Articles avec le tag ‘rassemblement’

Lille : rassemblement devant l’Inspection du travail pour protester contre la fermeture des agences de Cambrai et Maubeuge

dimanche 16 avril 2017

Mercredi 26 avril 2017 à 10h, l’intersyndicale de l’Inspection du travail appelle à un rassemblement devant la DIRECCTE des Hauts-de-France, 70 rue Saint-Sauveur à Lille (à côté de la mairie), pour protester contre la fermeture des agences de Cambrai et Maubeuge.

Ces fermetures ne sont pas isolées. Dans plusieurs régions, au lieu d’augmenter les moyens de l’Inspection du travail, le gouvernement réduit ses effectifs et ferme des agences. Pour un service public de proximité et de qualité, pour un Code du travail véritablement protecteur des droits des salarié.es, la fédération CNT Travail, Emploi et Formation Professionnelle revendique une augmentation des moyens humains, matériels et législatifs de l’Inspection du travail.

Le 23 mars à Lille : rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous

vendredi 17 mars 2017

Appel commun de l’APU Moulins, de la CNT, du collectif des Olieux, du collectif des SDF de Lille, du CSP 59, de SUD Santé-Sociaux et de la Cimade Nord Picardie :

Citoyens, militants, collectifs, syndicats, associations, travailleurs sociaux, personnes désireuses d’une société plus solidaire, nous vous invitons à un rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous le jeudi 23 mars 2017 à partir de 10h devant la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), Cité administrative, 175 rue Gustave Delory à Lille. Et si tu travailles, profite de ta pause du midi pour te joindre à nous ! Aux expulsions survenues en plein hiver (maison de la rue de Fontenoy, parc des Olieux), aux intimidations diverses envers les collectifs et citoyens solidaires, au déficit chronique de lieux d’hébergement, s’ajoutent aujourd’hui la fin de la période hivernale et les expulsions massives qui vont en découler.

La fin de la trêve hivernale est prévue pour le 31 mars. À ce titre, les dispositifs d’accueil d’urgence vont fermer et entraîner l’expulsion des personnes et familles qui y sont hébergées, sans autre solution proposée.

Des places vacantes ne sont par ailleurs plus pourvues depuis février dans le cadre de ce que les administrations appellent la « décélération du plan froid ». Cela signifie que les places libérées ne sont plus proposées aux personnes vivant à la rue, et ce dans le but de faciliter la fermeture des dispositifs fin mars.

Les « centres de répit temporaire et collectif » (dont on appréciera le pléonasme) proposés aux mineurs isolés à Louvroil et Cassel vont eux aussi fermer leurs portes. Cette situation est inadmissible ! D’autant plus que le nombre de places ouvertes pendant la trêve hivernale était plus qu’insuffisant. Selon la FNARS Hauts-de-France (Observatoire 115-SIAO janvier 2017), « sur la métropole Lilloise en janvier 2017, plus de 700 ménages n’ont pas été hébergés faute de place disponible soit un total de 1416 personnes sans solution (967 adultes et 521 enfants) ». Ces chiffres ne comptabilisent que les personnes susceptibles de solliciter le 115. Ils ne prennent en compte ni les Mineurs Isolés Étrangers (MIE), ni les personnes qui n’appellent plus le 115, découragées des réponses négatives à répétition.

Quelle va être la situation après la fermeture des dispositifs d’accueil de la trêve hivernale ? Que sont devenus les principes d’inconditionnalité et de continuité de l’accueil ? La non-assistance aux personnes en danger, garante de la dignité humaine, et la responsabilité pénale qu’elle implique, sont-elles absentes des décisions prises par les administrations chargées de « la prévention de l’exclusion », « de l’insertion des personnes vulnérables » et de la mise en œuvre des dispositifs d’hébergement ?

Nous demandons à la DDCS, corrélativement aux missions qui lui incombent, et aux administrations locales :

  • de pérenniser les dispositifs ouverts pendant la trêve hivernale,
  • d’ouvrir des lieux d’hébergement pour les MIE dans la métropole lilloise qui soient adaptés à la spécificité de leurs besoins,
  • d’ouvrir un nombre suffisant de centres d’hébergement adaptés toute l’année (stopper la gestion au baromètre),
  • de réquisitionner des bâtiments vides par l’établissement de baux précaires,
  • de soutenir les initiatives citoyennes auto-organisées permettant la mise à l’abri des personnes vulnérables.

Parce que le droit à l’hébergement n’est pas une fin en soi mais une porte d’accès vers le logement, nous vous invitons aussi à rejoindre l’appel à manifester des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL et d’Indecosa le samedi 1er avril à 15h sur la Grand’Place contre les expulsions locatives, pour le droit au logement et contre la fin de la trêve hivernale.

> Télécharger le tract pour le rassemblement du 23 mars
> Lire l’appel pour la manifestation du 1er avril

À Lille, jeudi 9 février : rassemblement contre le viol de Théo par la police

vendredi 3 février 2017

Suite au viol commis par la police le 2 février 2017 sur la personne de Théo (un habitant d’Aulnay-sous-Bois), l’union locale des syndicats CNT de Lille relaie le communiqué de l’Action Antifasciste NP2C appelant à participer à un rassemblement de soutien jeudi 9 février à Lille (lire ci-dessous).

Justice pour Théo, Adama et toutes les victimes de la police !

