Articles avec le tag ‘vidéo’

[vidéo] Contre les jouets sexistes

Samedi 10 décembre 2011

Vidéo d’une action réalisée à Paris en décembre 2007 par le « Collectif contre les jouets sexistes ». Un sujet toujours d’actualité… notamment en cette période !

A visionner sur le site Caméra au poing

 

[vidéo] Tu l’ouvres Lens ?!

Jeudi 8 décembre 2011

Le film présenté ci-dessous a été réalisé en septembre 2011 par le collectif vidéo Regarde à vue et le journal La Brique à partir des articles parus dans le n° 26 de ce journal (Villes uniformes) ainsi que dans le n° 28 ( Le Louvre-Lens en toute impunité).

Le film est complémentaire de ces articles.

Il y est question de la construction d’une filiale du Louvre en plein cœur de la ville de Lens.

Durée : 14mn 16

Cette vidéo est sous licence « Creative Commons », c’est à dire qu’elle peut être copiée et diffusée mais sans être modifiée. Pour la télécharger (environ 39 Mo), clic droit sur ce lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… ».

[vidéo] La CNT Nord Pas-de-Calais de 1993 à aujourd’hui

Samedi 19 novembre 2011

Durée : 7mn 59

Cette rétrospective ne présente que quelques unes des activités menées par la CNT dans la région d’octobre 1993 à octobre 2011. Un film plus complet est à l’étude…

> Pour télécharger ce fichier d’environ 33 Mo : clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

> Pour en savoir plus sur José Faran, le camarade dont le nom est évoqué au début de la vidéo

Vidéos sur la crise de la dette

Mardi 8 novembre 2011

Deux vidéos à visionner sur le site « Caméra au poing » pour en savoir plus sur la crise de la dette :

1) Debtocracy : histoire de la dette grecque
« Debtocracy » est un documentaire réalisé en 2011 par deux journalistes grecs, Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou. Le film revient sur les conditions dans lesquelles la dette s’est imposée à la Grèce et comment, ces dernières années, la dette de certains pays a été réduite voire annulée.

2) Comprendre la dette publique (en quelques minutes)
Apprenez en quelques minutes ce qu’est la création monétaire par le crédit, le système des réserves fractionnaires et l’article 123 du traité de Lisbonne, choses sans lesquelles il est impossible de comprendre l’origine des dettes publiques et privées qui ravagent l’ensemble des pays industriels (film d’animation réalisé par un auteur anonyme).

[vidéo] Le dormeur du val

Vendredi 4 novembre 2011

A l’approche des commémorations de la grande boucherie de 14-18, voici l’extrait d’un court métrage co-réalisé il y a quelques années par Chloé (CNT-Lille) à partir du poème d’Arthur Rimbaud, « Le dormeur du val » :

Durée : 2:40

Profitons de l’occasion pour rappeler la motion antimilitariste adoptée en 1906 par la CGT (à l’époque où le courant syndicaliste révolutionnaire était majoritaire dans cette confédération syndicale) :

« Dans chaque grève, l’armée est pour le patronat. Dans chaque conflit européen, dans chaque guerre entre nations ou coloniale, la classe ouvrière est sacrifiée au profit de la classe patronale, parasitaire et bourgeoise. C’est pourquoi le XV° congrès approuve et préconise toute activité de propagande antimilitariste et antipatriotique qui peut seule compromettre la situation des arrivés et des arrivistes de toutes classes et de toutes écoles politiques. » (CGT – congrès confédéral d’Amiens – 1906)

> Pour télécharger ce fichier de 11 Mo :
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Campagne de la CNT pour une répartition égalitaire des richesses

Jeudi 13 octobre 2011

Durée : 2:03

 

> Pour télécharger ce fichier (6 Mo) : clic droit sur le lien et « Enregistrer la cible du lien sous… »

> Ne payons pas leur crise : tract du réseau européen des syndicats alternatifs et de base

> Site de la campagne CNT pour une répartition égalitaire des richesses

> Éditorial de la lettre d’info mensuelle et confédérale de la CNT :

