Articles avec le tag ‘suppressions de postes’

Y’en a ras-le-bol de ces guignols qui ferment les usines, qui ferment les écoles !

Mardi 31 janvier 2012

Deux mille personnes (salarié-e-s, élèves, parents) ont manifesté le 31 janvier à Lille contre les 1020 suppressions de postes attendues dans la région Nord Pas-de-Calais à la rentrée de septembre 2012. Dans le cortège, de nombreux lycées professionnels de la métropole lilloise, les plus touchés par la réforme.

A l’issue de la manifestation, une AG de lutte s’est tenue à la Bourse du Travail.

Vendredi soir, une réunion intersyndicale sera organisée pour décider de la suite du mouvement.

Éducation : halte aux suppressions de postes & à la dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels !

Mercredi 25 janvier 2012

Après les 40 000 postes supprimés depuis 2008, les 14 000 nouvelles suppressions annoncées par Luc Chatel sont une étape supplémentaire dans la politique de destruction de l’école publique que les ministres de Sarkozy auront pratiquée pendant 5 ans.

Les promesses n’engagent que ceux qui croient les menteurs, pourtant Sarkozy avait promis au printemps dernier qu’il n’y aurait plus de fermetures dans le primaire. Alors que les postes de non-enseignants sont en voie de disparition et que les réseaux d’aide sont exsangues des successives suppressions de postes, il faudra que le primaire liquide 5 700 postes. Dans les villes, ce seront des classes surchargées qui empêcheront un suivi des élèves en difficulté. Dans les campagnes s’ajoutera une généralisation des classes à cours multiples, rendant le métier plus contraignant pour les enseignants. Comment apprendre à lire à 32 CP-CE1 ? Comment gérer des quadruples niveaux à 28 élèves ?

Le secondaire est aussi largement touché avec plus de 6 500 postes à rendre. Alors que la difficulté des conditions de travail et le manque de reconnaissance de la profession poussent des collègues jusqu’au suicide, Luc Chatel n’a comme unique réponse qu’une nouvelle vague de suppressions de postes. Pourtant, comment garantir la « réussite de tous » avec les tailles disproportionnées que peuvent prendre les classes, comment gérer des terminales de 38 élèves ? Mais les suppressions de postes contribuent aussi à un abaissement de l’éventail éducatif, la disparition de l’enseignement de l’histoire en terminale S constituant un sinistre exemple de l’abandon d’une politique éducative générale permettant à chacun d’acquérir une culture générale suffisante. Les seuls recrutements que le Ministre opère sont ceux d’Équipes Mobiles de Sécurité et autres agents de sécurité qui participent un peu plus au climat délétère qui peut régner dans certains établissements.

Toute les académies sont touchées, même celles dont les effectifs sont en augmentation, faisant fi de toute perspective. Pourtant Luc Chatel nous assure que le niveau d’encadrement reste suffisant. Mais comment se fait-il que les annonces de recrutements de chômeurs sur des postes d’enseignants se multiplient dans les Pôles Emploi ? Comment se fait-il que le nombre de remplacements non assurés augmente chaque année ? La seule réponse est que cette politique s’inscrit bien dans la déconstruction du système éducatif, préparant ainsi la privatisation de l’enseignement.

Dans le Nord Pas-de-Calais, les 1 020 suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2012 toucheraient aussi bien le premier et le second degrés que les postes administratifs et auraient pour conséquence la dégradation des conditions de travail des personnels et des élèves (fermetures de classes, de sections, d’établissements, augmentations du nombre d’élèves par classe, extinctions de certains corps de personnels, disparition des RASED, torpillage du remplacement, liquidation de l’enseignement professionnel au profit de systèmes privés ou semi-privés…).

Face à tous ces coups, il n’est pas question d’attendre un quelconque sauveur, au risque de se réveiller avec les mêmes liquidateurs au pouvoir. Il est temps d’en finir avec les mobilisations éparpillées qui ne nous ont menées à rien ces dernières années. Seul un mouvement fort et prolongé, s’appuyant sur les décisions prises par la base, sera à même de créer le rapport nécessaire à l’arrêt de ces suppressions et à la mise en place d’une politique éducative tenant compte des besoins des élèves et des personnels.

