Deux mille personnes (salarié-e-s, élèves, parents) ont manifesté le 31 janvier à Lille contre les 1020 suppressions de postes attendues dans la région Nord Pas-de-Calais à la rentrée de septembre 2012. Dans le cortège, de nombreux lycées professionnels de la métropole lilloise, les plus touchés par la réforme.
A l’issue de la manifestation, une AG de lutte s’est tenue à la Bourse du Travail.
Vendredi soir, une réunion intersyndicale sera organisée pour décider de la suite du mouvement.
Tract au format html + liste des signataires mise à jour + affiches à télécharger :
Une manifestation antifasciste d’ampleur, la seule solution pour barrer la route à l’extrême droite le 8 octobre !
Profitant d’un contexte social tendu et d’une crise du capitalisme sans précédent, l’extrême droite entend poursuivre son implantation tout azimut. Partout en France et en Europe, elle distille son racisme et sa xénophobie sous la forme de l’anti-islam et de l’ultra nationalisme ainsi que de l’homophobie et du sexisme.
Le 8 octobre 2011 à Lille, c’est un ensemble de groupuscules fascisants provenant de toute la France qui appelle à se rassembler et à manifester. Toute la frange la plus dure de l’extrême droite française sera présente, des nationalistes autonomes aux identitaires en passant par les néo-nazis.
Face à cette provocation de l’extrême droite, nous nous organisons en conséquence ! Pour ne pas laisser étaler leur politique de haine, de racisme et de stigmatisation de l’immigration, opposons-leur la solidarité des travailleurs-euses face aux idées de l’extrême droite. Ensemble soyons uni-e-s, déterminé-e-s et solidaires dans l’action contre le fascisme qui est le bras armé du capitalisme.
Rendez-vous samedi 8 octobre 2011 à 15h,place de la Nouvelle Aventure, devant le marché couvert de Wazemmes (Lille)
Une soupe sera proposée par le CSP 59 à l’arrivée du cortège place de la République
> Signataires (à la date du 5 octobre) :
ACF, Alliance Rouge et Noire, AL, Alternatifs, APU Moulins, CGT (section Conseil Général 59, section Mairie de Lille, UL historique de Douai, UL de Seclin, UL de Tourcoing, ULs d’Auchel, Béthune, Bruay, Isbergues et Lillers), CNT (UR Nord Pas-de-Calais, UR Lorraine…), CNT-NCA Belgique, Comité « Libérez-les », Comité Solidarité Basque, Comité SOS RACISME Lille, Cordillera, Coordination Communiste 59/62, CSP 59, Europe Écologie Les Verts NPdC, FA Béthune, Flamands Roses, FGTB Jeunes (Belgique), Front Syndical de Classe, Gauche Alternative Lille, Gauche Unitaire, GDALE-CGA, Initiative Communiste Ouvrière, JC Lille, LDH, Le Cri du Coron, MRAP 59/62, NPA, Parti de Gauche, PCF Lille, PRCF, Solidaires 59/62, Spartak Lillois, SUD éducation 59/62, SUD étudiant-e Lille, SUD mairie de Lille, Turbulences Sociales…
Clip vidéo anti-fasciste réalisé par la CNT 59/62 :
Durée : 4mn 10
Le clip est introduit par un court extrait d’une déclaration d’un fasciste parisien présentant la manifestation d’extrême-droite prévue le 8 octobre 2011 à Lille. Après cette introduction, la bande-son du clip est constituée d’extraits d’un discours prononcé par un militant CNT lors d’une manifestation anti-fasciste organisée le 10 avril 2010 à Lyon.
Clip de l’union régionale CNT de Normandie réalisé par la commission confédérale « Secteur Vidéo » :
(cliquer sur l’image pour voir la vidéo)
Post-scriptum du webmaster :
La CNT Normandie a réalisé deux petits reportages vidéos sur la manifestation et le contre-sommet. Ces reportages ont été mis en ligne début juin sur le site « Caméra au poing ». A voir ici : images et sons de l’anti G8 du Havre
Appel à une rencontre nationale des AG interpro le 6 novembre à Tours :
La lutte contre la réforme des retraites arrive à un moment décisif. Alors que le gouvernement et les médias nous annoncent la fin de la mobilisation, des actions de blocage et de solidarité sont menées dans tout le pays pour appuyer les secteurs en lutte. Elles sont souvent organisées par des Assemblées Générales interprofessionnelles ou par des intersyndicales élargies au non syndiqués. Cependant, au-delà de cette structuration au niveau local, il n’y a pas ou très peu de communication entre les différentes Assemblées Générales Interprofessionnelles, de façon à se coordonner à une échelle plus large. Or, si nous voulons donner un coup d’arrêt à la politique gouvernementale, il nous faut nous, travailleurs, chômeurs, jeunes et retraités mobilisés, syndiqués et non-syndiqués, nous doter d’un outil pour coordonner nos actions et organiser notre lutte au-delà de l’échelle locale.
