SOLIDARITE AVEC NARA CLADERA militante à Solidaires 31.

Mardi 13 octobre 2015, par Maïlys // Actualité

Nous avons appris l’arrestation, le 6 octobre dernier, de notre camarade Nara Cladera (Solidaires 31), ainsi que la perquisition de sa maison, dans le cadre d’une commission rogatoire pour « association de malfaiteurs en vue d’action terroriste ».
Quels sont les faits qui lui sont reprochés ? D’avoir invité chez elle pour quelques jours une personne présentée par les médias dominants comme « fils du chef historique de l’ETA ».
Des deux côtés des Pyrénées, les États français et espagnols durcissent la répression contre toute forme de résistance sociale, contre le moindre mouvement populaire réclamant plus d’égalité, de justice sociale, d’écologie.
En Espagne, la « loi Mordaza », en vérité un ensemble de mesures liberticides et une répression toujours plus sauvage envers les militant-es basques.
En France, les attaques contre le droit des travailleur-euses contenues dans les lois Macron, ANI et Rebsamen, la répression violente contre les zadistes, les procédures engagées contre des personnes hébergeant des réfugié-es sans papiers, la criminalisation des mouvements syndicaux : plusieurs condamnations d’une sévérité extrême ont atteint « pour l’exemple » des syndicalistes de plusieurs organisations.
Il semblerait que ce soit la même logique de « faire un exemple » qui ait mené à l’arrestation et la perquisition du domicile de notre camarade Nara. La violence et l’absurdité de la méthode n’ont qu’un objectif : saper, petit à petit, les comportements d’entraide et de solidarité, les mouvements de résistance pour obtenir plus d’égalité dans une société cynique, basée sur la seule loi du profit au détriment du bien-être des hommes et des femmes.
Les dirigeants économiques et politiques de ce pays ont alors beau jeu d’aller défendre une mascarade de liberté d’expression d’une main en la muselant de l’autre, notamment là où se défendent les droits des travailleur-euses et des populations opprimées.
Au-delà de son inscription dans la Charte des Nations-Unies, la CNT 31 considère que le droit des peuples à l’autodétermination est un droit inaliénable.
Nous dénonçons également les différentes formes de répression et de criminalisations des mouvements sociaux.
La CNT 31 soutient Nara et demande l’arrêt immédiat de toute poursuite à son encontre.
Nous nous inscrirons dans toute action de solidarité en vue de soutenir notre camarade.
Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre nous tous-tes !
Gora Euskal Herria askatuta !

CNT 31.

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