Articles avec le tag ‘vidéo’

Rapport 2016 d’Amnesty International : menaces sur les droits en France !

vendredi 24 février 2017

Comme chaque année à la même époque, l’ONG Amnesty International sort son rapport sur les droits humains dans le monde. Comme on s’y attendait, le chapitre « France » de ce rapport 2016 n’est pas bon…

En savoir plus : www.amnesty.fr/actualites/rapport-france

Mouvement contre la loi Travail : rétrospective vidéo, premier bilan et perspectives d’avenir

jeudi 13 octobre 2016

poings-dresses-conteneurs-dockers-le-havre-juin-2016Mardi 18 octobre, l’union locale des syndicats CNT de Lille organise une projection-débat pour faire un premier bilan du mouvement contre la loi Travail et discuter des luttes futures.

Rendez-vous à 20h à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras, Lille.

Entrée gratuite.

> Visuel pour annoncer la soirée

Mardi 5 juillet : grève et manifestations unitaires pour le retrait de la loi Travail

mercredi 29 juin 2016

carton_rouge_a_loi_travailUne nouvelle journée de mobilisation pour le retrait de la loi Travail aura lieu mardi 5 juillet, jour de réouverture des débats à l’Assemblée nationale. Dans la région, des manifestations auront lieu à Valenciennes (10h, place d’Armes), Lille (14h30, porte de Paris) et Amiens (14h30, Maison de la Culture).

Après le 5 juillet : actions de soutien aux entreprises et secteurs en grève, actions à l’occasion de l’Euro de foot, du tour de France cycliste, de l’université d’été du PS, etc.

Ci-dessous une vidéo de l’action menée le 28 juin devant le commissariat central de Lille :

Les militants interpellés le 28 juin au matin dans le cadre d’une action de blocage contre la loi Travail et ceux interpellés le soir suite au rassemblement de soutien organisé devant le commissariat central sont passés au tribunal après 48 heures de garde à vue. Deux cents personnes étaient présentes pour les soutenir. Comme la loi le leur permet et ceci afin d’avoir le temps de préparer leur défense, les camarades ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Le procès a donc été reporté au mardi 30 août. Dans l’attente, le Parquet a réclamé trois placements en détention provisoire et sept placements sous contrôle judiciaire. Finalement, tous les camarades sont ressortis libres du tribunal et seuls deux contrôles judiciaires ont été prononcés.

Mardi 14 juin : tou-te-s à Paris pour le retrait de la loi Travail !

mercredi 8 juin 2016

Manifestation nationale à Paris : départ à 13h de la place d’Italie en direction des Invalides. Rendez-vous du cortège CNT sur le boulevard Arago.

Déplacement en autocar à partir de Lille avec la CNT :

  • Pour toute réservation : nous contacter le plus vite possible !
  • Pour les camarades Picards : un ramassage sera fait à la sortie « Roye ».
  • Post-scriptum du 10/06 : la liste de réservation est close ; plus de places !

 

Images (tournées le 26/05 à Paris) et montage : Ortille

Belgique : la loi Peeters… l’autre loi Travail !

dimanche 5 juin 2016

En Belgique, la loi El Khomri s’appelle la loi Peeters (du nom du ministre de l’emploi). Comme en France, ce projet a pour but de flexibiliser le droit du travail. Comme en France, il rencontre une forte résistance de la part de la population.

belgique-bloquons-semaine-45-heuresLes principaux éléments du projet de loi

Au cœur du projet, il y a l’annualisation du temps de travail. Le gouvernement belge aimerait que la semaine de travail de 38 heures soit calculée sur une moyenne d’un an (contre une moyenne actuelle de trois mois, négociée par secteur). D’autre part, il aimerait que la semaine puisse comporter jusqu’à 45 heures de travail et la journée jusqu’à 9 heures. Enfin, il aimerait étendre à d’autres secteurs le modèle du secteur automobile où la moyenne de 38 heures est calculée sur 6 ans et où les semaines peuvent aller jusqu’à 50 heures (et les journées jusqu’à 11 heures).

Le projet de loi Peeters s’attaque aussi aux heures supplémentaires. C’est ainsi que le gouvernement voudrait créer un stock d’heures supplémentaires non récupérables de 100 heures annuelles (et jusqu’à 360 heures négociées par secteurs), le tout avec un maximum de 143 heures supplémentaires par trimestre. D’autre part, il voudrait que les travailleurs/euses à temps partiel n’aient plus de complément salarial en cas d’heures supplémentaires.

Concernant le travail intérimaire, le gouvernement voudrait créer un contrat à durée indéterminée. Aujourd’hui, l’intérim n’est pas considéré comme un régime normal ; il doit être justifié par un surcroît exceptionnel de travail ou pour un remplacement. En créant cette possibilité contractuelle, il créerait une véritable catégorie de travailleurs précaires permanents. Cerise sur le gâteau : il voudrait retirer le droit de grève aux salarié-e-s intérimaires.