Communiqué de presse confédéral CNT du 27 octobre 2010 :
Ces derniers jours, le Medef et le patronat en général se sont mis à estimer le coût de la grève. On apprend ainsi que chaque journée du mouvement actuel coûterait entre 100 et 200 millions d’euros de manque à gagner. Un communiqué de l’organisation patronale est même sorti. Il fait le décompte des pertes et se termine par un appel aux entreprises à être indulgentes les unes envers les autres. A l’heure du capitalisme triomphant, on croit rêver !
En tous cas, ceci nous montre une chose. On tape enfin là où ça leur fait mal : au porte-monnaie !
Tant qu’il n’y avait que des manifestations sporadiques, le patronat ne comptait pas les manifestants. Maintenant que les salariés bloquent les flux économiques, ils commencent à craindre pour leurs finances.
La CNT appelle donc tous les syndicalistes et tous les militants à organiser et à poursuivre et à multiplier les actions de blocages partout où sont produites les richesses.
C’est maintenant que nous pouvons gagner. D’une part en faisant de ce jeudi 28 octobre une journée de grève et de manifestation d’ampleur, qui montrera que le mouvement social ne s’essouffle ni dans la rue, ni dans les aspirations du peuple à défendre sa retraite et à se battre pour un véritable partage des richesses. Mais nous gagnerons surtout en prolongeant la marche sociale amorcée, en organisant des assemblées générales pour construire la suite, en décidant de reconduire la grève, en décidant des actions de blocages, en décidant de mettre en place des caisses de grève afin de poursuivre plus longtemps ce mouvement social.
Nous sommes en plein rapport de force entre deux classes. Il est temps de mettre en œuvre tous les outils du syndicalisme. La grève est le plus efficace de tous. Continuons à défendre sa nécessité et à la mettre en place partout où c’est possible !
La victoire est à notre portée, une victoire retentissante des oppressés sur les possédants. Une victoire qui en appellera d’autres. Nous ne pouvons plus reculer. Depuis des années nous n’avons pas eu un rapport de forces aussi favorable. Il serait irresponsable pour le mouvement social tout entier de faire machine arrière.
C’est maintenant que tout se joue pour :
- la retraite à taux plein à 60 ans pour tous et à 55 ans pour les salarié.e.s ayant effectué des travaux pénibles
- le retour aux 37,5 annuités public-privé
- l’indexation des pensions sur les salaires
- la garantie d’un taux de remplacement de 75% du salaire brut (calcul sur la base des 6 meilleurs mois, tant dans le privé que dans le public)
- pas de pensions inférieures au smic (réévalué à la hausse)
- le refus des retraites par capitalisation
- la gestion des organismes de solidarité par les salarié.e.s eux-mêmes
- la hausse des salaires, induisant automatiquement une augmentation des cotisations
De l’argent, il y en a dans les poches du patronat ! Partage des richesses !
Bureau confédéral de la CNT
http://www.cnt-f.org
Pour le Nord Pas-de-Calais : manifestation régionale jeudi 28 octobre à Lille (rendez-vous à 14h30, porte de Paris).
Ce matin, à Sequedin, une centaine de militantEs des syndicats CNT et Solidaires, soutenu par des non syndiquéEs, ont bloqué de 4h15 à 7h15 l’important dépôt de bus de Sequedin. Ce dépôt alimente une importante partie du trafic de la métropole lilloise.
Pendant plus de deux heures, les deux principales entrées et sorties du dépôt ont étés fermées à l’aide de pneus et de palettes de bois enflammées.
Les syndicalistes sont partis avant une intervention programmée par la Police pour 7h15 sur demande de l’entreprise Transpole.
Une action de blocage a également eu lieu à la gare Lille Europe ce matin ainsi que d’autres actions dans la métropole.
Contrairement à ce que l’État veut faire croire, la mobilisation ne fléchit pas !
