Articles avec le tag ‘mobilisation’

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

jeudi 9 mars 2017

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

Loi Travail : le combat continue !

vendredi 8 juillet 2016

Le 5 juillet 2016, le projet de loi Travail a été présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Le lendemain, n’ayant pas de majorité pour faire voter ce projet par les député.e.s, le gouvernement est passé en force en utilisant l’arme anti-démocratique du 49-3. À ce jour, la loi Travail est donc officiellement adoptée.

Mais rien n’est perdu car une loi officiellement adoptée peut toujours être abrogée. Pour ce faire, il convient de poursuivre la mobilisation durant les congés d’été. C’est ainsi qu’en juillet-août, différentes actions en direction des salarié.e.s seront organisées. Premier rendez-vous dans la région : mardi 12 juillet pour un barrage filtrant à la barrière de péage de Fresnes-lès-Montauban sur l’autoroute A1.

Bien sûr, ces actions ne suffiront pas. Mais elles sont importantes pour préparer la rentrée de septembre. À l’ordre du jour de cette rentrée : grève générale illimitée et blocage de l’économie, seuls moyens capables de faire plier le gouvernement.

Prochaine grande journée nationale de mobilisation : jeudi 15 septembre.

Manifestation régionale : 14h30, porte de Paris, Lille.

On lâche rien ! Abrogation de la loi Travail !

 

Vidéos de décryptage de la loi Travail

Par des avocat.e.s du SAF
Par un inspecteur du travail
Par la CNT

Textes de décryptage

Tract CNT d’une page
Tract CNT de 2 pages
Tract CNT de 4 pages

Affiches

Loi El Khomri, la machine à remonter le temps
Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail
C’est pas un jour de grève qui nous fera gagner […]

Droit de grève

Cadre juridique du droit de grève et conseils pratiques

Article extrait du site confédéral de la CNT

[…] La répression féroce n’a pas entamé notre détermination. Que ce soient les attaques directes contre les locaux syndicaux (du saccage par la police de celui de la CNT Lille au nassage de la Bourse du Travail de Paris le 28 juin dernier), les fouilles humiliantes des manifestant.e.s, les gardes à vue « préventives » (nouveauté juridique alarmante), les interdictions de manifester, les violences policières, les faux défilés « en cage », rien n’y fait : nous ne lâcherons pas !

Certes, beaucoup de travailleurs/euses vont partir en vacances, se délectant à juste titre des congés payés obtenus de haute lutte lors de grèves et occupations d’usine en 1936 (et non pas du fait de la bonne grâce d’un quelconque gouvernement…). Qu’importe, préparons dès maintenant le retour en force pour une rentrée sociale la plus large possible. Renflouons les caisses de grève, continuons de distribuer des tracts, de coller des affiches, d’organiser des rencontres, de soutenir nos camarades en procès, etc.

La loi Travail est une attaque sans précédent de nos conquêtes sociales. Les mesurettes cosmétiques ne remettent pas en cause les fondements mêmes du texte : imposer le libéralisme le plus sauvage du chacun pour soi. Si l’article 2 cristallise la confrontation en brisant le principe de faveur (l’accord d’entreprise ne peut être que meilleur que la convention collective, qui ne peut elle-même être que meilleure que le code du travail), d’autres mesures sont tout aussi dangereuses : généralisation des comptes personnels (CPA) – transformant l’individu en entreprise – ou garantie jeunes – sorte d’aumône étatique – contre la logique de salaire socialisé de la Sécurité sociale ; contrôle accru des chômeurs/euses (article 52) ; destruction de la médecine du travail ; réduction des délais de prévenance pour les changements d’horaires des temps partiels, etc. Et ce qui arrive aujourd’hui au secteur privé sera sans aucun doute par la suite imposé au secteur public, déjà bien entamé par la RGPP et les restrictions budgétaires. Nous sommes tous concerné.e.s, salarié.e.s, précaires ou chômeurs/euses, aujourd’hui pour certain.e.s, demain pour d’autres, et toutes les générations qui arriveront sur le marché du travail dans quelques années.

Sans compter la négociation Unédic ou le compte pénibilité, quoi que l’on en pense, sabordés par le Medef, sous le regard béat du gouvernement. Car les vrais « casseurs », ce sont bien l’État et le patronat. Ils ne respectent aucune loi, aucune règle, les contournant et refusant de les appliquer pour sauvegarder leurs intérêts financiers et leur pouvoir. Les voilà la chienlit, la canaille, les sauvageons, ces grands délinquants sans limite. Tels les Lafarge faisant des affaires juteuses avec l’État islamique, Dassault vendant ses Rafale à l’Arabie saoudite, Macron ou Le Pen sous-déclarant leur patrimoine pour échapper à l’ISF, Sarko et ses casseroles sans fin, les DRH d’Air France, Goodyear ou Continental licenciant des milliers de salarié.e.s, etc. Les voilà ceux qui devraient comparaître immédiatement en procès et être condamnés à des travaux d’intérêts généraux pour reconstruire les vies qu’ils détruisent depuis des décennies, jusqu’à faire de la mort une source de profit…

Alors, en septembre, changeons de braquet ! Dopons nos luttes pour construire un tour de France des grèves et des blocages. Aucune montagne ne saurait nous résister : notre EPO, c’est l’entraide et la solidarité ; notre pénalty, c’est la grève générale ; notre surface de réparation, les lieux de travail ; notre meilleure défense, c’est l’attaque !

Et pour celles et ceux qui voudraient encore y croire, ne nous laissons pas berner par les appels électoraux qui ne manqueront pas de surgir dès la rentrée. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et les dernières années nous ont bien démontré ce que ça valait. N’oublions pas non plus que le Front national a réclamé plusieurs fois l’interdiction des manifestations et l’intervention de l’Armée ou de la Police contre les grévistes et les piquets de grève. N’oublions pas qu’ils n’ont eu de cesse d’attaquer les syndicats « terroristes ». N’oublions pas qu’ils réclament plus de « libertés » pour les « petits patrons », soi-disant accablés par les « charges » et un droit du travail trop rigide… N’oublions pas que cette famille de milliardaires et ses sbires néo-nazis ne cherchent qu’à diviser notre classe sociale entre « Français » et « étrangers » pour mieux nous exploiter et nous dominer tous. N’oublions pas qu’ils prévoient des abattements de cotisations sociales sous prétexte d’augmenter les salaires quand cela ne ferait en réalité que les baisser et détruire la Sécurité sociale. N’oublions pas qu’ils rêvent d’un État encore plus répressif et liberticide. L’extrême droite a toujours été et restera toujours l’ennemi des travailleurs/euses : aucune colère ne justifie que l’on « essaie pour voir ».

De droite, d’extrême droite ou de gauche, tous n’ont qu’un rêve : nous gouverner, maintenir leurs intérêts, leur pouvoir et celui du Capital, petit, moyen ou gros.

Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes. Notre syndicalisme, nos luttes, n’ont que faire de la couleur politique des classes dirigeantes. Notre autonomie, notre indépendance sont la garantie de nos victoires.

Alors, fini de manifester comme des bêtes de foire à qui la Police et l’Armée lancent des grenades et des flash-balls à défaut de cacahuètes ! Fini de négocier la longueur de la laisse dans les salons de l’Élysée ou de Matignon ! Notre arme, nous ne cessons de le répéter depuis des mois, c’est la grève, le blocage de l’économie et des services publics.

Ne commettons pas une nouvelle fois l’erreur de partir dispersés, lycéens et étudiants, puis raffineries, puis dockers, puis cheminots, etc. Ne jouons plus la carte des journées de mobilisation en pointillés. Dès maintenant, contre la loi Travail et son monde, mettons en place les moyens de construire en automne une grève générale reconductible, forte et unitaire.

