’indépendance bien plus que de simples déclarations.

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