Concernant les cadres, le gouvernement voudrait faire en sorte que l’amplitude journalière de travail de ces salarié-e-s n’ait plus aucune limite, ni en soirée ni le weekend.

Concernant le télétravail occasionnel, le gouvernement aimerait le rendre possible sans négociation collective.

Autres éléments en discussion

Pour les salarié-e-s à temps partiel, le gouvernement voudrait rendre possible les contrats zéro heure (contrats dans lesquels les heures de travail ne sont pas indiquées). En pratique, un employeur pourrait informer un-e salarié-e de ses horaires la veille de sa journée de travail.

Après avoir supprimé les jours de carences en cas de maladie, les partis de la majorité (à l’exception du CD&V) voudraient les rétablir.

Le gouvernement souhaiterait réduire drastiquement l’accès aux congés thématiques (pour se former, éduquer ses enfants, etc.). L’impact serait d’autant plus important que – dans le calcul de la pension – ces congés sont actuellement comptés comme des périodes assimilées à du travail.

Le gouvernement souhaiterait rendre possible les dons de congés entre salarié-e-s. Ainsi, plutôt que d’embaucher pour remplacer celles ou ceux qui s’occupent de leurs enfants malades, l’employeur pourrait utiliser un-e salarié-e déjà engagé-e.

Agenda et mobilisation

Le projet de loi Peeters va être déposé d’ici l’été afin de pouvoir être voté en automne.

Plusieurs manifestations ont été organisées durant le mois de mai et le front commun syndical appelle à une reprise de la mobilisation dès le début de l’automne (manifestation le 29 septembre et grève le 7 octobre).

Mais la lutte continue néanmoins durant ce mois de juin. C’est ainsi que la FGTB appelle à une grève interprofessionnelle le vendredi 24. Quant à l’Union des bloqueuses et bloqueurs des 45h (une coordination démocratique d’assemblées locales où se réunissent des précaires, des salarié-e-s, des étudiant-e-s et des syndicalistes voulant bloquer la loi Peeters et son monde par tous les moyens nécessaires – cf. vidéo et liens ci-dessous), elle poursuit son développement et ses actions. Enfin, signalons que plusieurs délégations de syndicats belges seront présentes à la manifestation organisée le 28 juin à Lille contre le projet de loi El Khomri.

Compte twitter @BloquerLes45H
Page fb « Bloquons la semaine de 45h – Blokkeer de 45-urenweek »
Site internet de l’Union des bloqueuses et bloqueurs contre les 45 heures

Bilan de la manifestation du 21 mai à Lille contre la répression des mouvements sociaux

mercredi 25 mai 2016

Extrait vidéo de la manif :

Lien de téléchargement de cette vidéo

 
Compte-rendu écrit et photos (cliquer sur les images pour les agrandir) :

manif-21mai2016-lille-01Trois cents personnes sont descendues dans la rue samedi 21 mai 2016 à Lille pour dénoncer la répression des mouvements sociaux. Une manifestation à la fois dynamique, déterminée et joyeuse qui a montré que la solidarité est non seulement une force mais aussi un plaisir partagé. Dommage pour les organisations qui n’avaient pas répondu à l’appel (cf. la liste des signataires) ; elles ont manqué quelque chose !

Plusieurs prises de parole ont été faites le long du parcours :

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  • appel à la libération d’Antoine (militant de la CGT Valenciennes mis en détention provisoire suite à son interpellation brutale lors de la manifestation du 17 mai à Lille),
  • appel à la levée de toutes les poursuites à l’encontre des militant-e-s contre la loi Travail,
  • appel à lutter contre les violences policières (dans le cadre des mouvement sociaux mais aussi au quotidien dans les quartiers populaires),
  • appel à condamner les atteintes à la liberté syndicale (attaque par la police des locaux de la CNT à Lille et du camion-sono de SUD-Solidaires à Marseille, intrusion de la police dans le local de SUD-Solidaires à Rennes, etc.),
  • appel à condamner les atteintes à la « Charte d’éthique professionnelle des journalistes » faites par certains professionnels de la presse et des médias,
  • appel à la convergence des luttes (cf. par exemple la manif qui avait lieu au même moment à Lille contre la multinationale Monsanto),
  • appel à la grève générale contre la loi Travail et toutes les lois anti-sociales,
  • appel à soutenir les opérations de blocage devant les dépôts de carburant,
  • appel à se rendre le 25 mai à 13h30 au TGI de Lille pour le procès des 2 manifestants contre la loi Travail interpellés fin avril dans les locaux de la CNT.

Lors du passage de la manifestation devant les locaux de la CNT (32 rue d’Arras), un membre du secrétariat international de la CNT a lu un messsage de soutien de la FAU, l’organisation sœur de la CNT outre-Rhin.