C’est la rentrée ! Alors pour bien nous casser les pattes on nous ressort le coup de la crise. La dette, la dette, la dette ! Serrez vous la ceinture qu’ils nous disent ! Après la Grèce viendra le tour de la France d’être en faillite. Mais quand va donc cesser cette escroquerie ? Eh bien quand nous le déciderons ! Quand nous nous unirons pour dire stop à tous ces mensonges, stop à cette exploitation de la misère. Qu’on en juge. La dette française s’élève à un peu plus de 1600 milliards d’euros. Un chiffre colossal que nous avons peine à nous représenter. Mais qui dit dette dit emprunt et donc intérêt. Aujourd’hui, un prêt signifie forcément qu’on paye des intérêts à la banque mais cela n’a pas toujours été le cas. Jusqu’en 1973, l’État pouvait emprunter de l’argent à la banque de France sans intérêts pour se financer. Après, cela a été interdit et l’État est obligé depuis de passer par les banques privées pour se financer. Depuis 1973, nous avons donc versé plus de 1400 milliards d’euros d’intérêts aux requins de la finance. Si on n’avait pas payé ces intérêts, on arriverait donc à une dette de 200 milliards d’euros et quand on sait que les exonérations de cotisations sociales représentent plusieurs dizaines de milliards d’euros par an, on se dit que cette dette n’est que du vent. C’est une fabrication politique pure qui vise à en mettre plein les poches aux banquiers et autres capitalistes. Au niveau des autres pays de l’Europe ou de l’Europe tout court c’est la même histoire. Pire on est en train de se faire de l’argent sur la misère des travailleurs Grecs en leur prêtant de l’argent à des taux exorbitants alors que nous empruntons ce même argent à des taux faibles. Elle est belle la solidarité des marchés ! Ils veulent qu’on se serre la ceinture mais eux continuent à se faire péter le bide. Pendant ce temps la ceinture devient un anneau gastrique pour de plus en plus de monde. L’Insee nous révélait cet été que 13,5 % des français vivait sous le seuil de pauvreté soit 8,2 millions de personnes vivant avec moins de 954 € par mois. Plus dramatique encore, 4,1 millions de personnes en France vivent avec moins de 773 € ! Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté n’a cessé de baisser des années 70 aux années 90 puis a stagné jusqu’en 2000. Depuis 2002, ce nombre est en augmentation, résultat d’une véritable destruction de nos droits sociaux, de nos caisses de solidarité (Sécu, retraite, chômage) et de nos services publics. Le résultat est là : une société indigne ! Comment vivre aujourd’hui avec 954 € ? Une fois qu’on a payé son loyer et ses factures, que reste-t-il ? Cela nous amène aussi à constater que la revendication de la hausse du smic apparaît ici plus que légitime tant celui-ci est proche du seuil de pauvreté ! Assurément, il nous faut mettre un terme à cette vaste fumisterie. Les incapables qui gèrent ce monde ont réussi à nous enfumer une première fois avec la crise de 2008 en filant tout notre pognon aux banquiers mais là si on les laisse faire une deuxième fois, on va tous se retrouver à poil, sans boulot, sous le seuil de pauvreté. Alors réagissons, construisons l’offensive sociale pour un autre futur.

Clip vidéo contre la manifestation fasciste du 8 octobre 2011 à Lille

Samedi 24 septembre 2011


Durée : 4mn 10

Le clip est introduit par un court extrait d’une déclaration d’un fasciste parisien présentant la manifestation d’extrême-droite prévue le 8 octobre 2011 à Lille. Après cette introduction, la bande-son du clip est constituée d’extraits d’un discours prononcé par un militant CNT lors d’une manifestation anti-fasciste organisée le 10 avril 2010 à Lyon.

> Pour en savoir plus : voir le tract et les affiches de la manifestation ANTI-FASCISTE qui sera organisée le même jour à Lille

> Pour télécharger la vidéo (environ 16 Mo) : clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

> Article sur l’utilisation par l’extrême droite des thématiques, codes et slogans propres à la gauche et au mouvement ouvrier

 

[vidéo] La SNCF rackette un opposant à la réforme des retraites

Mercredi 7 septembre 2011

Mardi 6 septembre 2011 avait lieu le procès d’un militant lillois accusé d’avoir participé à une occupation des voies de la gare Lille-Flandres pendant le mouvement de l’automne 2010 contre la réforme des retraites.