Des préavis couvrent les personnels souhaitant se mettre en grève dès aujourd’hui. La CNT 59/62 soutient les actions déjà mises en place. Elle appelle à coordonner et amplifier ces actions en les faisant converger le 31 janvier (date de la prochaine grève nationale & intersyndicale dans l’éducation) et en préparant d’ores et déjà la suite du mouvement.

Manifestation intersyndicale mardi 31 janvier :
14h30, porte de Paris, Lille

> Télécharger le tract de la CNT éducation 59/62 au format pdf

> Envoyer un mail à la CNT éducation 59/62

> Télécharger le communiqué de l’intersyndicale académique au format pdf

 

A propos de la situation dans l’Éducation

Mardi 27 septembre 2011

Ça y est ! Ils l’avaient promis, ils l’ont fait : plus de 50 000 postes supprimés en 4 ans dans l’Éducation… Quelle entreprise privée – puisque c’est leur modèle – supporterait une telle saignée sans s’effondrer ? Quasiment plus aucune école, plus aucun bahut n’est épargné ou ne perçoit pas directement les conséquences des réductions de postes.

Alors, les effectifs des classes augmentent tranquillement : même dans les quartiers populaires la « règle » des 25 élèves par classe n’est plus respectée.

Alors, nos conditions de travail se dégradent chaque jour : misères sociales et économiques allant croissantes avec la crise, on se retrouve avec de plus en plus de gamins pétant des câbles dans nos classes, parfois violents tant leur détresse est grande et nous sommes incapables d’y faire face faute de moyen humain, de temps, et surtout d’une école respectueuse de l’enfance et de l’adolescence. La suppression des RASED et des structures de prévention ou de soin fait qu’on parque tous ces gamins pêle-mêle quels que soient leurs maux dans des classes « clis » ou « ulis », pris en charge par des enseignants non formés ! Comment pourrait-il d’ailleurs y avoir encore une formation spécialisée lorsque c’est toute formation au métier d’enseignant qui est supprimée depuis l’année dernière ?

Alors, on assiste au délitement progressif de notre statut au profit d’une gestion individualisée de nos parcours professionnels, bientôt de nos salaires, avec la mise en place cette année des ECLAIR : les principaux de collèges peuvent commencer à recruter qui bon leur semble, sur « profil ». Bientôt, les directeurs/directrices d’école qui ne seront plus des pair-e-s mais des supérieur-e-s hiérarchiques feront de même. Tou-te-s nous feront passer des entretiens individuels qui permettront de moduler nos salaires, donner une prime aux « méritant-e-s ».

Au quotidien, on voudrait donc que notre métier se réduise de plus en plus à des missions de sélection (les notes, les évaluations nationales, le livret personnel de compétence), de fichage (sconet, base élève).

Pour autant, nous ne sommes pas dupes de la journée « d’action » du 27 septembre 2011 : nous avons déjà fait la même l’année dernière… et l’année d’avant… et celle d’avant encore… Une journée sans lendemain, décidée par des centrales syndicales qui préparent les élections professionnelles qui auront lieu dans quelques semaines et pour lesquelles l’enjeu de cette journée est probablement ailleurs que dans la préparation à une lutte nécessaire. Nous savons donc d’ores et déjà que, ce soir, nos revendications ne seront pas satisfaites… sauf… sauf si nous parvenons à imposer des démarches résolument collectives et massives.

Avoir une démarche collective, c’est s’unir pour réclamer plus de postes non pas pour son école ou son collège mais bien pour toutes les écoles et tous les collèges ; c’est décider ensemble et en assemblée générale des luttes que l’on mène, de leur date et de leur durée.

