Votons OUI...à la grève !

Jeudi 7 avril 2005 // Actualité SSE

Elle est passée, mais le combat ne s’arrête pas... La loi Fillon, loi de régression, loi de sélection, loi de restriction est unaninement condamnée par les personnels, les parents et les élèves. La mobilisation n’a certes pas été à la hauteur des enjeux, et s’il convient de saluer et d’accompagner le mouvement des lycéens qui continuent d’occuper leurs établissements, il ne faut pas dédouaner les organisations syndicales de leur part de responsabilité dans cette lutte inaboutie. En convoquant dès le début du mois une manifestation le 2 avril, après le vote du parlement, rompant la dynamique de grève enclenchée et laissant les lycéens sans perspective, elles nous ont rejoué le coup du printemps 2003.

Plus que jamais l’heure est à la mobilisation mais aussi à l’organisation des personnels, des parents et des élèves, à travers des collectifs, des réseaux, des coordinations et des structures syndicales de lutte pour renverser ce système social qui ne sera jamais capable de proposer une éducation émancipatrice pour toutes et tous. Une nouvelle fois, l’issue n’est pas dans les urnes mais dans la lutte !

Certains l’ont déjà bien compris parmi les enseignants, personnels de la vie scolaire, parents d’élèves et surtout lycéens ? Leur mouvement ne faiblit en Haute-Garonne et même dans toute l’académie de Midi-Pyrénées. Plus de quinze lycées dans Toulouse et les environs ont été occupés ou très perturbés dans la dernière semaine : * Bellevue, * Jolimont, * Berthelot, * Ozenne, * lycée polyvalent, * Aragon (Muret), * Toulouse Lautrec, * Arènes, * Déodat de Séverac, * Raymond Naves, * Saint Sernin, * Victor Hugo (Colomiers), * René-Bonnet, * Cugnaux, * Charles de Gaulle. Au delà, * Pibrac, à Montauban, ce sont les enseignants qui occupent leur lycée soutenus par les élèves, les parents et les lycées alentours. En Ariège, * les lycées de Foix, * Pamiers, * Saint Girons et * Mirepoix sont également occupés. Dans le Tarn, * le lycée de Gaillac a fermé avec l’accord silencieux du proviseur, l le Lycée Borde Basse de Castres est perturbé par les enseignants et les élèves. De même à * Cahors, * Rodez, * Saint-Affrique, * Millau, * Samatan (Gers), etc.
Alors que les lycéens continuent leurs lutte, en affinant leur discours et leur actions, il est temps pour les enseignants et personnels de se mobiliser à leur tour et de nourrir leur propre mouvement.

A notre sens, le but de l’éducation au service de la collectivité, est de fournir à tous les individus les connaissances et les aptitudes nécessaires à leur insertion dans la vie sociale et non pas de jouer un rôle de sélection des futures élites en les légitimant par la réussite scolaire. Pour cela, la formation de base doit valoriser au même niveau les activités intellectuelles, artistiques, sportives et techniques, afin que toute personne ait les connaissances de base indispensable afin d’ assurer l’émancipation et la liberté de chacun, dans la perspective du développement de toutes ses potentialités.

De plus, conformément au projet de société de la CNT, nous refusons toutes les différences hiérarchiques et catégorielles entre les enseignants, les ATOSS et tous les personnels travaillant dans le cadre du système éducatif. De même, nous pensons que l’autogestion soit le seul mode de fonctionnement dans les établissements comme dans les entreprises qui permette l’émancipation de tous et qui soit cohérent avec notre projet éducatif.

Rejoignons l’AG des lycéens
Tous les Dimanche à 15h.
à MIX ART MYRIS
(rue de Metz à Toulouse)

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