Articles avec le tag ‘squats’

Manifestation pour le droit au logement le 21 mars à Bruxelles

mardi 14 mars 2017

Comme l’année dernière à la même date (cf. début du printemps et donc des expulsions locatives), une manifestation pour le droit au logement est organisée le mardi 21 mars à Bruxelles. Rendez-vous à 18h, porte de Namur.

À Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter et le nombre de SDF a fortement augmenté. De plus, suite à un fait-divers monté en épingle dans les médias, un projet de loi visant à accélérer les procédures d’expulsions ainsi qu’à pénaliser le squat a vu le jour et risque d’être voté d’ici deux semaines.

> Appel à la manifestation
> Article sur le projet de loi anti-squat

PS : à Lille, une manifestation pour le droit au logement aura lieu le samedi 1er avril 2017 à l’initiative des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’Indecosa CGT Nord (rendez-vous à 15h sur la Grand’Place).

Rafle ce matin à Calais et solidarité avec les exilés

mercredi 2 juillet 2014

Pentax Digital CameraLes 3 squats ouverts par le collectif “Salut ô Toit” ainsi que le lieu de distribution des repas (occupés par les exilés depuis depuis le 27 mai 2014) ont été évacués ce mercredi 2 juillet 2014 au matin.

Selon la Préfecture, 320 exilés ont été arrêtés. Une soixantaine d’entre eux a été envoyée dans des centres de rétention : environ 40 à Coquelles (près de Calais), les autres à Lesquin (près de Lille) et au Mesnil-Amelot (près de Paris). Des personnes en rétention à Rennes auraient été transférées dans des centres de rétention du sud de la France pour libérer des places et une vingtaine d’exilés arrêtés à Calais seraient attendus à Rennes. Des places (180 à 200) sont disponibles dans les centres de rétention de Plaisir, Palaiseau, Rouen, Rennes, Mesnil-Amelot et Wassel. Des mineurs (une cinquantaine d’érythréens et de soudanais) ont été transférés dans un camp à Boulogne-sur-Mer, d’autres près de Béthune. Enfin, des exilés ont été envoyés à Boulogne et Dunkerque (probablement dans des commissariats) et une petite cinquantaine se trouve encore au lieu de distribution des repas (sans qu’on sache pourquoi ils sont encore retenus là).

D’autre part, le président de l’association “Salam” ainsi qu’un membre de “L’Auberge des Migrants” et un membre de “No Border” ont été arrêtés et placés en garde-à-vue.

Source : Passeurs d’hospitalités

Autre site d’information et de solidarité : Calais Migrant Solidarity

Communiqué du Comité des Sans-Papiers du Nord (CSP59) :

Une nouvelle opération musclée de la police contre les réfugiés de Calais s’est soldée par le transfert au commissariat de Lille de plusieurs dizaines d’Afghans, de Pakistanais, de Soudanais, de Syriens, etc., qui ont tous fui la guerre menée par les USA et l’OTAN qui continue de détruire leurs pays. Arrivés ici à Calais avec le projet d’aller en Angleterre, ces jeunes sont persécutés, maltraités, frappés et gazés comme ils nous l’ont dit, dispersés puis certains mis en centre de rétention.

La manifestation du mercredi du CSP59 s’est transportée avec des intermittents en lutte au commissariat de Lille au son de “Libérez les réfugiés de calais”, “So, so, solidarité avec les réfugiés de Calais” devant le commissariat dont les grilles d’accès étaient baissées et une rangée de CRS bloquant la seule porte d’accès pour les “usagers”. Une cinquantaine de réfugiés ont été libérés et une délégation du CSP59 les a accompagnés au train de 20h35 (en retard de 30 minutes). Un nombre indéterminé de réfugiés est encore détenu à la police.

Le CSP59 appelle à la mobilisation au TA * dès que nous aurons l’information précise du placement au centre de rétention de certains. Le CSP59 dénonce avec la dernière énergie ce comportement barbare qui consiste à chasser par la guerre des réfugiés de leurs pays puis à les persécuter, les maltraiter quand ils se réfugient ici et à exploiter cyniquement leur présence pour banaliser le racisme et faire CSP-59monter électoralement les partis fascistes. C’est cela la tragédie qui vient de faire du FN le “premier parti électoral de France”. C’est aussi cela l’Europe forteresse qui se barricade alors qu’elle provoque dans le sillage de l’OTAN les guerres prédatrices qui tuent, massacrent, génocident et fabriquent les réfugiés et les sans papiers.