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Après la manifestation, un pot de l’amitié a réuni dans les locaux de la CNT plusieurs dizaines de personnes d’horizons organisationnels et géographiques différents (dont les camarades venus de Strasbourg, de la région parisienne et du congrès de la FTE).existence-saine-et-fred-alpi-cnt-lille-21mai2016 Merci à Cyril et Nath du groupe Existence Saine ainsi qu’à Fred Alpi (de passage à Lille) pour avoir égayé la soirée de leur musique et de leurs chansons. Merci aussi aux concerts improvisés de Monsieur Bidon, Mado, etc.

Le 21 mai : une journée qui – pour les luttes présentes et à venir – a donné du baume au cœur à tou-te-s ses participant-e-s !

Solidairement,
l’union locale CNT de Lille

Lire le compte-rendu de la manif fait par « La Voix du Nord »

Jeudi 26 mai : grève générale contre la loi Travail et manifestation à Lille

dimanche 22 mai 2016

À l’occasion de la grève générale qui aura lieu jeudi 26 mai dans tout le pays, une manifestation régionale est organisée à Lille (rendez vous à 14h30, porte de Paris).

Alors, contre la loi Travail et son monde, viens !

Ce clip est une contribution à la lutte de la part du groupe électro-rock lillois Chamots.
Il a été filmé en mai 2016 à Roubaix et à Noyelles-Godault.

 

Autres rendez-vous :

  • Mardi 24 mai : l’union locale CGT de Tourcoing appelle à un rassemblement intersyndical à l’occasion de la visite des CFA de Tourcoing par Myriam El Khomri (ministre du chômage et des patrons) ou plutôt par la secrétaire d’État chargée de la formation professionnelle (car, apparemment, l’agenda de la ministre a brutalement changé). Rendez-vous à 10h sur le parvis du CFA, 80 rue des Piats, Tourcoing.
  • Mercredi 25 mai : parce qu’un coup porté contre un militant du mouvement social est un coup porté contre tous, rendez-vous à partir de 13h30 au Tribunal de grande instance de Lille (13 avenue du peuple Belge) en soutien aux 2 manifestants contre la loi Travail interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT.

Vidéo des violences policières commises le 28/04 à Amiens lors d’une AG citoyenne contre la loi Travail organisée à la mairie

jeudi 28 avril 2016

Communiqué du Comité de Mobilisation
des Jeunes d’Amiens contre la loi El Khomri :

Aujourd’hui, lors de l’appel à la grève nationale du 28 avril, nous sommes partis manifester comme à l’accoutumée. Nous arrivions au terme de notre parcours et avons décidé d’effectuer une opération symbolique, sous la forme de l’occupation pacifique de la salle du Conseil de la Mairie d’Amiens.

Le but de cette action était de reprendre ce lieu de parole parce que nous avons fait le choix de nous représenter par nous-mêmes, pour y effectuer en lieu et place du Conseil Municipal initialement prévu une Assemblée citoyenne et démocratique constituée de 300 personnes (étudiant.e.s, lycéenn.e.s, salarié.e.s, privé.e.s d’emploi, intermittent.e.s et précaire.s). Après quatre heures de débat libres et ouverts avec des citoyen.e.s habituellement exclu.e.s de la vie publique, en présence de quelques policiers municipaux situés à l’extérieur de la salle, un rapport de force a commencé à s’établir lorsque nous avons eu vent de l’arrivée massive de CRS.

Sur l’ordre et sous la direction de Nathalie Skiba, directrice départementale de la sécurité, commissaire divisionnaire, une cinquantaine de CRS s’y sont introduits à leur tour, dans le but d’évacuer des citoyens en plein exercice pacifique de leurs droits démocratiques. L’assaut a eu lieu dans la salle même du Conseil Municipal, lieu de l’incarnation de la devise française : liberté, égalité, fraternité.

D’une extrême violence, la charge a entrainé de graves blessures à la tête de trois de nos camarades. L’un d’entre eux, actuellement lycéen, est resté hospitalisé une grande partie de la nuit et reste jusqu’ici sous suivi médical. La blessure à la tête d’un étudiant a quant à elle nécessité plusieurs points de suture. De nombreuses personnes ont été victimes de violents coups de matraque, injures et certain.e.s furent jeté.e.s du grand escalier de l’Hôtel de Ville par les forces de l’ordre. Nous tenons à rappeler que les locaux municipaux ont été occupés dans le respect et pacifiquement, contrairement à ce que le tweet injurieux, grossier et infamant de M Stengel, 12e adjoint au maire délégué à la sécurité et tranquillité publiques, déclarait. Nous notons que Mme Skiba et M Stengel ont consciemment pris pour résolution d’exclure le peuple de l’exercice de ses droits avec des méthodes d’une violence intolérable, dans lesquelles Alain Gest, député LR et Président d’Amiens Métropole, ose encore nous trouver de l’insensibilité au “dialogue” après avoir refusé son tour de parole lorsque nous nous tenions à ses côtés.

