Mercredi 1er février en début d’après-midi, le Collectif Chômeur-ses et Précaires de Lille envahissait l’agence « Pôle emploi » du boulevard de la liberté à Lille. Au programme : déploiement d’une banderole, tractage et échanges avec les demandeur-ses d’emploi présent-es sur place, distribution de soupe et affichage des revendications du Collectif. Avant l’arrivée de la police et un contrôle d’identité pour chacun-e des participant-e-s… Lire la suite sur le blog du Collectif
Chaque jeudi, le collectif Chômeur-ses et Précaires de Lille organise une permanence publique de 15 à 18h au 32 rue d’Arras à Lille (local mis à disposition par la CNT). Un accueil téléphonique au 03 20 56 96 10 est également organisé durant ce créneau horaire. A 18h, réunion du collectif.
Extrait du blog du Collectif :
Nous proposons de nous entraider et de nous solidariser sur nos situations diverses (radiations, droits…), de débloquer ensemble les situations vis-à-vis de pôle emploi et de la CAF.
SDF, allocataires, sans emploi, sans papiers, travailleurSEs du social, de pôle emploi, de la CPAM, de la CAF : les gouvernants ne cessent de nous imposer un système de flicage, de précarité, de punition et d’exclusion ! Ne restons pas isoléEs, organisons-nous !
Le collectif est ouvert à tous les gens qui veulent se battre contre la précarité. Le collectif participe aussi aux occupations des pôles emploi (et CAF) démarrées le mardi 17 janvier. On encourage les assemblées générales lors de ces actions afin de mettre au point, ensemble, des revendications et la poursuite du mouvement qui se répand en France dans plusieurs villes. Qu’ils arrêtent leurs salades et balancent l’oseille, sans contrepartie !
Communiqué du collectif de chômeur-ses et précaires de Lille :
Le 24 janvier 2012, une délégation du collectif de chômeur-ses et précaires de Lille a envahi le Club de la Presse du Nord Pas-de-Calais, alors que M. Daniel Forafo, président de la CAF du Nord, s’apprêtait à présenter ses « vœux » en huis clos, face à une maigre poignée de journalistes.
Nous avons profité de cette occasion pour dénoncer la politique malsaine dont font l’objet les allocataires de la CAF : suspicion généralisée sous couvert de « lutte contre la fraude », imposition de « l’offre raisonnable d’emploi » pour les RSAstes et bientôt les CUI obligatoires de 7 heures par semaine pour à peine 120 euros de plus par mois (soit moins de 5 euros de l’heure). Dans ce climat qui vise à criminaliser les plus pauvres, les populations les plus précaires sont aussi les plus stigmatisées (les femmes célibataires, les jeunes, les sans-papiers, les Roms, subissent le harcèlement administratif et le non versement de prestations familiales).
Nous avons rappelé à M. Forafo que malgré ses propos élogieux tenus le 5 décembre face à la presse, le processus de « départementalisation » n’augure rien de bon pour les salarié-es de la CAF comme pour les allocataires. Déjà, des plaintes d’allocataires se font entendre (fin des tickets loisirs dans le Douaisis avec pétition sur internet, baisse des subventions des centres sociaux dans le Valenciennois, des dizaines voire des centaines de déclarations de ressources trimestrielles mal scannées et déclarées -à l’interne, par les hiérarchies- sans suite). Pour les salarié-es, la centralisation des modules (informatiques etc.) est très contraignante et pèse sur les conditions de travail et le service rendu aux allocataires.
À aucun moment, M. Forafo n’a contesté nos arguments concernant le soit-disant préjudice de la fraude aux allocations, trois fois moins important que le montant des allocations non réclamées / versées. Néanmoins, il a nié la pression exercée sur le « rendement » des salarié-es (chronométrage des entretiens, logiques de primes etc.).
À l’issue de notre échange, M. Forafo s’est engagé à nous recevoir quand nous en ferons la demande. Nous comptons prochainement le mettre face à cette promesse, dans l’optique de débloquer des dossiers.