Jeudi dernier, vers 17 heures, une patrouille de police a une nouvelle fois agressé des habitants dans le quartier populaire de la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois. Six mois après l’assassinat d’Adama Traoré à Persan, les flics ont matraqué violemment un jeune de 22 ans, Théo, avant de lui insérer sur plus de 10cm de profondeur une matraque télescopique dans les fesses. Le jeune homme a du subir une intervention chirurgicale d’urgence et s’est vu signifier 60 jours d’ITT (interruption de temps de travail). Ce viol inadmissible est une nouvelle preuve de l’inhumanité et de la violence des flics sur tout ce qu’ils ne supportent pas : les personnes de couleurs, les habitants des quartiers populaires, les jeunes, les militants de gauche, les réfugiés ou les syndicalistes. Depuis, des habitants du quartier sont descendus dans la rue pour faire savoir leur colère. Ils ont eu droit à un déferlement inouï de nouvelles violences policières. Hier à Aulnay, la police a tiré à balles réelles ! (comme l’a confirmé la Préfecture de Paris elle-même, parlant quant à elle de tirs de sommation). Face à ces violences scandaleuses, ne nous laissons plus faire. Face aux insultes, aux coups, aux attaques quotidiennes, rendons coups pour coups. Pour Théo, pour Adama Traoré, pour Rémi Fraisse, pour Zyed, Bouna, Malik, Lamine ou encore Lahoucine, pour tous les mutilés du flashball, pour toutes les personnes violentées gratuitement par les forces répressives de l’État, organisons-nous et mettons fin à l’impunité policière. Tant que nous n’aurons pas la justice, vous n’aurez jamais la paix ! Rassemblement jeudi soir, 18h30, place de la République à Lille (nous ferons une cotisation pour envoyer les fonds à la cagnotte de soutien en ligne organisée pour Théo Luhaka).

Note du webmaster : la prochaine manifestation organisée à Lille en soutien à Théo
aura lieu mercredi 15 février à l’initiative du CSP 59 ; rendez-vous à 18h place de la République.

À Douai, le 2 février : justice et relaxe pour Antoine & François !

lundi 9 janvier 2017

Solidaire de toutes les victimes de la répression gouvernementale, policière et judiciaire exercée à l’encontre des opposant.es à la loi Travail, la CNT relaie l’appel ci-dessous et vous invite à rejoindre le rassemblement de soutien à Antoine & François organisé jeudi 2 février 2017 à 13h devant la cour d’appel de Douai.

Appel du comité de soutien :

Antoine, militant de la CGT et libertaire de Valenciennes, est un-e des nombreux-ses opposant-es à la loi Travail à avoir fait les frais de la répression aux ordres du gouvernement et du patronat au printemps 2016. Alors qu’il se rendait à une manifestation syndicale le 17 mai 2016 à Lille et qu’il tenait le drapeau de son union locale CGT Valenciennes, il a été violemment plaqué au sol par 3 policiers et mis en état d’arrestation. Pour avoir participé à cette manifestation, il a passé 3 semaines en détention préventive et a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et 2 ans d’interdiction de manifestation dans le département du Nord. La mobilisation locale, nationale et internationale autour de son affaire a permis d’éviter une peine plus lourde à l’instar de celles qui ont frappé des centaines d’opposant-e-s dont plusieurs sont toujours en détention dans un contexte marqué par l’état d’urgence. Plusieurs témoignages et articles de presse ont alors démontré que l’accusation était montée de toutes pièces et que le gouvernement, plus minoritaire que jamais dans l’opinion, ne pouvait s’imposer que par la répression et l’intimidation afin d’empêcher le développement de la mobilisation. Lors de l’audience, les avocats d’Antoine ont également pointé les contradictions et les incohérences de l’accusation ainsi que les irrégularités dans la procédure. Cette affaire est donc bien politique.

François, présent à la même manifestation, a aussi payé le prix de cet acharnement gouvernemental, policier et judiciaire. Il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et 2 ans d’interdiction de manifestation dans le Nord.

Antoine ayant décidé de faire appel de sa condamnation, l’affaire sera rejugée jeudi 2 février 2017 devant la cour d’appel de Douai. Aussi il est important que d’ici là, et plus particulièrement ce jour-là, la solidarité s’exprime en faveur d’Antoine et de François afin que ce procès ne soit pas celui de deux opposants poursuivis pour leurs convictions, mais bien celui des responsables de la casse du code du Travail et de cette stratégie de la tension qu’ils ont voulu pour masquer le désaveu massif dont ils font toujours l’objet de la part de l’immense majorité des travailleuses et travailleurs. Nous appelons donc à un rassemblement de soutien à Antoine et à François jeudi 2 février à 13h00 devant la cour d’appel de Douai. Justice et relaxe pour Antoine et François !

Le 14/01 à Lille : rassemblement contre les expulsions

samedi 7 janvier 2017

Samedi 14 janvier 2017 à Lille, le collectif des Olieux et L’Insoumise appellent à un rassemblement pour protester contre l’expulsion de leurs lieux de vie et de lutte respectifs. La CNT soutient cette initiative. Rendez-vous à 18h, place Rihour !