« La bande à Riquiqui » (chanson de Jean-Baptiste Clément écrite en 1871 pendant la Commune) est devenue « La bande à Sarkozy » le 16 octobre 2010 à Lille à l’occasion de la manifestation pour le retrait du projet de loi gouvernemental sur les retraites.
Depuis le début du mouvement (et dans l’unité à la base), des militant.e.s CNT de Lille participent tous les jours à de nombreuses actions et AG. Exemples…
Mardi 19 octobre
Le matin, blocage du CRT (Centre Régional de Transport) de Lesquin avec la CGT, SUD et la CFDT, puis AG des cheminots et des territoriaux où la CNT est applaudie pour son investissement depuis le début dans toutes les actions.
L’après midi, bonne manif avec un cortège CNT très vivant, deux banderoles et celle d’un collectif « chômeurs-précaires » en train de se remonter sur Lille.
Le soir, AG des personnels de l’Éducation en lutte appelée par la CGT, SUD et la CNT.
Mercredi 20 octobre
Le matin, blocage d’un rond-point à l’entrée du MIN (Marché d’Intérêt National) de Lomme. La zone commerciale et la zone industrielle avoisinantes ont été paralysées (on a touché au portefeuille des patrons !). Parallèlement, l’UL-CGT de Lille a fait un blocage d’Auchan Villeneuve d’Ascq, puis une action sur le chantier du « Grand stade ».
Le midi, AG à l’université de Lille 3.
L’après-midi, rassemblement CGT-CNT-SUD à l’entrée d’Euralille et du magasin « Carrefour ». Le rassemblement a été rejoint par les étudiant.e.s de la fac de Lille 3 en lutte.
Jeudi 21 octobre
Le matin, action prévue avec SUD et la CGT.
Le midi, AG des travailleurs territoriaux avec SUD et la CGT (rendez-vous à 12h à la « salle sous le beffroi »).
L’après-midi, manifestation des lycéenEs, étudiant.e.s, privé.e.s d’emploi, retraité.e.s et salarié.e.s en grève (rendez-vous à 14h30, porte de Paris).
Les cheminots toujours mobilisés : Toutes les AG ont reconduit la grève jusque lundi et certaines jusque mardi. Les actions de blocage se poursuivent en gare de Lille, en gare de Valenciennes, bloquée pendant 1 heure 30, à Boulogne-sur-Mer ou encore au dépôt de Lille-Fives. Les syndicats de cheminots disent s’attendre à un durcissement des actions à partir de lundi et pourraient organiser des actions communes avec les routiers.
Les syndicats CNT et SUD éducation, réunis en intersyndicale vendredi soir, appellent à amplifier le mouvement de grève reconductible amorcé la semaine dernière dans l’éducation. Une AG éducation (syndiqué.e.s / non syndiqué.e.s) aura lieu mardi 19 octobre vers 18h / 18h30 à la Bourse du travail (salle Delory), rue Jeanne d’Arc à Lille. Cette AG sera ouverte aux autres secteurs professionnels.
Les organisations syndicales de transports routiers(FO, CGT et CFDT et Solidaires) appellent les chauffeurs routiers à la grève et préparent des actions de blocage ciblées.
Les agents de la Direction Départementale du Travail de Lille réunis en Assemblée Générale ont décidé une grève reconductible dès lundi.
L’intersyndicale des territoriaux de Lille(SUD et CGT)invite les salariés et l’ensemble des secteurs en lutte à une Assemblée Générale lemardi 19 octobre à 13h à l’Hôtel de Ville de Lille (1er étage salle 3).
Dunkerquois : Les cheminots, les grévistes d’Arcelor-Mittal, les employés communaux de Saint Pol sur mer, de Grande-Synthe et de Dunkerque ont défilé entre le Pont de l’Europe et la gare de Dunkerque ce midi et bloqué le dépôt les bus entre 5h et 8h30. Les lycéens aussi étaient dans la rue. L’AG de la mairie de Dunkerque a voté la reconduction du blocage des sites de la mairie. Le syndicat FO transport du dunkerquois a appelé à la grève et prévoit des blocages dès lundi.
Valenciennois : Grosse manifestation ce samedi à Valenciennes. Beaucoup de jeunes dans les rangs. L’UL CGT a appelé à la grève générale en fin de cortège. Dès lundi 6h RDV au piquet de grève des cheminots. De 8 à10h, AG interpro et intersyndicale sur le piquet de grève des cheminots pour de nouvelles actions communes. AG : 10h à Somain, 11h à Valenciennes.
