Articles avec le tag ‘manifestation’

Lille : 2e édition du festival « Les mauvais jours finiront »

lundi 17 avril 2017

Du jeudi 27 avril au lundi 1er mai 2017 au cinéma L’Univers, à la Maison des syndicats CNT, au Cagibi, au CCL, dans la rue…

Projections-débats, concerts, salon du livre, théâtre, dessins libres et sérigraphies, réalisation de pochoirs, expo photo et peinture, block party, cantines véganes, etc.

Pour en savoir plus, voir le programme complet sur https://lesmauvaisjoursfinirontlille.wordpress.com/

PS : Le titre du festival est une référence à « La semaine sanglante », chanson de Jean-Baptiste Clément écrite en 1871 pendant la Commune de Paris. Pour en savoir plus sur cette chanson, lire ici. Pour en écouter une version interprétée par la Compagnie Jolie Môme, cliquer ici.

Samedi 22/04 : initiative pour un « premier tour social »

samedi 15 avril 2017

Samedi 22 avril 2017, veille du premier tour de l’élection présidentielle, différentes composantes du mouvement social appellent à manifester, nationalement ou localement, sous le logo #1erTourSocial et dans le cadre de la convergence des luttes (contre le racisme, le sexisme, la précarité, les licenciements, la loi travail, la répression et autres maux subis depuis trop longtemps quel que soit le gouvernement en place). Cet appel s’adresse aux travailleur.ses du privé comme du public, aux chômeur.ses, aux précaires, aux jeunes, aux retraité.es, aux habitant.es des villes, des villages et des banlieues, qu’ils/elles soient électeurs ou abstentionnistes. Jamais une telle initiative n’a été entreprise la veille d’un premier tour. À Lille, rendez-vous à 15h, place Sébastopol.

Samedi 1er avril à Lille : toutes et tous dans la rue pour le droit au logement et contre la reprise des expulsions !

jeudi 30 mars 2017

Appel inter-organisationnel :

Comme chaque année, l’arrivée du printemps sonne la reprise des expulsions, la fermeture des places d’hébergement et le retour au bas des agendas politique de la question du logement. L’époque n’est pas à la fête et, ce premier avril, nous n’avons pas envie de blaguer car cette année les expulsions seront encore plus nombreuses et ce sont des centaines de familles qui risquent de se retrouver à la rue ! Car si on parle de “trêve” hivernale, c’est bien que le reste du temps c’est une “guerre” silencieuse, de basse intensité qui fait rage. Une guerre dans laquelle les plus démunis ont un objectif : obtenir un logement digne.

« Mais le logement est en crise » nous dit-on. Foutaises ! Voilà un constat qui a perdu de son sens à force de le répéter depuis plus d’un demi-siècle. La crise du logement existera tant que le logement sera une marchandise. Le droit au logement ne sera pas respecté tant que cette marchandise sera aux mains de spéculateurs pour qui il s’agit de rentabiliser des investissements sur un marché.

Les dernières réformes locales et nationales restent des “pansements sur une jambe de bois”…

Un encadrement des loyers ? Effectivement des volontés locales ont tenu tête à la capitulation du gouvernement devant les professionnels de l’immobilier et l’encadrement des loyers est applicable à Lille depuis le 01/02/2017 mais cela arrive bien tard ! Les prix de l’immobilier ont explosé depuis plusieurs années à Lille et le prix de référence au m2 est déjà inaccessible pour nombre d’entre nous et surtout les plus modestes !

Un droit au logement opposable ? À la bonne heure ! Encore faudrait-il qu’il soit appliqué. Voilà dix ans que la loi DALO est votée et aujourd’hui tout reste bloqué. Les chiffres du nombre d’expulsions explosent dans le Nord et dans toute la France (33% d’augmentation du nombre d’expulsions et 25% de concours de force public octroyé en plus en un an avec un chiffre record enregistré en 2015 ! Les familles en situations d’expulsion se voient trop souvent exclues de ce recours au nom du sacro saint principe de “bonne foi”. Quand on ne veut pas assumer ses carences (absence de constructions de logements, encadrement des loyers…), il est aisé de culpabiliser les pauvres ! A l’éradication de la pauvreté, nos élites ont préféré la chasse aux pauvres !

La construction de logements sociaux ? Comment y croire encore, tant chaque nouveau “plan d’action” renouvelle des objectifs jamais atteints. Où sont les 500 000 logements construits par an ? Pourtant, ce que nous dénonçons depuis des années est aujourd’hui partagé par tous. En ce mois de février 2017, un rapport de la Cour des comptes vient alerter sur l’évolution du logement social. Le constat est sans appel : dans un contexte de pénurie criante, on ne loge pas les plus pauvres.

L’hébergement ? Les places “grand froid” vont fermer et ce sont des centaines de personnes qui retrouveront la rue ce 31 mars. L’actuelle ministre du logement ne s’en émeut même plus. Ce triste constat de défaillance de l’État dans son obligation à garantir le droit à l’hébergement est devenu “normal”. Chacun se renvoie la balle (État, Département), la situation inhumaine réservée au MNA (Mineur Non Accompagné) illustre au combien les carences de l’État sont odieuses et indignes d’un État de droit. Contre la fermeture des places “grand froid” et pour l’application de l’inconditionnalité de l’accueil et du droit à l’hébergement, une première mobilisation militante a eu lieu le 23 mars à Lille devant la DDCS.

