Creacion de un seccion sindicala a l’escòla

Une section CNT dans l’école en occitan de Toulouse

Mardi 1er septembre 2020, par cnt31 // Actu régionale

La Calandreta de Garoneta est une école associative d’enseignement privé sous contrat avec l’État et un centre de loisirs administrés par les parents d’élèves qui sont les employeurs des 16 salarié·es. L’enseignement est fait en immersion en occitan dès la maternelle, les enfants apprennent à lire et à écrire en langue d’oc, puis en français à partir du CE1 en comparaison avec l’occitan qu’ils et elles maîtrisent d’abord. Pédagogie institutionnelle issue de Célestin Freinet et de Jean Oury notamment. Malgré un effectif de plus de dix, aucune élection de représentant·es du personnel n’y a jamais été organisée.

C’est quand les élections ? Et la première réunion ?

En août 2019, avec l’embauche de huit animateur·rices (en CDI intermittent sur les temps CLAE et CLSH), le personnel a fait la de-mande d’élections du CSE. Adhérent·es à la CNT31, les deux candidat·es, Gregory (titulaire) et Laëtitia (suppléante) ont monté une section syndicale fin 2019. Malgré la frilosité des membres du bureau de l’association (des parents d’élèves et enseignant·es), ces élections ont été organisées le 14 janvier 2020 (1er tour). Quatre mois et demi après l’élection, aucune réunion n’a eu lieu entre les élu.es et le président du CSE, dont le règlement n’a pas été rédigé : le président du CSE (et président de l’association) a chargé Grégory de le rédiger !

Contrats courts, aidés, convention collective ou pas

Depuis de nombreuses années, les salarié·es sont très mal considéré·es. L’association a usé et abusé de contrats courts (animateurs en CDD) et de contrats aidés, man-quant parfois à ses obligations, notamment de formation du personnel en contrats CUI ou CAE. L’association a dénoncé la convention collective de l’animation en septembre 2018, pour revenir au droit du travail (en y ajoutant un accord de branche permettant une semaine de congés de plus). Décision prise par obligation légale selon le bureau et le comptable et pour simplifier la gestion des salarié·es. L’association a surtout fait des économies sur le dos de ses employé·es. Mais en septembre 2019, le bureau décide du retour à la convention collective de l’animation (comme quoi l’obligation du retour au droit du travail, c’ était faux) ! Ces décisions changeantes ont entraîné de grosses lourdeurs administratives : trois changements de contrat de travail en un an pour chaque salarié·e (en poste avant septembre 2019), et des pertes d’ancienneté, de jours enfants malades… De plus, le travail des salarié·es n’est pas reconnu : des missions sont données oralement à certain·es mais sans le salaire intégrant ces responsabilités (indice inférieur aux tâches effectuées).

Lors du confinement obligeant à l’arrêt de l’activité, les salaires ont été maintenus pour mars puis réduits en avril, déclarés en chômage partiel malgré le fait que la mairie de Toulouse et la CAF aient assuré à l’association que les financements seraient maintenus comme pour 2019. Nous serons particulièrement vigilant·es sur le montant des subventions pour nous assurer que nos salaires ne soient amputés, les finances de l’association n’ayant pas baissé.

Section CNT Calandreta Garoneta

* « Petite alouette » en occitan. La zone du parler occitan (à peu près la moitié sud de la France) compte 64 écoles associatives occitanes (dont 2 à Toulouse), 4 collèges (dont 1 à Toulouse), un lycée calandreta.

P.-S.

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