Articles avec le tag ‘salariés’

Amiens : aidons les salarié.es de Whirpool à faire payer leur direction au prix fort !

jeudi 16 mars 2017

En 2016, Whirlpool – le n° 1 mondial de l’électroménager – a réalisé 900 millions de dollars de bénéfices. Mais les actionnaires n’en ont jamais assez ! Après avoir racheté plusieurs sociétés concurrentes (Moulinex, Indesit, etc.), après avoir touché de l’État plusieurs dizaines de millions d’euros (au titre notamment du CICE), après avoir demandé de nombreux efforts aux salarié.es (flexibilité du travail et augmentation des cadences), voilà que ces sangsues passent à l’étape suivante : diminuer le nombre d’usines appartenant au groupe pour se remplir les poches encore davantage !

C’est ainsi que début 2017, la direction de la multinationale a annoncé que l’usine d’Amiens fermerait ses portes le 1er juin 2018. Conséquence pour les salarié.es : 290 licenciements ! Seront également touchés par cette décision : les intérimaires travaillant sur le site et les 56 salarié.es de Prima, une usine voisine qui sous-traite pour Whirlpool.

Le 16 mars 2017, en visite à Amiens, le premier ministre a déclaré : « Le gouvernement veille à ce que Whirlpool respecte ses obligations » (cf. propositions de reclassement et ré-industrialisation du site). Bref, le bla-bla habituel !

Face à cette situation, les salarié.es en lutte ont besoin de notre soutien. Certes, le rapport de force ne permettra pas l’annulation du plan de licenciements (PSE) car,  pour cela, il faudrait un mouvement massif et combatif sur le plan national et interprofessionnel. Par contre, il est possible de faire en sorte que ce PSE soit le moins mauvais possible. Et, si on s’en donne les moyens, il est même possible de faire payer au prix fort la direction de Whirpool !

Enfin, rappelons que – fondamentalement – licenciements et chômage ne pourront être abolis que par l’expropriation des capitalistes, la socialisation des moyens de production et de distribution, la gestion des entreprises par les travailleurs/euses eux-mêmes, le partage égalitaire des richesses… c’est à dire la construction d’une autre société où nous ne serons plus les esclaves salarié-es du Capital mais les maîtres de notre destinée, administrant la production et les services non plus pour augmenter les profits d’une minorité mais pour répondre aux besoins de l’humanité !

Loi Travail : vers la grève générale reconductible ?

mercredi 4 mai 2016

manif-image-verticaleAdresse publique de la CNT aux autres organisations syndicales pour une grève générale reconductible :

Notre confédération a entendu vos appels à la construction d’une grève reconductible, que ce soit lors du 51e congrès de la CGT à Marseille, lors du dernier CCN de FO, ou jeudi 28 avril sur la place de la République à Paris lors de l’AG de convergence des luttes « Syndicats – Nuit Debout ». Lire le suite sur le site confédéral de la CNT

La Coordination nationale étudiante appelle à se mobiliser :

  • le mardi 10 mai : avec les cheminot-e-s en lutte contre le décret-socle ferroviaire et le projet de convention collective du rail ;
  • le mardi 17 mai : date pour laquelle la coordination s’adresse à tou-te-s les salarié-e-s et interpelle l’intersyndicale afin d’en faire une journée de grève générale, début d’un mouvement de grève reconductible.

AG interprofessionnelle :

Mardi 10 mai à 19h30 au Théâtre du Nord, Grand’place, Lille.

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Un bilan parmi d’autres de la manifestation du 28 avril à Lille contre la loi Travail

jeudi 28 avril 2016

amphi-archimede-occupeCommuniqué du Collectif de mobilisation de l’université de Lille 1 :

Jeudi 28 avril, la mobilisation contre la loi travail a rassemblé une importante foule dans les rues de Lille et de nombreuses villes de France, rassemblant près de 500 000 manifestants selon les organisations syndicales, dont 25 000 dans les villes du Nord.

Force est de constater que les principaux organes de presse papier et télévisuelle, ainsi que les porte paroles gouvernementaux, ont fait le choix de se focaliser exclusivement sur les débordements des dits « casseurs ». Nous souhaitons rappeler avec force et détermination que les mobilisations contre la loi travail ne se limitent absolument pas à ces actions et concernent un nombre important d’organisations et de stratégies de lutte. Il est en cela malhonnête d’évacuer purement et simplement la grande majorité des personnes présentes qui ont défilé pacifiquement durant toute la durée de la manifestation. Les contraintes économiques du champ médiatique, qui lui impose une course effrénée au sensationnalisme, ne doivent en aucun cas primer sur la déontologie journalistique.

Cependant, et conformément à la décision de la Coordination Nationale Étudiante de non-distinction des stratégies de lutte, nous refusons fermement de condamner d’hypothétiques « casseurs » dans la mesure où ceux-ci ne ciblent que les symboles ostentatoires du libéralisme économique, de l’arbitraire du pouvoir et du monopole de la violence physique légitime. La manifestation de Lille du 28 avril a ainsi fait preuve d’actes de dégradations extrêmement ciblées : Apple Store, Printemps et banques. Nous maintenons ici que la véritable violence n’est pas celle des manifestant-e-s et qu’il est aussi inutile que dérisoire de s’en prendre au symptôme plutôt que d’attaquer les causes.

La manifestation de Lille du 28 avril a été faiblement réprimée, et nous nous félicitons de la décision prise par la police de quitter la place Charles de Gaulle sous la pression des manifestants. Toutefois, tous nos camarades n’ont pas eu cette chance : à Lille, des manifestant-e-s ont été gazé-e-s, d’autre interpellé-e-s. Le bilan de cette journée d’action nationale est entachée par un nombre d’arrestations et de garde à vue proprement scandaleux. Un étudiant de Rennes à perdu l’usage d’un œil suite à un tir de flashball. Nos camarades et ami.e.s d’Amiens ont été victimes de violences policières disproportionnées, la police a attaqué des manifestant.e.s pacifiques [Note du webmaster : voir la vidéo ici]. La Nuit Debout de Paris a violemment été évacuée par une police visiblement peu préoccupée par sa tâche de protéger et de servir. Ces très nombreux actes de violence policière, peu relayée par une certaine presse servile et complaisante vis-à-vis de la Préfecture, ne peuvent être qualifiés de débordements. Ils font l’objet d’une stratégie délibérée d’un gouvernement qui se prétend socialiste et a fait le choix de réprimer des mouvements sociaux qui se battent, précisément, pour le maintien des promesses qui leur avait été faites.

Ni chair à patron, ni chair à matraque.

Collectif de mobilisation de Lille 1 contre la loi travail