Bassin minier :L’intersyndicale du bassin minier réunie en Assemblée Générale acte les décisions suivantes : maintien du blocage de la société DMS à Annay-sous-Lens, participation à la manifestation du 16 de Lens prévue à 10h place du Cantin, blocage du chantier du Louvres,- l’appel aux manifestations du 19 octobre, réalisation d’une banderole commune. La prochaine AG se déroulera lundi 19 octobre à 16h30, au buffet de la gare.
Boulogne sur mer : L’AG cheminots a reconduit la grève jusque samedi. Prochaine samedi à 9h. De nouveaux blocages sont prévus par l’intersyndicale et les lycéens. AG à 14h30 à la Bourse du travail.
Avec 3,5 millions de manifestants et près de 250 manifestations dans le pays le 12 octobre. Avec des grèves dans la plupart des secteurs : les ports et docks, la métallurgie, les raffineries (toutes bloquées ce jour), l’Éducation nationale, les transports urbains, la SNCF, les collectivités territoriales, EDF, les finances, la Poste, France télécom, les banques, le secteur hospitalier, la CAF, la CRAM, Météo France, dans divers ministères, dans les facs et lycées (500 sont touchés par la grève)… et dans de nombreuses entreprises : Delacre, Michelin, Goodyear, Renault, Air France Industries, Freescale, Plastic omnium, Rhodia… la lutte ne s’essouffle pas, bien au contraire ! Dans différents secteurs du public et du privé, la grève est reconduite par les Assemblées Générales, parfois sur des appels qui peuvent aller d’une heure à plusieurs jours, l’important étant pour les grévistes de rester dans le mouvement et de permettre que les actions aussi bien sectorielles qu’interprofessionnelles se multiplient (blocages, tractages, manifestations…) pour obliger le gouvernement à retirer sa réforme.
Dans notre région, des travailleur-se-s du rail et de la fonction publique territoriale sont en grève reconductible depuis le mardi 12 octobre. Les lycéen-ne-s manifestent, bloquent leurs lycées (Queneau, Pasteur, Baggio..) et apportent un relais précieux au mouvement. Le personnel de l’Éducation nationale rentre dans la lutte et le nombre de grévistes par établissement augmente de jour en jour. De nombreuses Assemblées Générales quotidiennes organisent des actions. Des trains restent en gare à Boulogne, Dunkerque et Douai. Les salarié-e-s d’EDF de Douai sont en grève reconductible depuis le 14 octobre. La raffinerie Total de Dunkerque reconduit la grève. Les usines Delacre à Nieppe, Alsthom, Bombardier, LME, Faurécia, Wagon automotive, Hardy-Evrart, Faurecia du Valenciennois comme les ouvrier-e-s de la métallurgie construisent la mobilisation. Les routiers aussi entrent dans l’action lundi et préparent des actions de blocage dans le pays.
Ces nombreux exemples montrent bien que nous ne lâcherons rien ! Et si l’intersyndicale interprofessionnelle nationale du jeudi 14 octobre appelle à une journée d’action le mardi 19, c’est bien parce qu’à la base, dans les boites, dans les Assemblées Générales, le message envoyé est clair : seule la grève générale illimitée pourra venir à bout de ce gouvernement sourd aux revendications du peuple ! Face à Sarkozy et un gouvernement dont la politique menée depuis le début n’a été que « prendre aux pauvres pour donner aux riches », nous n’avons pas de leçon à recevoir sur la justice sociale, et encore moins sur le contenu d’une réforme qui fait une fois de plus payer les salarié-e-s. Nous sommes en train de construire un mouvement social d’ampleur et nous pouvons gagner cette bataille sur la réforme des retraites. Une loi, même votée (comme le CPE en 2006), peut ne jamais être promulguée. Alors, le mardi 19, tous en grève et en manif à Lille, 14h30 porte de Paris !
Après la manif : assemblée générale, place de la République.
Collectif Métropole Lilloise pour la Grève Générale
Lycéens, étudiants, chômeurs et salariés
Syndiqués (SUD-Solidaires, CGT, CNT, FSU, FO, UNSA, UNEF..) et non-syndiqués
Les cheminots ont reconduit le mouvement et occupé les voies de la gare de Lille-Flandres.