Suite à cet énième affrontement avec les concitoyen.e.s et militant.e.s qui, partout en France regagnent les voies de la mobilisation malgré les manières violentes qui visent à nous empêcher de nous exprimer, nous diffusons ce communiqué qui officialise par écrit autant notre indignation que notre réprobation de ces ripostes policières dénuées de sens.

Le collectif que nous représentons regrette de voir ainsi la puissance publique porter la violence sans discernement, et ce avec le soutien d’élus qui semblent plus occupés à essouffler ce qu’il reste de la culture populaire à coups de petites phrases et de coups de matraque plutôt que de tendre l’oreille et prêter attention à ce qui leur semble demeurer une République où personne ne gronde.

La loi travail ne doit pas devenir le prétexte au tabassage d’une jeunesse progressiste qui ne tend qu’à l’amélioration des droits humains !

N’acceptons pas et n’acceptez pas la remise en cause de nos libertés fondamentales !

Rejoignez-nous, un Peuple uni ne sera jamais vaincu !

Amiens, le 28 avril 2016

> Soutien à une étudiante menacée de 5 ans de prison suite à cet événement

Lille : occupation du Théâtre du Nord par les intermittent-e-s du spectacle à l’occasion des négociations UNEDIC

mercredi 27 avril 2016

Depuis le 26 avril 2016, à l’occasion des négociations UNEDIC qui ont lieu en ce moment, des intermittent-e-s du spectacle occupent le Théâtre du Nord, Grand’place à Lille.

Permanence :

Tous les jours de 11h à 19h

Prochaine AG interpro :

Mardi 10 mai à 19h30

Pour en savoir plus :

> Blog de la Coordination des InterLuttants 59/62
> Tract de la CNT sur les négociations UNEDIC
> Aperçu des actions organisées dans plusieurs régions par les intermittent-e-s du spectacle

Pas de RG en AG !

Appel de la CNT pour la grève du 28 avril contre la loi Travail

dimanche 24 avril 2016

Le 31 mars à Lille, à l’issue de la manifestation contre la loi Travail, la police a fait couler le sang sur le parvis des droits de l’Homme. Résistance !

samedi 2 avril 2016

photo-du-site-labrique-lilleJeudi 31 mars 2016 à Lille, à l’occasion de la manifestation contre la loi Travail qui a réuni environ 20 000 personnes, l’État avait sorti une grande partie de son arsenal répressif. CRS, BAC, hélicoptère de la gendarmerie, camions anti-émeute, brigade équestre… une présence surdimensionnée et parfois agressive ! C’est ainsi qu’à la fin de la manifestation (place de la République), les chiens de garde du gouvernement et du patronat ont attaqué à coups de matraque et de gazeuse les quelques manifestant-e-s pacifiques qui s’étaient assis sur le parvis des droits de l’Homme pour attendre l’AG en plein air qui devait s’y tenir. Une violence gratuite constatée par plusieurs témoins (passants, photographes, journalistes…) et qui a fait couler le sang d’un jeune étudiant lillois.

Photos des violences commises par la BAC et les CRS : http://labrique.net/index.php/thematiques/hors-canard/781-violences-policieres

Et ci-dessous une vidéo réalisée notamment lors de l’arrivée de la brigade équestre * sur la place de la République :

* À propos de cette brigade équestre, signalons qu’elle a été mise en place dans la région à l’automne 2015. Pour en savoir plus, lire cet article de  La Voix du Nord

 
> Des violences policières avaient déjà été commises le matin ; voir ici

Décryptage de la loi Travail

jeudi 31 mars 2016

« Loi Travail, la sauce indigeste », un petit film de décryptage réalisé le 31 mars 2016 par le secteur vidéo de la CNT :

Un projet de loi, c’est un énorme pavé peu appétissant et plein d’arêtes. La Loi Travail, ou Loi El Khomri, ne fait pas exception. Mais comme elle constitue un danger si on l’avale, des militants de la CNT ont sorti les ustensiles pour vous en lever les filets. Même après des efforts de présentation, ça fait pas envie…

Durée : 4mn 40s – Téléchargement : sur le site du secteur vidéo CNT

Autre vidéo de décryptage :

Par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail

Lien : décryptage de la loi El Khomri par un ancien inspecteur du travail

Ci-dessous en complément, un texte de décryptage en quatre points :

1- L’inversion de la hiérarchie des normes, c’est livrer les pleins pouvoirs au patronat

Un accord d’entreprise est un accord conclu entre un employeur et une ou plusieurs organisations syndicales en vue de fixer des règles relatives aux conditions de travail, à l’emploi ou aux garanties sociales des salarié-e-s. Jusqu’ici, la loi primait sur l’accord de branche qui primait sur l’accord d’entreprise, sauf si l’accord de branche ou d’entreprise étaient plus favorables. Avec le projet de loi, c’est l’accord d’entreprise qui prévaut sur l’accord de branche, même si celui-ci est moins favorable aux salarié-e-s.