Voici (avec quelques images d’ambiance durant les 3 premières minutes) les déclarations faites au départ de la manifestation qui était organisée ce jour-là à Lille par le Collectif de Résistance à la Répression et à l’Intimidation des Militants et des Mouvements Sociaux (CRRIMMS).

Durée : 8mn 46

> Source des documents utilisés : UL-CNT de Lille, SUD rail 59/62,  Collectif de Résistance à la Répression et à l’Intimidation des Militants et des Mouvements Sociaux (CRRIMMS). Montage : Eric (CNT-Lille).

> Pour télécharger ce fichier vidéo d’environ 30 Mo : clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

> Délibération du tribunal : mardi 11 octobre (à cette occasion, le CRRIMMS organisera un rassemblement de soutien à partir de 13h45 devant le tribunal).

[vidéo] Tout, tout, tout… vous saurez tout sur les banquiers !

Samedi 3 septembre 2011

Vous saurez tout sur les banquiers : un nouveau clip du secteur vidéo de la CNT réalisé à partir d’une chanson concoctée par la CNT de Nîmes (cliquer sur l’image ci-dessous pour ouvrir le site du secteur vidéo confédéral de la CNT).

Durée : 3mn 12

Vidéo du rassemblement du 29 juin à Lille contre la précarité dans l’Éducation nationale

Mercredi 29 juin 2011

Un rassemblement contre la précarité dans l’Éducation nationale a eu lieu devant le rectorat de l’Académie de Lille mercredi 29 juin à l’appel de la FCPE et de l’intersyndicale éducation du  Nord Pas-de-Calais (Action & Démocratie, CFDT, CGT, CNT, FAEN, FO,  FSU, SUD, UNSA). Ci-dessous quelques images de ce rassemblement suivies d’un entretien avec un militant de la CNT éducation de Lille…

Durée : 6mn 43

Extrait de l’appel :

L’approche des vacances se prêtant bien à de telles nouvelles, le Rectorat de l’académie de Lille vient d’annoncer ce que l’on craignait depuis quelques mois : 1 800 postes vont être supprimés dans le premier comme dans le second degré parmi les personnels employés avec des contrats précaires. 300 assistantes et assistants d’éducation vont voir leurs contrats se terminer, notamment dans les écoles, sous le prétexte fallacieux d’un redéploiement dans le second degré (qui n’aura bien entendu pas lieu). De même, 1 500 personnes employées en Contrat Unique d’Insertion (CUI) vont perdre leur emploi. Cela fait des années que l’intersyndicale éducation de l’académie de Lille dénonce l’utilisation de plus en plus fréquente de personnels en contrats précaires pour des tâches qui nécessiteraient l’embauche de personnes titulaires, mais aussi leurs conditions de travail, marquées par l’arbitraire de l’administration rectorale et le mépris envers des personnels « jetables ». Nous ne pouvons que dénoncer ces suppressions qui, en plus de mettre des gens au chômage, vont mettre en difficulté de nombreux établissements. Le rectorat met donc une nouvelle fois en péril le système public d’éducation dans l’académie.

> Compte-rendu de la délégation reçue le 22 juin 2011 à la préfecture du Nord Pas-de-Calais

> Fiche d’action prudhomale pour les EVS en CUI-CAE

> Site de la fédération CNT éducation

[vidéo] Toutes et tous dans la rue le 1er mai !

Jeudi 21 avril 2011

Un petit clip du « secteur vidéo » confédéral de la CNT pour annoncer le 1er mai.

A visionner sur le site Caméra au poing !

 

Prud’hommes : comment ça marche ?

Mardi 5 avril 2011

Durée : 2 mn 36

Petite présentation vidéo de la formation « Prud’hommes » organisée le 1er avril 2011 à l’union locale CNT de Lille par le syndicat des travailleurs de l’industrie et des services du Nord ( stis59@cnt-f.org ).

Pour en savoir plus :

 

Lancement du site « caméra au poing » du secteur vidéo confédéral de la CNT

Samedi 19 mars 2011

Le Secteur vidéo confédéral de la CNT vient de lancer son propre site internet ( http://www.cnt-f.org/video/ ) où sera centralisé la diffusion de toute la production audiovisuelle militante de la CNT (mais pas seulement).