Communiqué de L’Insoumise :

Ces derniers jours, Lille s’est de nouveau illustrée par sa politique d’expulsions de squats en plein hiver. Le 4 janvier, c’est l’espace autonome L’Insoumise qui a été muré, rue d’Arras. Depuis septembre 2012, ce lieu, sans clients ni marchands, était à la fois une bibliothèque autogérée, un lieu de débats et une cantine populaire. Un lieu où s’élaborait une critique sociale face au rouleau compresseur capitaliste. Au-dessus c’était aussi une habitation collective. Quinze jours avant, à deux pas de là, c’est un squat qui abritait des mineurs isolés du parc des Olieux qui a été évacué par le RAID. Le propriétaire des lieux, le CHR, et la Préfecture préfèrent voir ces mineurs dans la rue plutôt que sous un toit. Au passage, tout le matériel de cours, de cuisine et de vie quotidienne, rassemblé depuis des mois par le collectif des Olieux a été confisqué, histoire de leur pourrir encore plus la vie. En plus d’être des lieux de vie ces espaces étaient des lieux de rencontres, des lieux ouverts pour s’organiser, pour lutter, pour respirer ensemble hors du cadre marchand et institutionnel. S’organiser, lutter, voilà ce qui déplaît. Deux expulsions de lieux collectifs à Moulins, à quelques jours d’intervalle, le message est clair : le quartier n’est pas à ceux qui l’habitent mais aux gestionnaires de la mairie, aux spéculateurs et promoteurs immobiliers. Chasser la plèbe, aseptiser le quartier, contrôler chaque espace pour engranger un maximum de bénefs. Quitte à mettre des gens à la rue en plein hiver et à laisser des maisons vides le temps que monte le prix de l’immobilier. Le 10 rue d’Arras et le 32 rue de Fontenoy sont désormais vides, comme des centaines de maisons et d’immeubles à Lille qu’on laisse vacants pour les intérêts du marché. Il y en aurait bien assez pour loger toutes celles et ceux qu’on dit sans domicile fixe pour ne pas dire sans domicile tout court, à la rue. Lire la suite

Jeudi 17 novembre à Amiens : solidarité avec deux militants convoqués à la gendarmerie suite à une action pour la défense de l’assurance-chômage

mercredi 9 novembre 2016

En juin 2015, à l’occasion d’une visite de Pierre Gataz dans la Somme, une trentaine de militant-e-s (mobilisé-e-s dans le cadre de la mobilisation pour la défense de l’assurance-chômage) s’invitaient à la garden-party organisée par le MEDEF au Petit Château à Lamotte-Brebière.

Un an plus tard, suite à une plainte déposée par le propriétaire du lieu, un des militants présents était convoqué à la gendarmerie pour y être entendu.

Jeudi 17 novembre 2016, c’est au tour de deux autres militants (Laurent et Matthieu) d’être convoqués dans le cadre de cette affaire. Pour soutenir les deux camarades et dénoncer la répression du militantisme, un rassemblement aura lieu à partir de 13h30 devant la gendarmerie du 54 rue des Jacobins à Amiens.

Pour en savoir plus, voir l’événement fb créée pour l’occasion par la Coordination des Intermittents et Précaires (CIP) de Picardie

Petit compte-rendu du rassemblement des 19 et 20 octobre à Amiens

samedi 22 octobre 2016

Plus de 10.000 personnes se sont rassemblées les 19 et 20 octobre 2016 dans le parc St Pierre et devant le tribunal à Amiens *. En ces deux premiers jours des vacances scolaires, les nombreuses et nombreux camarades présent.e.s avaient la fraterni-sororité au cœur et la volonté perceptible de continuer le combat pour l’égalité sociale.

amiens-20oct2016-01Sans illusion sur la mascarade politicienne, la solidarité entre les militant.e.s syndicaux, les quartiers populaires, les territoires en lutte et les migrant.e.s a été portée par de nombreuses interventions. La convergence des luttes n’est plus un vain mot !

En attendant la sortie du tribunal des 8 damnés de « Bad-year » vers 21h, les rencontres, les débats, les concerts et nos danses n’ont pas manqué ! « Si je ne peux pas danser, ce n’est pas ma révolution » disait Emma Goldman ! Parmi les nombreux et généreux artistes, Sidi Wacho illumina notre nuit sororelle de Buena Onda. À écouter et à vivre sans modération !

D’ici le délibéré qui sera rendu le 11 janvier, la lucha sigue !

* Pour rappel, lire l’annonce qui avait été publiée le 24 septembre sur ce site.

Communiqué sur la fermeture du CADA de Lille, la situation des familles et l’évolution du cadre légal concernant les personnes déboutées du droit d’asile

mercredi 12 octobre 2016

france-terre-d-asileÀ Lille, le Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile (CADA) de l’association Éole va fermer ses portes en décembre suite à une baisse des subventions publiques. La fermeture du CADA intervient dans un contexte de durcissement du cadre légal pour les personnes déboutées du droit d’asile. Si les personnes qui sont encore en procédure de demande d’asile sont orientées vers d’autres structures, les familles déboutées, elles, risquent de se retrouver à la rue. Pour en savoir plus, lire le communiqué de SUD santé-sociaux soutenu par la Cimade Nord Picardie, la CNT santé-social-éducation-culture 59/62, RESF et le DAL 59.

Rassemblement de soutien aux familles menacées d’expulsion : vendredi 14 octobre 2016 à 13h devant la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), Cité administrative, 175 rue Gustave Delory, Lille.