2- Recours au référendum pour bâillonner les syndicats de lutte

Les règles de la négociation collective ont été également modifiées pour recourir au référendum afin de contourner la discussion syndicale. Cette pratique, qui veut faire croire à plus de démocratie, prendra en réalité la forme d’un chantage pour les salarié-e-s en leur proposant de renoncer à une part plus ou moins importante de leurs acquis sociaux en échange du maintien de leur activité. La démocratie ne fonctionne qu’entre égaux, or dans une entreprise, il n’y a pas d’égalité entre le/la salarié-e et son/sa patron-ne, donc pas de démocratie réelle possible. De plus, le référendum d’entreprise sera également un outil formidablement pratique pour repérer et isoler les éléments contestataires puis briser l’action collective.

3- Temps de travail et salaires modulables en fonction des besoins de l’entreprise

Sur simple accord d’entreprise, les congés et les heures supplémentaires pourront être modifiés, assouplis, imposés. De plus désormais, refuser une modification de son contrat de travail (salaire, temps et lieux de travail) pourra mener à un licenciement pour faute grave sans contestation possible. Combien de salarié-e-s oseront encore s’opposer à leur employeur ? Combien de salarié-e-s oseront encore lutter pour de nouveaux droits ?

4- Légalisation des licenciements abusifs

affiche-cnt-decryptage-loi-travailCe projet de loi a prévu de redéfinir le licenciement économique. Une entreprise pourra faire un plan social sans avoir de difficultés économiques. Une baisse ponctuelle des commandes ou du chiffre d’affaires permettra d’effectuer des licenciements. L’introduction à titre indicatif d’un barème des indemnités prud’homales en cas de licenciement illégal permettra à l’employeur de prévoir à l’avance les dépenses d’un licenciement sans motif réel, lui permettant ainsi de limiter les risques financiers. Combien de salarié-e-s oseront encore saisir les prud’hommes ?

Télécharger au format PDF

Ci-dessous deux textes de décryptage plus détaillés :

> Texte de décryptage plus détaillé (2 pages)

> Texte de décryptage encore plus détaillé (4 pages)

Loi El Khomri : l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à la mobilisation générale !

dimanche 28 février 2016

Télécharger ce clip

Réunie en congrès le 27 février 2016, l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à soutenir toutes les initiatives qui ont d’ores et déjà été annoncées pour le retrait du projet de loi El Khomri (rassemblement du mercredi 9 mars à partir de 13h sur la place de la République à Lille + manifestation du vendredi 11 mars à 10h sur la place d’Armes à Douai) ainsi que celles qui seront prises dans les jours et semaines à venir.

Qui est concerné ?

Le projet de loi El Khomri ne concerne pas que les salarié-e-s du secteur privé. Il concerne aussi les personnes à la recherche d’un emploi ainsi que les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s dont l’avenir professionnel va s’assombrir encore davantage si la loi est votée. Enfin, les salariés du secteur public sont également concernés. En effet, si les fonctionnaires ne sont pas régis par le Code du travail, leur statut n’en est pas complètement déconnecté. Par conséquent, toute dégradation des droits des salariés du secteur privé finira par avoir une incidence sur le statut des fonctionnaires (déjà régulièrement remis en question par ailleurs). À ce sujet, voir le tract de la CNT éducation intitulé « Salarié-e-s de l’Éducation nationale, pourquoi être en grève le 9 mars ? ». Voir aussi la lutte menée depuis quelques mois par les agents du Conseil départemental du Nord concernant leur temps de travail, leur primes et la restructuration des services (dans les faits, quelque chose d’assez voisin de la loi El Khomri : suppression de 9,5 jours de congés, suppressions de postes, primes au mérite, contrôle des agents, remise à l’ordre du jour des sanctions, pouvoir accru à l’encadrement, etc.).

Quel type de mobilisation pour espérer faire reculer le gouvernement ?

En termes de mobilisation, les choses sont claires pour la CNT. Il s’agit de construire les conditions d’une grève générale reconductible capable de bloquer massivement et durablement l’économie du pays pour instaurer un rapport de force face au gouvernement et pour frapper au porte-monnaie les commanditaires et futurs bénéficiaires de la loi El Khomri (les patrons et les actionnaires). Afin de parvenir à cet objectif, il faudra bien plus qu’une ou plusieurs journées d’action et bien plus qu’une pétition (même s’il est important de la signer ; voir le lien ci-dessous). Il va falloir multiplier les appels à cesser le travail et à manifester. Il va falloir aussi coordonner les différents secteurs en lutte. Car une véritable grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton. C’est un processus qui fonctionne sur le principe de l’exemplarité et de la contagion. Tout le monde ne rentre pas dans la danse en mgreve-generale-avec-chat-cntême temps. Mais, à chaque fois qu’un secteur, une entreprise ou un établissement se lance, que la durée du mouvement de grève dépasse 24 heures et qu’une caisse de soutien destinée à aider les grévistes les plus démunis financièrement est mise en place, l’exemple donne aux autres l’envie d’en faire autant. En faisant tâche d’huile (on appelle ça aussi l’effet boule de neige), le mouvement s’étend et s’amplifie.