Le collectif des chômeur-ses et précaires de Lille s’inscrit dans le mouvement national « Occupons Pôle Emploi » et compte bien prolonger l’action de ce matin. Ce n’est qu’un début ! Nous ferons valoir nos droits et nos revendications ! Nous sommes ouvert-es à toutes les personnes qui veulent combattre la précarité et la criminalisation de la pauvreté !
Prochaine réunion du collectif : jeudi 26 janvier à 18h, au 32 rue d’Arras (local syndical mis à disposition par la CNT).
Les « indignés » invitent tous les chômeurs et précaires à participer à un mouvement national d’occupation de certaines agences la veille du « sommet pour l’emploi » organisé par le gouvernement. Voici leur appel :
Le gouvernement se refuse à écouter les mouvements des chômeurs et précaires qui demandent, en vertu des alinéas 5 et 11 du Préambule de notre Constitution, qu’on les respecte. Si « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi« , alors « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ».
STOP aux réductions d’indemnisation (taux et durée).
STOP aux radiations injustifiées et intempestives.
STOP et non aux 7 heures de travail dues par un bénéficiaire du RSA.
STOP à la stigmatisation des sans emploi.
STOP aux discriminations sociales, raciales, sexistes, générationnelles…
Le 18 janvier, lors de son « sommet pour l’emploi », le gouvernement se prépare à mettre tout le monde à genoux en imposant aux travailleurs une flexibilité à outrance : CDD de 30 mois ou CDI intérimaire, chômage partiel facilité, modulation à la carte du temps de travail avec baisse de salaire… Bref, une légalisation du chantage à l’emploi et du « gagner moins pour continuer à travailler », sous prétexte de résoudre leur crise ! Chômeurs, précaires, salariés, nous sommes tous concernés : voilà pourquoi nous devons nous mobiliser ! Gérer l’exclusion, ce n’est pas la combattre. Précariser le salariat, ce n’est pas lutter contre le chômage. Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de regagner nos droits sociaux et à vivre dignement tous, dépend de chacun d’entre nous.
Dans le cadre de ce mouvement, le collectif de chômeurSEs et précaires de Lille & les indignéEs de Lille donnent RDV mardi 17 janvier à 10h à Lille au parc Jean Baptiste Lebas, devant l’entrée de la gare Saint Sauveur. Appel à contributions pour : banderoles, pancartes, thermos de café/thé, sifflets et casseroles (pour faire du bruit), mégaphone… Les soutiens syndicaux, associatifs, individuels, etc. sont les bienvenus !
Le 24 mars dernier, la cour d’appel de Paris a confirmé le caractère illicite de plusieurs dispositions du « protocole d’étape pigistes » du 7 novembre 2008, sans toutefois invalider la totalité du texte.
Par-delà cette décision de justice, l’appréciation que le SGJ-FO, le SNJ-CGT et le SIPM-CNT portent sur ce texte n’a pas changé : cet accord signé par trois syndicats minoritaires, est une arme aux mains des patrons. C’est un moyen pour eux de casser la loi Cressard et de remettre en cause le statut des journalistes et la convention collective nationale.
De plus, l’arrêté d’extension * de ce protocole favorise les intérêts des employeurs au détriment des droits des journalistes.
Ce texte qui ose se définir comme une protection des pigistes n’a qu’un unique but : aggraver la situation des plus précaires d’entre nous en remettant en cause :
le maintien conventionnel de salaire en cas de maladie, maternité, accident du travail ;
le paiement annuel, conformément à la convention collective, des congés payés et du 13e mois en sus du montant de la pige ;
le paiement de l’ancienneté dans l’entreprise et dans la profession qui doit s’ajouter au salaire de base conformément à la convention collective ;
l’inscription au registre unique du personnel.
Ne laissons pas faire ! C’est un véritable basculement qui menace notre profession.
Avec le SGJ-FO, le SNJ-CGT et le SIPM-CNT, nous estimons :
que cet arrêté ministériel d’extension doit être annulé ;
que l’accord d’étape pigistes doit être abrogé.
Nous appelons à la mobilisation et à l’unité la plus large de la profession sur ces deux exigences pour obtenir que les employeurs respectent le Code du travail et la convention collective.