En France aujourd’hui, ce sont 4 millions de personnes mal logées (logement insalubre, personnes à la rue, hébergement contraint chez un tiers…), 12,1 millions de personnes fragilisées par rapport au logement (en impayés avec risque imminent d’expulsion, surpeuplement, précarité énergétique, logement trop cher…). La question du logement est la grande absente de la campagne présidentielle. Alors que la question du logement est au centre des préoccupations des habitants des quartiers populaires et de l’ensemble de la ville, les débats sont monopolisés par les “affaires” ou par les sujets polémiques imposés par l’extrême droite ! Il est donc urgent de se faire entendre pour recentrer les débats sur les questions qui nous concernent et notamment le droit au logement pour tous ! C’est donc dans la rue qu’il faudra se faire entendre !

Samedi 1er avril 2017 à 15h,
soyons nombreux sur la Grand’Place de Lille !

Exigeons ensemble l’arrêt de toutes les expulsions domiciliaires, l’arrêt des
coupures d’énergie, l’accès à des logements dignes et abordables pour tous,
l’application des lois de réquisitions des logements vides,
la construction massive de vrais logements sociaux.

À l’appel de l’APU Fives, de l’APU Moulins, de l’APU Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’INDECOSA CGT Nord avec le soutien des organisations suivantes : CGT CHRU, CGT Educ’Action Nord, Collectif des femmes gens du voyage Hellemmes-Ronchin, Collectif des SDF de Lille, Collectif La Clef Béthunois-Bruaysis, Collectif Solidarité Roms de Lille-Métropole, Coordination Communiste 59/62, CSF Section Béthune-Beuvry, CSP 59, EELV Lille, FUIQP, JC Nord, La CIMADE Nord-Picardie, LDH, MRAP Lille, PCF Fédération 59, PCF Lille, SMICT CGT, SUD Santé-Sociaux 59, SUD Solidaires étudiant.e.s Lille, T’OP ! Théâtre de l’Opprimé, UD CSF 62, Union locale des syndicats CNT de Lille.

Manifestation pour le droit au logement le 21 mars à Bruxelles

mardi 14 mars 2017

Comme l’année dernière à la même date (cf. début du printemps et donc des expulsions locatives), une manifestation pour le droit au logement est organisée le mardi 21 mars à Bruxelles. Rendez-vous à 18h, porte de Namur.

À Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter et le nombre de SDF a fortement augmenté. De plus, suite à un fait-divers monté en épingle dans les médias, un projet de loi visant à accélérer les procédures d’expulsions ainsi qu’à pénaliser le squat a vu le jour et risque d’être voté d’ici deux semaines.

> Appel à la manifestation
> Article sur le projet de loi anti-squat

PS : à Lille, une manifestation pour le droit au logement aura lieu le samedi 1er avril 2017 à l’initiative des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’Indecosa CGT Nord (rendez-vous à 15h sur la Grand’Place).

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

jeudi 9 mars 2017

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

Manifestations contre les violences policières

mercredi 1 mars 2017

Lille, samedi 11 mars 2017 à 15h

Pour Adama, Théo et toutes les autres victimes de la police – À l’appel d’une AG réunie dernièrement à la Bourse du Travail de Lille – RDV sur le parvis des halles de Wazemmes

Montigny-en-Gohelle, samedi 25 mars 2017 à 15h

À l’appel de la famille de Lahoucine, jeune de Montigny-en-G. tué en 2013 devant chez lui par des policiers – RDV devant le 9 rue de Lassigny

Touche pas à ma ZEP !

lundi 9 janvier 2017

En 2015, le statut des Zones d’Éducation Prioritaire (ZEP) a été supprimé au profit des « politiques de la ville ». Cette suppression a entraîné une importante instabilité des équipes par une hausse des départs, une diminution des titulaires, des postes non pourvus. C’est pour ces raisons que depuis septembre 2016 des établissements anciennement ZEP se mobilisent afin que les moyens encore existants restent en place, qu’une carte complète des zones prioritaires soit fixée et qu’un statut unique soit établi pour les établissements. Dans la région, des établissements comme le lycée Romain Rolland à Amiens, le lycée Kestler à Denain et le LP Curie à Oignies ont rejoint le mouvement. Un appel national à la grève a été posé pour le jeudi 19 janvier 2017 avec une manifestation centrale à Paris (rdv à 13h, place de la Sorbonne). Pour la suite, la date du vendredi 27 janvier 2017 est avancée. Afin de suivre les actions, un collectif intitulé Touche pas à ma ZEP ! a été créé. Il regroupe les personnels, parents et élèves en lutte. En savoir plus : www.tpamz.levillage.org

Le 14/01 à Boulogne-sur-Mer : pour l’abrogation de la loi Travail et contre la répression policière

samedi 7 janvier 2017

Samedi 14 janvier, le comité boulonnais de soutien contre la répression judiciaire organise :