Le « Secteur Vidéo » confédéral de la CNT, c’est quoi ?

Depuis quelques années, des syndicalistes de la CNT produisent de la vidéo à caractère syndical mais pas seulement. Un grand nombre de ces vidéos est visible sur des sites d’hébergement gratuits parfois p eu recommandables mais, pour les « sans pognon », c’est encore le seul moyen d’exister sur la Toile.

En octobre 2010, la CNT décide de se doter d’une commission confédérale « Secteur Vidéo » qui répond à un quadruple besoin :
- mettre un espace de travail collaboratif à disposition des « vidéastes » de la CNT,
- mutualiser leurs productions ainsi que leurs compétences techniques et syndicales,
- diffuser ces productions par le biais d’un site CNT spécifiquement dédié à la vidéo,
- s’opposer à la propagande de l’État et du patronat délivrée à travers les mass-médias.

Présentement, nous constatons que la Confédération Nationale du Travail est encore très marginalisée dans les mass-médias et que le traitement dont elle fait l’objet sur le plan audio-visuel est souvent négatif ou erroné, voire proche du « tout et n’importe quoi » ! Comme beaucoup d’autres sites CNT (syndicats, fédérations…), le « Secteur Vidéo » fera donc découvrir une autre réalité de la CNT par la diffusion centralisée de vidéos présentant les différentes luttes dans lesquelles ses syndicats se sont engagés en France, et dans le reste du monde en lien avec ses organisations sœurs,

Déjà réalisées ou à venir, les productions vidéos de documentaires, films de fiction et créations artistiques en lutte ont bien sûr toute leur place sur ce site. On y trouvera aussi de l’information purement syndicale ainsi que des liens nous semblant cohérents avec notre démarche.

Le « Secteur Vidéo » est autogéré par des syndicalistes de la CNT sur leurs heures de loisirs. Nous ne sommes pas des professionnels de la vidéo, mais de simples militant.e.s luttant avec un caméscope au poing !

On peut commenter les vidéos présentes sur le site et/ou les télécharger librement. On peut aussi nous en proposer d’autres en écrivant à secteur-video@cnt-f.org et nous répondrons très rapidement.

Bon visionnage « en rouge et noir » !

Le site internet du secteur vidéo de la CNT

Un nouveau site de ressources sur Benoît Broutchoux

Samedi 5 mars 2011

Au début du 20° siècle, Benoît Broutchoux fut un véritable héros populaire dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Anarcho-syndicaliste, co-fondateur du syndicat CGT des mineurs et défenseur avant l’heure de la libre maternité, il se bagarra sans trêve contre l’ordre des compagnies minières et la mollesse des socialos réformistes en s’illustrant notamment pendant la grève qui suivit le « crime de Courrières » (un coup de grisou qui fit 1101 morts à Courrières le 10 mars 1906).

L’ancien site de la CNT 59/62 lui avait consacré une page spéciale. Benoît Broutchoux dispose maintenant d’un site entier à lui tout seul !

Compte-rendu sténographique d’une conférence sur la vie chère faite par Broutchoux à Aniche le 10 septembre 1911:

L’intégralité de cette brochure est disponible ici : « La Vie Chère » par Benoît Broutchoux (pdf – 27 pages – 333 ko). Merci à KD pour le remaquettage !

Le mouvement de lutte contre la vie chère dans le Nord Pas-de-Calais (été 1911) :

En France, durant l’été 1911, le prix des denrées alimentaires se mit à grimper fortement : 30% de hausse sur le beurre, 40% sur la chicorée, 28% sur le sucre, etc.

Cette montée des prix provoqua un mouvement de révolte dans le Nord Pas-de-Calais. Des cortèges de femmes, rouge épinglée au corsage, défilèrent partout en chantant « L’Internationale du beurre à quinze sous » : « Demain au marché des grandes villes / Toutes femmes, nous nous réunirons / Pour protester avec furie / Sur le prix du beurre en cette saison / Nous avons assez de souffrance / Sans augmenter le beurre et le lait / Car demain toutes les femmes de France / Nous le ferons vendre avec rabais. / (Refrain) En avant, camarades / Les amis, tous debout / Sans peur, ni tapage / Nous voulons le beurre à quinze sous (bis) ».