Nous appelons l’ensemble des journalistes à contresigner cet appel pour préparer, dans l’unité, un rassemblement devant le ministère du Travail.
* Sans attendre le verdict de la cour d’appel, le ministère du Travail avait étendu le protocole d’étape par un décret d’octobre 2010. Cet arrêté est dorénavant caduc puisqu’il contient des dispositions illicites. Il doit donc être annulé.
Le gouvernement, en bon chien de garde du grand capital, nous ressort l’épouvantail séculaire qu’il nomme LA CRISE, la grande responsable de tous nos maux, celle contre qui nous devons tous lutter en nous serrant encore plus la ceinture, la crise qui justifie tant de choses comme entre autre la sape des services publics et la baisse des subventions aux structures sociales.
Ce système écœurant qui laisse sur le bord de la route de plus en plus de gens, le gouvernement le conforte en augmentant les inégalités encore plus profondément.
Pour nous, travailleurs sociaux, l’approche de l’hiver risque encore une fois de rimer avec misère, galère et cimetière. Force est de constater que le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants en grande précarité et leurs conditions de vie déplorables ne font qu’accroître ces derniers mois.
Nous nous indignons face à la baisse des subventions et le mépris accordé aux populations à la rue. Les conséquences directes sont la diminution du personnel encadrant et des moyens au sein des hébergements et de toutes les structures sociales. Voilà la réponse que nous impose le gouvernement. Et c’est dans ce contexte que grandit la marginalisation et l’exclusion des personnes. Pouvons nous choisir et surtout accepter que l’on abandonne une partie de la population?
Nous exigeons que le but « zéro SDF » soit atteint en nous donnant les moyens de faire notre travail. Nous demandons que les financements injectés chaque année dans les structures hivernales soient conséquents et nous permettent d’atteindre les objectifs pour lesquels nous sommes missionnés, à savoir, la continuité de l’hébergement, la mise à l’abri, la protection des personnes et la non remise à la rue.
Les différentes journées de mobilisation et les rencontres avec les services de l’Etat n’ont, à ce jour, mené à rien, nous devons durcir le mouvement. Pour la CNT, seule la grève générale reconductible jusqu’à satisfaction fera réagir les décideurs.
Ce n’est ni à nous ni aux personnes en grande précarité de payer pour stabiliser un système moribond et injuste.
Manifestation le 16 septembre à 14h (Grand’place – Lille) pour protester contre la réforme de Benoist Apparu, secrétaire d’Etat chargé du logement
Un rassemblement contre la précarité dans l’Éducation nationale a eu lieu devant le rectorat de l’Académie de Lille mercredi 29 juin à l’appel de la FCPE et de l’intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (Action & Démocratie, CFDT, CGT, CNT, FAEN, FO, FSU, SUD, UNSA). Ci-dessous quelques images de ce rassemblement suivies d’un entretien avec un militant de la CNT éducation de Lille…
Durée : 6mn 43
Extrait de l’appel :
L’approche des vacances se prêtant bien à de telles nouvelles, le Rectorat de l’académie de Lille vient d’annoncer ce que l’on craignait depuis quelques mois : 1 800 postes vont être supprimés dans le premier comme dans le second degré parmi les personnels employés avec des contrats précaires. 300 assistantes et assistants d’éducation vont voir leurs contrats se terminer, notamment dans les écoles, sous le prétexte fallacieux d’un redéploiement dans le second degré (qui n’aura bien entendu pas lieu). De même, 1 500 personnes employées en Contrat Unique d’Insertion (CUI) vont perdre leur emploi. Cela fait des années que l’intersyndicale éducation de l’académie de Lille dénonce l’utilisation de plus en plus fréquente de personnels en contrats précaires pour des tâches qui nécessiteraient l’embauche de personnes titulaires, mais aussi leurs conditions de travail, marquées par l’arbitraire de l’administration rectorale et le mépris envers des personnels « jetables ». Nous ne pouvons que dénoncer ces suppressions qui, en plus de mettre des gens au chômage, vont mettre en difficulté de nombreux établissements. Le rectorat met donc une nouvelle fois en péril le système public d’éducation dans l’académie.