  • à 18h  : une manifestation contre la répression (boulevard de la Liberté à Outreau)
  • à 20h  : un concert de solidarité à prix libre avec Comme des Fous, Les Margats Gités, Père et Fils… (salle Philippe Noiret au Portel)

Extrait du tract d’appel : À Boulogne-sur-Mer, des étudiants et lycéens ont été arrêtés pendant les manifestations contre la loi Travail. Certains sont passés en jugement et ont été condamnés. Partout en France, des étudiant-e-s et des militant-e-s ont été victimes d’une forte répression policière. Plus de 5000 arrestations, des centaines de procès, des milliers d’euros d’amende, de la prison ferme… La répression contre la loi « travaille ! » s’inscrit dans une politique plus large de harcèlement banalisé des personnes qui osent réagir face à un État de plus en plus totalitaire. Exemple s’il en est de la famille Traoré…

Tract confédéral CNT à l’occasion de la manif nationale du 3 déc. contre le chômage & la précarité

jeudi 1 décembre 2016

PRÉCARITÉ, CHÔMAGE, LICENCIEMENTS :
EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ET LE LIBÉRALISME

affiche-cnt-manif-nationale-contre-chomage-3dec2016-parisDepuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont organisé, avec la complicité du patronat, la dérégulation de l’économie et le démantèlement de tous les systèmes de sécurité sociale. Aujourd’hui, près de quatre embauches sur cinq se font sous des formes précaires. De ce fait, la vulnérabilité sociale née du détricotage du salariat, associé au délitement des liens sociaux et à l’effritement de la protection sociale, a donné naissance à la notion de précarité. La précarité est devenue l’horizon obligé des nouvelles générations qui entrent sur le « marché du travail » ; le maintien d’un niveau élevé de chômage et l’extension du spectre de la précarité devenant ainsi un puissant outil d’asservissement des salarié-es et de pression à la baisse des salaires et conditions de travail.

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-ES : PUBLIC-PRIVÉ MÊME COMBAT

L’ensemble de la population est concernée par cette précarité, que nous soyons en activité dans le secteur (CDD, intérim, stages, service civique, etc.) comme dans le public (contractuel.les, vacataires ou statuts spécifiques tels AED, AVS, CUI-CAE, etc.) mais aussi au chômage ou en retraite.

Les temps partiels imposés, notamment pour les femmes et dans certains secteurs comme le nettoyage, la restauration, l’animation ou la grande distribution.

La multiplication des « stages », notamment comme premier emploi après des études ou une formation, la plupart du temps non rémunérés (au bon vouloir de l’employeur malgré les lois applicables…), alors même que les stagiaires sont recruté-es sur des fonctions ou missions bien souvent pérennes.

Le chômage, de plus en plus massif et de moins en moins indemnisé, et les minima sociaux, que ce soit le RSA ou le minimum vieillesse (ASPA).

L’auto-entreprise et l’ « ubérisation » de la société, c’est-à-dire la transformation de tout.e salarié.e en micro-entreprise devant gérer son capital et ses « clients »… et s’auto-exploiter !

Le travail non déclaré, qui touche notamment les travailleur.euses étranger.es venu.es des pays d’Europe les moins favorisés (travailleur.euses dit.es détaché.es) ainsi que les travailleur.euses sans papiers extra-européens.

Enfin, n’oublions pas que le CDI reste précaire de par le lien de subordination à l’employeur qui le caractérise et qui permet au patron de licencier presque à l’envie (la seule condamnation étant alors une éventuelle indemnité financière prud’homale) et de procéder au chantage à l’emploi. De même, le statut de fonctionnaire est aussi remis en cause, notamment par la loi « mobilité » de 2009 qui permet le licenciement.

Plus largement, on peut parler de précarité sociale et économique liée aux bas salaires et à ses conséquences, par exemple en matière de logement, d’accès aux soins, à la justice ou à la culture.

DE RÉFORMES EN RÉFORMES UNE SEULE LOGIQUE : LA LOI DES PATRONS

Les différentes réformes et autres mesures gouvernementales ne font qu’accélérer la précarisation de nos conditions de vie et de travail : attaques incessantes contre la sécurité sociale (chômage, maladie et retraite) qui génèrent de plus en plus de retraité-es pauvres, de baisse des allocations chômage, de radiations de demandeur-euses d’emploi et de réduction des droits à la santé.

Le rapport Sirugue ?

Le rapport Sirugue sur la restructuration des minima sociaux annonce une baisse généralisée des allocations et une reprise en main des allocataires à travers des programmes coercitifs d’insertion. La loi de finance 2017 pose les premières bases de ce programme : flicage des allocataires du RSA par les départements, nivellement par le bas des montants d’allocation. Pendant ce temps, la droite promet aux allocataires des carences de RSA et du « bénévolat forcé ».

La suppression massive de postes et des recrutements aux concours dans toutes les fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), remplacés par des contrats précaires avec pour seul but de faire toujours plus d’économies. Par ailleurs, ces personnels, à l’issue de leurs contrats, sont la plupart du temps remis sur le « marché du travail » sans avoir pu au préalable bénéficier de formations, main-d’œuvre malléable à moindre coût correspondant pourtant à de réels savoir-faire et à divers champs de métiers.