A l’appel de SUD et de la CNT, plusieurs lycées et collèges de la métropole sont touchés partiellement par une grève reconductible depuis mercredi (réunion demain à 16h30 pour décider de la suite du mouvement). A Villeneuve d’Ascq, 25 à 45 % des personnels du lycée Quenau sont en grève reconductible depuis mercredi à l’appel notamment de la section locale du SNES.
Près d’un millier d’étudiants, de personnels de l’éducation et d’autres secteurs en grève ont défilé dans les rues de Lille cet après-midi.
Une centaine de personnes se sont rassemblés ce matin devant la Mairie de Lille, à l’appel des agents territoriaux (SUD et CGT) de la Mairie de Lille et du Conseil général pour une distribution de tract et un blocage symbolique de l’entrée de La Mairie. Pendant le blocage des manifestants, la Police Municipale présente devant les portes de la Mairie a perdu son sang-froid et a gazé des manifestants.
AU CHR, du côté de l’hôpital Claude-Huriez, une grève reconductible d’une heure par jour est suivie par 25 % des salariés (40 % sans les assignations).
Des lycéens ont bloqué partiellement les lycées Faidherbe et Montebello. Blocage également du lycée Quenau de V. d’Ascq par les lycéens.
Un rassemblement a été organisé à Lille à 18h, place de la République, à l’appel du collectif de la métropole lilloise pour la grève générale (rassemblement prévu chaque soir jusqu’à vendredi inclus).
Dunkerque :
Les cheminots ont reconduit la grève. Action interpro de blocage en gare. Assemblée générale le vendredi 15 à 9h à l’appel de l’intersyndicale de la Communauté Urbaine de Dunkerque. Manifestation samedi 15h place Jean Bart.
Béthune :
600 lycéens ont pris d’assaut la voie rapide dès 8h30. Manifestations et perturbations également à Arras, Estaires, Seclin ou Boulogne-sur-Mer, avec des pneus brûlés devant le lycée Branly.
Valenciennes :
Envahissement de la chambre du commerce et de l’industrie par des militants CGT, Solidaires, FSU… Chez ALSTOM Petite Forêt, les salariés ont reconduit la grève et après ouverture des portes de l’usine ont bloqué pendant plus d’une heure le rond point de la zone commercial de Petite-Forêt. AG interpro en gare de Valenciennes : 12 entreprises du privé réunies en AG ont décidé d’appeler à la reconduction du mouvement.
Boulogne s/ mer :
Opération escargot sur l’A16 vers 11h au départ de Wimille en direction de Calais. Des cheminots ont occupé les quais de la gare de Boulogne-Ville, très tôt le matin. Blocage interprofessionnel des trains en gare et blocage d’un rond-point par des lycéens.
Arras :
4000 lycéens ont défilé dans les rues d’Arras. Distribution de tracts par une vingtaine de syndicalistes de FO Transports au péage de Fresnes-lès-Montauban. Entre 12 h et 14 h, dans le sens Paris – Lille, une opération escargot s’est organisée jusqu’à l’aire de Phalempin. 4 gros lycées d’Arras quasi vides. AG étudiant-e-s demain à la fac d’Arras à 12h30.
Ce matin dès 7h30 sur le parvis de l’hôtel de ville de Lille, 200 agents des collectivités territoriales, rejoints par des enseignants et des étudiants, effectuent un barrage filtrant dans l’objectif de sensibiliser les agents municipaux et les usagers de ce service public sur la nécessité d’amplifier le mouvement de résistance contre la contre-réforme des retraites Woerth-Sarkozy.
Certains éléments de la police municipale de Lille n’ont pas trouvé mieux que de charger et gazer leurs collègues (salariés de la mairie).
Nous condamnons sans réserve, la répression de la police municipale d’autant que Martine Aubry, Maire de Lille, et 1e secrétaire du PS appelle à la mobilisation.
Les syndicats SUD , CNT et CGT appellent l’ensemble des agents territoriaux à se réunir en Assemblée Générale ce jour à 12h dans le hall de l’Hôtel de ville et à converger sur toutes les initiatives et actions unitaires d’ici la grande journée de mobilisation de samedi 16 Octobre 2010.
Béthune
- Manifest’action : départ à 8h30 du parking de Brico Dépôt (derrière Auchan) à l’appel de l’intersyndicale UNSA, FO, CGT, CFDT, FSU et CNT de Béthune et environs. La CNT sera présente.