Les 19 et 20 octobre à Amiens, obtenons la relaxe des 8 de Goodyear !

samedi 24 septembre 2016

affiche-cnt-nord-pdc-relaxe-8-de-goodyearLes 8 militants CGT de Goodyear condamnés en première instance à 24 mois de prison (dont 9 fermes) seront jugés en appel à Amiens les 19 et 20 octobre 2016. C’est la première fois depuis un demi-siècle que des salariés qui se sont battus pour garder leurs emplois écopent d’une lourde peine de prison ferme. Hollande et Valls veulent faire des Goodyear un exemple pour intimider tous ceux et toutes celles qui luttent. Apportons-leur une réponse à la hauteur de leur attaque contre les libertés. Toutes et tous à Amiens du mercredi 19 octobre (avec une prise de parole des militants de Goodyear à 8h du matin, c’est à dire juste avant le début de l’audience) au jeudi 20 octobre à 16h ! Durant ces deux jours (y-compris la nuit), un village de lutte sera installé  dans le parc Saint-Pierre avec écran géant et groupes de musique. Ces deux jours de mobilisation seront également l’occasion d’exiger la relaxe pure et simple de tous les syndicalistes dont les seuls crimes sont de lutter contre la violence patronale, l’arrêt des poursuites engagées contre les manifestant.e.s opposé.e.s à la loi Travail, l’arrêt des violences policières lors des manifestations (cf. les tirs de flash ball qui ont causé la mutilation de plusieurs manifestant.e.s partout en France), le désarmement des policiers qui continuent de semer la mort dans les quartiers et lors des manifestations (cf. le décès d’Adama Traoré cet été et celui de Rémi Fraisse il y a deux ans).

> Adresse du tribunal : 14 rue Robert de Luzarches, 80000 Amiens
> Page événement créée par Mickaël Wamen : www.facebook.com/events/1086582818097265/

Mises à jour du 22 octobre 2016 :
Le 19 octobre dans la soirée, le Parquet a requis 2 ans de prison avec sursis contre les huit ex-salariés de Goodyear. Plus de prison ferme donc, mais une réquisition qui reste tout de même inacceptable ! La cour d’appel suivra-t-elle cette réquisition ou relaxera-t-elle les huit ex-salariés de Goodyear ? Réponse le 11 janvier 2017…
Concernant la façon dont s’est déroulé le rassemblement, lire ici :  petit compte-rendu des 19 et 20 octobre à Amiens

Liste des actions organisées le 15 septembre à Lille et environs

mardi 13 septembre 2016

mobilisation-sociale6h15 et 8h – Rassemblements devant le Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq (35 rue Trémière) suite à ce qui s’est passé le 19 février 2016 à cet endroit. Rappel des faits : ce jour-là, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHR en soutien à un agent hospitalier sanctionné pour avoir fait grève au printemps dernier

11h – Rassemblement devant la Direction du Courrier-Colis du Nord (45 rue de Tournai à Lille) suite à ce qui s’est passé le 19 février 2016 à Villeneuve d’Ascq. Rappel des faits : lire ci-dessus

11h – Rassemblement devant le Technicentre SNCF d’Hellemmes en soutien à des cheminots mis à pied pour un blocage organisé au printemps dernier

12h – Assemblée générale à l’université de Lille 3 (Villeneuve d’Ascq)

14h30 – Manif régionale contre la loi Travail * et son monde (rendez-vous Porte de Paris, Lille)

* La loi Travail a été adoptée fin juillet par l’application de l’article 49-3 de la constitution qui dispense de vote devant l’Assemblée nationale. L’enjeu, aujourd’hui, pour tou-te-s ceux et celles qui pâtiront de cette dégradation historique de leurs droits (travailleurs/euses, précaires, chômeurs/euses, jeunes, retraité-e-s, etc.), est d’empêcher la publication des décrets d’application de cette loi, d’obtenir son abrogation, d’œuvrer à la construction d’un droit du travail réellement protecteur des salarié-e-s, d’arracher de nouveaux droits sur les conditions et le temps de travail. Une victoire sur la loi Travail reste à notre portée ! Rappelons que le Contrat d’Insertion Professionnelle (CDD visant à faire travailler les jeunes pour des salaires en-dessous du SMIC), adopté le 20 décembre 1993 et dont les décrets d’application ont été publiés le 23 février 1994, a été suspendu un mois plus tard puis abrogé en août de la même année grâce à la forte opposition populaire à cette régression sociale. Souvenons-nous aussi du CPE (contrat de première embauche) qui a été retiré en 2006 ! Ce qui a été possible hier demeure plus que d’actualité !

Mardi 5 juillet : grève et manifestations unitaires pour le retrait de la loi Travail

mercredi 29 juin 2016

carton_rouge_a_loi_travailUne nouvelle journée de mobilisation pour le retrait de la loi Travail aura lieu mardi 5 juillet, jour de réouverture des débats à l’Assemblée nationale. Dans la région, des manifestations auront lieu à Valenciennes (10h, place d’Armes), Lille (14h30, porte de Paris) et Amiens (14h30, Maison de la Culture).

Après le 5 juillet : actions de soutien aux entreprises et secteurs en grève, actions à l’occasion de l’Euro de foot, du tour de France cycliste, de l’université d’été du PS, etc.

Ci-dessous une vidéo de l’action menée le 28 juin devant le commissariat central de Lille :

Les militants interpellés le 28 juin au matin dans le cadre d’une action de blocage contre la loi Travail et ceux interpellés le soir suite au rassemblement de soutien organisé devant le commissariat central sont passés au tribunal après 48 heures de garde à vue. Deux cents personnes étaient présentes pour les soutenir. Comme la loi le leur permet et ceci afin d’avoir le temps de préparer leur défense, les camarades ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Le procès a donc été reporté au mardi 30 août. Dans l’attente, le Parquet a réclamé trois placements en détention provisoire et sept placements sous contrôle judiciaire. Finalement, tous les camarades sont ressortis libres du tribunal et seuls deux contrôles judiciaires ont été prononcés.

