Grève Européenne du 14 Novembre : une première étape

Samedi 17 novembre 2012, par Maïlys // Actualité

Ce mercredi 14 Novembre, des milliers de travailleurs, avec ou sans emplois, hommes ou femmes, français ou immigrés, se sont donnés rendez vous dans la rue afin d’exprimer clairement le refus de toute politique d’austérité.
De nombreux secteurs se sont retrouvés sur le chemin de la lutte : chez PSA, Arcelor, dans l’Education Nationale, à la SNCF, etc....
Cette mobilisation, prend pour point d’appuis les imposantes Grèves Générales qui ont touché l’Espagne, la Grèce, le Portugal, l’Italie et revendique en premier lieu la fin immédiate des politiques d’austérité qui affament les peuples, les plongeant toujours plus dans la précarité, le chômage, la misère. En Espagne, face à une imposante mobilisation des travailleurs, la seule réponse du gouvernement a été d’envoyer les forces de l’ordre.
En France, les travailleurs ne sont pas épargnés. Les mesures d’austérités sont de rigueur comme en atteste le nouveau rapport Gallois sur la compétitivité qui sera repris « à 80% » par notre actuel gouvernement dit « socialiste ». Ce rapport vise à exonérer de cotisations sociales le patronat, et ce à hauteur de 20 milliards d’euros. L’abaissement de ces cotisations patronales (donc de notre salaires indirect socialisé qui finance la sécurité sociale, l’assurance chômage, les retraites par
répartition … ) sera payé par les travailleurs une fois de plus via une hausse combinée de la CSG et de la TVA. Dans le même temps, les négociations compétitivités emplois visent à assouplir, au profit du patronat, les conditions d’embauches et de licenciements. L’objectif visé ? La fin du CDI et la précarité généralisée.
Face aux mesures antisociales, tendant à rogner un peu plus les droits sociaux et accentuant l’appauvrissement des salariés, la CNT affirme que c’est par la grève générale que nous pourrons collectivement imposer le rapport de force. Les travailleurs grecs, espagnols, portugais l’ont bien compris en luttant contre ces différentes mesures de régressions sociales depuis des mois. A ce titre, la CNT soutient et est solidaire des travailleurs qui luttent à travers l’Europe. Elle demande aussi la libération immédiate et sans conditions de toutes les personnes arrêtées le 14 Novembre.
D’ores et déjà, la CNT participera à la manifestation du 1er Décembre à Paris : il s’agit là d’une journée nationale contre la précarité et le chômage. En effet, cette date correspond à la renégociation de la convention pour l’indemnisation du chômage.
La CNT, en lien avec les organisations syndicales du Réseau Européen des Syndicats Alternatifs, prend la mesure de l’évènement et se prépare d’ores et déjà à construire les suites à donner : amplification de son implantation syndicale, coordination des luttes, débrayages, grèves et manifestations. Elle poursuivra son objectif de rompre avec le capitalisme dans la perspective d’une société où la production des biens et services sera socialisée dans un cadre autogestionnaire.

FACE AUX ATTAQUES DU CAPITAL ET GOUVERNEMENTALES,
SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

 

Le Bureau Confédéral

 

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