> Pétition Loi travail, non merci !
> Clip vidéo confédéral de la CNT
> Tract et argumentaire confédéraux de la CNT
> Quelques rappels importants sur le droit de grève
> Affiches de la CNT 59/62 contre le projet de loi et communiqué confédéral du 25 février

Calais, 23 janvier : vidéo, bilan et suites de la manifestation de soutien aux réfugiés

lundi 25 janvier 2016

Vidéo de la manif officielle puis de l’action menée après par un groupe de migrants

Cadrage et montage : Arthur Levivier

 
Communiqué du collectif unitaire d’organisation de la manifestation

Ce samedi 23 janvier, 3000 migrants, réfugiés de la jungle, réfugiés et sans-papiers de Paris, de Marseille, de Lille et d’ailleurs, membres de mouvements de solidarité de Calais et sa région et d’autres villes, militantEs,venus d’Angleterre, de Belgique et d’Allemagne ont manifesté à Calais. C’est la plus grosse mobilisation sur ce sujet ayant eu lieu à Calais. Au même moment des manifestations du même type ont eu lieu à Evros à la frontière entre la Grèce et la Turquie et à Lampedusa. Malgré quelques provocations, très peu nombreuses, de l’extrême-droite, la manifestation a eu le visage de la détermination et de la solidarité. La confiance transmise par cette magnifique manifestation a amené des centaines de migrants à décider d’obtenir ce qu’ils revendiquent légitimement, leur liberté de circulation. Après la fin de la manifestation, débordant les forces de police, ils ont manifesté jusqu’au port pour tenter d’embarquer sur un bateau. Plusieurs dizaines ont même réussi à entrer sur un ferry à quai. Suite à cette action, la police a arrêté au moins 11 personnes solidaires et 24 migrants. La manifestation a été la démonstration que la solidarité est un projet de société qui a bien plus d’avenir que les politiques menées actuellement, qui font de Calais une ville sinistrée et barbelée. Nous exigeons donc la libération immédiate de touTEs les manifestantEs arrêtéEs, quels que soient leur statut ou leur nationalité, et le retrait de toutes les charges.

Premiers signataires : ATMF, CNT-RP, CISPM, CSP 75, Droits Devant !!!, NPA

Dernières infos concernant la répression

Lundi 25/01 à 13h30, un rassemblement de soutien est organisé devant le TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir six habitants du bidonville et deux militants associatifs poursuivis suite à l’occupation d’un ferry dans le port de Calais après la manifestation du 23/01. D’autre part, trois militantes italiennes présentes samedi à Calais ont été placées au CRA (centre de rétention administrative) de Lesquin avec une OQTF (obligation de quitter le territoire français).

Deux réactions suite à un article de la Voix du Nord

Dans un article publié le 24 janvier 2016 sur son site internet et le lendemain dans son édition papier, la Voix du Nord écrit que la statue de Ch. de Gaulle, située place d’Armes à Calais, a été taguée « par ce qui semble être des militants de la Confédération nationale des travailleurs » (sic). Quel que soit le mal qu’elle pense du chef d’État que fut Charles de Gaulle, la CNT a immédiatement démenti cette rumeur et, preuves à l’appui, décliné toute responsabilité dans cette dérisoire histoire de graffiti. C’est ainsi que dans l’après-midi du 25 janvier, la référence à la CNT a été supprimée dans l’édition web de l’article. Quant à l’édition papier, un rectificatif sera publié dans le numéro du 26 janvier *.

* Post-scriptum : un rectificatif a bien été publié le 26 janvier dans l’édition papier et calaisienne de la Voix du Nord. Par contre, en ce qui concerne l’édition papier régionale, on attend toujours ! À propos de cette histoire, lire également le billet d’humeur et d’humour que nous a envoyé dernièrement un camarade…