Jeudi 26 mai : grève générale contre la loi Travail et manifestation à Lille

dimanche 22 mai 2016

À l’occasion de la grève générale qui aura lieu jeudi 26 mai dans tout le pays, une manifestation régionale est organisée à Lille (rendez vous à 14h30, porte de Paris).

Alors, contre la loi Travail et son monde, viens !

Ce clip est une contribution à la lutte de la part du groupe électro-rock lillois Chamots.
Il a été filmé en mai 2016 à Roubaix et à Noyelles-Godault.

 

Autres rendez-vous :

  • Mardi 24 mai : l’union locale CGT de Tourcoing appelle à un rassemblement intersyndical à l’occasion de la visite des CFA de Tourcoing par Myriam El Khomri (ministre du chômage et des patrons) ou plutôt par la secrétaire d’État chargée de la formation professionnelle (car, apparemment, l’agenda de la ministre a brutalement changé). Rendez-vous à 10h sur le parvis du CFA, 80 rue des Piats, Tourcoing.
  • Mercredi 25 mai : parce qu’un coup porté contre un militant du mouvement social est un coup porté contre tous, rendez-vous à partir de 13h30 au Tribunal de grande instance de Lille (13 avenue du peuple Belge) en soutien aux 2 manifestants contre la loi Travail interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT.

Manifestation contre la répression des mouvements sociaux samedi 21 mai à Lille

jeudi 19 mai 2016

repression-contre-mouvement-socialAppel unitaire :

Le 20 avril dernier à Lille, les forces de police ont pénétré dans les locaux de l’union locale des syndicats CNT en défonçant la porte à coups de bélier, saccageant une partie du matériel syndical et fouillant de manière très approfondie les locaux. Deux personnes y ont été arrêtées. [note du webmaster : pour en savoir plus, lire ici]

Cette agression est le symbole d’une entrave à la liberté syndicale mais au-delà, d’une accélération et d’une amplification de la répression du mouvement social en général. On pense aux syndicalistes d’Air France, de Goodyear, aux mutilations dues aux grenades et flashballs, aux tirs tendus sur des manifestant-e-s et sur le camion de l’union syndicale Solidaires 13, aux étudiant-e-s et lycéen-ne-s interpellé-e-s, aux interluttant-e-s, etc. Depuis deux mois et demi, on ne compte plus le nombre d’arrestations, de personnes blessées et même emprisonnées.

Nous apportons notre soutien à tous ceux et toutes celles qui subissent actuellement la répression.

Nous appelons donc à une manifestation le samedi 21 mai à Lille :

  • contre l’intrusion dans un local syndical,
  • en soutien aux camarades en attente de jugement
  • et, plus largement, contre la répression des mouvements sociaux.

Rendez-vous à 14h30 sur la place de la nouvelle aventure (marché de Wazemmes).

Signataires (par ordre alphabétique) : AFA NP2C, AG de lutte contre la loi travail Lille, AL, AMDH-Nord/France (Association Marocaine des Droits Humains), CNT, Collectif Archimède de l’université de Lille 1, Collectif des syndicalistes CGT de l’Union de lutte du Bassin minier (62), Collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche de Lille, Comité ZADs Lille, Coordination des interluttant-e-s 59/62, Ensemble! Lille, Les Flamands Roses, L’Insoumise, NPA Lille, Solidaires 59, Solidaires 62, Solidaires 80, SUD éducation 59/62.

> Télécharger l’appel au format PDF

Nota bene : Une manif contre les violences policières est organisée le 18 mai à 18h, pl. de la République à Lille. Par ailleurs, en soutien à plusieurs manifestants contre la loi Travail convoqués au tribunal, des rassemblements sont organisés devant le tribunal de grande instance, avenue du peuple belge à Lille, mardi 17 mai à 13h, mercredi 18 mai à 8h, mercredi 25 mai à 13h30 et vendredi 3 juin à 9h (liste non exhaustive). D’autre part, pour tout renseignement, signalement d’arrestation ou conseil juridique, téléphonez à la legal team au 06 48 57 86 30. Enfin, une page fb spéciale a été créée pour recenser les témoignages, photos, vidéos, etc. des violences policières subies ou constatées à Lille.
POST SCRIPTUM :
vidéo, compte-rendu et photos de la manif

Rassemblement devant le Conseil des prud’hommes de Béthune

lundi 2 mai 2016

poing et balance justiceLe 13 avril dernier, le bureau de jugement de la section « commerce » du Conseil des prud’hommes de Béthune a empêché deux salariés de se faire assister par un délégué CGT pourtant dûment mandaté par le syndicat CGT des Voyages Dourlens. Cette atteinte inadmissible au droit du travail a obligé les salariés à se défendre seuls contre une avocate expérimentée.

Pour le respect du code du travail et des libertés fondamentales : rassemblement devant le Conseil des prud’hommes, rue d’Aire à Béthune, ce mercredi 4 mai 2016 à 14h !