La loi travail n’entrouvre les minimas sociaux aux jeunes qu’au prix d’obligations pesant sur elles/eux. Elle autorise Pôle emploi à déduire directement les trop-perçus sur le compte des chômeur-euses, à ne pas prendre en compte les déclarations tardives d’activité. Plus largement, elle renforce les pouvoirs du patronat en matière de temps partiel ou de flexibilisation du temps de travail (et donc de baisse des salaires effectifs) et facilite les licenciements économiques, casse de la médecine du travail et surtout l’instauration du CPA. La loi travail, c’est la précarité à vie !

LA CNT REVENDIQUE :

  • un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
  • une augmentation significative des salaires ;
  • un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
  • l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • l’arrêt des radiations et du flicage des travailleur.euses privé.es d’emplois ;
  • l’autogestion des caisses par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).

CONSTRUIRE UN AUTRE FUTUR…

La CNT prône un anarcho-syndicalisme et un syndicalisme révolutionnaire de transformation sociale. Une société en rupture avec le capitalisme ! Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dès aujourd’hui dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, fondé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

NI LOI TRAVAIL, NI ASSURANCE CHÔMAGE AU RABAIS !
CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ,
IMPOSONS UNE VÉRITABLE SÉCURITÉ SOCIALE !

Samedi 3 décembre 2016 :
manifestations locales dans plusieurs départements
et manifestation nationale à Paris (rendez-vous à 14h, place Stalingrad)

Télécharger le tract confédéral de la CNT contre le chômage et la précarité

Initiative de soutien aux réfugié-es le 26/11 à Péronne

jeudi 24 novembre 2016

refugees-welcome-sur-fond-noirL’Action antifasciste Picardie, la CNT Picardie et Solidaires 80 appellent à être présent-es samedi 26 novembre 2016 à Péronne (Somme) pour protester contre la manifestation anti migrant-es qui aura lieu le même jour dans cette ville.

À Amiens, rendez-vous devant le cirque à 8h30 pour un départ vers Péronne à 9h précises. Un autocar à prix libre est prévu (vous pouvez écrire à alt.c9-5od1c5gq@yopmail.com pour réserver). Si le bus est complet, de nombreux/euses participant-es proposeront des places dans leur véhicule.

Extrait du tract qui sera distribué le 26 novembre à Péronne :

Péronnais, Péronnaises et autres habitant-es du Vermandois, du Santerre, une manifestation contre les migrant-es est organisée par le Parti de la France et le SIEL (extrême droite).

Il nous est impossible de rester impassible face à cette montée du fascisme qui n’est pas sans nous rappeler les heures sombres du 20e siècle et il est intolérable que la liberté d’expression devienne une excuse à des propos racistes, injustes, violents et liberticides…

Les fachos, la droite, le gouvernement et les médias à leur botte créent la peur et le rejet de l’autre qui montent autour de nous. Dénoncer un bouc émissaire crée l’angoisse et permet d’effrayer la population ce qui permet de casser toutes les protections sociales et de permettre aux patrons de se goinfrer sur l’argent volé aux travailleurs/euses et aux précaires (chômeurs/euses, intérimaires, immigré-es) mais surtout de restreindre nos libertés. L’ennemi, c’est le patron, le financier, le politique qui se vautrent dans le luxe en exigeant de nous toujours plus !

Les prétendus arguments utilisés sont, en plus, mensongers. Les migrant-es ne coûtent rien ! En revanche, ce qui coûte cher, c’est Frontex (Police des frontières) avec un budget estimé à 250 millions pour 2016 en n’oubliant pas les 100 milliards d’aide de l’État au patronat qui n’embauche pas et réclame de plus en plus au détriment des travailleurs/euses.

Il ne s’agit pas d’un problème financier mais d’une volonté claire des États occidentaux de maintenir la domination du reste de la planète. Ils refusent d’apporter l’aide la plus minimale à des réfugié-es fuyant la guerre que l’on provoque depuis la colonisation et en continuant à les piller. Ces guerres qui jettent des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants sur les routes rapportent beaucoup à la France qui est l’un des plus importants vendeurs d’armes. Mais, à notre sens, un seul argument prévaut : est-il soutenable aujourd’hui qu’un être humain sur la planète meurt de faim, de soif ou exterminé par nos bombes et celles des autres ? La planète n’appartient à personne, c’est pour cela que nous sommes contre toutes les frontières et pour la liberté de circulation véritable. Des papiers pour tous-tes ou pas de papiers du tout !