L’approche des vacances se prêtant bien à de telles nouvelles, le Rectorat de l’académie de Lille vient d’annoncer ce que l’on craignait depuis quelques mois : 1 800 postes vont être supprimés dans le premier comme dans le second degré parmi les personnels employés avec des contrats précaires. 300 assistantes et assistants d’éducation vont voir leurs contrats se terminer, notamment dans les écoles, sous le prétexte fallacieux d’un redéploiement dans le second degré (qui n’aura bien entendu pas lieu). De même, 1 500 personnes employées en Contrat Unique d’Insertion (CUI) vont perdre leur emploi. Cela fait des années que l’intersyndicale éducation de l’académie de Lille dénonce l’utilisation de plus en plus fréquente de personnels en contrats précaires pour des tâches qui nécessiteraient l’embauche de personnes titulaires, mais aussi leurs conditions de travail, marquées par l’arbitraire de l’administration rectorale et le mépris envers des personnels « jetables ». Nous ne pouvons que dénoncer ces suppressions qui, en plus de mettre des gens au chômage, vont mettre en difficulté de nombreux établissements. Le rectorat met donc une nouvelle fois en péril le système public d’éducation dans l’académie. C’est pourquoi l’intersyndicale académique appelle tous les personnels à se mobiliser contre ces suppressions de postes.
Tous et toutes devant le rectorat de Lille mercredi 29 juin !
Rassemblement à partir de 15h.
Les représentants et les représentantes de l’intersyndicale seront reçus à 17h alors que cela fait plusieurs semaines qu’une demande d’audience a été déposée.
Une procédure juridique met actuellement l’État en échec concernant les EVS en CUI-CAE (précaires de l’Éducation nationale). Cette procédure a déjà fait gagner 14000 euros à certains EVS + passage en CDI pour celles et ceux qui sont en poste…
PROCÉDURE
Qui peut introduire le recours ?
Tout-e salarié-e lié-e avec son employeur par un contrat de travail de droit privé.
Quelle juridiction sera géographiquement compétente ?
Le Conseil de Prud’hommes compétent est celui dans le ressort duquel est situé l’établissement où est effectué le travail (= dans le ressort duquel se situe l’école dans laquelle l’EVS effectue son travail). Mais le salarié peut toujours saisir la juridiction du lieu de signature du contrat de travail ou celui du lieu où l’employeur est établi (= dans le ressort duquel se situe le/la chef d’établissement signataire du contrat – cf. article R. 517-1 du code du travail).
Devant quelle section du Conseil de Prud’hommes ?
Le Conseil de Prud’hommes comprend 5 sections (industrie, commerce et services commerciaux, encadrement, agriculture et activités diverses). La section compétente est celle des activités diverses.
Sous quelle forme introduire le recours ?
La plupart des Conseils de Prud’hommes disposent de dossiers pré-imprimés à retirer auprès du secrétariat-greffe. Le dossier se présente sous la forme d’un questionnaire à remplir, avec cases à cocher en fonction de la nature et de l’objet de la demande. A chaque fois que cela est demandé, ne pas oublier de chiffrer le préjudice, c’est à dire d’évaluer la somme que représente chaque demande. La demande peut aussi être la requalification du CDD en CDI.
« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». Art L 345-2-2 Code de l’action sociale et des familles.
« Toute personne accueillie dans une structure d’hébergement d’urgence doit pouvoir y bénéficier d’un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu’elle le souhaite, jusqu’à ce qu’une orientation lui soit proposée ». Art L 345- 2-2
Mensonge !
Partout en France, des milliers de personnes à la rue, travailleur-se-s ou pas, crèvent de froid, de faim, de soif et/ou de violences. Sur la métropole lilloise, c’est plus de 150 personnes par jour sans solution chaque hiver. Trop d’hommes, de femmes et surtout d’enfants !!! Au 31 mars, plus de 320 places d’urgence niveau 1 supprimées. L’ouverture chaque année de dispositifs hivernaux et de mise à l’abri avec des conditions d’accueil parfois déplorables ne répondent pas à cette loi et à la mise en place du SIAO.