Premiers signataires : le syndicat CGT des Voyages Dourlens, l’union locale CGT du Bruaysis, le syndicat CGT des Communaux de Bruay, la section PCF de Divion, des syndicalistes de l’union de lutte du bassin minier, des militants de la CGT Randstad, de la CGT XPO Logistics, du SNJ-CGT, de la CGT Artois Comm, de la CGT Cora Lens 2, de la CGT Ontex, de l’union locale CNT de Béthune, du CADT Bruay…

Ça bouge à Amiens !

mardi 5 avril 2016

mobilisation-socialeRassemblement à l’occasion de la visite de Macron

Rendez-vous mercredi 6 avril à 17h devant l’Hôtel de Ville.

Occupation de l’amphi 600 de l’université

Cet amphi universitaire est occupé depuis le 24 mars dans le cadre de la lutte contre la loi Travail. Des ciné-débats et des ateliers y sont organisés régulièrement. Les étudiant-e-s ont besoin de soutien. N’hésitez pas à passer les voir, même pour une heure.

Agenda du 6 au 8 avril :

  • Mercredi 6 : repas-débat à 12h sur la place des femmes en politique puis, à 14h30, atelier de sensibilisation au féminisme.
  • Jeudi 7 : table ronde à 10h20 (présentation de recherches) puis, à 20h, ciné-débat « La vague ».
  • Vendredi 8 : repas-débat à 12h sur « l’utilité des syndicats en lutte » puis, à 20h, ciné-débat « Une autre histoire de l’Amérique ».

Nuit debout

La première « Nuit debout » s’organise à Amiens. Rendez-vous sur le parvis de la Maison de la Culture samedi 9 avril après la manif contre la loi Travail. Pensez à amener des duvets, des tentes, de la soupe, des boissons chaudes, de quoi se restaurer, des instruments de musique, etc. Page évènement fb : www.facebook.com/events/996516837052716

Suite aux modifications apportées par le gouvernement au projet de loi Travail… la lutte continue !

mardi 15 mars 2016

Le 14 mars 2016, pour tenter de désamorcer la contestation, le gouvernement a annoncé qu’il allait apporter quelques modifications à son projet de loi Travail :

  • Le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif devient « indicatif » (mais, avec ce barème, l’employeur pourra prévoir à l’avance les dépenses d’un licenciement sans motif réel et limiter ainsi les risques financiers ; alors, dans ces conditions, combien de salarié-e-s oseront ils/elles encore saisir les prud’hommes ?).
  • L’extension du forfait-jours est davantage encadrée (mais pas beaucoup plus que dans la première version du projet !).
  • La durée du congé en cas de décès d’un proche ne pourra pas être inférieure à la loi.
  • L’allongement du temps de travail pour les apprenti-e-s mineur-e-s est supprimé.

Le reste du projet reste inchangé avec notamment comme objectif fondamental la casse du cadre national du Code du travail :

  • Possibilité pour une entreprise de licencier sans avoir de difficultés économiques.
  • Abaissement de 12 à 6 mois du minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement pour inaptitude à la suite d’un accident du travail ou de maladie professionnelle sans recherche de reclassement.
  • Suppression du minimum de 6 mois de salaire à titre de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié.
  • Possibilité par accord d’imposer aux salariés une baisse de leur salaire et une modification de leur temps de travail.
  • Baisse de rémunération des heures complémentaires pour les temps partiels.
  • Possibilité par accord de majorer seulement de 10% les heures supplémentaires.
  • Possibilité par accord d’allonger le temps de travail.
  • Modulation du temps de travail sur 3 ans.
  • Possibilité de fractionner les 11 heures de repos hebdomadaires.
  • Augmentation du travail de nuit.
  • Suppression de la visite médicale obligatoire.
  • Durée de vie réduite des accords d’entreprise.
  • Possibilité de contourner les syndicats en organisant des référendums.

La lutte continue !

bloquons toutTou-te-s dans la rue le 17 mars pour le retrait total du projet de loi Travail !

À Dunkerque, rendez-vous à 9h devant la gare.

À Lille, rendez-vous à 14h place de la République.

Lille : rassemblement pour la gratuité des transports publics

lundi 14 mars 2016

rassemblement-pour-transports-gratuits-lille-01-04-2016Après la carte Pass Pass, la fin de la gratuité pour les plus précaires et les hausses de tarifs successives, les élus de la MEL (communauté urbaine de Lille) votent pour des portiques. Ça suffit ! La gratuité des transports, c’est possible !

Rassemblement vendredi 1er avril 2016 à 16h30 devant la MEL, rue du ballon, M° Lille Europe.

Loi El Khomri : l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à la mobilisation générale !

dimanche 28 février 2016

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Réunie en congrès le 27 février 2016, l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à soutenir toutes les initiatives qui ont d’ores et déjà été annoncées pour le retrait du projet de loi El Khomri (rassemblement du mercredi 9 mars à partir de 13h sur la place de la République à Lille + manifestation du vendredi 11 mars à 10h sur la place d’Armes à Douai) ainsi que celles qui seront prises dans les jours et semaines à venir.

Qui est concerné ?

Le projet de loi El Khomri ne concerne pas que les salarié-e-s du secteur privé. Il concerne aussi les personnes à la recherche d’un emploi ainsi que les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s dont l’avenir professionnel va s’assombrir encore davantage si la loi est votée. Enfin, les salariés du secteur public sont également concernés. En effet, si les fonctionnaires ne sont pas régis par le Code du travail, leur statut n’en est pas complètement déconnecté. Par conséquent, toute dégradation des droits des salariés du secteur privé finira par avoir une incidence sur le statut des fonctionnaires (déjà régulièrement remis en question par ailleurs). À ce sujet, voir le tract de la CNT éducation intitulé « Salarié-e-s de l’Éducation nationale, pourquoi être en grève le 9 mars ? ». Voir aussi la lutte menée depuis quelques mois par les agents du Conseil départemental du Nord concernant leur temps de travail, leur primes et la restructuration des services (dans les faits, quelque chose d’assez voisin de la loi El Khomri : suppression de 9,5 jours de congés, suppressions de postes, primes au mérite, contrôle des agents, remise à l’ordre du jour des sanctions, pouvoir accru à l’encadrement, etc.).