Signataires : Action antifasciste Picardie – CNT Picardie – Solidaires 80

Hier, aujourd’hui et demain… résistance anti-fasciste !

mardi 15 novembre 2016

Le 12 novembre 2016 à Lille, des syndicalistes étudiants et lycéens (UNEF et UNL) ainsi que des militants de la jeunesse communiste (MJCF et UEC) fêtaient l’anniversaire de l’un des leurs dans un bar du centre-ville. Vers 23h30, ils ont été attaqués par un groupe d’individus se réclamant de « La Citadelle », un estaminet ségrégationniste (c’est à dire réservé aux « blancs ») que le mouvement d’extrême droite « Génération identitaire » a inauguré le 24 septembre dernier à proximité de la Grand-Place. Après une menace homophobe (« Ce soir on ne va pas violer des PDs mais on va leur péter la gueule »), les agresseurs – armés de poings américains – s’en sont pris physiquement et verbalement à tous les jeunes présents, blessant au visage un lycéen (agression que l’union locale des syndicats CNT de Lille tient à condamner fermement).

Ce phénomène n’est pas nouveau. Depuis quelques temps, les agressions d’extrême droite se multiplient. Elles frappent des militants (syndicalistes, politiques, féministes, anti-fascistes, etc.) et violentent des personnes pour leur seule « différence » (immigrés, LGBT, SDF, etc.). De manière générale, ces agressions sont le symptôme de la montée des idées autoritaires et réactionnaires dans notre société. À Lille, elles sont renforcées par la présence en plein centre-ville de l’estaminet « La Citadelle », véritable repaire de militants néo-nazis.

banderole-unitaire-manifestation-antifasciste-Lille-8-octobre-2011-webUni-e-s et solidaires face au racisme, à l’homophobie et au fascisme !

Toutes et tous à la manifestation organisée samedi 19 novembre à Lille (rendez-vous place de la République à 14h30) !

> Dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Manifestation le 19 novembre à Lille pour la fermeture du bar raciste « La Citadelle »

mercredi 2 novembre 2016

Appel inter-organisationnel :

manif-contre-bar-la-citadelle-lille-19nov2016Génération Identitaire a ouvert fin septembre 2016 à Lille un bar réservé exclusivement aux personnes de « race blanche et de religion chrétienne ». Le responsable du bar proclame ouvertement sa volonté d’être « le quartier général » d’une « France blanche et chrétienne » pour la « reconquête de nos villes occupées par des populations étrangères ». L’existence de ce bar ségrégationniste est une insulte pour la population lilloise. Quatre ans après la fermeture de « La maison flamande » à Lambersart, nous refusons que ces racistes radicalisés déversent impunément leur idéologie haineuse et organisent leurs milices anti homosexuel-les et anti démocrates…

Une manifestation organisée dans l’urgence a rassemblé plus de 500 personnes le 24 septembre et, en un mois, 67 000 personnes ont signé la pétition exigeant la fermeture de ce bar ! Ni la Mairie ni la Préfecture n’ont engagé des démarches sérieuses et efficaces. Pire, la Préfecture a tenté d’interdire la manifestation antiraciste et a mobilisé un impressionnant dispositif policier pour protéger l’inauguration du bar !

L’existence de ce bar est une injure aux valeurs humanistes proclamées dans la Charte des nations unies de 1945, dans la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, dans le préambule de la Constitution de la cinquième république de 1958, dans la loi relative à la lutte contre le racisme de 1972. Elle tombe sous le coup de l’article R.625 du Code pénal. « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

C’est pourquoi nous demandons la mise en œuvre de tous les moyens d’investigation, de contrôle et de sanctions dont disposent la Préfecture du Nord et la Mairie de Lille pour faire cesser le trouble à l’ordre public que constitue l’existence de ce club-bar qui préconise et pratique la discrimination. L’ouverture de ce bar est d’autant plus grave qu’elle se situe dans un contexte de développement du racisme, de la xénophobie, de l’homophobie et de montée des volontés d’exclusion (tentatives de déchéance de nationalité, manifestations contre le mariage pour tous, droite « décomplexée » sur les bases de l’extrême-droite, rejet des réfugiés, déclarations de droite et de gauche contre les immigrés dans le cadre de la pré-campagne des élections présidentielles). Cette politique de création de boucs-émissaires (les jeunes des quartiers, les roms, les sans-papiers, les musulmans…) permet de détourner la colère de la population qui subit depuis des années les politiques anti-sociales, anti-démocratiques et anti-écologiques.

Face au poison du racisme que diffusent au sein de la société les identitaires du bar « La Citadelle » – poison mortel non seulement pour les victimes du racisme, mais aussi pour l’ensemble de la population – nous invitons les citoyens, les jeunes, les salariés, les chômeurs, toutes celles et tous ceux qui défendent et font vivre l’humanisme et la fraternité, à se rassembler et à manifester pour la fermeture du bar « La Citadelle » samedi 19 novembre à 14h30, place de la République à Lille.