 
Dans le même article, la Voix du Nord évoque la personne qui, samedi après-midi, a menacé les manifestants avec un fusil. Les journalistes parlent « d’une famille de Calaisiens pris à partie par des manifestants » et d’une vidéo dont les « images ne montrent pas qui est à l’origine de cet affrontement ». Plusieurs témoignages sont pourtant très clairs. Exemple : « Cette famille se trouvait dans une rue perpendiculaire à la manifestation. Elle est sortie de chez elle en insultant et en agressant à tout va les manifestants et migrants. Quand ceux-ci sont allés leur demander de ne pas réagir comme cela et de rentrer chez eux, c’est à ce moment que l’arme a été sortie». Autre témoignage : « Lorsque le cortège arrive au coin d’une petite rue pavillonnaire, deux hommes sortent de leur jardin pour invectiver et provoquer les réfugiés. Un groupe s’approche alors de la maison. Les deux hommes continuent les insultes et les doigts d’honneur. Va alors commencer une partie de ping-pong d’insultes. Almamy Kanouté, militant associatif de la banlieue parisienne, va très vite intervenir pour tenter de calmer le père de famille en lui demandant de rentrer chez lui pour éviter que ça ne dégénère d’avantage. L’homme refuse, reste dehors. Sa femme le supplie de rentrer mais il préfère rester, et est visiblement prêt à en découdre. C’est à ce moment que le jeune, qui semble être son fils, rentre dans la maison et ressort quelques secondes plus tard armé d’un fusil et le dirige vers la foule puis en l’air ». Et puis, cette famille n’est pas une famille lambda. Elle milite activement dans l’extrême-droite radicale calaisienne. Cela, la Voix du Nord ne le dit pas *.

* Post-scriptum : depuis la publication sur le site antifasciste La Horde de documents prouvant les sympathies néo-nazies de cette famille, la Voix du Nord a été obligée de revoir sa copie.

Un groupe fasciste viré du rassemblement organisé à Lille en solidarité avec les victimes des attentats du 13 nov. à Paris

samedi 14 novembre 2015

Samedi 14 novembre 2015 à Lille, un groupe « identitaire » a voulu s’intégrer au rassemblement de solidarité avec les victimes des attentats survenus le 13/11 à Paris. Leur objectif : profiter de ces attentats abjects pour répandre leur haine raciste et xénophobe. Très rapidement, plusieurs dizaines de personnes se sont précipitées sur les militants d’extrême droite au cri de « Dehors les fachos ! ». Les fascistes ont pu ainsi être repoussés et virés du rassemblement.

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Documentation antifasciste

mercredi 30 septembre 2015

Prochainement, l’union des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais va sortir plusieurs affiches contre l’extrême droite. En attendant, voici quelques documents non CNT susceptibles de vous intéresser…

Cartographie de l’extrême droite française (mise à jour de septembre 2015)

schema-2015-extreme-droite-francaiseÀ quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Pour la 4e année consécutive, le site LA HORDE et la revue REFLEX(es) proposent – sous forme de schéma – une cartographie des principaux groupes ou partis nationalistes, racistes et réactionnaires, regroupés par « familles ». Cette mise à jour de septembre 2015 est accompagnée d’un article à lire en ligne sur le site La Horde.

« Lumière sur mairies brunes » : récit détaillé des faits et méfaits du Front national et de ses alliés au terme d’une année d’exercice du pouvoir municipal dans les 15 villes qu’ils occupent depuis le printemps 2014

lumiere-sur-mairies-brunesSi depuis le printemps 2014, le FN ne transforme pas brutalement les villes conquises en laboratoires d’expérimentations fascistes, il n’en demeure pas moins que nombre de leurs délibérations sont marquées du sceau de la destruction des politiques sociales, du racisme, de la stigmatisation des étrangers et des populations d’origine immigrée et de la mise au pas des opposants. Attaques frontales contre la culture, baisses drastiques des subventions aux associations non soumises, surarmement des policiers municipaux, noms de rues changés, appropriation et falsification de symboles ouvriers, fonctionnaires territoriaux mis sous pression, ségrégation dans l’attribution des logements sociaux… Tel est le quotidien dans les municipalités brunes dont ce livre, composé et publié par l’association « Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes » (VISA), dresse le catalogue accablant mais indispensable pour amplifier la riposte. Pour toute commande, envoyer un courrier et un chèque à VISA, 80-82 rue de Montreuil, 75011 Paris. Tarif dégressif : 5 € (de 1 à 10 exemplaires), 4 € (de 11 à 100 exemplaires), 3 € (à partir de 101 exemplaires).

Clip d’un syndicaliste de la métropole lilloise à propos des élections régionales 2015

