1er mai 2019

1er mai : convergence des mouvements sociaux pour gagner ensemble !

Dimanche 28 avril 2019, par nico // Actualité

Depuis 6 mois, les gilets jaunes battant le pavé tous les samedis font face à une violence démesurée. L’État lâche ses chiens de gardes sans aucune retenue pour faire taire la colère à grand coup de lacrymogène et de LBD40.

Depuis novembre dernier, on dénombre plus de 2500 blessé·e·s chez les gilets jaunes, dont des dizaines d’éborgnés et 5 mains arrachées par les grenade GLI-F4. Mais le bilan ne s’arrête pas là. 11 personnes ont déjà trouvé la mort sur les rond-points, fauchées par des chauffards ou dans des accidents de la route. Parmi tout·e·s ces mort·e·s de ce conflit sociale, il faut citer Zineb Redouane, tuée par la police après avoir reçu une grenade lacrymogène en pleine tête dans son appartement à Marseille. S’ajoute à ça près d’une dizaine de milliers de garde à vue et des sanctions pénales lourdes et expéditives avec, pour certain·e·s, de la prison ferme. Les journalistes et photographes sont pris·e·s pour cible, car la liberté de manifester est mise à mal ainsi que la liberté d’informer.

La plupart des revendications portées par ce mouvement social inédit ne sont pas nouvelles et rejoignent celles que des organisations syndicales et des associations de lutte réclament depuis des années : justice sociale et fiscale, fin des privilèges de la classe dirigeante et de l’impunité policière, augmentation des salaires et des pensions, prise en compte des désastres écologiques et fin du capitalisme. D’autres revendications nouvelles comme le RIC (Référendum d’Initiative Citoyenne), la prise en compte du vote blanc ou le vote obligatoire, la sortie de l’Union Européenne sont souvent reprises à leur compte par les partis politiques, les groupuscules d’extrême droite, voire par le gouvernement pour légitimer leur réponse au mouvement social.

Partout dans le monde (Algérie, Soudan, Brésil, Venezuela, Yémen, Hongrie…) la colère gronde ! Avec des grèves et des manifestations à répétition, toujours réprimées avec une extrême violence par les gouvernements.

Le 1er mai est une journée internationale qui commémore les luttes des travailleur·euse·s, chômeur·euse·s et précaires pour une vie meilleure. Elle puise ses origines dans le mouvement révolutionnaire et anarchiste, ainsi elle résonne avec une véritable quête d’émancipation et de liberté. Et nos revendications n’ont pas changées :

  • Fin de l’exploitation et réappropriation des moyens de production par celles et ceux qui produisent
  • Fin de toutes les oppressions : sexistes, racistes, LGBTQI-phobie, de classe ou de genre
  • Fin de l’État et autogestion de la société par celles et ceux qui la font
  • Pour une révolution sociale permettant de créer une société égalitaire débarrassée des privilèges d’une minorité leur permettant d’exploiter la majorité et la planète !

C’est pourquoi la Confédération Nationale du Travail, l’Union Antifasciste Toulousaine, la Coordination des Groupes Anarchistes et Alternative Libertaire appelons l’ensemble des composantes révolutionnaires du mouvement social à rejoindre la manifestation du 1er mai prochain.

Unissons-nous contre le patriarcat, le fascisme, le capitalisme, l’État et ses institutions, révolution sociale !

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tract commun pour le 1er mai 2019

P.-S.

Sur diaspora* : https://framasphere.org/posts/483b5fd04bf60137d1402a0000053625
Sur Mastodon : https://mastodon.tetaneutral.net/@cnt31/102004441037480803

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