> Télécharger ce texte sous la forme d’un tract CNT de 2 pages

Mardi 5 juillet : grève et manifestations unitaires pour le retrait de la loi Travail

mercredi 29 juin 2016

carton_rouge_a_loi_travailUne nouvelle journée de mobilisation pour le retrait de la loi Travail aura lieu mardi 5 juillet, jour de réouverture des débats à l’Assemblée nationale. Dans la région, des manifestations auront lieu à Valenciennes (10h, place d’Armes), Lille (14h30, porte de Paris) et Amiens (14h30, Maison de la Culture).

Après le 5 juillet : actions de soutien aux entreprises et secteurs en grève, actions à l’occasion de l’Euro de foot, du tour de France cycliste, de l’université d’été du PS, etc.

Ci-dessous une vidéo de l’action menée le 28 juin devant le commissariat central de Lille :

Les militants interpellés le 28 juin au matin dans le cadre d’une action de blocage contre la loi Travail et ceux interpellés le soir suite au rassemblement de soutien organisé devant le commissariat central sont passés au tribunal après 48 heures de garde à vue. Deux cents personnes étaient présentes pour les soutenir. Comme la loi le leur permet et ceci afin d’avoir le temps de préparer leur défense, les camarades ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Le procès a donc été reporté au mardi 30 août. Dans l’attente, le Parquet a réclamé trois placements en détention provisoire et sept placements sous contrôle judiciaire. Finalement, tous les camarades sont ressortis libres du tribunal et seuls deux contrôles judiciaires ont été prononcés.

Mardi 28 juin : grève et manifestations unitaires pour le retrait du projet de loi Travail

vendredi 24 juin 2016

retrait-loi-travailHollande et Valls n’arrêtent pas de déclarer à longueur de médias que les opposant.e.s au projet de loi Travail sont minoritaires. À l’exception des idolâtres et des pigeons, personne n’est dupe : le camp du « non » est majoritaire ! Majoritaire au parlement : d’où l’utilisation du 49-3 pour passer en force ! Majoritaire parmi la population : de 70 à 80% de français.e.s déclarent être opposé.e.s au projet de loi et 60% d’entre eux/elles soutiennent la contestation (cf. sondage IFOP / Ouest France du 19 juin 2016) et ce malgré les blocages et la déferlante médiatique pro-loi ! Majoritaire chez les syndicats : le camp du « non » rassemble CGT, FO, SUD, FSU, SUD, FIDL, UNEF, CNT, CNT-SO et dernièrement CFE-CGC (soit un bloc totalisant 60,44% des voix aux élections professionnelles de mars 2013) alors que le camp du « pour » ne regroupe que trois syndicats (CFDT, CFTC et UNSA) !

Aujourd’hui, après quatre mois de mobilisation, le gouvernement « socialiste » est aux abois et, pour faire valoir les intérêts du patronat, il reçoit le soutien des classes possédantes, de la droite et de l’extrême droite. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : museler le peuple et instaurer un pouvoir autoritaire !

Face à cette situation, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à exiger l’abandon du projet de loi Travail. Tout en étant présent.e.s dans la rue, nous continuerons aussi à affirmer ce que nous disons depuis le début du mouvement : manifester n’est pas suffisant ! Notre force en tant que travailleurs/euses n’est pas seulement de défiler entre des rangées de policiers surarmés. Notre véritable arme, c’est la grève ! Et quand nos dirigeants politiques ou économiques engagent un bras de fer, nous devons l’assumer en construisant une grève générale reconductible, massive, coordonnée et durable, seul moyen de frapper les capitalistes là où ça leur fait vraiment mal : les profits !

Le 28 juin, tou.te.s en grève et dans la rue !

greve-generaleRendez-vous :

Boulogne-sur-Mer : 9h30, Bourse du Travail
Calais : 10h, sous-préfecture
Dunkerque : 10h, place Jean Bart
Lille : 14h30, porte de Paris
Amiens : 15h, rue de la République

Post-scriptum : plusieurs délégations de syndicats belges en lutte contre la loi Peeters (l’équivalent en Belgique de la loi El Khomri) seront présentes à la manif organisée à Lille.

Loi Travail : on lâche rien !

mercredi 15 juin 2016

alb-01En plein mouvement social, l’Euro de foot tente de faire oublier ce qui mobilise le pays depuis des semaines : la loi Travail ! Aucun ballon rond, aucun fanion tricolore ou autres bunkers publicitaires nommés « fan-zones » ne feront renoncer tou-te-s celles et ceux qui jusqu’ici se sont battus pour le retrait du projet de loi. Au contraire, ce spectacle nous rappelle le peuple brésilien descendant dans la rue peu de temps avant la Coupe du monde ! Aujourd’hui comme hier, toujours plus déterminés !

Prochaines journées de mobilisation :

  • Jeudi 23 juin : grèves et actions diverses + manifestation à Lille (14h30, porte de Paris)
  • Mardi 28 juin : plus d’infos ici

Belgique : la loi Peeters… l’autre loi Travail !

dimanche 5 juin 2016

En Belgique, la loi El Khomri s’appelle la loi Peeters (du nom du ministre de l’emploi). Comme en France, ce projet a pour but de flexibiliser le droit du travail. Comme en France, il rencontre une forte résistance de la part de la population.

belgique-bloquons-semaine-45-heuresLes principaux éléments du projet de loi

Au cœur du projet, il y a l’annualisation du temps de travail. Le gouvernement belge aimerait que la semaine de travail de 38 heures soit calculée sur une moyenne d’un an (contre une moyenne actuelle de trois mois, négociée par secteur). D’autre part, il aimerait que la semaine puisse comporter jusqu’à 45 heures de travail et la journée jusqu’à 9 heures. Enfin, il aimerait étendre à d’autres secteurs le modèle du secteur automobile où la moyenne de 38 heures est calculée sur 6 ans et où les semaines peuvent aller jusqu’à 50 heures (et les journées jusqu’à 11 heures).

Le projet de loi Peeters s’attaque aussi aux heures supplémentaires. C’est ainsi que le gouvernement voudrait créer un stock d’heures supplémentaires non récupérables de 100 heures annuelles (et jusqu’à 360 heures négociées par secteurs), le tout avec un maximum de 143 heures supplémentaires par trimestre. D’autre part, il voudrait que les travailleurs/euses à temps partiel n’aient plus de complément salarial en cas d’heures supplémentaires.

Concernant le travail intérimaire, le gouvernement voudrait créer un contrat à durée indéterminée. Aujourd’hui, l’intérim n’est pas considéré comme un régime normal ; il doit être justifié par un surcroît exceptionnel de travail ou pour un remplacement. En créant cette possibilité contractuelle, il créerait une véritable catégorie de travailleurs précaires permanents. Cerise sur le gâteau : il voudrait retirer le droit de grève aux salarié-e-s intérimaires.

Concernant les cadres, le gouvernement voudrait faire en sorte que l’amplitude journalière de travail de ces salarié-e-s n’ait plus aucune limite, ni en soirée ni le weekend.

Concernant le télétravail occasionnel, le gouvernement aimerait le rendre possible sans négociation collective.

Autres éléments en discussion

Pour les salarié-e-s à temps partiel, le gouvernement voudrait rendre possible les contrats zéro heure (contrats dans lesquels les heures de travail ne sont pas indiquées). En pratique, un employeur pourrait informer un-e salarié-e de ses horaires la veille de sa journée de travail.

Après avoir supprimé les jours de carences en cas de maladie, les partis de la majorité (à l’exception du CD&V) voudraient les rétablir.

Le gouvernement souhaiterait réduire drastiquement l’accès aux congés thématiques (pour se former, éduquer ses enfants, etc.). L’impact serait d’autant plus important que – dans le calcul de la pension – ces congés sont actuellement comptés comme des périodes assimilées à du travail.

Le gouvernement souhaiterait rendre possible les dons de congés entre salarié-e-s. Ainsi, plutôt que d’embaucher pour remplacer celles ou ceux qui s’occupent de leurs enfants malades, l’employeur pourrait utiliser un-e salarié-e déjà engagé-e.