Premiers signataires : Ligue des droits de l’Homme, MRAP, CSP 59, Union nationale des lycéens, FUIQP, Théâtre de l’Opprimé, JC, SUD Solidaires, SUD Étudiant, FSU, CNT, UNEF, UEC, CGT (UD et UL), Joe Dabit pour les signataires de la pétition

Samedi 24 septembre à Lille : manifestation contre l’ouverture du local fasciste « La Citadelle »

lundi 19 septembre 2016

le-24-septembre-assiegeons-la-citadelleFidèles à leur doctrine, les « identitaires » lillois ont annoncé leur intention d’ouvrir dans le centre-ville de Lille (8 rue des arts) un estaminet réservé aux blancs. L’inauguration doit se dérouler le samedi 24 septembre 2016. Pour manifester contre l’ouverture de ce bar ségrégationniste explicitement nommé « La Citadelle », rendez-vous le même jour à 17h, place de la République à Lille. Pour en savoir plus : page facebook créée par l’Action Antifasciste NP2Csite Lutte en Nordjournal La Brique

Photos et compte-rendu de la mobilisation du 15 sept. à Lille

jeudi 15 septembre 2016

11h – Rassemblement devant la direction départementale courrier-colis de La Poste :

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Rassemblement organisé en soutien à Émeline et Sébastien. Rappel des faits : Le 19 février dernier, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le technicentre SNCF d’Hellemmes :

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Le 6 juin dernier à Lille, l’accès aux bâtiments hébergeant « Socrate » (système national de réservation de la SNCF) avait été bloqué par des cheminots soutenus par des militant-e-s de l’AG de lutte contre la loi Travail ainsi que par des syndicalistes de SUD, de la CGT et de la CNT. Depuis, la répression a commencé à frapper plusieurs camarades cheminots. Ce 15 septembre, un rassemblement de solidarité était organisé à l’appel de SUD rail devant le technicentre SNCF d’Hellemmes-Lille. Prochain rendez-vous : le 6 octobre à Paris. Ce jour-là à 14h, Alain Leclercq (militant de SUD rail) est convoqué devant le conseil de discipline de la SNCF pour répondre de sa participation à l’action du printemps dernier. Son engagement dans la lutte syndicale et contre les réformes structurelles en cours à la SNCF font de lui une bête à abattre. Il est donc de notre devoir de le soutenir dans cette épreuve. Rassemblement jeudi 6 octobre à partir de 11h30 devant le siège national de la SNCF, rue d’Alsace à Paris (près de la gare de l’Est).

12h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHRU :

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Le 14 juin dernier, alors qu’il était le seul de son service à vouloir faire grève et que l’effectif habituel était respecté, un brancardier du CHRU de Lille s’est vu assigné par sa direction*. Il a refusé de se soumettre à cette assignation abusive et s’est mis en grève. Quelques jours plus tard, il a reçu un courrier de sa direction l’informant 1) que sa journée du 14 juin ne sera pas considérée comme un jour de grève mais comme une absence non justifiée, 2) que son refus de se soumettre au devoir d’obéissance des fonctionnaires figurera dans son dossier administratif, 3) que tout prochain manquement à ce devoir d’obéissance sera susceptible de faire l’objet de mesures disciplinaires. Le cas de ce brancardier n’est pas isolé. Depuis deux ans, tout est mis en œuvre au CHRU de Lille pour mettre en difficulté les agents voulant exercer leur droit de grève. Exemple : alors que le tribunal administratif de Lille enjoint la direction de l’hôpital à afficher les tableaux d’assignation au moins la veille d’une grève avant 10h, la direction s’obstine à ne pas le faire ! Ce 15 septembre, les syndicats CGT du CHRU de Lille appelaient à un barbecue solidaire devant le bâtiment de l’administration générale pour demander 1) la requalification de la journée du 14 juin de leur collègue en journée de grève, 2) l’éviction du courrier scélérat de son dossier administratif, 3) l’application de la règle de l’effectif minimum basé sur celui des dimanches et jours fériés.

* Dans la fonction publique hospitalière, l’assignation a pour but d’assurer la permanence des soins en cas de grève. Contrairement à la réquisition (que seules les autorités gouvernementales et préfectorales peuvent imposer à un agent), l’assignation est faite par le directeur de l’hôpital. Seuls sont concernés les services dont le fonctionnement ne saurait être interrompu sans risques sérieux. Il n’y a pas de règle précise mais la jurisprudence parle d’un effectif minimum de sécurité correspondant à celui d’un dimanche ou d’un jour férié. En cas d’abus de pouvoir de la part du directeur, la loi prévoit que l’agent abusivement assigné peut déposer un référé liberté auprès du tribunal administratif.

 

15h30 – Cortège de tête de la manifestation contre la loi Travail :

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Trois mille manifestants à Lille ce 15 septembre : un chiffre encourageant quand on sait qu’il s’agissait de la première manifestation de la rentrée sociale ! Pas de cortège spécifiquement CNT cette fois-ci mais une participation des militant-e-s cénétistes au cortège anticapitaliste initié en tête de manifestation* par l’AG de lutte contre la loi Travail ; un cortège anticapitaliste qui a réuni plusieurs centaines de personnes d’horizons divers (autonomes, CGT, CNT, SUD, etc.).

* À propos de positionnement dans les manifs, rappelons que – depuis de longues années – certains dirigeants syndicaux (membres de confédérations dont nous tairons le nom par respect pour leurs militant-e-s de base) refusent fort peu démocratiquement d’inviter la CNT au tirage au sort qui détermine la place des cortèges dans les manifestations syndicales interprofessionnelles. Quand la CNT est invitée à participer à ce type de tirage au sort (c’est le cas par exemple dans l’Éducation), elle respecte les résultats issus de la procédure. Par contre, quand elle est exclue de cette procédure, elle se place aux côtés des manifestant-e-s avec lesquel-le-s elle se sent le plus en phase (le cortège anticapitaliste ou le cortège de SUD-Solidaires, pour ne citer que ces deux exemples).

