Dénoncer les agressions fascistes

Mardi 10 avril 2018, par Maïlys // Actualité

L’Union locale des syndicats CNT de Toulouse dénonce l’attaque du local de la CNT lyonnaise situé dans le 1er arrondissement dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars. Un groupe de fascistes a arraché la grille et brisé la vitre, tenté de casser le rideau de fer et dérobé du matériel militant.
Continuons à lutter sur le terrain social et syndical pour faire disparaître le fascisme de nos rues et de nos vies !

Ces dernières semaines, l’extrême droite parade. Pour cela, les barres de fer, les bâtons et la violence caractéristiques des défilés en brun occupent le devant de la scène. Le 16 mars, une dizaine de gudards pénètrent dans le jardin du lycée autogéré de Paris et agressent ceux qui s’y trouvent. Dans la nuit du 22 au 23 mars des nervis cagoulés frappent violemment les étudiants qui commençaient une occupation de la
faculté de droit de Montpellier. Cette agression s’est déroulée avec la complicité et les applaudissements du doyen qui a démissionné depuis. Un enseignant proche de la manif pour tous et de la ligue du midi a lui-même porté des coups. Le 24 mars, le réseau xénophobe bastion social inaugure un local à Marseille. Le lundi 26 mars des étudiants se font agresser à la sortie d’une assemblée générale de la faculté de Lille II.
Le compte Twitter RED Lille revendique l’action. Le mercredi 28 mars, des tags antisémites recouvrent le local de l’UEJF. Des autocollants de l’action française sont aussi trouvés sur place. Dans ce contexte, la présence des élus FN et Le Pen à la marche en hommage à Mireille Knoll, est particulièrement indécente.
Dans la nuit du vendredi 29 au 30 mars, à Lyon, le local de la CNT est vandalisé par un groupe fasciste.
Le Canard Enchaîné du 28 mars a souligné que le rectorat de Paris condamne un blocage du lycée Voltaire mais n’a pas encore communiqué sur l’attaque du GUD. A l’inverse, des témoignages de soutien et appels à la mobilisation contre ces groupes fascistes surgissent de toutes parts. Nous sommes si nombreux à être présents face à ces brutalités et l’idéologie raciste qui les animent que nous ne les laisserons jamais faire.

Texte à l’initiative du LAP soutenu par la CNT éducation et la CNT 31

Répondre à cet article