Agenda et mobilisation

Le projet de loi Peeters va être déposé d’ici l’été afin de pouvoir être voté en automne.

Plusieurs manifestations ont été organisées durant le mois de mai et le front commun syndical appelle à une reprise de la mobilisation dès le début de l’automne (manifestation le 29 septembre et grève le 7 octobre).

Mais la lutte continue néanmoins durant ce mois de juin. C’est ainsi que la FGTB appelle à une grève interprofessionnelle le vendredi 24. Quant à l’Union des bloqueuses et bloqueurs des 45h (une coordination démocratique d’assemblées locales où se réunissent des précaires, des salarié-e-s, des étudiant-e-s et des syndicalistes voulant bloquer la loi Peeters et son monde par tous les moyens nécessaires – cf. vidéo et liens ci-dessous), elle poursuit son développement et ses actions. Enfin, signalons que plusieurs délégations de syndicats belges seront présentes à la manifestation organisée le 28 juin à Lille contre le projet de loi El Khomri.

Compte twitter @BloquerLes45H
Page fb « Bloquons la semaine de 45h – Blokkeer de 45-urenweek »
Site internet de l’Union des bloqueuses et bloqueurs contre les 45 heures

Appel de la CNT pour la grève du 28 avril contre la loi Travail

dimanche 24 avril 2016

Jeudi 28 avril : grève générale et manifestation régionale à Lille contre la loi Travail

dimanche 17 avril 2016

tract-cnt-npdcp-greve-et-manif-28avril2016-loi-travailTélécharger ce tract au format PDF

Nota bene :

Une semaine avant cette grève générale du jeudi 28 avril, la CNT appelle à soutenir les manifestations que les étudiant-e-s et lycéen-ne-s organisent le mercredi 20 avril dans plusieurs villes de la région (à Lille, rendez-vous à 14h, place de la République).

Autres rendez-vous (AG, réunions, actions, etc.) : AmiensLille

Liens à utiliser et à diffuser sans modération :

> Tract d’appel à la grève
> Rappels sur le droit de grève
> Vidéo et textes de décryptage de la loi Travail
> Affiche « Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail »
> Affiche n° 1 pour annoncer la grève du 28/04 et la manif organisée à Lille
> Affiche n° 2 pour annoncer la grève du 28/04 et la manif organisée à Lille

affiche-cnt-greve-et-manif-loi-travail-28-04-16-lilleaffiche-cnt-npdcp-greve-28-avril-2016

 

Lille : quelques dates à noter dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail…

samedi 16 avril 2016

retrait-loi-travailLes initiatives étant nombreuses, cette liste de rendez-vous ne saurait être exhaustive. D’autre part, des modifications et des ajouts peuvent y être apportés régulièrement…

Dimanche 17 avril

Réunion à 18h à l’amphi Archimède de l’université de Lille 1 (bâtiment M1, avenue Carl Gauss, Villeneuve-d’Ascq) pour discuter de la reprise de la mobilisation dans les facs. Page fb inter-facs des étudiant-e-s de Lille

Lundi 18 avril

  • 12h45 : rendez-vous à l’amphi B1 de l’université de Lille 3 (Pont de bois, Villeneuve d’Ascq) pour discuter de la reprise de la mobilisation dans cette fac. Page fb des étudiant-e-s de Lille 3
  • 18h30 : assemblée générale interprofessionnelle à la Bourse du Travail de Lille (rue de l’usine à Fives) pour préparer des actions

Mardi 19 avril

AG extraordinaire à 12h à l’amphi Archimède de l’université de Lille 1 (bâtiment M1, avenue Carl Gauss, Villeneuve-d’Ascq) pour faire le bilan des actions menées pendant les vacances, discuter des prochaines actions et perspectives de lutte, organiser les journées du 20 et du 28 avril. Page fb des étudiants de Lille 1

AG mode d’emploi :

AG-mode-d-emploi-page-01AG-mode-d-emploi-page-02

 

Prochains rendez-vous à l’université de Lille 2

Page fb des étudiant-e-s de Lille 2

Prochains rendez-vous de « Nuit Debout » à Lille

Site webFacebookTwitter

Mercredi 20 avril

Manifestation (rendez-vous à 14h, place de la République, Lille)

Jeudi 28 avril

Grève générale et manif à Lille (rendez-vous à 14h30, porte de Paris). En savoir plus

Loi travail : le combat continue ! Grèves et manifestations les 12, 14, 20 et 28 avril…

dimanche 10 avril 2016

Suite aux manifestations des 5 et 9 avril 2016, le gouvernement – relayé par de nombreux médias – insinue que la mobilisation contre la loi Travail est en baisse, notamment depuis le 31 mars (date à laquelle plus d’un million de personnes était descendu dans la rue). Mais la comptabilité gouvernementale est malhonnête. Car on ne peut pas comparer une journée comme celle du 31 mars (pour laquelle toutes les organisations syndicales opposées à la loi Travail avaient lancé un appel clair et interprofessionnel à la grève) et une journée comme celle du 5 avril, impulsée par les organisations étudiantes et lycéennes (qui plus est en période de vacances scolaires pour 7 académies sur 12) et que les syndicats de salarié-e-s appelaient seulement à soutenir. On ne peut pas non plus comparer la journée du 31 mars à celle du 9 avril. Dans un mouvement social lié au travail, si des manifestations organisées un samedi après-midi peuvent être intéressantes pour faire descendre dans la rue des personnes qui n’y descendraient pas autrement, la mobilisation est rarement massive ce jour-là.

Ces précisions étant faites, on s’aperçoit que les manifestations des 5 et 9 avril sont loin d’avoir été des échecs. Au contraire, elles sont la preuve que depuis le 9 mars le mouvement contre la loi Travail s’inscrit dans la durée. De plus, la mobilisation s’élargit grâce à des initiatives comme “Nuit debout” (qui font se rencontrer des gens d’horizons divers dans le cadre de la convergence des luttes). Plus généralement, le projet de loi El Khomri et sa destruction du code du travail est désormais le catalyseur de toutes les colères sociales accumulées ces dernières années : stagnation et/ou baisse des salaires, chômage de masse, destruction des services publics, attaques contre la sécurité sociale et les retraites, délabrement des logements sociaux délabrés, sans oublier la chasse aux chômeurs/euses avec l’actuelle négociation de la convention de l’assurance-chômage ! Cette loi Travail n’est d’ailleurs que la suite de lois profondément anti-sociales telles que la loi Macron, le CICE ou l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi.

Daffiche-cnt-npdcp-greve-28-04-2016-contre-loi-travailans ce contexte de développement de la contestation, la CNT insiste sur la nécessité de faire converger les revendications de tous les secteurs afin de construire un mouvement de grève interprofessionnel à même de mettre en échec cette politique dictée par le patronat qui met un pièces l’ensemble des acquis historiques de la classe populaire.

D’autre part, comme nous l’a montré l’échec de nombreux mouvements sociaux passés, la stratégie des journées de mobilisation ponctuelles ne suffira pas. Au-delà des 12, 14, 20 et 28 avril prochains (journées de lutte auxquelles la CNT appelle), c’est dans une perspective de construction de la grève générale reconductible qu’il nous faut désormais inscrire le mouvement social.