Cette situation est hors-la-loi, hypocrite et inacceptable ! Nous ne pouvons plus remplir nos missions, nous ne voulons plus collaborer par notre silence. Ras le bol de voir les personnes se dégrader et souffrir à la rue. Réveillons-nous ! Indignons-nous !
Rendez-vous le 3 mars à 14h place de la république à Lille pour confondre la préfecture et le gouvernement.
Syndicat CNT des travailleur-se-s de la santé et du social 59/62
sanso5962@cnt-f.org
Voilà de quoi se former sur les droits de base : les textes de référence, le contrat, le temps de travail, les pauses, la période d’essai, le renouvellement, le licenciement, la démission, le salaire… etc
Ne courbons plus le dos : faisons respecter nos droits !
Sommaire : 1. Le fonctionnement de la CNT, ses terrains de lutte, ses objectifs de transformation sociale… 2. La maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras, 59000 Lille 3. Un syndicalisme autogestionnaire (démocratie directe, mandats impératifs…) 4. Pédagogie et révolution sociale 5. Contre le sexisme et le racisme 6. La CNT dans les entreprises (les RSS, les section syndicales, les conditions de travail, les salaires, les retraites, la précarité, la hiérarchie…) 7. La CNT, un syndicat de combat ! 8. Le bulletin de l’union régionale CNT 59/62 (ch’ Brrr… pour un réchauffement des luttes sociales !) 9. Le site web de l’union régionale CNT 59/62
Réalisation : union locale CNT de Lille – 16 juin 2010 Durée : 16 minutes 59 secondes
Lundi 14 juin, 50% des enseignant-es du collège Van der Meersch de Roubaix étaient en grève contre la non reconduction de contrat de 3 assistants d’éducation, les menaces de sanction à l’encontre d’une CPE qui avait dénoncé ce licenciement déguisé et contre les pressions hiérarchiques multiples qu’exerce la direction.
La plupart des cours sont annulés.
Les collègues avaient déjà très majoritairement débrayé mardi 8 juin.
Il est à noter que la direction a multiplié les sanctions à l’encontre des élèves qui ont manifesté leur soutien et qu’elle prend en photo grévistes et élèves qui tiennent pancartes et banderoles.
Plus d’informations à suivre
La section CNT Baudelaire de Roubaix apporte son soutien aux collègues de Van der Meersh.
Le Contrat Unique d’Insertion, mis en place depuis le 1er janvier 2010 (2011 au plus tard pour les DOM), remplace l’ensemble des contrats précaires. Les Contrat d’Avenir et le Contrat d’Insertion-Revenu Minimum d’Activité ont sauté, pour le CUI, qui reprend les bases du CAE et du CIE. Il se présente sous deux formes différentes selon le secteur : marchand (le Contrat Initiative Emploi, CIE) ou non-marchand (le Contrat d’Accompagnement dans l’Emploi, CAE). Ils se réfèrent au code du travail, et la loi de référence est celle du 1er décembre 2008, la même que celle du RSA, de Martin HIRSCH.
Il est complété par une convention, dite « individuelle », qui est signée par le/la travailleur-se, le/la patron-ne et un organisme tiers.
Caractéristiques
Public concerné
Les demandeurs-ses d’emploi, allocataires ou non d’un minimum social. Les articles du code du travail parlent de « difficulté sociales et professionnelles »…(décret n°2010-99 du 27 janvier 2010)
Employeur-se concerné-e-s
Selon le secteur marchand ou non-marchand, le CUI prendra la forme du CAE ou du CIE : Employeurs-ses du secteur non-marchand : les collectivités territoriales, organismes de droit privé à but non-lucratif , personnes morales de droit public, personnes morales de droit privé ayant une mission de service public. Le contrat est un CAE. Employeurs-ses du secteur marchand : patron-ne-s qui relèvent du régime d’assurance chômage (entreprises industriels et commerciaux, agricoles, offices publics ministériels, libéraux, sociétés civiles, associations…) et relevant du régime d’auto-assurance (chambres des métiers, établissements publics à caractère industriel, chambres d’agriculture…). Le contrat est un CIE.