Liste des actions organisées le 15 septembre à Lille et environs

mardi 13 septembre 2016

mobilisation-sociale6h15 et 8h – Rassemblements devant le Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq (35 rue Trémière) suite à ce qui s’est passé le 19 février 2016 à cet endroit. Rappel des faits : ce jour-là, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHR en soutien à un agent hospitalier sanctionné pour avoir fait grève au printemps dernier

11h – Rassemblement devant la Direction du Courrier-Colis du Nord (45 rue de Tournai à Lille) suite à ce qui s’est passé le 19 février 2016 à Villeneuve d’Ascq. Rappel des faits : lire ci-dessus

11h – Rassemblement devant le Technicentre SNCF d’Hellemmes en soutien à des cheminots mis à pied pour un blocage organisé au printemps dernier

12h – Assemblée générale à l’université de Lille 3 (Villeneuve d’Ascq)

14h30 – Manif régionale contre la loi Travail * et son monde (rendez-vous Porte de Paris, Lille)

* La loi Travail a été adoptée fin juillet par l’application de l’article 49-3 de la constitution qui dispense de vote devant l’Assemblée nationale. L’enjeu, aujourd’hui, pour tou-te-s ceux et celles qui pâtiront de cette dégradation historique de leurs droits (travailleurs/euses, précaires, chômeurs/euses, jeunes, retraité-e-s, etc.), est d’empêcher la publication des décrets d’application de cette loi, d’obtenir son abrogation, d’œuvrer à la construction d’un droit du travail réellement protecteur des salarié-e-s, d’arracher de nouveaux droits sur les conditions et le temps de travail. Une victoire sur la loi Travail reste à notre portée ! Rappelons que le Contrat d’Insertion Professionnelle (CDD visant à faire travailler les jeunes pour des salaires en-dessous du SMIC), adopté le 20 décembre 1993 et dont les décrets d’application ont été publiés le 23 février 1994, a été suspendu un mois plus tard puis abrogé en août de la même année grâce à la forte opposition populaire à cette régression sociale. Souvenons-nous aussi du CPE (contrat de première embauche) qui a été retiré en 2006 ! Ce qui a été possible hier demeure plus que d’actualité !

La rentrée et son monde

samedi 3 septembre 2016

apres-plage-rentree-lutte-des-classesCommuniqué de la fédération CNT des travailleurs/euses de l’Éducation (FTE) :

La rentrée et son monde

Les drames se sont succédé cet été et cette rentrée ne s’annonce pas réjouissante. Enfermés dans leurs délires sécuritaires et racistes, les politiciens enchaînent les propositions stupides : envoyer les recalés du Bac à l’Armée (Sarkozy), organiser des « test de radicalisation » dans les collèges et lycées (Geoffroy Didier, vice-président LR en Île de-France) et Fillon veut récrire les programmes d’histoire pour « retrouver la confiance dans notre patrie ». Les rendez-vous de l’an prochain s’annoncent joyeux pour l’École. Pour sa dernière rentrée, la droite socialiste, elle, gère son auto-suffisance. Le primaire doit se satisfaire de la « refondation » de l’École, ses rythmes et ses nouveaux programmes. Le secondaire doit appliquer LA réforme du Collège malgré une opposition affichée de toute la profession. Quant aux collègues aides éducateurs, aides de vie scolaire, professeurs vacataires, ils restent malmenés et cadenassés par des contrats précaires.

Loi Travail, saison 2

Heureusement, la saison 1 contre la loi Travail a révélé d’autres choix pour une autre École et un autre monde ! La CNT éducation, ses militantEs y ont pris leur part. Sans attendre, dans les luttes, c’est au quotidien, avec nos élèves, qu’il faut tenter de bâtir une pédagogie de l’émancipation. Pour cela, il n’y a pas d’autres alternatives que l’engagement dans des pédagogies pour le peuple, pour reprendre les mots de Freinet. Pas d’autres alternatives que de montrer notre détermination à combattre, tous ensemble, quels que soient nos statuts et nos contrats, le pouvoir des chefs, inspecteurs et autres ministres pour exiger la titularisation de tous les contractuels, des formations ambitieuses et de réelles augmentations de salaires. Pas d’autres alternatives que s’engager contre la loi Travail et son monde. Le jeudi 15 septembre : grève générale !

(suite…)

Mardi 5 juillet : grève et manifestations unitaires pour le retrait de la loi Travail

mercredi 29 juin 2016

carton_rouge_a_loi_travailUne nouvelle journée de mobilisation pour le retrait de la loi Travail aura lieu mardi 5 juillet, jour de réouverture des débats à l’Assemblée nationale. Dans la région, des manifestations auront lieu à Valenciennes (10h, place d’Armes), Lille (14h30, porte de Paris) et Amiens (14h30, Maison de la Culture).

