Décès de Joëlle Aubron

Dimanche 5 mars 2006 // Communiqués confédéraux

Confédération Nationale du Travail
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Paris, le 5 mars 2006 : Décès de Joëlle Aubron

"L’Etat nous laissera au fond du trou sauf si nous nous repentons. Un repentir est hors de notre réalité. Pour nous, le repentir n’est pas une question morale mais une question politique. L’Etat refuse de considérer le caractère politique de nos actes." J. Aubron

Joëlle Aubron est décédée le 1er mars, peu de temps après avoir été libérée pour maladie. Nathalie Ménigon, Georges Cipriani, Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher et bien d’autres prisonniers politiques sont encore incarcérés dans des conditions que l’Etat français dénonce hors de ses frontières (isolement carcéral, refus de soins, intimidation...).

Si l’Etat refuse de considérer le caractère politique de la lutte menée par action directe, l’acharnement à maintenir les prisonniers politiques en détention jusqu’aux portes de la mort témoigne bien d’une vengeance d’Etat et de sa volonté à maintenir une peine de mort pour ceux qui se trouvent en travers de son chemin.

Tous les militants d’Action Directe et les prisonniers politiques doivent être libérés, maintenant.
Toutes les prisons sont des couloirs de la mort.

La CNT salue une dernière fois, sans juger les moyens employés, le combat de Joëlle Aubron qui, malgré la torture de la prison, a maintenu jusqu’au bout son engagement contre le capitalisme.

Elle appelle au soutien des prisonniers d’AD encore incarcérés et à signer la pétition pour leur libération.
Par solidarité signez et faites circuler « Appel pour la libération des prisonniers d’Action Directe »
En ligne : http://nlpf.samizdat.net/article.ph...
Pour plus d’informations http://www.action-directe.net

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