Ce ne sont pas les élections de mi-octobre, ni même celles du 6 mai 2012 qui nous redonneront tous les postes et les formations perdus. Ce ne sont pas ces votes qui nous permettront de lutter efficacement contre les mouvements actuels de privatisation, individualisation, rentabilisation des services publics du monde entier (ou ce qu’il en reste). Ces destructions sont décidées et initiées internationalement bien au-dessus de tous ces élus, mais avec leur concours.

Alors, s’il est un vote aujourd’hui encore vraiment utile… c’est bien celui de la grève ! Mais d’une vraie grève… celle qui impose un vrai rapport de force, celle qui se bat réellement, jusqu’à la victoire de nos revendications !

> Télécharger ce tract de la CNT éducation (pdf – 1 page – 598 ko)

> Site de la Fédération CNT des Travailleurs/euses de l’Éducation (FTE)

> Communiqué de la CNT-FTE suite à la grève de ce 27 septembre 2011 (pdf – 1 page – 447 ko)

Éducation : journée nationale d’action du samedi 19 mars 2011

Samedi 12 mars 2011

Manifestation à Lille :

rendez-vous à 14h30, porte de Paris.

Communiqué unitaire de l’intersyndicale Éducation du Nord Pas-de-Calais :

L’intersyndicale Éducation (A&D, CGT, CNT Éducation, Faen, FSU, Se-Unsa, Sgen-Cfdt, Snetaa-FO, Sud Éducation) et les parents d’élèves de la FCPE de l’Académie de Lille soutiennent la mobilisation croissante pour le service public d’Éducation dont ils se félicitent.

Ils soutiennent les actions dans les écoles, collèges, SEGPA, EREA et lycées généraux, technologiques et professionnels, contre la politique  de casse du service public organisée par le gouvernement et pour la défense des conditions  de travail et d’enseignement  indissociables de la réussite scolaire de tous les élèves.

Ils appellent d’ores et déjà à continuer la mobilisation pendant les vacances de février et dès la rentrée du 7 mars en multipliant les motions d’écoles, d’établissements…, en refusant les heures supplémentaires, en organisant des assemblées générales d’établissements et de bassins, des réunions d’information, des distributions de tracts, en développant les demandes d’audience auprès des inspections d’Académie et du Rectorat, en organisant avec les parents des opérations école morte/ établissement mort, des rassemblements et des manifestations locales y compris par la grève (des préavis sont déposés et couvrent l’ensemble des personnels du service public d’éducation)…

Ils appellent enfin à participer à la journée du 18 mars pour la défense du service public de l’orientation scolaire et à la journée nationale de manifestations unitaires du 19 mars.

 

Rappel : Pour la rentrée 2011, l’Académie de Lille va subir une suppression massive d’emplois : 336 dans le 1er degré, 470 dans le 2nd degré, 59 pour les personnels administratifs et 7,5 pour les personnels de laboratoire. Concernant les personnels ATSS, il y a un redéploiement des postes avec souvent des créations ou des suppressions de demi-postes.

 

Éducation : non à la suppression de 865 emplois dans la région !

Mardi 25 janvier 2011

Le Rectorat de Lille a décidé la suppression de 865 emplois dans le Nord et le Pas-de-Calais : 336 dans les écoles, 470 dans les collèges et lycées, 59 chez les personnels administratifs.

Dans le 1er degré, alors que les effectifs sont en légère augmentation, sont principalement touchés : les écoles maternelles, les écoles élémentaires qui ne sont pas en REP, les intervenants en langues (dont certains sont en CDD depuis plus de 14 ans !), les brigades de remplacement et les RASED (réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté).

Refusons le budget de pénurie de l’Éducation Nationale !

Mardi 4 janvier 2011

Le budget 2011 pour l’Éducation Nationale prévoit la suppression de 16 000 emplois et n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. Pourtant, les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006.

Dans l’académie de Lille, la situation devient catastrophique et inacceptable : fermeture d’au moins 13 CIO, 59 suppressions de postes chez les personnels administratifs, 336 suppressions dans le premier degré, 470 dans le second degré, et ceci malgré une hausse des effectifs élèves de 990 dans les collèges, de 20 en LP et de 602 élèves dans le premier degré.