Prochains RDV à l’appel de la coordination nationale étudiante : mardi 12, jeudi 14 et mercredi 20 avril

Prochaine grande grève générale interpro public/privé : jeudi 28 avril

affichette-greve-generale-28-avril-2016> Rappels sur le droit de grève
> Vidéo et textes de décryptage de la loi Travail
> Affiche « Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail »
> Tract pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille
> Affiche pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille
> Autre affiche pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille

En avril, ne te démobilise pas d’un fil !

dimanche 10 avril 2016

ni-chair-a-patron-ni-chair-a-matraqueCommuniqué de la Coordination Nationale Étudiante (CNE) du 10 avril 2016 :

Nous, étudiant.e.s mobilisé.e.s contre la loi travail, réuni.e.s en Coordination Nationale Étudiante (CNE), mandaté.e.s de 29 universités et établissements d’enseignement supérieur, réaffirmons notre détermination à poursuivre notre mobilisation jusqu’au retrait total et sans négociation du projet de loi travail. Avec ou sans amendements, celui-ci ne fera que précariser encore plus la jeunesse et les salarié.e.s.

Avec des centaines de milliers de manifestant.e.s, la journée de mobilisation interprofessionnelle du 9 avril fait état d’un mouvement qui continue de se construire. Dans la jeunesse, un « noyau dur » s’est structuré autour de comités de mobilisation nombreux et dynamiques. Nous l’affirmons : le mouvement ne s’est pas arrêté avec les vacances. De plus, nous n’acceptons pas que le calendrier universitaire puisse constituer un frein à la mobilisation. Nous exigeons le report intégral des examens ou l’établissement de modes de validation alternative pour les étudiant.e.s qui le souhaitent : nous nous mobiliserons si besoin pour faire respecter ces revendications.

L’État a usé de tout son arsenal répressif pour enrayer la mobilisation des étudiant.e.s et des lycéen.ne.s. CRS dans les universités, matraquages, gazages et autres interpellations, par centaines partout en France, et de nombreuses fermetures administratives d’établissement. En battant le pavé le 9 avril avec une colère grandissante contre le gouvernement, la jeunesse a apporté une réponse cinglante à la politique de l’exécutif. Nous condamnons fermement l’ensemble de ces actes de répression justifiés par le gouvernement par une distinction entre «bons » et « mauvais » manifestant.e.s. Nous refusons d’entrer dans ce jeu qui ne cherche qu’à diviser le mouvement.

Parallèlement au bâton, le gouvernement manie aussi la carotte en invitant pour la deuxième fois à Matignon l’UNEF afin de déboucher sur des accords à la marge et contenir la mobilisation. Nous réaffirmons notre volonté de faire tomber la loi travail, sans négociation ni amendement, et appelons l’ensemble des organisations se prononçant pour le retrait total à cesser le jeu des accords de salon. La CNE reste l’organe d’auto-organisation du mouvement étudiant, seule légitime à le représenter via ses porte-paroles élu.e.s et révocables.

Les vacances nous empêchent de nous adresser largement aux étudiant.e.s sur les établissements. Mais la mobilisation, elle, se poursuit. Nous profitons des vacances pour aller à la rencontre des travailleur.se.s. Nous appelons à la tenue d’assemblées générales interprofessionnelles dans toutes les villes mobilisées, afin que la convergence soit effective et construite par la base. Depuis le début du mouvement, les grandes directions syndicales de salarié.e.s n’ont pas joué suffisamment leur rôle, en n’organisant ni la grève, ni l’affrontement souhaité par les salarié.e.s et la jeunesse, ni la convergence entre secteurs. Elles doivent offrir des débouchés à la colère des travailleuses.eurs bien avant l’horizon lointain du 28 avril en construisant la grève reconductible dès maintenant.

Avec les cheminot.e.s qui subissent une modification de leur décret socle, avec les hospitalier.e.s qui font face à l’austérité et l’ensemble du monde du travail qui subit la régression sociale, c’est le moment de lutter tou.te.s ensemble, main dans la main. Des phénomènes comme « Nuit Debout » cristallisent autour de la loi travail une colère bien plus large. Les places occupées sont devenues des lieux de débat ou l’on rêve d’une autre société. Il s’agit maintenant de se donner les moyens de passer du rêve à la réalité. Pour nous, « Nuit Debout » doit devenir un lieu de convergence et de construction de la grève, afin de toucher les lieux de production et mettre à mal l’État et les patrons. La vague de grève générale qui déferle à l’heure actuelle à Mayotte et à la Réunion contre la loi travail et la politique coloniale de l’État français est un exemple à suivre. Toute victoire ici ou là-bas est une victoire pour nous tou.te.s.

C’est comme partie prenante de ce mouvement d’ensemble que nous, étudiant.e.s, restons debout jours et nuits. Nous appelons à une journée d’action en direction des cheminot.e.s le 12 avril et à une journée de grève et de manifestation le 14.

Nous affirmons notre solidarité avec l’ensemble des mouvements sociaux en cours : chômeur.se.s, zadistes, travailleur.se.s précaires de l’ESR et d’ailleurs, migrant.e.s, sans-papier.e.s et autres formes de résistance.

Ni chair à patron, ni chair à matraques ! Mobilisé.e.s jusqu’au retrait total !

Loi Travail : appel de la coordination nationale étudiante

dimanche 3 avril 2016

facs en lutteNous, étudiant-e-s mobilisé-e-s contre la loi travail, réuni-e-s en coordination nationale étudiante, mandaté-e de 70 universités et établissement d’enseignement supérieur, appelons au retrait total et sans négociation du projet de loi travail. La journée du 31 mars a été une grande réussite dans toute la France : près de 1,2 millions de personnes ont manifesté leur colère et leur refus de cette loi antisociale. Depuis maintenant trois semaines, ce sont des centaines de milliers d’étudiant-e-s, lycéen-ne-s, salarié-e-s et chômeur-se-s qui se mobilisent malgré les vaines tentatives de l’État de diviser et réprimer le mouvement. Aujourd’hui, alors que Manuel Valls joue la carte de la négociation avec certaines organisations syndicales, nous réaffirmons que ce mouvement s’auto-organise en Assemblées Générales et en Coordination : seul le mouvement saurait se représenter lui-même.

Cette loi s’inscrit dans une continuité de politiques pro-patronales mises en place par les gouvernements successifs. Elle vise à faciliter les licenciements économiques, la hausse du temps de travail, la baisse des droits des travailleur-se-s. Seul le retrait total est une issue acceptable face à la précarisation généralisée prévue dans ce projet de loi.

Le gouvernement a peur de ce mouvement qui s’amplifie et tente par tous les moyens de le faire taire. La répression policière et les sanctions administratives sont inacceptables : ne serait-ce que le 31 mars, il y a eu plus de 100 arrestations et des dizaines de blessé-e-s. Nous mènerons une campagne contre ces violences policières : nous ne cèderons pas, nous ne nous arrêterons pas.

Dès le 5 avril nous serons de nouveau dans la rue. Nous appelons dès cette date tou-te-s les salarié-e-s et leurs organisations syndicales à construire avec nous la grève générale reconductible. Pour faire reculer le gouvernement, un mouvement d’ensemble des étudiant-e-s, lycéen-ne-s, privé-e d’emploi et travailleur-se-s sera indispensable. Afin de construire cette convergence des luttes, nous appelons à intensifier les rythmes de mobilisation : le 9 avril, nous serons dans la rue partout en France aux côtés des salarié-e-s. Et dès les semaines suivantes, nous poursuivrons le mouvement le 12, le 14, et le 20 avril. Ces différentes dates doivent être un point d’appui pour avancer vers la grève reconductible. Pour faire de cette perspective une réalité, nous appelons l’ensemble des étudiant-e-s à tisser des liens avec les travailleur-se-s et à se regrouper dans des assemblées interprofessionnelles.

Le gouvernement compte sur les vacances pour affaiblir la mobilisation étudiante : au contraire, nous profiterons de cette période pour renforcer la mobilisation et la diversifier par exemple en intervenant dans l’occupation des places à l’instar de la démarche Nuit Debout. Les examens approchant, nous exigeons que les universités n’entravent pas la poursuite de la mobilisation, notamment en reportant les examens.

