Articles avec le tag ‘musique’

Fleur de printemps

lundi 20 mars 2017

Un clip réalisé par la Compagnie Jolie Môme, il y a un peu plus d’un an, en plein cœur du mouvement contre la loi Travail….

La R’vue : un cabaret engagé !

jeudi 2 mars 2017

Samedi 18 mars 2017 à Hem, la compagnie L’Aventure présente sa revue. Finies la grisaille et la pensée unique ! La R’vue débarque et passe à la moulinette l’actu du monde à sa sauce cocktail énergétique. Au menu de ce cabaret satirique : théâtre, musique, slam et même des patoisantes ! Une réponse poétique et politique à la résignation et un appel à l’action. Un r’mue méninges foldingue sur l’actualité et l’état de notre société, pour tordre le coup aux préjugés, aux peurs, à la neurasthénie… Banzaï !!! Une création collective du Théâtre de L’Aventure *. Avec Jean-Maurice Boudeulle, Pierre Boudeulle, Maxime Sechaud, Raphael Bourdin ou Usmar (Quentin Vanhersel) et Louise Wailly.

Horaire : 20h30 – Tarifs : 8 € / 6 € / 3 € – Réservations : 03 20 75 27 01 – Plan d’accès

* Le Théâtre de l’Aventure est né en 1986 à Hem dans une cité de transit (La Lionderie). Il est aujourd’hui à la fois une compagnie et un lieu vivant de programmation, d’accueil, d’échange et d’ateliers. La compagnie crée (essentiellement à partir de la parole collectée au sein des ateliers et auprès des habitant.es) ses spectacles professionnels et tente de les diffuser partout où cela est possible, notamment au sein des quartiers populaires. Parallèlement au travail de la compagnie, l’Aventure propose toute l’année une dizaine d’ateliers à un tarif proportionnel aux revenus et répond aux sollicitations ponctuelles de structures sociales, éducatives ou scolaires (ateliers, stages, sensibilisations diverses). En partenariat avec la Ligue de l’Enseignement Nord Pas-de-Calais, l’Aventure mène aussi un travail d’accompagnement auprès des anciens des ateliers (constitués en groupes autonomes) et auprès de compagnies amateurs.

Ni dieu ni chef de chœur ! Les Joyeux Mutins : dix ans de chorale militante à Lille…

vendredi 1 mai 2015

« Parce que tous les grands moments de lutte de par le monde sont accompagnés par les chants et que nous trouvons important de faire vivre ce répertoire populaire d’hier et d’aujourd’hui. Parce que la lutte donne envie de chanter, de même que chanter donne envie de lutter. Parce que nous voulons donner de la voix à celles et ceux qu’on n’entend pas ». Généralement, c’est ainsi que nous présentons notre chorale aux couleurs politiques et révolutionnaires variées : noir (anar), rouge (coco), rouge et noir (anarcho-syndicaliste), vert (écolo), violet (féministe), arc-en-ciel (LGBT), et souvent tout ça mélangé !

Les Joyeux Mutins traînent dans les rues lilloises depuis presque dix ans déjà. Sur les marchés, à soutenir les ventes à la criée du journal local La Brique ; dans la rue, à soutenir les sans-papièr.es et les luttes sociales ; sur estrades, à soutenir des assos, des syndicats ou des projets de théâtreux comme « Les fusils de la mère Carrare » (pièce de Brecht) ; dans des bistrots, à pousser le bœuf vocal ; nous essayons de porter de la voix dès que nous pouvons, avec les moyens que nous avons.

Et les moyens, nous les mettons ! Nous sommes une chorale autogérée. Chez nous, pas de chef-fe, chacun.e apporte ce qu’i.e.lle peut : nos voix (surtout), deux- trois guitares, un chouïa de percus, connaissances vocales grappillées ici et là… Et c’est parti pour que la vingtaine que nous sommes explore une partie du vaste répertoire des chants populaires et révolutionnaires. Ce qui ne se fait pas sans mal… Pour chaque chanson, on débat : pourquoi est-ce qu’on la chante, quel est son contexte, et parfois… on s’engueule. Quand nous avons enfin décidé du choix (souvent après des heures et des heures de réunions), nous nous attelons à chercher des versions, à les adapter à nos voix, et pour tout cela, heureusement qu’il y a d’autres chorales du même type : « Les Barricades » de Grenoble, « La Chorale Des Sans-Nom » de Nancy, « La Choral’ternative » de Rouen, « La Canaille du Midi » de Toulouse, « La Lutte Enchantée » de Marseille, sans oublier la « Compagnie Jolie Môme » et les copines de Bretagne… Après, c’est la valse des répétitions. Une fois par mois, pendant quatre heures, c’est parti à poser les voix par pupitre, à apprendre les paroles (presque par « chœur »…), à travailler la mise en scène… Le résultat peut paraître parfois un peu branlant et bricolé, mais quel plaisir de chanter quand nous faisons corps avec les paroles que nous transmettons !

Pour ma part, ce que je préfère, c’est chanter en mode «bœuf» dans les bistrots. Une fois par mois, nous proposons à qui le veut, nous avons créé une mailing-liste pour l’occasion, de venir chanter en mettant radicalement ses complexes vocaux et rythmiques de côté. C’est très simple. Autour d’une chope de bière, de vin, ou sans alcool aussi, c’est selon, nous invitons tout le monde à parcourir les livrets et autres cahiers de chants (populaires et révolutionnaires, mais pas que) et à choisir une première chanson. Souvent, nous commençons la soirée par un classique : « À bas l’état policier » (de Dominique Grange) ou « Bella Ciao » (chant antifasciste italien) ou encore « A las barricadas » (CNT espagnole en 1936). Ensuite, c’est parti pour un enchaînement qui dure des heures. La liste est longue, mais à coup sûr nous voyagerons dans le temps, l’espace et les luttes. On passera en Espagne en 1962 à soutenir les grévistes dans les Asturies, en Italie vers 1900 à chanter aux côtés des ouvrières, au Chili en 1973 à continuer de se battre contre Pinochet, à Paris en 1871 sur les barricades ou sous les bombes avec Louise Michel, en catalan, en basque, en occitan, et même en ch’ti… Pour faire la nique au titre d’un bouquin de Michel Ragon, c’est un peu notre mémoire des luttants… mais pas encore vaincus.

Xamo (CNT-SSEC 59/62), mai 2015