* TA : Tribunal administratif

 
Manifestation de solidarité le 12 juillet à Calais :

Samedi 12 juillet 2014 à 14h, place d’Armes à Calais en soutien aux exilés et contre les violences policières. Pour lire les appels : Passeurs d’hospitalités et Calais Migrant Solidarity

Calais : communiqué du collectif “Salut ô Toit”

mardi 13 mai 2014

Calais-maisons-sans-gens-gens-sans-maisonsLe 28 février dernier, le collectif “Salut ô Toit” a rendu publique l’existence de 4 squats à Calais. L’un d’entre eux, propriété de la mairie de Calais, a aussitôt été évacué sans jugement. Les trois autres, propriétés de l’Office Public de l’Habitat de Calais, ont suivi la procédure judiciaire prévue par la loi. Le procès a eu lieu le 1er avril, le jugement a été rendu public le 18 avril, il a été signifié par voie d’huissier.

Ce mardi 13 mai 2014, le collectif a publié un communiqué (voir ci-dessous) appelant à interpeler les autorités pour que la concertation remplace la répression et que les habitants ne soient pas à nouveau jetés à la rue.

Évacuations prévues le 30 mai

Nous sommes un ensemble de personnes venues de différents pays et d’horizons politiques divers qui luttons pour le droit au logement pour toutes et tous, quelles que soit leurs origines. Nous occupons depuis fin février, trois bâtiments publics vides, abandonnés par l’OPH de Calais, rue de Vic, rue Aubert, et rue Masséna.

Plus de 4 000 bâtiments sont vides à Calais, ce qui représente 9% des logements (500 d’entre eux sont d’ailleurs la propriété de l’OPH, le bailleur social majoritaire de la ville…). D’un autre côté, plus de 500 personnes sont à la rue sans qu’aucune solution digne de ce nom n’ait été proposée par les autorités. Pourquoi laisser des endroits vides et des gens dehors ? Pourquoi dépenser de l’argent pour condamner les accès des bâtiments plutôt que de les utiliser pour venir en aide à une population précaire ?

Afin de répondre à ces questions que les pouvoirs publiques ont choisi d’occulter, cela fait plusieurs années déjà qu’un ensemble d’individus cherche des solutions collectives en redonnant vie à des bâtiments laissés à l’abandon, pour que les sans-abris aient un toit sur leurs têtes. Jusqu’à ce jour, les autorités n’ont répondu que par la répression qui s’est traduite par de multiples expulsions illégales fondées sur des détournements de procédures, manipulations de témoins au cours des enquêtes de voisinage, altérations de preuves…

A Calais, le droit au logement est pris en otage par les différentes instances du pouvoir qui n’ont cessé de se servir de la situation migratoire pour agiter peurs et fantasmes autour de la question des squats. Il y a quelques mois, ces manipulations politiques se sont incarnées dans l’appel à la délation lancée par la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, qui, faute de perspectives politiques réelles pour sa ville, a voulu faire croire aux Calaisiens que les « squats » et leurs habitants présumés étaient à l’origine de tous leurs maux.

Depuis fin février, la vie des trois squats s’est organisée, des liens avec le voisinage se sont créés. Ce sont des lieux provisoires, mais nécessaires, où la solidarité dans la survie se vit au quotidien, dans des conditions d’hygiène et de sécurité bien plus acceptables que sur les campements ou dans la rue. Bien qu’elle n’ait aucun projet pour ces maisons, l’OPH s’est engagée dans une procédure juridique d’expulsion, et la date fixée par le tribunal pour évacuer les lieux est le 30 mai 2014.

Nous réclamons que le sous-préfet n’envoie pas les forces de l’ordre intervenir ni le 30 mai ni les jours suivants pour évacuer (par la force) ces trois bâtiments occupés. Nous réclamons une rencontre entre les habitants, des représentants de l’OPH et de la Sous préfecture afin de parvenir à un accord sur l’occupation des bâtiments. Et quoi qu’il en soit, nous n’en resterons pas là.

Nous demandons :

  • à tous ceux qui soutiennent la nécessité de laisser vivre les personnes sans toit dans les bâtiments abandonnés par leurs propriétaires, tant que des solutions d’hébergement correspondant à leurs projets ne seront pas proposées,
  • à tous ceux qui trouvent insupportable que des maisons soient murées pour empêcher que quiconque puisse s’y abriter,
  • à tous ceux qui, au sein d’un groupe, d’une association, ou individuellement, s’organisent et luttent pour les droits des migrants à Calais et ailleurs…

Aidez-nous et manifestez votre désaccord face aux expulsions programmées des squats rue Masséna, rue de Vic et rue Aubert, et face à la possibilité d’évacuation des autres lieux de vie des migrants.

Écrivez au sous-préfet de Calais (Alain Gérard, 9 esplanade Vendroux, BP 357, 62100 CALAIS. Tél : 03 21 19 70.70. Fax : 03 21 19 70 71) ou au préfet du Pas de Calais : Denis Robin, rue Ferdinand Buisson, 62020 ARRAS CEDEX 9. Tél : 03 21 21 20 00. Fax : 03 21 55 30 30).