image-extraite-du-clip-anti-FN-elections-regionales-2015Les 6 et 13 décembre 2015 auront lieu les élections régionales. Dans la grande région Nord Pas-de-Calais Picardie (résultat de la fusion du Nord Pas-de-Calais et de la Picardie voulue par la réforme territoriale de 2014), le risque est grand de voir l’extrême droite gagner ces élections et accéder à la présidence de la région (cf. le sondage réalisé le 17 septembre 2015 par La Voix du Nord et Le Courrier Picard en collaboration avec l’Ifop). Si les anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires ne soutiennent aucun candidat aux élections politiques (quelles qu’elles soient) et ne placent aucun espoir dans le système de représentation actuel, certain-e-s d’entre eux/elles sont néanmoins attentifs au développement électoral de l’extrême droite. Car, à côté de l’antifascisme qu’ils/elles pratiquent au quotidien sur le terrain social (sur les lieux de travail et dans les quartiers), leur rôle est aussi de mettre en garde les travailleurs/euses qui à l’occasion d’une élection politique seraient tentés, par ignorance ou par dépit, de voter pour le FN. En effet, si mettre un bulletin d’extrême droite dans une urne est gravissime et dangereux, ceux et celles qui font ce geste ne sont pas tou-te-s pour autant des « fachos ». Un partie d’entre eux/elles se fait abuser, une autre joue avec le feu. Bien sûr, profiter d’une élection politique pour tenter d’affaiblir le score du FN en appelant les travailleurs/euses à ne pas voter pour lui ne résoudra pas le problème de fond. Mais, à court et moyen termes, c’est loin d’être inutile car le développement de l’extrême droite ne dépend pas seulement de son influence sur le plan social mais aussi de ses victoires sur le plan électoral. C’est dans cet esprit qu’un syndicaliste de la métropole lilloise a réalisé un clip intitulé « Nord Pas-de-Calais Picardie : pas une voix pour l’extrême droite ! ». Pour visionner ce clip : http://dai.ly/x37dp8v

Autres documents

Voir notre dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Rassemblements de solidarité avec les réfugiés

lundi 14 septembre 2015

bienvenue-aux-refugies-affiche-cnt-nord-pas-de-calais-version-encadreeÀ Douai, le mercredi 16 septembre 2015

Rendez-vous à 18h, place d’Armes. Premiers signataires de l’appel : CGT, CNT, FSU, PCF, AL, PG, MRAP, Europalestine, Immigration et droits des migrants. Lors de ce rassemblement, une collecte de produits de première nécessité sera organisée : vaisselle, plaques chauffantes, casseroles, poêles, serviettes, horloges, multiprises, gel douche, dentifrice, vêtements, chaussures, etc.

À Calais, le samedi 19 septembre 2015

12h – Rendez-vous au bidonville de Calais (centre Jules Ferry)
13h – Départ de la marche (à partir de la rue des Garennes et en direction du port)
14h – Rassemblement le long des grilles du port (avenue Jean-Yves Cousteau)

Plus d’infos sur le sites des associations CalAid (en anglais) et Salam  (en français)

 


 

À propos du camp de réfugiés de Calais, voici ci-dessous un petit montage vidéo réalisé par deux militants de la CNT 59/62. C’est enthousiasmant de voir ce que les réfugiés sont capables de faire et de constater que de nombreux bénévoles affluent de partout. Mais en même temps, et cela malgré la bonne volonté des gens, les conditions sanitaires sont épouvantables. À l’approche de l’hiver, c’est très inquiétant.

 

 

Pour télécharger le fichier vidéo (11 Mo) :
clic droit sur ce lien puis “Enregistrer la cible du lien sous…”

Vérités et mensonges sur la SNCF

vendredi 11 septembre 2015

« Vérités et mensonges sur la SNCF » est un documentaire coproduit par le Comité d’Établissement Régional SNCF Nord Pas-de-Calais et le cabinet d’expertises « Émergences ». Il a été réalisé par Gilles Balbastre.

Ci-dessous le film dans son intégralité :

Ci-dessous le message que G. Balbastre nous a envoyé
le 10/09/2015 pour présenter son film :

Qualité empêchée, souffrance au travail et perte de sens pour les salariés. Retards, annulations de trains et accidents pour les usagers. Tous les travers de la privatisation du rail anglais, que le réalisateur britannique Ken Loach dénonçait en 2001 dans son film « The Navigators », deviennent une réalité quotidienne en France.

Il y a un an, la réforme ferroviaire votée à l’Assemblée Nationale (4 août 2014) avait été l’occasion d’une vaste campagne de manipulation de l’opinion publique orchestrée par le gouvernement de Manuel Valls, la direction de la SNCF et les médias réunis main dans la main. Face à ce qu’on peut bien appeler une opération de propagande, les milliers de grévistes et les syndicats opposés à cette réforme ont eu bien du mal à exposer et à faire connaître leurs arguments. Mais force est de constater que l’emploi du mot « propagande » ne va pas de soi pour un grand nombre de citoyens, voir de cheminots soumis régulièrement à une communication dont les moyens sont considérables. La petite musique libérale et dérégulatrice conditionne à force d’être martelée.

C’est dans ce contexte que le cabinet Émergences et le Comité d’Établissement Régional SNCF Nord Pas-de-Calais m’ont proposé de réaliser un film qui renverse ces logiques de communication. Car les représentants syndicaux et les salariés savent de quoi ils parlent, mais ont du mal à exposer une autre parole dans un espace public cadenassé.

De cette rencontre est né le documentaire « Vérités et mensonges sur la SNCF » qui redonne justement la parole à ceux qui se battent pour le maintien d’un réel service public ferroviaire.

Analyse du film
par le syndicat CNT du bâtiment et des travaux publics :

À lire ici