Nous sommes déterminés et nous nous battrons jusqu’au bout pour obtenir le retrait total et sans négociation de la loi Travail, le partage et la réduction du temps de travail, l’arrêt immédiat de la répression policière et des poursuites ainsi que la levée immédiate de l’état d’urgence.

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Jeudis 24 et 31 mars : les prochaines étapes clés de la mobilisation contre la loi Travail

jeudi 17 mars 2016

retrait-loi-travailInitialement prévue le 9 mars, la présentation du projet de loi El Khomri devant le Conseil des ministres aura finalement lieu le jeudi 24. À cette occasion, des manifestations seront organisées partout en France et dans la région pour exiger le retrait sans condition du projet de loi.

Autre rendez-vous important : le 31 mars (soit quatre jours avant le début de l’examen du projet de loi à l’Assemblée nationale). Ce jeudi-là, plusieurs organisations syndicales dont la CNT appellent à une grève générale interprofessionnelle public/privé (un mouvement dont il convient dès aujourd’hui de préparer la reconduction). Une manifestation régionale sera organisée à Lille (rendez-vous à 14h30, porte de Paris).

Enfin, rappelons que la période du 17 au 31 mars est couverte dans la Fonction publique par des préavis de grève déposés par plusieurs organisations syndicales. Mettons à profit ces préavis pour mettre la pression sur le gouvernement !

mot-resistance-et-drapeaux-cnt

> Rappels importants sur le droit de grève
> Affiche de la CNT 59/62 contre la loi El khomri
> Affiche de la CNT 59/62 « Toutes et tous en grève ! »
> Affiche présentant un rapide décryptage de la loi Travail
> Affiche de la CNT 59/62 sur la nécessité d’une grève illimitée
> Affiche de la CNT 59/62 « Grève générale contre la loi Travail ! »

Le 17 mars, mobilisation des personnels du Conseil départemental du Nord

samedi 12 mars 2016

CD59-tract-a-destination-des-usagers-17mars2016Depuis son arrivée à la tête du Conseil départemental du Nord en mars 2015, Jean-René Lecerf se livre à différentes attaques à l’encontre du service public et des agents départementaux (ouvriers de la voirie, médecins, travailleurs sociaux, agents techniques des collèges, psychologues, administratifs, agents de la culture et des musées, infirmières et puéricultrices de la protection maternelle et infantile, salariés de la maison départementale pour les personnes handicapées, gardes départementaux des espaces naturels sensibles…). Le 1er mars 2016, la mobilisation a montré la détermination du personnel. Le 17 mars, les agents départementaux se mobilisent à nouveau…

Documents publiés par l’intersyndicale du Conseil départemental :

Article de la CNT paru sur le portail syndical du Conseil départemental :

1- Sauver le Département !

Leur argument ? Sauver le Département de la tutelle de L’État ! Leur alibi ? C’est la faute aux autres (gouvernement, majorité précédente, agents surnuméraires, allocataires du RSA, à la dette publique, etc.). En résumé, même présents dans les affaires nationales et locales : ils étaient absents !

2 – Un coffre à malices

Dès le printemps 2015, les syndicats ont commencé à décrypter les diverses déclarations publiques de la nouvelle majorité qui semblait se réveiller brutalement d’un long sommeil hypnotique et découvrait avec stupéfaction une réalité budgétaire dont elle ne pouvait rien ignorer. Tellement convenues et prévisibles qu’elles suscitent plus de lassitude que de colère, les solutions annoncées, puisées dans un coffre à malices commun aux libéraux de gauche (loi-travail) et de droite, consistent essentiellement, côté fonctionnement, côté travailleurs, à vandaliser nos conditions de travail et de vie.

3 – Une riposte syndicale unitaire rapide et décisive

L’intervention rapide d’une intersyndicale solidaire et l’organisation d’une mobilisation importante ont fait reculer l’autorité territoriale sur un certain nombre de projets. Plus question pour l’employeur, de porter, en une seule fois, les mauvais coups. « Élargie » par l’argent économisé sur nos avancements d’échelon au minimum, l’assiette de notre allocation sociale sera rapidement rééquilibrée au profit de la part variable au mérite. Valeur indéfinie qui selon les informations émanant de réunions de service, pourrait consister par exemple, à atteindre, à l’Aide sociale à l’enfance, 10 % de main-levées de placements, au détriment de l’intérêt des enfants et au risque « personnel » des agents. Quelles formes revêtira le mérite sur les autres missions, dans les autres services ? Démériter à l’avenir consistera sans doute à refuser certaines injonctions en conflit ouvert avec nos consciences professionnelles.

4 – Un râteau au SDIS… la curée sur les agents départementaux

Malgré l’unité d’action et la volonté de dialogue de l’intersyndicale, l’autorité départementale entend passer en force des mesures largement critiquées dans les services. Malgré les campagnes de communication patronale et de désinformation, l’intersyndicale mobilise, sur plus de six mois, près de 15 % du personnel départemental. Face à la foule de près de 700 agents départementaux présents dans l’Hôtel du Département le 1er mars dernier qui exigeaient l’ouverture de véritables négociations, le cabinet de communication de la présidence a choisi de criminaliser l’action et de présenter les manifestants et les syndicalistes comme des voyous et des délinquants. La méthode est éculée et demeure méprisable mais aussi dangereuse avec un Front national à plus de 30 %.

5 – Petits débordements, grands méfaits

Quand la piétaille foule les moquettes présidentielles et profane les lieux de pouvoir par sa simple présence, quand des manifestants égarés par une *passion d’égalité* se désaltèrent au champagne « Ruinart », deux malheureuses bouteilles, très probablement offertes ou réservées aux « VIP-quivalent- ontologiquement-plus-que-toi », l’autorité territoriale escamote 61750 jours de congés – sans contrepartie salariale – et nous oblige de surcroît à travailler *gratuitement* 9500 jours de plus pour la journée dite de Solidarité, exerçant une véritable contrainte par corps. Où est le scandale ? Poursuivant la destruction de notre collectif de travail, par la restructuration des services et par la calomnie contre ses opposants, le Président n’hésite pas à salir les agents et à accuser le mouvement du 1er mars de « séquestration » espérant décourager, par la peur, la mobilisation qui s’amplifie. C’est un juriste de formation, il ne peut pas ignorer que cette accusation infondée pèsera très lourd.

6 – Ça la fiche mal !

Optimisation, rationalisation, efficience, voici la nouvelle trinité de la « gouvernance » qui nous échoie et qui, malgré les « contraintes budgétaires » n’hésite pas, afin de mener à terme « un projet d’administration ambitieux » (suppressions de postes, allongement du temps de travail, non renouvellement des départs naturels, externalisation des missions, etc…), à externaliser la fonction RH de recrutement et à la confier à un cabinet parisien chargé de sélectionner notre futur.e Directeur/trice des Ressources Humaines. La prestation aurait coûté 8000 euros à la collectivité. On se demande pour quelles raisons, nos administrateurs en charge de la DGS et de la RH ainsi que la Présidence n’ont pas procédé eux-mêmes à ce recrutement d’un agent public, d’autant qu’à lire la fiche de poste, il s’agit d’un.e nouveau/elle « tueur/tueuse de coûts ». Cela fait mauvais effet, ça commence très mal !

7 – Si on se laisse pas faire (…), eh bien, on gagnera * !

Nous n’en sommes donc qu’au commencement de nos déboires et de nos malheurs. À moins que (considérant que vos collègues manifestants n’ont décidément pas le profil de pétroleurs.ses, que les militants syndicalistes n’ont pas d’intérêts personnels à dénigrer l’employeur à moins de souffrir de lourdes perversions, qu’ils n’ont rien à gagner mais beaucoup à perdre, tout comme vous) vous mettiez un coup d’arrêt à cette politique salariale que rien ne justifie. D’autres choix, eux réellement modernes et progressistes, sont possibles. Rejoignez le mouvement dès le 17 mars prochain !