- AG intersyndicale ouverte à toute la population (syndiqué.e.s et non-syndiqué.e.s) : rendez-vous à 19h à la Maison des syndicats, 558 rue de Lille à Béthune.
Lille
- Manifestation intersyndicale à 14h30, porte de Paris. La CNT sera présente ; vous pourrez la retrouvez derrière la banderole des « syndicalistes unitaires pour la grève générale » (cf. photo ci-dessous « Pour les retraites, la justice sociale… Contre le patronat et le Pouvoir ! »).
- A l’issue de la manifestation (place de la République), une AG en plein air sera organisée par le « Collectif Métropole Lilloise pour la Grève Générale » afin de discuter de la reconduction de la grève.
Autres villes
- Valenciennes : 10h, place d’Armes
- Boulogne : 9h30, quai Gambetta
- Arras : 10h, place de la Gare
- Maubeuge : 9h30, espace Rive Gauche
- Dunkerque : 15h, place Jean Bart
- Douai : 9h30, place d’Armes
- Cambrai : 10h, Hôtel de Ville
- Calais : 9h15, Hôtel de Ville
- Lens : 10h, place du Cantin
- Armentières : 9h30, place Jules Guesde
Meeting du collectif de la métropole lilloise pour la grève générale :
Vendredi 8 octobre 2010 à 19h, maison de quartier « Vauban-Esquermes », rue Roland, Lille (M° Port fluvial) à l’appel de syndiqué.e.s et de non syndiqué.e.s d’horizons divers.
Tract de l’UL-CNT de Lille en vue de la grève du 12 octobre et de sa reconduction :
Vidéo du cortège des « syndicalistes pour la grève générale » organisé à Lille le samedi 2 octobre 2010 à l’occasion de la manifestation pour le retrait du projet de loi sur les retraites, cortège auquel participaient les syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais aux côtés de SUD ainsi que de militant.e.s CGT, FSU et UNEF :
1 – Préparons la grève générale reconductible à la base et dans l’unité !
Un clip vidéo réalisé en mars 2009 mais toujours d’actualité !
(la chanson est extraite du site « Bellaciao »)
2 – Pourquoi et comment reconduire la grève ?
Un autre clip vidéo réalisé en février 2009 et lui aussi toujours d’actualité !
3 – Deux sites unitaires recensant les appels à la grève :
Suite à la manifestation du 23 septembre qui a rassemblé plus de 3 millions de salarié.e.s du public comme du privé, la CNT aurait préféré que la grève soit reconduite dès le 24 (comme cela a d’ailleurs été le cas à plusieurs endroits). En effet, face à l’arrogance de classe du gouvernement, quelques journées isolées ne suffiront pas. La victoire des salarié.e.s est cette fois indispensable et les organisations syndicales ne doivent plus subir les défaites de 2003 ou 2007.
Le vote final du projet de loi aura lieu le 20 octobre au Sénat. Nous ne pouvons plus reculer. Il faut exiger collectivement le retrait de ce contre-projet de réforme des retraites et de ses appendices (comme la destruction du service de la médecine du travail – cf. article http://www.cnt-f.org/spip.php?article1378 ).
La CNT appelle toutes ses structures syndicales, à tous les niveaux géographiques et industriels, à œuvrer pour la construction d’un mouvement de grève générale reconductible. Sachant qu’une grève reconductible ne pourra réussir que dans l’unité syndicale, elle réitère son appel à toutes les structures des autres syndicats à l’unité d’action la plus large pour lancer cette dynamique.
Dans certains secteurs professionnels, cette dynamique semble déjà enclenchée car, depuis que l’intersyndicale nationale a annoncé la date du 12 octobre comme étant celle de de la prochaine grève générale contre le projet de projet de réforme des retraites, des appels à la reconduction de la grève dès le 13 octobre se multiplient (pour en savoir plus sur les appels à la grève reconductible qui fleurissent un peu partout, voir les sites http://www.7septembre2010.fr/ et http://syndicalistesunitaires.org/ ). La CNT soutiendra et encouragera toutes les initiatives de grève pouvant être prise avant le 12 octobre, celles-ci ne pouvant avoir qu’un effet d’entrainement positif pour aboutir à la reconduction générale de la grève après le 12.