Des bagarres éclatèrent sur les marchés, des femmes obligèrent des épiciers à baisser leurs prix, des hommes se joignirent au mouvement, les ouvriers métallurgistes de la région de Maubeuge se mirent en grève, les mineurs manifestèrent à Lens. Face à cette situation, certains syndicalistes essayèrent de prendre en main le mouvement : « C’est au syndicat seul de conduire la campagne sur la cherté des vivres ». Les femmes les envoyèrent balader : « Les hommes n’auront plus à se mêler de nos revendications ; nous nous administrerons bien toutes seules ». Le 29 août à Billy-Montigny, des manifestant.e.s se rendirent chez un boulanger pour lui imposer leurs tarifs. Ce boulanger sortit une arme à feu et tua un mineur. La réaction des femmes fut très virulente et l’armée dut intervenir pour protéger le boulanger. Suite à cet événement, la présidente du « Comité des ménagères » (Mme Lacroix) et deux de ses camarades furent arrêtées. Cette arrestation déclencha une vague de protestation : des milliers de manifestants un peu partout, des affrontements avec la police, des barricades, des usines occupées…

Bien sûr, Broutchoux et le journal « Le Révolté » soutinrent activement la lutte des « ménagères ». Broutchoux fit un discours devant 15.000 personnes aux funérailles du mineur tué par le boulanger et, le 10 septembre, il organisa à Aniche, dans la grande salle du syndicat des ouvriers verriers, une conférence sur le thème de la « vie chère ».

Lors de cette conférence, Broutchoux parla de l’action directe et du boycottage, mais il fit aussi remarquer qu’il ne fallait pas se tromper d’ennemi : « Tout en étant adversaire de la forme actuelle du commerce et partisan de la coopération, il faut reconnaître que les petits commerçants ne sont pas responsables de la crise, certains en sont victimes comme nous. Il faut voir plus loin que la place du marché et la devanture du boutiquier. [...] Les petits commerçants sont comme des tampons placés périlleusement entre les affamés et affameurs. Regardons au-dessus d’eux, portons nos coups à la spéculation ».

À la fin de la réunion, des policiers grimpèrent sur l’estrade et arrêtèrent Broutchoux sous un prétexte nébuleux tandis que l’assistance criait des « Mort aux vaches ! » retentissants. Broutchoux avait déjà eu maille à partir avec la « Justice » mais, cette fois, celle-ci voulait en finir avec lui une bonne fois pour toutes. Pour l’inculper, elle ressortit des tiroirs les « lois scélérates » votées en 1894 et visant à empêcher la propagande libertaire. Le 18 janvier 1912, Broutchoux se retrouva sur les bancs du « palais d’injustice » pour y répondre de ses convictions. Le procureur réclama la « relégation » de Broutchoux, c’est à dire sa déportation en Guyane (au tristement célèbre bagne de Cayenne). Le procureur ne l’obtint pas, mais Broutchoux écopa quand même d’un an de prison.

Une campagne contre cette condamnation arbitraire fut aussitôt organisée avec meetings, rassemblements, causeries et concerts. En fin de compte, Broutchoux bénéficia d’une amnistie et sortit de prison en juillet 1911.

Et toujours à propos de Benoît Broutchoux,  revoici - sur l’air de la java du même nom – le petit clip vidéo fait il y a quelques années par un militant CNT de Lille :

[vidéo] Nos vies valent plus que leurs profits !

Lundi 15 novembre 2010

Rassemblement de la fédération CNT « Construction » organisé le 11 novembre 2010 à Paris contre la mortalité au travail dans le BTP :

C’est place de l’Alma, où le peuple vient parfois honorer la mémoire d’une princesse défunte, et tout près d’un zouave qui devrait bien plus souvent servir de thermomètre social, que la fédération Construction de la CNT a voulu qu’en ce jour de commémoration on se souvienne de travailleurs sacrifiés à une logique de profit, et trop vite oubliés. Pour 1 584 916 salariés du BTP, on a compté en 2009 : 120 386 accidents de travail motivant arrêt, 8 712 accidents de travail avec incapacité permanente, 141 décès, dont 26 dus à des maladies professionnelles.

Voir la vidéo