Section CNT Louise Michel du CD 59 (affilée au syndicat CNT des travailleurs territoriaux)

* D’après le texte de Woodie Guthrie adapté par François Béranger : Le blues parlé du syndicat

Loi « Travail » – Report ou pas : le 9 mars et au-delà, on sera là !

vendredi 4 mars 2016

Communiqué confédéral CNT du 4 mars 2016 :

code-du-travail-en-dangerManuel Valls a annoncé le report de la présentation de la loi « Travail » devant le conseil des ministres à fin mars 2016

Ne nous leurrons pas ! Ce report qui intervient face à la colère sociale montante n’enlève rien à la volonté du gouvernement d’en découdre avec les classes populaires. Nul doute que cela lui laissera le temps de négocier ce projet de régression sociale avec ses partenaires sociaux : Medef et syndicats « complaisants » avec la réforme (ceux qui négocient la taille des chaînes).

D’ailleurs, ce jeudi 3 mars, l’intersyndicale « réformiste » (composée de la CFDT et de ses alliés) a décidé de céder à la tentation des petits arrangements avec le gouvernement tandis que celle composée des centrales plus « combatives » a annoncé qu’elle ne commencerait à mobiliser qu’à la fin du mois. Pourtant, d’ores et déjà, de nombreuses initiatives ont émergé spontanément des bases syndicales et populaires du pays : préavis de grève dans le secteur des transports, dans de nombreuses entreprises privées et services publics mais également au sein de la jeunesse avec un appel à manifester de toutes les organisations, syndicats étudiants et lycéens dès le 9 mars. C’est bien là l’expression de la force des bases militantes lorsqu’elles prennent leurs affaires en mains face aux bureaucraties. Et c’est tant mieux !

La CNT se félicite de ces réactions salutaires et participe partout où elle le peut à la construction de cette dynamique en portant une stratégie de grève reconductible interprofessionnelle, tant sur les revendications sectorielles (face aux coupes budgétaires et à l’austérité généralisé dans les services publics et le social, pour la hausse des salaires, pour l’amélioration des conditions de travail, etc.) que sur celles touchant l’ensemble de la société et restreignant encore plus ses droits et conditions de vie : retrait de la loi « Travail » impliquant la destruction des droits collectifs contenus dans le Code du travail ; abrogation de la loi Macron libéralisant l’ensemble de l’économie et impliquant la restriction des droits syndicaux ; abrogation des réformes patronales telles que le CICE (60 milliards d’euros de cadeaux au patronat) et autres pactes de compétitivité n’ayant quasiment créé aucun emploi mais ayant par contre garanti une progression des marges bénéficiaires au profit exclusif des actionnaires et grands patrons ; arrêt des peines de prisons pour les syndicalistes et répressions massives suite à l’établissement de l’état d’urgence et à sa future constitutionnalisation, tout comme le racisme affiché de la déchéance de nationalité. N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Pour construire un mouvement social fort et victorieux, l’heure est à la démocratie directe et à la convergence des luttes. La CNT appelle toutes et tous à se mobiliser massivement dans les grèves et à amplifier les diverses initiatives de lutte qui émergent, et notamment les 9 et le 31 mars prochains. Tous les acquis n’ont été obtenus que par la lutte !

Tracts confédéraux CNT contre le projet de loi :

> Argumentaire de 4 pages
> Version synthétisée de 2 pages

Note du webmaster (14/03/2016) : Ces deux documents ayant été rédigés début mars, ils ne portent que sur l’avant-projet de loi, pas sur le projet définitif qui sera débattu à l’Assemblée nationale courant avril. En effet, le 14 mars, sous la pression de la rue, le gouvernement a apporté quelques modifications au projet de loi. La liste de ces modifications est visible ici : www.cnt-f.org/59-62/2016/03/modifs-loi-travail

Autres documents CNT :

> Rappels importants sur le droit de grève
> Affiche de la CNT 59/62 contre la loi El khomri
> Affiche de la CNT 59/62 « Toutes et tous en grève ! »
> Affiche de la CNT 59/62 « Grève générale contre la loi Travail »
> Affiche de la CNT 59/62 sur la nécessité d’une grève illimitée

Clip vidéo de la CNT 59/62 :

À visionner ici pour promouvoir le rassemblement du 9 mars à Lille, la manif du 11 mars à Douai et la nécessité de reconduire le mouvement au-delà de ces deux dates.

Clip confédéral de la CNT :

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Loi El Khomri : l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à la mobilisation générale !

dimanche 28 février 2016

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Réunie en congrès le 27 février 2016, l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à soutenir toutes les initiatives qui ont d’ores et déjà été annoncées pour le retrait du projet de loi El Khomri (rassemblement du mercredi 9 mars à partir de 13h sur la place de la République à Lille + manifestation du vendredi 11 mars à 10h sur la place d’Armes à Douai) ainsi que celles qui seront prises dans les jours et semaines à venir.

Qui est concerné ?

Le projet de loi El Khomri ne concerne pas que les salarié-e-s du secteur privé. Il concerne aussi les personnes à la recherche d’un emploi ainsi que les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s dont l’avenir professionnel va s’assombrir encore davantage si la loi est votée. Enfin, les salariés du secteur public sont également concernés. En effet, si les fonctionnaires ne sont pas régis par le Code du travail, leur statut n’en est pas complètement déconnecté. Par conséquent, toute dégradation des droits des salariés du secteur privé finira par avoir une incidence sur le statut des fonctionnaires (déjà régulièrement remis en question par ailleurs). À ce sujet, voir le tract de la CNT éducation intitulé « Salarié-e-s de l’Éducation nationale, pourquoi être en grève le 9 mars ? ». Voir aussi la lutte menée depuis quelques mois par les agents du Conseil départemental du Nord concernant leur temps de travail, leur primes et la restructuration des services (dans les faits, quelque chose d’assez voisin de la loi El Khomri : suppression de 9,5 jours de congés, suppressions de postes, primes au mérite, contrôle des agents, remise à l’ordre du jour des sanctions, pouvoir accru à l’encadrement, etc.).

Quel type de mobilisation pour espérer faire reculer le gouvernement ?

En termes de mobilisation, les choses sont claires pour la CNT. Il s’agit de construire les conditions d’une grève générale reconductible capable de bloquer massivement et durablement l’économie du pays pour instaurer un rapport de force face au gouvernement et pour frapper au porte-monnaie les commanditaires et futurs bénéficiaires de la loi El Khomri (les patrons et les actionnaires). Afin de parvenir à cet objectif, il faudra bien plus qu’une ou plusieurs journées d’action et bien plus qu’une pétition (même s’il est important de la signer ; voir le lien ci-dessous). Il va falloir multiplier les appels à cesser le travail et à manifester. Il va falloir aussi coordonner les différents secteurs en lutte. Car une véritable grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton. C’est un processus qui fonctionne sur le principe de l’exemplarité et de la contagion. Tout le monde ne rentre pas dans la danse en mgreve-generale-avec-chat-cntême temps. Mais, à chaque fois qu’un secteur, une entreprise ou un établissement se lance, que la durée du mouvement de grève dépasse 24 heures et qu’une caisse de soutien destinée à aider les grévistes les plus démunis financièrement est mise en place, l’exemple donne aux autres l’envie d’en faire autant. En faisant tâche d’huile (on appelle ça aussi l’effet boule de neige), le mouvement s’étend et s’amplifie.

> Pétition Loi travail, non merci !
> Clip vidéo confédéral de la CNT
> Tract et argumentaire confédéraux de la CNT
> Quelques rappels importants sur le droit de grève
> Affiches de la CNT 59/62 contre le projet de loi et communiqué confédéral du 25 février

Droit du travail : position de la CNT face au projet de loi El Khomri… et appels à la grève !

jeudi 25 février 2016

affiche-cnt-nord-pdc-loi-el-khomriCommuniqué confédéral CNT du 25 février 2016 :

Ton droit du travail vaut bien une grève générale !