Refusons les fermetures de classes, les fusions et  suppressions de collèges, lycées et LP, la fusion des zones de remplacement dans le second degré, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes, la disparition de la formation des jeunes enseignants, stagiaires et CPE…

Syndicat CNT éducation 59/62 : ssec5962@cnt-f.org
Fédération des syndicats CNT éducation : http://www.cnt-f.org/fte/

Fonction publique : après les suppressions de postes… les licenciements !?

Lundi 6 décembre 2010

Dans le cadre de la loi sur la mobilité dans la fonction publique de 2009, un décret sur la réorientation professionnelle des fonctionnaires d’État a été publié au J.O. du 16 Novembre 2010. Ce texte prévoit qu’un fonctionnaire « dont l’emploi est susceptible d’être supprimé, en cas de restructuration d’une administration de l’État ou de l’un de ses établissement publics administratifs (…) peut être placé en situation de réorientation professionnelle, en l’absence de possibilité de réaffectation sur un emploi correspondant à son grade ». Notons au passage le flou du terme susceptible…

Pendant cette réorientation, l’administration établira un «  projet personnalisé d’évolution professionnelle du fonctionnaire ». Ce dispositif contraignant qui isole l’agent concerné en tête à tête avec la DRH, vise à étudier des propositions de changements d’emplois, l’attribution de missions provisoires où des formations pour se reconvertir.

Pendant toute cette période, le fonctionnaire « reste à la disposition de l’administration qui peut lui demander d’accomplir (…) des missions pour son compte ou celui d’une autre administration », sans restrictions particulières notamment géographiques et pour une durée de trois mois maximum. Les agents concernés seront corvéables sans trop de choix pour boucher provisoirement les trous créés par leur politique d’économies budgétaires…

Avec ce décret, le licenciement est désormais possible et interviendra en deux temps. Si le fonctionnaire « a refusé successivement trois offres d’emplois » (à grade équivalent mais sans restriction de corps ou administration) en remplacement de son poste perdu, il sera mis en disponibilité sans traitements ni indemnités.

S’il refuse trois nouvelles propositions de postes, en vue de sa réintégration dans son corps d’origine (celui où on a supprimé son poste, cherchez l’erreur !), il sera alors définitivement licencié. A ce propos, le délinquant Woerth alors encore ministre dégainait l’argument massue  : si « la personne refuse, c’est qu’au fond, elle n’a plus envie de travailler dans l’administration ». Ce qu’il ne précisait pas c’est que ce texte n’indique aucune restriction ferme, d’ordre géographique ou professionnel, à ces offres. Rien n’empêche donc l’administration de provoquer ces refus avec des méthodes musclées de management  : placardisation, changements brutaux de métiers ou administrations, mutations forcées sur tout le territoire. Des méthodes testées avec succès à France Télécom lors de la privatisation pour se débarrasser rapidement des personnels à statuts .

Ces situations devraient donc se multiplier dans les prochaines années avec la poursuite de la politique de suppressions massives de postes. Ce premier coin enfoncé dans la garantie d’emploi va surtout d’abord servir de mesure coercitive pour forcer les fonctionnaires à la mobilité et à la flexibilité, instiller la peur avec le chantage à l’emploi. Gageons que faute de réactions, ils ne laisserons pas longtemps autant de restrictions à ces licenciements économiques de la fonction publique.

Source : Décret n° 2010-1402 du 12 novembre 2010 relatif à la situation de réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’État

LA MEILLEURE FAÇON D’Y FAIRE BARRAGE EST DE MENER UNE LUTTE GLOBALE CONTRE LES RESTRUCTURATIONS DES SERVICES PUBLICS ET LES SUPPRESSIONS DE POSTES !

Fonction publique : après les suppressions de postes… les licenciements !? (tract de la CNT à télécharger – format pdf – 1 page)