Après le 5 juillet : actions de soutien aux entreprises et secteurs en grève, actions à l’occasion de l’Euro de foot, du tour de France cycliste, de l’université d’été du PS, etc.

Ci-dessous une vidéo de l’action menée le 28 juin devant le commissariat central de Lille :

Les militants interpellés le 28 juin au matin dans le cadre d’une action de blocage contre la loi Travail et ceux interpellés le soir suite au rassemblement de soutien organisé devant le commissariat central sont passés au tribunal après 48 heures de garde à vue. Deux cents personnes étaient présentes pour les soutenir. Comme la loi le leur permet et ceci afin d’avoir le temps de préparer leur défense, les camarades ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Le procès a donc été reporté au mardi 30 août. Dans l’attente, le Parquet a réclamé trois placements en détention provisoire et sept placements sous contrôle judiciaire. Finalement, tous les camarades sont ressortis libres du tribunal et seuls deux contrôles judiciaires ont été prononcés.

Mardi 28 juin : grève et manifestations unitaires pour le retrait du projet de loi Travail

vendredi 24 juin 2016

retrait-loi-travailHollande et Valls n’arrêtent pas de déclarer à longueur de médias que les opposant.e.s au projet de loi Travail sont minoritaires. À l’exception des idolâtres et des pigeons, personne n’est dupe : le camp du « non » est majoritaire ! Majoritaire au parlement : d’où l’utilisation du 49-3 pour passer en force ! Majoritaire parmi la population : de 70 à 80% de français.e.s déclarent être opposé.e.s au projet de loi et 60% d’entre eux/elles soutiennent la contestation (cf. sondage IFOP / Ouest France du 19 juin 2016) et ce malgré les blocages et la déferlante médiatique pro-loi ! Majoritaire chez les syndicats : le camp du « non » rassemble CGT, FO, SUD, FSU, SUD, FIDL, UNEF, CNT, CNT-SO et dernièrement CFE-CGC (soit un bloc totalisant 60,44% des voix aux élections professionnelles de mars 2013) alors que le camp du « pour » ne regroupe que trois syndicats (CFDT, CFTC et UNSA) !

Aujourd’hui, après quatre mois de mobilisation, le gouvernement « socialiste » est aux abois et, pour faire valoir les intérêts du patronat, il reçoit le soutien des classes possédantes, de la droite et de l’extrême droite. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : museler le peuple et instaurer un pouvoir autoritaire !

Face à cette situation, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à exiger l’abandon du projet de loi Travail. Tout en étant présent.e.s dans la rue, nous continuerons aussi à affirmer ce que nous disons depuis le début du mouvement : manifester n’est pas suffisant ! Notre force en tant que travailleurs/euses n’est pas seulement de défiler entre des rangées de policiers surarmés. Notre véritable arme, c’est la grève ! Et quand nos dirigeants politiques ou économiques engagent un bras de fer, nous devons l’assumer en construisant une grève générale reconductible, massive, coordonnée et durable, seul moyen de frapper les capitalistes là où ça leur fait vraiment mal : les profits !

Le 28 juin, tou.te.s en grève et dans la rue !

greve-generaleRendez-vous :

Boulogne-sur-Mer : 9h30, Bourse du Travail
Calais : 10h, sous-préfecture
Dunkerque : 10h, place Jean Bart
Lille : 14h30, porte de Paris
Amiens : 15h, rue de la République

Post-scriptum : plusieurs délégations de syndicats belges en lutte contre la loi Peeters (l’équivalent en Belgique de la loi El Khomri) seront présentes à la manif organisée à Lille.

Loi Travail : on lâche rien !

mercredi 15 juin 2016

alb-01En plein mouvement social, l’Euro de foot tente de faire oublier ce qui mobilise le pays depuis des semaines : la loi Travail ! Aucun ballon rond, aucun fanion tricolore ou autres bunkers publicitaires nommés « fan-zones » ne feront renoncer tou-te-s celles et ceux qui jusqu’ici se sont battus pour le retrait du projet de loi. Au contraire, ce spectacle nous rappelle le peuple brésilien descendant dans la rue peu de temps avant la Coupe du monde ! Aujourd’hui comme hier, toujours plus déterminés !

Prochaines journées de mobilisation :

  • Jeudi 23 juin : grèves et actions diverses + manifestation à Lille (14h30, porte de Paris)
  • Mardi 28 juin : plus d’infos ici

Quelques nouvelles des camarades de la région parti-e-s manifester ce 14 juin à Paris…

mardi 14 juin 2016

Ce matin à Lille, le bus de la CNT a été bloqué par les CRS pendant plus d’une heure et entièrement fouillé. Les chiens de garde de l’ordre dominant n’ont vraiment rien d’autre à faire ! Les camarades sont tout de même arrivé-e-s à l’heure à Paris pour le départ de la manifestation contre la loi Travail (cf. photo ci-dessous).

banderole-cnt-npdcp-manif-loi-travail-paris-14juin2016
 
Post-scriptum du 15 juin 2016 :

Communiqué de la CNT région parisienne suite à la manifestation du 14/06