Le gouvernement vient de divulguer son projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi. Ce projet est une véritable contre-révolution libérale qui vise à détruire l’ensemble des protections collectives des salarié-e-s. Tout y passe : protection contre les licenciements, temps de travail et heures supplémentaires, médecine du travail, amplitudes horaires identiques pour les mineurs [ou : « amplitudes horaires même pour les mineurs », selon le sens], plafonnement des indemnités prud’homales… et instauration de référendums d’entreprise qui permettront aux patrons de contourner les syndicats en mettant directement le pistolet sur la tempe des salarié.e.s. C’est un vrai catalogue du MEDEF, un cahier revendicatif en bonne et due forme transposé en texte de loi par un gouvernement vassal.

Après avoir annoncé ces mesures sur un ton hautain et autoritaire, menaçant immédiatement d’user du 49.3, le gouvernement s’est voulu rassurant ce lundi, lors de la visite de Manuel Valls, de Myriam El Khomri et d’un autre misérable tartuffe à Mulhouse. Une visite pleine de mépris lorsqu’un délégué CGT a remis une pétition s’opposant à cette contre-réforme de plus de 400 000 signatures (en cinq jours !), pétition initiée par des syndicalistes que l’on ne peut pourtant qualifier de révolutionnaires, certains étant même proches du PS.

Ce gouvernement cherche clairement l’affrontement avec les classes populaires et cette destruction du code du travail, couplée à celle de l’assurance chômage restreignant les droits des chômeuses et des chômeurs, ne reflète rien d’autre que la volonté de libéraliser totalement le marché du travail. Après la loi Macron, et toutes les mesures d’exonération de cotisations sociales dont le patronat a usé et abusé pour augmenter ses bénéfices, après les terribles réformes sur les retraites qui se sont enchaînées, après la destruction systématique de tous les services publics, sans qu’une réaction d’envergure ne se fasse jour, il fallait bien que le coup fatal arrive : en finir avec les restrictions collectives et individuelles aux licenciements, en finir avec toute forme de protection des salarié-e-s.

La propagande est toujours la même. Le cadre légal serait trop lourd et désuet pour faire face à la mondialisation capitaliste, ce qui empêcherait la croissance et donc l’emploi. C’est une aberration totale quand on sait que le pays est le deuxième au monde en termes de productivité. Car c’est bien le Code du Travail  qui a permis de donner aux travaillleur.se.s des garanties sur leur temps de travail, leur santé, leur protection sociale et la relative durabilité de leurs emplois. C’est bien bien le Code du Travail qui a permis aux salariés de faire face au rapport inégal qu’ils entretiennent avec le patronat du fait du lien de subordination inhérent à toute relation salariale. Ce n’est donc pas au nom de l’emploi et de la compétitivité, mais bien pour son propre profit que le MEDEF, aidé par ce gouvernement aux ordres, veut tout reprendre sous couvert d’une crise économique dont ils sont les seuls responsables. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre !

De plus, cette réforme touche l’ensemble de la réglementation du travail au prétexte d’alléger et de simplifier sa lecture qui, selon nos dirigeants, serait trop complexe actuellement. Une fois de plus, cela va en sens unique, tandis que l’accès aux droits des chômeurs et des chômeuses relève du parcours du combattant !

Selon le Premier Sinistre, « nous sommes au XXIe siècle, pas au XIXe ». Très bien. Si c’est le cas, qu’il cesse de vouloir nous y ramener en donnant tous les droits au patronat qui n’en demandait pas tant.

Il y a plus grave encore. Cette réforme, tout comme celles portant sur la Constitution et la loi pénale, se fait alors que nous sommes sous état d’urgence et que la répression frappe l’ensemble des militant-e-s syndicaux, allant même jusqu’à la prison. Comment ne pas penser dès lors que ce gouvernement joue au pompier pyromane, alors que le FN se tient en embuscade, éructant déjà des saillies sur cette réforme et dénonçant l’usage éventuel de l’article 49.3 qu’il ne renierait pourtant pas si on lit bien son programme ? Comment ne pas penser que ce gouvernement de sociaux-traîtres (à défaut de socialistes) s’est donné les armes pour museler toute contestation sociale, qui ne pourra qu’arriver à la vue de cette politique d’austérité sans précédent ?

Pour la CNT, les choses sont claires. Le rôle du syndicalisme n’est pas d’écrire avec le gouvernement la pire opération de destruction des acquis sociaux de l’Histoire, il consiste à s’inscrire dans un rapport de force, celui de la lutte des classes, qui permettra d’imposer au gouvernement l’abandon total et définitif de l’ensemble des dispositions scélérates qui constituent ce projet de loi. Pour nous, comme pour les générations futures, celles de nos enfants, rien n’est impossible : il est nécessaire de faire front pour faire reculer la loi du Capital !

Il appartient désormais à toutes celles et à tous ceux qui sont conscient-e-s de ce terrible enjeu pour les classes populaires d’informer partout les travailleurs et travailleuses de la perversité d’une telle réforme, de multiplier les réunions publiques et les assemblées générales ainsi que les débrayages affiche-cnt-nord-pdc-bras-croises-tous-en-greve-version-encadreedans tous les secteurs d’activité, de coordonner les initiatives unitaires et de participer à toutes celles qui verront le jour pour mettre en échec ce projet en développant grèves, occupations et blocages. Bref, il appartient dorénavant à chacun.e de se mobiliser, sur tous les terrains, pour gagner le retrait de cette réforme ignoble. Car assurément, le code du travail vaut bien une grève générale !

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> Mise en exergue de quelques éléments du projet + lien vers la pétition Loi travail, non merci !
> Affiche de la CNT 59/62 « Grève générale contre la loi Travail » (format PDF)
> Affiche de la CNT 59/62 contre la loi El khomri (format PDF)
> Affiche « Toutes et tous en grève ! » (format PDF)

Vers une grève générale reconductible ?

En raison de l’accord de plusieurs organisations avec certaines dispositions du projet de loi, l’intersyndicale nationale du 23 février a accouché d’une souris en termes de mobilisation. Du coup, sous la pression de sa base, la direction confédérale de la CGT a décidé d’appeler unilatéralement à une « journée d’action » le jeudi 31 mars, date à partir de laquelle le projet de loi commencera à être débattu à l’Assemblée nationale.

Mais, trouvant ce rendez-vous trop lointain et trop timide (une « journée d’action » au lieu d’un appel à la grève générale), diverses composantes du mouvement syndical ont aussitôt annoncé leur intention d’appeler à cesser le travail, à se rassembler et à manifester dès le mercredi 9 mars, date à laquelle le projet de loi sera présenté au conseil des ministres.

Depuis le 24 février, des appels similaires fleurissent sur les réseaux sociaux. À ce jour, l’un d’entre eux a déjà recueilli l’adhésion de 21 000 personnes. Cet appel « citoyen et militant » (comme il se présente) prône « la convergence des luttes des salariés, des chômeurs, des retraités et des jeunes contre la loi Gattaz-Hollande-Valls-Macron-El Khomri et toutes les régressions sociales, avec ou sans les directions syndicales ». « Le 9 mars […], précise-t-il, on ira défendre notre peau. Le 10 on remet ça (avec les retraités qui ont déjà prévu de manifester) et les jours suivants jusqu’au retrait total de ce projet de loi ! ». Pour en savoir plus : 9/03 – grève générale pour le retrait de la loi “travail”

affiche-cnt-nord-pdc-bras-croises-greve-illimitee-version-encadreeÀ Lille, un « rassemblement citoyen pour exiger le retrait du projet de loi » est annoncé pour le 9 mars à 13h place de la République. À 14h, même jour et même endroit, plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques de la jeunesse appellent à se rassembler.