Quel type de mobilisation pour espérer faire reculer le gouvernement ?

En termes de mobilisation, les choses sont claires pour la CNT. Il s’agit de construire les conditions d’une grève générale reconductible capable de bloquer massivement et durablement l’économie du pays pour instaurer un rapport de force face au gouvernement et pour frapper au porte-monnaie les commanditaires et futurs bénéficiaires de la loi El Khomri (les patrons et les actionnaires). Afin de parvenir à cet objectif, il faudra bien plus qu’une ou plusieurs journées d’action et bien plus qu’une pétition (même s’il est important de la signer ; voir le lien ci-dessous). Il va falloir multiplier les appels à cesser le travail et à manifester. Il va falloir aussi coordonner les différents secteurs en lutte. Car une véritable grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton. C’est un processus qui fonctionne sur le principe de l’exemplarité et de la contagion. Tout le monde ne rentre pas dans la danse en mgreve-generale-avec-chat-cntême temps. Mais, à chaque fois qu’un secteur, une entreprise ou un établissement se lance, que la durée du mouvement de grève dépasse 24 heures et qu’une caisse de soutien destinée à aider les grévistes les plus démunis financièrement est mise en place, l’exemple donne aux autres l’envie d’en faire autant. En faisant tâche d’huile (on appelle ça aussi l’effet boule de neige), le mouvement s’étend et s’amplifie.

> Pétition Loi travail, non merci !
> Clip vidéo confédéral de la CNT
> Tract et argumentaire confédéraux de la CNT
> Quelques rappels importants sur le droit de grève
> Affiches de la CNT 59/62 contre le projet de loi et communiqué confédéral du 25 février

Droit du travail : position de la CNT face au projet de loi El Khomri… et appels à la grève !

jeudi 25 février 2016

affiche-cnt-nord-pdc-loi-el-khomriCommuniqué confédéral CNT du 25 février 2016 :

Ton droit du travail vaut bien une grève générale !

Le gouvernement vient de divulguer son projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi. Ce projet est une véritable contre-révolution libérale qui vise à détruire l’ensemble des protections collectives des salarié-e-s. Tout y passe : protection contre les licenciements, temps de travail et heures supplémentaires, médecine du travail, amplitudes horaires identiques pour les mineurs [ou : « amplitudes horaires même pour les mineurs », selon le sens], plafonnement des indemnités prud’homales… et instauration de référendums d’entreprise qui permettront aux patrons de contourner les syndicats en mettant directement le pistolet sur la tempe des salarié.e.s. C’est un vrai catalogue du MEDEF, un cahier revendicatif en bonne et due forme transposé en texte de loi par un gouvernement vassal.

Après avoir annoncé ces mesures sur un ton hautain et autoritaire, menaçant immédiatement d’user du 49.3, le gouvernement s’est voulu rassurant ce lundi, lors de la visite de Manuel Valls, de Myriam El Khomri et d’un autre misérable tartuffe à Mulhouse. Une visite pleine de mépris lorsqu’un délégué CGT a remis une pétition s’opposant à cette contre-réforme de plus de 400 000 signatures (en cinq jours !), pétition initiée par des syndicalistes que l’on ne peut pourtant qualifier de révolutionnaires, certains étant même proches du PS.

Ce gouvernement cherche clairement l’affrontement avec les classes populaires et cette destruction du code du travail, couplée à celle de l’assurance chômage restreignant les droits des chômeuses et des chômeurs, ne reflète rien d’autre que la volonté de libéraliser totalement le marché du travail. Après la loi Macron, et toutes les mesures d’exonération de cotisations sociales dont le patronat a usé et abusé pour augmenter ses bénéfices, après les terribles réformes sur les retraites qui se sont enchaînées, après la destruction systématique de tous les services publics, sans qu’une réaction d’envergure ne se fasse jour, il fallait bien que le coup fatal arrive : en finir avec les restrictions collectives et individuelles aux licenciements, en finir avec toute forme de protection des salarié-e-s.

La propagande est toujours la même. Le cadre légal serait trop lourd et désuet pour faire face à la mondialisation capitaliste, ce qui empêcherait la croissance et donc l’emploi. C’est une aberration totale quand on sait que le pays est le deuxième au monde en termes de productivité. Car c’est bien le Code du Travail  qui a permis de donner aux travaillleur.se.s des garanties sur leur temps de travail, leur santé, leur protection sociale et la relative durabilité de leurs emplois. C’est bien bien le Code du Travail qui a permis aux salariés de faire face au rapport inégal qu’ils entretiennent avec le patronat du fait du lien de subordination inhérent à toute relation salariale. Ce n’est donc pas au nom de l’emploi et de la compétitivité, mais bien pour son propre profit que le MEDEF, aidé par ce gouvernement aux ordres, veut tout reprendre sous couvert d’une crise économique dont ils sont les seuls responsables. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre !

De plus, cette réforme touche l’ensemble de la réglementation du travail au prétexte d’alléger et de simplifier sa lecture qui, selon nos dirigeants, serait trop complexe actuellement. Une fois de plus, cela va en sens unique, tandis que l’accès aux droits des chômeurs et des chômeuses relève du parcours du combattant !

Selon le Premier Sinistre, « nous sommes au XXIe siècle, pas au XIXe ». Très bien. Si c’est le cas, qu’il cesse de vouloir nous y ramener en donnant tous les droits au patronat qui n’en demandait pas tant.

Il y a plus grave encore. Cette réforme, tout comme celles portant sur la Constitution et la loi pénale, se fait alors que nous sommes sous état d’urgence et que la répression frappe l’ensemble des militant-e-s syndicaux, allant même jusqu’à la prison. Comment ne pas penser dès lors que ce gouvernement joue au pompier pyromane, alors que le FN se tient en embuscade, éructant déjà des saillies sur cette réforme et dénonçant l’usage éventuel de l’article 49.3 qu’il ne renierait pourtant pas si on lit bien son programme ? Comment ne pas penser que ce gouvernement de sociaux-traîtres (à défaut de socialistes) s’est donné les armes pour museler toute contestation sociale, qui ne pourra qu’arriver à la vue de cette politique d’austérité sans précédent ?

Pour la CNT, les choses sont claires. Le rôle du syndicalisme n’est pas d’écrire avec le gouvernement la pire opération de destruction des acquis sociaux de l’Histoire, il consiste à s’inscrire dans un rapport de force, celui de la lutte des classes, qui permettra d’imposer au gouvernement l’abandon total et définitif de l’ensemble des dispositions scélérates qui constituent ce projet de loi. Pour nous, comme pour les générations futures, celles de nos enfants, rien n’est impossible : il est nécessaire de faire front pour faire reculer la loi du Capital !

Il appartient désormais à toutes celles et à tous ceux qui sont conscient-e-s de ce terrible enjeu pour les classes populaires d’informer partout les travailleurs et travailleuses de la perversité d’une telle réforme, de multiplier les réunions publiques et les assemblées générales ainsi que les débrayages affiche-cnt-nord-pdc-bras-croises-tous-en-greve-version-encadreedans tous les secteurs d’activité, de coordonner les initiatives unitaires et de participer à toutes celles qui verront le jour pour mettre en échec ce projet en développant grèves, occupations et blocages. Bref, il appartient dorénavant à chacun.e de se mobiliser, sur tous les terrains, pour gagner le retrait de cette réforme ignoble. Car assurément, le code du travail vaut bien une grève générale !

> Télécharger ce communiqué au format PDF
> Mise en exergue de quelques éléments du projet + lien vers la pétition Loi travail, non merci !
> Affiche de la CNT 59/62 « Grève générale contre la loi Travail » (format PDF)
> Affiche de la CNT 59/62 contre la loi El khomri (format PDF)
> Affiche « Toutes et tous en grève ! » (format PDF)

Vers une grève générale reconductible ?

En raison de l’accord de plusieurs organisations avec certaines dispositions du projet de loi, l’intersyndicale nationale du 23 février a accouché d’une souris en termes de mobilisation. Du coup, sous la pression de sa base, la direction confédérale de la CGT a décidé d’appeler unilatéralement à une « journée d’action » le jeudi 31 mars, date à partir de laquelle le projet de loi commencera à être débattu à l’Assemblée nationale.

Mais, trouvant ce rendez-vous trop lointain et trop timide (une « journée d’action » au lieu d’un appel à la grève générale), diverses composantes du mouvement syndical ont aussitôt annoncé leur intention d’appeler à cesser le travail, à se rassembler et à manifester dès le mercredi 9 mars, date à laquelle le projet de loi sera présenté au conseil des ministres.

Depuis le 24 février, des appels similaires fleurissent sur les réseaux sociaux. À ce jour, l’un d’entre eux a déjà recueilli l’adhésion de 21 000 personnes. Cet appel « citoyen et militant » (comme il se présente) prône « la convergence des luttes des salariés, des chômeurs, des retraités et des jeunes contre la loi Gattaz-Hollande-Valls-Macron-El Khomri et toutes les régressions sociales, avec ou sans les directions syndicales ». « Le 9 mars […], précise-t-il, on ira défendre notre peau. Le 10 on remet ça (avec les retraités qui ont déjà prévu de manifester) et les jours suivants jusqu’au retrait total de ce projet de loi ! ». Pour en savoir plus : 9/03 – grève générale pour le retrait de la loi “travail”

affiche-cnt-nord-pdc-bras-croises-greve-illimitee-version-encadreeÀ Lille, un « rassemblement citoyen pour exiger le retrait du projet de loi » est annoncé pour le 9 mars à 13h place de la République. À 14h, même jour et même endroit, plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques de la jeunesse appellent à se rassembler.

D’autre part, vendredi 11 mars, l’UL-CGT de Douaisis appelle toutes les structures progressistes de la région Nord Pas-de-Calais à s’associer à la manif qu’elle organise à Douai (10h, place d’Armes) dans le cadre de la lutte contre le projet de loi El Khomri mais aussi contre la répression anti-syndicale et anti-sociale à l’œuvre à Goodyear, à Air France, lors de la COP 21, à Calais, à Notre-Dames-des-Landes, dans les quartiers populaires, etc.

Concernant cette mobilisation des 9 & 11 mars (et au-delà), voir le clip vidéo de la CNT 59/62.

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