Prochaines manifestations organisées à Lille :
- Samedi 2 octobre (rendez-vous porte de Paris à 14h30) - Mardi 12 octobre (même lieu et même horaire)
1 – Barricade symbolique érigée par l’intersyndicale CGT-CNT-FO-FSU de Béthune et environs aux portes de la zone commerciale de la Rotonde à Béthune, temple du capitalisme moderne et siège de l’une des plus grosses fortunes de France (Mulliez)
Dans le cadre de la mobilisation pour le retrait de la réforme des retraites et de sa journée nationale de grève et manifestation du jeudi 23 septembre 2010, l’intersyndicale CGT-CNT-FO-FSU de la région de Béthune appelle à une « manifest-action » jeudi 9h30 à Béthune (devant la maison des syndicats, 558 rue de Lille) avant de se rendre à la manifestation régionale de Lille (14h30 porte de Paris).
Soyons nombreux à Béthune et à Lille, en grève et en manifestation, pour montrer notre détermination face à ce gouvernement réactionnaire et entièrement aux mains du MEDEF.
Béthune, le 20 septembre, par le secrétariat de l’Union Locale des syndicats CNT du Béthunois.
Campagne anti-Roms,
menaces de déchéance de la nationalité française,
pénalisation des parents de mineurs délinquants…
En lâchant un écran de fumée xénophobe et ultra-sécuritaire, le pouvoir s’en prend une fois de plus aux plus démunis. Chacun aura compris qu’il s’agit d’une tentative d’anesthésie avant une rentrée sociale qui s’annonce difficile.
Nous ne sommes pas dupes face à cette stratégie populiste grossière : masquer la gêne occasionnée par les révélations concernant la proximité pouvoir / monde de l’argent en détournant l’attention et au passage rafler une partie de l’électorat d’extrême droite.
L’union locale CNT de Lille appelle à se joindre au rassemblement contre les dérives xénophobes du pouvoir le vendredi 3 septembre à 18h30 place de la République à Lille.
Sommaire : 1. Le fonctionnement de la CNT, ses terrains de lutte, ses objectifs de transformation sociale… 2. La maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras, 59000 Lille 3. Un syndicalisme autogestionnaire (démocratie directe, mandats impératifs…) 4. Pédagogie et révolution sociale 5. Contre le sexisme et le racisme 6. La CNT dans les entreprises (les RSS, les section syndicales, les conditions de travail, les salaires, les retraites, la précarité, la hiérarchie…) 7. La CNT, un syndicat de combat ! 8. Le bulletin de l’union régionale CNT 59/62 (ch’ Brrr… pour un réchauffement des luttes sociales !) 9. Le site web de l’union régionale CNT 59/62
Réalisation : union locale CNT de Lille – 16 juin 2010 Durée : 16 minutes 59 secondes
Manifestation régionale : rendez-vous à 14h30, porte de Paris à Lille.
Tract de l’union locale des syndicats CNT de Lille :
Aujourd’hui, la pension de tous les retraités n’est plus complète avec 37,5 années de cotisation. En moyenne, un salarié ne cotise que 37 ans, du fait des études, du chômage, des carrières incomplètes, de la préretraite et du temps partiel imposé. Avant, un salarié qui cotisait 37 ans touchait quasiment la pension pleine, en étant tout près du but de 37,5. Lorsqu’il faut 40 ou 41 ans de cotisation, la pension baisse proportionnellement et surtout subit une décote de 5% par année manquante. Un fonctionnaire qui a cotisé 37 ans, touchait une pension égale à 74% de l’ancien salaire et, avec le calcul sur 40 ans, seulement 59% (et 53% s’il fallait cotiser 41,5 ans…). Pour le privé, la pension est calculée sur un salaire de base bien inférieur, puisque sur une moyenne des 25 meilleures années de salaire au lieu de 10. Parmi ces 15 années supplémentaires figurent de mauvaises années, avec des salaires plus bas. Cette règle de 1993 baisse les pensions de 8%. Le public et les régimes spéciaux ne subissent pas cette mesure, mais ils perdent autant car la pension n’est pas calculée sur l’ensemble du salaire (des primes et indemnités régulières ne comptant pas). Au moment de prendre leur retraite, 6 salariés sur 10 sont hors emploi. Toute augmentation de la durée de cotisation revient à baisser leur pension. Enfin, les contre-réformes pénalisent fortement celles et ceux qui arrivent loin des 40 ans de cotisation : les femmes (seulement 39% ont pu valider 37,5 ans, contre 85% des hommes), les chômeurs, précaires, petits boulots, temps partiels, etc, les jeunes qui débutent tard dans la vie active à cause des études ou du chômage (début à 25 ans + 42 ans de cotisation = retraite à 67 ans ?), les métiers pénibles et ceux non reconnus à espérance de vie réduite, les prostituées qui doivent cotiser dans des caisses privées.