D’autre part, vendredi 11 mars, l’UL-CGT de Douaisis appelle toutes les structures progressistes de la région Nord Pas-de-Calais à s’associer à la manif qu’elle organise à Douai (10h, place d’Armes) dans le cadre de la lutte contre le projet de loi El Khomri mais aussi contre la répression anti-syndicale et anti-sociale à l’œuvre à Goodyear, à Air France, lors de la COP 21, à Calais, à Notre-Dames-des-Landes, dans les quartiers populaires, etc.

Concernant cette mobilisation des 9 & 11 mars (et au-delà), voir le clip vidéo de la CNT 59/62.

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Le 4 février, mobilisation en soutien aux Goodyear et pour la défense des libertés syndicales

dimanche 31 janvier 2016

affiche-cnt-nord-pdc-relaxe-8-de-goodyearLe jeudi 4 février 2016, à la fois pour exiger la relaxe des huit de Goodyear (lire ci-dessous un petit rappel des faits) et défendre les libertés syndicales, la CGT appelle sur tout le territoire à une grande journée de grèves et de rassemblements. La CNT 59/62 réaffirme sa solidarité avec les huit de Goodyear et appelle à participer à cette mobilisation du 4 février.

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La mobilisation dans le département du Nord :

Au départ de Cambrai, Seclin, Lille, Valenciennes et Dunkerque, la CGT affrète des bus pour se rendre au rassemblement organisé à 11h à Paris (place de la Nation) avec prises de parole, concerts et animations.

La mobilisation dans le département du Pas-de-Calais :

  • Béthune : rassemblement à 10h devant le tribunal d’instance
  • Lens : rassemblement à 10h devant la sous-préfecture
  • Bois-Bernard : la section CNT de l’hôpital privé de Bois-Bernard appelle à la grève et se rendra au rassemblement organisé à Paris.

Rappel des faits :

Les 6 et 7 janvier 2014, huit salariés de l’usine Goodyear d’Amiens Nord avaient retenu deux cadres de leur entreprise (alors menacée de fermeture). Cette action s’était déroulée dans le cadre de l’occupation de l’usine par plusieurs dizaines de salariés. Après une trentaine d’heures, les deux cadres avaient pu partir sans qu’aucune violence ne soit exercée à leur encontre. Le lendemain, une plainte pour séquestration avait été déposée par l’entreprise mais, finalement, cette plainte avait été retirée. Le Parquet avait alors décidé de poursuivre les huit salariés. Le 12 janvier 2016, le tribunal correctionnel d’Amiens a condamné les huit ex-salariés de l’entreprise aujourd’hui fermée. Résultat : 2 ans de prison dont 9 mois fermes ! Suite à ce jugement inédit, injuste et inacceptable, les huit ex-salariés ont décidé de faire appel.

Quatre liens dans le cadre du soutien :

> Pétition de la CGT pour exiger l’arrêt des poursuites contre les 8 de Goodyear
> Communiqué confédéral n° 2 de la CNT en soutien aux 8 de Goodyear (02/02/2016)
> Communiqué confédéral n° 1 de la CNT en soutien aux 8 de Goodyear (18/01/2016)
> Interview vidéo de Mickael Wamen, l’un des 8 de Goodyear

Lille : deux rendez-vous à ne pas manquer dans le cadre de la mobilisation interpro du 9 avril

mardi 31 mars 2015

affiche-CNT-manif-et-rassemblement-le-9-avril-2015-a-LilleJeudi 9 avril 2015 à Lille, l’union locale interprofessionnelle « Solidaires » appelle l’ensemble des salarié-e-s du public et du privé à une manif ponctuée d’actions symboliques. Départ à 12h30 sur la passerelle Lille-Flandres (rue de Tournai) en direction du siège du Conseil général du Nord, puis manif pour rejoindre le rassemblement organisé place de la République à l’initiative de la CNT. L’union locale des syndicats CNT de Lille s’associe à cette initiative et appelle à y participer.

À 14h30, l’union des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à un rassemblement régional place de la République à Lille (M° République Beaux-Arts). Si des syndicats, des sections syndicales, des militant-e-s et des sympathisant-e-s d’autres orgas (syndicales ou non) veulent s’associer de manière unitaire à cette initiative, qu’ils/elles n’hésitent pas à nous contacter ou à nous rejoindre directement devant la préfecture (à ce jour, nous avons reçu deux réponses : celle du collectif « Alternative Libertaire » de Douai qui nous informe qu’il s’associe à l’initiative de la CNT et celle de l’union locale interprofessionnelle « Solidaires » de Lille qui nous informe qu’elle rejoindra le rassemblement dans le courant de l’après-midi).

TOUTES & TOUS DANS LA RUE LE 9 AVRIL À LILLE
CONTRE LA LOI MACRON ET LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ !

> En savoir plus sur la journée du 9 avril (clip vidéo, tracts, affiches…) : cliquer ici

> Télécharger l’affiche illustrant cet article : imagepdf couleurpdf noir & blanc

> Autres rendez-vous ce jour-là dans la région :

(suite…)

Belgique : mobilisation syndicale contre le nouveau gouvernement

vendredi 7 novembre 2014

Belgique-greve-generale-15decembre2014Le nouveau gouvernement belge qui a prêté serment le 11 octobre 2014 est né d’une coalition de droite entre le MR (parti wallon de centre droite), le CD§V (parti démocrate-chrétien flamand), l’Open VLD (parti libéral flamand) et la N-VA (parti nationaliste flamand).

Signe de l’extrême droitisation du pays, le N-VA a obtenu :
– le ministère de l’intérieur,
– le ministère des finances,
– le ministère de la défense et de la fonction publique,
– le secrétariat d’État à l’asile et la migration,
– le secrétariat d’État à la lutte contre la fraude et la pauvreté.

Autres signes tout aussi inquiétants : le 13 octobre, Jan Jambon – ministre de l’intérieur – a déclaré que les belges ayant collaboré avec l’Allemagne nazie « avaient leurs raisons » (il faut savoir qu’historiquement les nationalistes flamands sont liées à la collaboration nazie) et le 14 octobre, la presse a diffusé l’information selon laquelle Theo Francken – secrétaire d’État à l’asile et à la migration – avait participé le weekend précédent à l’anniversaire des 90 ans d’un membre des VMO (milice d’extrême-droite créée après la seconde guerre mondiale).

Parmi les premiers objectifs annoncés par le nouveau gouvernement, citons notamment :
– la mise en place d’un plan d’austérité,
– une marche arrière concernant le nucléaire (avec possibilité de construire une nouvelle centrale alors que l’ancien gouvernement était pour l’abandon de cette énergie),
– le recul de l’âge de départ à la retraite (67 ans à partir de 2030),
– l’allongement des carrières (avec possibilité de décourager les départs anticipés à la retraite),
– la possibilité d’obliger les demandeurs d’emploi à accepter des travaux d’intérêt général en contre-partie du versement de leurs indemnités chômage…

Face à cette situation, l’intersyndicale – traditionnellement molle et très accommodante avec l’ancien gouvernement (mises à part quelques branches de la FGTB) – a décidé de se mobiliser. Une première manifestation a eu lieu le 6 novembre à Brussel / Bruxelles (ce rassemblement a réuni plus 100.000 participants et des affrontements entre la police et plusieurs centaines de personnes – dont un grand nombre de dockers d’Antwerpen / Anvers – ont éclaté en fin de parcours). Et le 28 novembre ainsi que les 1er et 8 décembre prochains, des grèves tournantes seront organisées afin de préparer la grande grève générale prévue le lundi 15 décembre.

D’après les infos transmises par Sébastien, un camarade belge
domicilié à Tournai et militant de la CNT 59/62

 
PS : Le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base a publié un communiqué de soutien à la grève du 15 décembre en Belgique. Pour le lire au format PDF, cliquer ici.

Premier bilan de la mobilisation :

Pour savoir où en est la mobilisation à la date du 8 décembre, voir ici.