Face au Bulldozer capitaliste...1 JOUR de grève ne suffit pas !

Mardi 8 mars 2005 // DIVERS

Face au Bulldozer capitaliste...1 JOUR de grève ne suffit pas !
Construisons l’offensive à la base !

En MAI/JUIN/JUILLET 2003, face à la casse des retraites,
les grèves ou plutôt “temps forts”, “journée de mobilisation”,
“étape vers ???” organisées par les “trés responsables”
bureaucraties syndicales se sont multipliées jusqu’à décourager
la plupart des salariéEs du public et du privé.

Quand à la place d’une LUTTE,on vous sert une gentille balade
syndicale sans perspective, on a toutes les raisons de se sentir
trahi et de se résigner jusqu’au prochain RAS LE BOL
qui fait qu’on veut encore y croire...

Du coup, en 2004, pour la casse de la sécurité sociale...
quasi silence radio du côté de la contestation sociale et syndicale.
Après l’espoir avorté de 2003, on comprend pourquoi...

2005...Grève de diversion ou répétition générale ???
En 2005, rien de changé...Le gouvernement de droite
(dans la continuité du PARTI SOCIALISTE) céde aux impératifs du patronat
en visant à la réduction du coût du travail, à la casse
des services publics et de la protection sociale.

- Dans le privé, plans de licenciements, intérims, CDD se sont multipliés.
Le nombre d’annuités nécessaire à la retraite a été augmenté.
- Dans le public, les emplois précaires se sont multipliés au détriment
des emplois statutaires. Les retraites des fonctionnaires ont finalement
été alignées sur celles du privé avec aggravation pour tous.
- Pour tous, une baisse du niveau de l’assurance maladie (forfait
hospitalier,
déremboursement de médicaments).
- Pour « lutter » contre le chômage, l’Etat a multiplié les emplois aidés
(TUC, CES, CEC, Emploi Jeune, Contrat Jeune, etc.), en exonérant
les entreprises de toutes leurs charges.

Alors, maintenant... au moment où - à nouveau - le RAS LE BOL semble
plus fort
que la résignation, allons nous retomber dans la ballade contestataire,
réconfortante pour les bureaucraties syndicales comme pour l’état PATRON
 ???
ou allons nous tirer les enseignements des précédentes “mobilisations”
et nous organiser à la base sans attendre d’hypothétiques appels
confédéraux ???

Plan de coercition sociale

Ces attaques secteur par secteur, sont mises en cohérence dans le projet
de refondation sociale du MEDEF, traduit par le plan de cohésion sociale
du gouvernement voté et budgétisé jusqu’en 2009. Ce plan de cohésion
sociale
s’en prend aux conditions de vies de toute la population.

- Dans l’emploi, les contrats précaires deviennent la norme par la casse
du code du travail et du code des trois fonctions publiques.
L’indemnisation du chômage est soumise à la condition d’accepter
n’importe quels boulots. Le travail (en alternance) dès 14 ans est favorisé
pour subvenir aux besoins du patronat local. L’apprentissage est développé
y compris pour accéder aux emplois de la fonction publique en remettant
en cause les qualifications et les formations professionnelles.

- Dans le logement, la rénovation urbaine se traduit par le transfert
des populations les plus démunies, particulièrement visées par
l’utilisation
systématique des moyens de contrôle et de la vidéosurveillance
dans les zones sensibles.
- Les politiques éducatives et de protection de la jeunesse sont remises
en cause par “un dépistage” précoce des jeunes et des familles en
difficultés
en imposant à tous les services sociaux, éducatifs
(y compris l’éducation nationale)
et de santé (PMI, etc.) le rôle de délateur aux autorités préfectorales
(mairie, préfecture).

Construisons l’offensive à la base !

Dans l’unité d’action (INTERPROFESSIONNELLE & INTERSYNDICALE) sans rien
attendre des bureaucraties syndicales qui ne nous proposent que des actions
d’un jour secteur par secteur. Les stratégies des chefs ne sont pas les
nôtres,
elles nous écoeurent et nous démobilisent !

Mettons en place et développons des assemblées générales dans nos lieux
de vie
et de travail, entreprise par entreprise (privée et publique)
seul moyen nous permettant de décider tous et toutes ensemble à la base,
des offensives à mener. De plus, construisons les nécessaires convergences
de luttes anticapitalistes et autogérées qui nous permettront
d’imposer notre alternative face à la politique du Patronat.

Seule la grève générale nous permettra de discuter ensemble,
en assemblée générale, de nous organiser et de nous défendre.
C’est uniquement de cette façon que nous pourrons ouvrir des perspectives
d’un changement de société. AUTOGESTION des luttes !

Nous n’aurons que ce que nous prendrons.
Construisons ensemble un syndicalisme de combaT !

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