Seuls nous ne pouvons rien, unis nous pouvons tout !
La crise est le prétexte utilisé par le patronat et l’État pour accentuer son offensive contre les droits sociaux. Branche par branche (éducation, SNCF, métallurgie, etc.), entreprise par entreprise (Continental, Sodimatex, etc.), les salariés se sont mobilisés, chacun de leur côté, parfois avec des méthodes d’action que l’on ne « devait plus voir » (dixit les gouvernements…). Certes la « paix sociale » est une chimère et les grèves et mouvements locaux se multiplient, mais pour quel résultat ? Des primes de licenciement supplémentaires, des cellules de reclassement floues, quelques postes d’enseignants arrachés… Des pansements sur une jambe de bois. La solidarité interprofessionnelle doit être au cœur de la stratégie syndicale.
Un coup contre nous est un coup contre tous !
Loin des directions syndicales bureaucratisées, les salariés et leurs syndicats doivent s’unir. L’exemple de Continental est édifiant : appuyés par un front syndical large, les salariés ont fait infléchir un verdict inique à leur encontre, malgré l’absence remarquée des « grands chefs ». La force d’une centrale syndicale doit être de pouvoir apporter un soutien sans faille à ses sections en lutte. À l’image de la mobilisation, depuis deux mois, de notre confédération aux côtés de la section CNT People and Baby, où les salariées syndiquées qui ont fait grève ont été purement et simplement licenciées. Décloisonner les luttes, pour mieux soutenir les camarades victimes d’atteintes aux libertés syndicales, développer un syndicalisme offensif et déterminé, pour reconstruire pas à pas l’espoir d’un autre futur.
Travaillons tous, moins et autrement
À la veille de la grande bataille pour la défense des retraites, la passivité des instances des centrales syndicales laisse présager le pire. Il faudra se souvenir des journées d’action qui ne mènent à rien, des grèves d’un jour non reconduites sans autre effet que la perte de salaire, des manifestations en ordre dispersé qui nous divisent. Cette stratégie n’a conduit, année après année, qu’à la capitulation. Face à la propagande actuelle sur « l’indispensable réforme » du système par répartition et les terribles déficits publics, le constat est simple : des profits colossaux sont faits par les entreprises, et cet argent, fruit du travail des salariés, se concentre dans les mains de quelques-uns… Imposons qu’il soit redistribué égalitairement et faisons en sorte que les progrès technologiques et la hausse de la productivité nous permettent à tous de travailler moins et autrement.
L’augmentation significative des salaires devient une urgence sociale et politique. Alors que les profits s’accumulent toujours pour les plus riches, que les loyers augmentent, que les soins sont de moins en moins remboursés et que les conditions de l’inflation des prix sont réunies, les salaires stagnent. Le but principal est que les bas salaires restent au plus bas et pour longtemps : environ 1 salarié sur 5 est payé au Smic et n’a aucune chance de voir évoluer son salaire, les patrons pratiquant ce niveau de salaire étant exonérés de cotisations sociales par l’État. Ce qui représente environ 24 milliards d’euros d’exonérations. Au regard de ce qui manque dans les caisses de retraite, cela fait rêver. Pour améliorer les salaires, il faut revendiquer auprès des employeurs et faire pression sur l’État pour que ce palace fiscal soit restitué. L’augmentation des salaires permet de mieux vivre tout de suite, de réalimenter les caisses sociales et de commencer à récupérer ce qui a été volé aux salariés depuis trente ans.
Face à un patronat et un État de combat, avant de négocier et de quémander, créons le rapport de force qui nous permettra de discuter sur un pied d’égalité. Notre force est notre nombre et notre capacité à bloquer la production : construisons la grève générale reconductible public-privé, seule stratégie susceptible d’arrêter le rouleau compresseur et de renverser la vapeur.
La liberté comme base, l’égalité comme moyen, la fraternité comme but.
Pour un syndicalisme de lutte de classe et d’émancipation sociale !
Manifestation à Lille, 10h à Porte des Postes.