Articles avec le tag ‘salaires’

Argumentaire syndical contre le programme du FN

samedi 18 mars 2017

Ci-dessous une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité…

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Parallèlement, voici quelques fiches “flashs” réalisées par VISA :

Enfin, rappelons l’adresse de notre dossier d’info contre l’extrême droite :

http://www.cnt-f.org/59-62/antifascisme

Éducation : la CNT face au projet de réforme des PPCR

samedi 21 janvier 2017

Après la « refondation » de l’École, la réforme des rythmes et celle du Collège, le ministère de l’Éducation s’attaque aux PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations) des enseignant-e-s. Cette nouvelle réforme devrait se concrétiser au 1er septembre 2017, le temps que les technocrates de le rue de Grenelle et certains syndicalistes s’accordent sur les modalités précises des nouvelles inspections et du déroulé de nos vies dans l’Administration.

Inspection : la note, c’est fini !

L’inspection ancien régime vit sa dernière année. Elle sera remplacée par 4 rendez-vous de carrière au moment des passages aux 7e et 9e échelons de la classe normale, et au moment de l’accès à la hors classe et à la classe exceptionnelle. Terminées les avancées d’échelons au grand choix ou à l’ancienneté, une cadence unique pour les avancements sera mise en place. La hors classe est donc maintenue mais plus accessible : elle sera automatique après un certain nombre d’années passées dans le 11e échelon de la classe normale. Quant à l’élite (10%), elle bénéficiera d’une nouvelle grille : la classe exceptionnelle. On n’est quand même pas à Nuit Debout ! Les critères pour accéder aux classes supérieures vont reposer sur « une grille de 11 items s’appuyant sur un référentiel de compétences professionnelles qui comporte 70 entrées » (sic !). Conclusion : ce sont les pourcentages limités d’accès et les items validés par le chef qui primeront. Le changement dans la continuité.

Gagner plus ? Ça dépend du point de vue !

Nous sommes au 16e rang, derrière l’Allemagne, l’Irlande, la Hollande… en comparaison des salaires des enseignant.es du primaire après 15 ans d’exercice. Pour faire bonne figure, les premières mesures du PPCR vont s’appliquer au 1er janvier 20117. Cela va se concrétiser par de nouvelles grilles indiciaires où quelques échelons se verront ajoutés de 6 à 11 points. Une fortune ! Soit un gain de 53 à 64 € par mois. Le premier échelon des profs sera le seul à bénéficier d’une relève de 122 € par mois. Quand on sait que la cotisation retraite a augmenté au 1er janvier, la revalorisation salariale ressemble à s’y méprendre à une opération nulle.

La CNT contre toutes les hiérarchies de salaires, de statuts et de carrières !

La CNT a toujours dénoncé les inspections et continuera à s’opposer à ces entretiens d’évaluations mâtinés de formations (lesquelles ?). Pour rappel, elle est partie prenante du Collectif Anti-Hiérarchie (CAH).

Décryptage de la loi Travail

jeudi 31 mars 2016

« Loi Travail, la sauce indigeste », un petit film de décryptage réalisé le 31 mars 2016 par le secteur vidéo de la CNT :

Un projet de loi, c’est un énorme pavé peu appétissant et plein d’arêtes. La Loi Travail, ou Loi El Khomri, ne fait pas exception. Mais comme elle constitue un danger si on l’avale, des militants de la CNT ont sorti les ustensiles pour vous en lever les filets. Même après des efforts de présentation, ça fait pas envie…

Durée : 4mn 40s – Téléchargement : sur le site du secteur vidéo CNT

Autre vidéo de décryptage :

Par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail

Lien : décryptage de la loi El Khomri par un ancien inspecteur du travail

Ci-dessous en complément, un texte de décryptage en quatre points :

1- L’inversion de la hiérarchie des normes, c’est livrer les pleins pouvoirs au patronat

Un accord d’entreprise est un accord conclu entre un employeur et une ou plusieurs organisations syndicales en vue de fixer des règles relatives aux conditions de travail, à l’emploi ou aux garanties sociales des salarié-e-s. Jusqu’ici, la loi primait sur l’accord de branche qui primait sur l’accord d’entreprise, sauf si l’accord de branche ou d’entreprise étaient plus favorables. Avec le projet de loi, c’est l’accord d’entreprise qui prévaut sur l’accord de branche, même si celui-ci est moins favorable aux salarié-e-s.

2- Recours au référendum pour bâillonner les syndicats de lutte

Les règles de la négociation collective ont été également modifiées pour recourir au référendum afin de contourner la discussion syndicale. Cette pratique, qui veut faire croire à plus de démocratie, prendra en réalité la forme d’un chantage pour les salarié-e-s en leur proposant de renoncer à une part plus ou moins importante de leurs acquis sociaux en échange du maintien de leur activité. La démocratie ne fonctionne qu’entre égaux, or dans une entreprise, il n’y a pas d’égalité entre le/la salarié-e et son/sa patron-ne, donc pas de démocratie réelle possible. De plus, le référendum d’entreprise sera également un outil formidablement pratique pour repérer et isoler les éléments contestataires puis briser l’action collective.

3- Temps de travail et salaires modulables en fonction des besoins de l’entreprise

Sur simple accord d’entreprise, les congés et les heures supplémentaires pourront être modifiés, assouplis, imposés. De plus désormais, refuser une modification de son contrat de travail (salaire, temps et lieux de travail) pourra mener à un licenciement pour faute grave sans contestation possible. Combien de salarié-e-s oseront encore s’opposer à leur employeur ? Combien de salarié-e-s oseront encore lutter pour de nouveaux droits ?

4- Légalisation des licenciements abusifs

Ce projet de loi a prévu de redéfinir le licenciement économique. Une entreprise pourra faire un plan social sans avoir de difficultés économiques. Une baisse ponctuelle des commandes ou du chiffre d’affaires permettra d’effectuer des licenciements. L’introduction à titre indicatif d’un barème des indemnités prud’homales en cas de licenciement illégal permettra à l’employeur de prévoir à l’avance les dépenses d’un licenciement sans motif réel, lui permettant ainsi de limiter les risques financiers. Combien de salarié-e-s oseront encore saisir les prud’hommes ?

Ci-dessous deux textes de décryptage plus détaillés :

> Texte de décryptage plus détaillé (2 pages)

> Texte de décryptage encore plus détaillé (4 pages)